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Si tu peux voir une attaque à main armée
Sans être lâche ni ridicule,
Au bar du Ritz, un soir de janvier
Avant de finir ton Moscow Mule ;
Si tu peux tomber amoureux comme un fou
Sans insister lorsque l’amour te repoussera ;
Si tu connais le prix de tout
Et la valeur de ce qui ne s’achète pas ;
Si tu peux tondre ta pelouse en buvant de la bière,
Nouer une cravate sans regarder ta glace,
Te réveiller à côté de la même femme, été comme hiver
Sans flipper comme un gros dégueulasse ;
Si tu peux jouer au tennis un lendemain de teuf,
Si tu peux lire en entier des romans de Le Carré
Jouer au strip poker devant les plus belles meufs,
Et quand t’as une paire, faire croire que t’as un carré ;
Si tu sais admirer le soleil qui se couche
Sans proférer de bêtises métaphysiques,
Éviter de raconter tes rêves avec ta bouche
Et ne jamais poster de tweets politiques ;
Si tu sais tuer une araignée
Et même des insectes bien pires
Si tu sais porter les valises sans râler
Et, sans agressivité, faire rire ;
Si tu sais lire les journaux sur papier
Et régler ton rétroviseur
Si tu sais cuisiner un magret
Et aux radars ne pas faire de doigt d'honneur"
Si tu sais aimer sans tromper,
Et partir avant de mentir,
Etre fidèle sans t’emmerder,
Et donner du plaisir avant de jouir ;
Si tu n’es jamais violent mais toujours fort
Si tu sais que le courage est de savoir dire non
Mais avant tout de reconnaître ses torts
Et aussi de dire aux cons qu’ils le sont ;
Et si à ton tour tu te retrouves père
- Dans trente ans s’il te plaît, je ne suis pas pressé -
Il faudra que tu saches fixer des repères
Mais surtout changer les couches sans stresser ;
Alors tu seras digne du sexe masculin
Et tu seras le roi du french kiss
Quand tu seras viril tout en restant féminin,
Tu seras un homme, mon fils.
F. Beigbeder
le… poème de Kipling traduit de l'anglais par André Maurois.
que je vous ai proposé tout à l'heure
a inspiré ce …. pastiche à Frederic Beigbeder ...
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Si… Tu seras un homme, mon fils
Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaitre,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre,
Penser sans n’être qu’un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils
Rudiard KIPLING (1909)
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Attendre .
Attendre
Un appel qui ne vient pas,
Une personne qui ne revient plus,
Une lettre qu’on ne reçoit pas,
Un enfant qu’on ne voit plus,
Une jeunesse qui n’est plus là,
Un amour qui semble perdu.
Tu t’attardes à faire revivre
Ce passé qui demande à mourir.
Et tu perds ton temps à retenir
Une illusion qui te fait souffrir .
Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs
Et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir,
Et à nouveau,
tu te dois de revivre.
Laisse au présent la chance de te séduire,
Et au futur le bonheur de t’épanouir.
Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.I
l suffit de lui sourire et de t’ouvrir.
Le chemin pour y parvenir
Est de lâcher prise, ne plus retenir,
Laisser aller, afin de grandir.
Et à nouveau tout accueillir.
Richard Migneault
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e Le Souvenir
Poème Souvenir
Publié le 08/05/2019 11:47
L'écrit contient 284 mots qui sont répartis dans 9 strophes.
QUAND ON A QUE LE SOUVENIR
Bercé par Le Plat Pays et par Les Vieux,
Je me souviens de toi, radieux,
Suant dans le noir de l’Olympia.
De te voir, Grand Jacques, quelle joie.
Non ! C’est promis, je ne te Quitte pas.
Je te suivrai jusqu’à Amsterdam, pas à pas.
Je ferai simplement comme ces Gens-là
Ou comme Mathilde, quand elle revenait là.
Tu vois, on N’oublie Rien de Rien.
Comme Jeff, tu n’es pas tout seul, c’est bien.
Moi aussi, je voudrais Creuser la Terre,
Pour couvrir ton souvenir, ton image, d’une grande lumière.
Au Suivant, oui, mais personne n’arrive à ta hauteur.
Tu es le plus grand. Tu resteras, à jamais, le meilleur.
Si tu m’aperçois de là-haut, à n’importe quelle heure,
Tu constateras que c’est triste de Voir Un Ami qui Pleure.
Tels Les Paumés du Petit Matin,
J’erre sans but, sans lendemain.
Vieillir, c’est bien, mais sans toi, mon copain,
Je n’ai plus que L’Amour pour combattre mon chagrin.
Les Marquises t’ont accueilli à la fin de ta vie.
Ils étaient tous là, Madeleine, Jacky et Rosa, tes amis,
Tous te rappelaient ton enfance.
Les Vieux Amants, et même Les Bigotes étaient venus de France.
C’est vrai, un jour, j’ai touché le ciel,
Car j’ai pu, enfin, voir le Grand Brel.
Tu m’as apporté, à toi seul, plus de soleil,
Plus de chaleur qu’Un Meilleur Avril. Vision éternelle.
Bercé par le Plat Pays et par Les Vieux,
Je me souviens de toi, radieux,
Suant dans le noir de l’Olympia.
De te voir, Grand Jacques, quelle joie.
(de Gilles 50)
oui FdeF ... il y a des chansons qui nous hantent…
(Anne Vanderlove est décédée cette semaine)
j ai du mal avec les chansons de ferrat ... elles me fichent le spleen
alors je mets w9 pas de risque d'etre nostalgique !!!!l
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Paroles de la chanson Ballade
En Novembre
par Anne Vanderlove
Qu'on me laisse à mes souvenirs,
Qu'on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d'aller dormir
Je n'étais pas toujours bien mise
J'avais les cheveux dans les yeux
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois bien qu'il m'aimait un peu
(Refrain)
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Le vent du Nord qui s'amoncelle
S'amuse seul dans mes cheveux
Je n'étais pas toujours bien belle,
Mais je crois qu'il m'aimait un peu
Ma robe a toujours ses reprises
Et j'ai toujours les cheveux fous
Mais c'est ainsi qu'il m'avait prise,
Je crois que je l'aimais beaucoup
(Refrain)
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Si j'ai fondu tant de chandelles
Depuis le temps qu'on ne s'est vus
Et si je lui reste fidèle,
A quoi me sert tant de vertu ?
Qu'on me laisse à mes amours mortes !
Qu'on me laisse à mes souvenirs
Mais avant de fermer la porte,
Qu'on me laisse le temps d'en rire
Le temps d'essayer d'en sourire...
(Refrain)
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j'ai de l'eau dans les yeux
C'est qu'il me pleut
Sur le visage.
Qu'on me laisse le temps d'en rire
Naturelle33
L'un va auprès de son prochain, parce qu'il se cherche lui-même, et un autre parce qu'il aimerait se perdre. Votre mauvais amour pour vous-même fait pour vous de la solitude une prison. Friedrich Nietzsche
De la prison, on en sort vivant, pas de la guerre. Tout le reste, c'est de mots.
J'étais un enfant alors, elle me faisait peur la prison. C'est que je ne connaissais pas encore les hommes. Je ne croirai plus jamais à ce qu'ils disent, à ce qu'ils pensent. C'est des hommes et d'eux seulement qu'il faut avoir peur, toujours. Louis-Ferdinand Céline
La prison, c'est notre attention qui fragmente, contrôle, se tourmente, planifie, se souvient, nous empêchant d'être. Notre besoin de faire face aux soucis quotidiens prive notre conscience du miracle de la conscience. Marylin Ferguson
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La mort, l'amour la vie
J'ai cru pouvoir briser la profondeur de l'immensité
Par mon chagrin tout nu sans contact sans écho
Je me suis étendu dans ma PRISON aux portes vierges
Comme un mort raisonnable qui a su mourir
Un mort non couronné sinon de son néant
Je me suis étendu sur les vagues absurdes
Du poison absorbé par amour de la cendre
La solitude m'a semblé plus vive que le sang
Je voulais désunir la vie
Je voulais partager la mort avec la mort
Rendre mon cour au vide et le vide à la vie
Tout effacer qu'il n'y ait rien ni vitre ni buée
Ni rien devant ni rien derrière rien entier
J'avais éliminé le glaçon des mains jointes
J'avais éliminé l'hivernale ossature
Du vou qui s'annule
Tu es venue le feu s'est alors ranimé
L'ombre a cédé le froid d'en bas s'est étoilé
Et la terre s'est recouverte
De ta chair claire et je me suis senti léger
Tu es venue la solitude était vaincue
J'avais un guide sur la terre je savais
Me diriger je me savais démesuré
J'avançais je gagnais de l'espace et du temps
J'allais vers toi j'allais sans fin vers la lumière
La vie avait un corps l'espoir tendait sa voile
Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit
Promettait à l'aurore des regards confiants
Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard
Ta bouche était mouillée des premières rosées
Le repos ébloui remplaçait la fatigue
Et j'adorais l'amour comme à mes premiers jours.
Les champs sont labourés les usines rayonnent
Et le blé fait son nid dans une houle énorme
La moisson la vendange ont des témoins sans nombre
Rien n'est simple ni singulier
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit
La forêt donne aux arbres la sécurité
Et les murs des maisons ont une peau commune
Et les routes toujours se croisent.
Les hommes sont faits pour s'entendre
Pour se comprendre pour s'aimer
Ont des enfants qui deviendront pères des hommes
Ont des enfants sans feu ni lieu
Qui réinventeront les hommes
Et la nature et leur patrie
Celle de tous les hommes
Celle de tous les temps.
La mort, l'amour la vie
Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
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la PASSION s'accroît en raison des obstacles qu'on lui oppose.
W. Shakespeare
Il n'y a rein de plus complet qu'un couple qui traverse le temps et qui accepte que la tendresse envahisse la passion.
Marc Levy
qui n'a a connu la PASSION ne sait pas faire la différence entre la fièvre,
le vertige, l'ivresse et l'embrasement.
Bernard Pivot
J'ai toujours préféré la folie des passions à la sagesse et à l'indifférence.
Anatole France
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Je sais que je ne rencontrerais plus jamais rien ni personne qui m'inspire de la PASSION. Tu sais, pour se mettre à aimer quelqu'un, c'est une entreprise. Il faut avoir une énergie, une générosité, un aveuglement... Il y a même un moment, tout au début, où il faut sauter par-dessus un précipice ; si on réfléchit, on ne le fait pas. Je sais que je ne sauterai plus jamais.
Jean-Paul Sartre
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Les yeux..
Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l’aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore.
Les nuits plus douces que les jours
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours
Et les yeux se sont remplis d’OMBRE.
Oh ! qu’ils aient perdu le regard,
Non, non, cela n’est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu’on nomme l’invisible ;
Et comme les astres penchants,
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n’est pas vrai qu’elles meurent
:Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l’autre côté des tombeaux
Les yeux qu’on ferme voient encore.
Par Sully Prudhomme
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L’AMOUREUSE
Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon OMBRE
Comme une pierre sur le ciel.
Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.
paul Eluard
