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UN MOT PAR JOUR ... POUR REVER BRODER..... 25/12/2013 rdb

rdbrdb - 2 mai 2019 17:48

J'avais initié ce forum en 2013 il a perdu ses fidèles au fil des ans, dans ses transformations quinto en a effacé une partie, envie de vous proposer d'y rejouer ....
Je proposais un CALENDRIER "avec le mot du jour" et ceux qui le souhaitaient laissaient une citation, un poème ou autre,.... cela permet de découvrir de jolies citations et pourrait nous éloigner des thèmes sombres actuels... 24 08 BRUIT


30/31 O8 COMPRENRE


02/03-09 DOUTE DOUTER


04-05/09 EMPECHER


06-07/09 DANGER DANGEREUX


09/10 SEPTEMBRE ETERNITE


13/14 septembre FIANCEE FIANCE FIANCAILLES


19/20 septembre IVRESSE


27/30 septembre JAMAIS


3-5 OCTOBRE HEUREUX


09-11octobre JOLI


12-15 REGRET REGRETTER


31/10 au 3/11 SOLITUDE


6/11 TOLERANCE


8/11 URGENCE


10/11 VIEILLIR

UN MOT PAR JOUR ... POUR REVER BRODER..... 25/12/2013 rdb

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rdbrdb2 mai 2019 17:48

J'avais initié ce forum en 2013 il a perdu ses fidèles au fil des ans, dans ses transformations quinto en a effacé une partie, envie de vous proposer d'y rejouer ....
Je proposais un CALENDRIER "avec le mot du jour" et ceux qui le souhaitaient laissaient une citation, un poème ou autre,.... cela permet de découvrir de jolies citations et pourrait nous éloigner des thèmes sombres actuels... 24 08 BRUIT


30/31 O8 COMPRENRE


02/03-09 DOUTE DOUTER


04-05/09 EMPECHER


06-07/09 DANGER DANGEREUX


09/10 SEPTEMBRE ETERNITE


13/14 septembre FIANCEE FIANCE FIANCAILLES


19/20 septembre IVRESSE


27/30 septembre JAMAIS


3-5 OCTOBRE HEUREUX


09-11octobre JOLI


12-15 REGRET REGRETTER


31/10 au 3/11 SOLITUDE


6/11 TOLERANCE


8/11 URGENCE


10/11 VIEILLIR

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rdbrdb

29 juillet 2019 18:50

Quand on veut plaire à tout le monde, il faut se résoudre à se laisser apprendre beaucoup de choses qu'on sait par des gens qui les ignorent.
Chamfort

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rdbrdb

27 juillet 2019 17:57

A y regarder de plus près, toute philosophie n'est que le sens commun traduit en langage amphigourique.
Goethe (il avait du écouter bien avant nous …. certains pédants qui viennent pérorer à la télé)

Se moquer de la philosophie c'est vraiment philosopher
Blaise Pascal

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Clown

26 juillet 2019 17:52

pour mon retard d'hier :cligne:


Au peuple
Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorera demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand, l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend l'heure de sa marée.

V. HUGO

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rdbrdb

26 juillet 2019 05:45

J'ai déjà dit cent fois qu'il est bon qu'il y ait des philosophes, pourvu que le PEUPLE ne se mêle pas de l'être
jean jacques Rousseau

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rdbrdb

24 juillet 2019 16:24

La perfidie est la forme de méchanceté des délicats
Henri de REGNIER

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Clown

24 juillet 2019 13:00

" La haine sans cause m'inspire une horreur mêlée d'effroi, à cause de sa perversité ; en petit, on y sent l'enfer. J'ai déjà pris plus d'une fois quelqu'un la main dans le sac, le sac de perfidie bien entendu, car il ne s'agit pas d'improbité. "

Henri-Frédéric Amiel

***

" Il est des gens qui se sont fait une habitude de pleurer par faiblesse, ou par perfidie. "

Philippe-Auguste de Sainte-Foy ;

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Clown

23 juillet 2019 13:15

@ FdF
en voyant que Rdb avait mis une citation avec "penseur" m'est venu en tête cette oeuvre de Rodin :cligne:

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rdbrdb

23 juillet 2019 10:17

On tire ce bien e la PERFIDIE des femmes qu'elle guérit d la jalousie.
La Bruyère

un extrait des Caractères...
DES FEMMES
Il y a peu de galanteries secrètes. Bien des femmes ne sont pas mieux désignées par le nom de leurs maris que par celui de leurs amants.
22
Une femme galante veut qu'on l'aime ; il suffit à une coquette d'être trouvée aimable et de passer pour belle. Celle-là cherche à engager ; celle-ci se contente de plaire. La première passe successivement d'un engagement à un autre ; la seconde a plusieurs amusements tout à la fois. Ce qui domine dans l'une, c'est la passion et le plaisir ; et dans l'autre c'est la vanité et la légèreté. La galanterie est un faible du cœur, ou peut-être un vice de la complexion ; la coquetterie est un dérèglement de l'esprit. La femme galante se fait craindre et la coquette se fait haïr. L'on peut tirer de ces deux caractères de quoi en faire un troisième, le pire de tous. (ÉD. 5.)
23
Une femme faible est celle à qui l'on reproche une faute, qui se la reproche à elle-même ; dont le cœur combat la raison ; qui veut guérir, qui ne guérira point, ou bien tard. (ÉD. 5.)
24
Une femme inconstante est celle qui n'aime plus ; une légère, celle qui déjà en aime un autre ; une volage, celle qui ne sait si elle aime et ce qu'elle aime ; une indifférente, celle qui n'aime rien. (ÉD. 5.)
25
La PERFIDIE, si j'ose dire, est une menterie de toute la personne ; c'est dans une femme l'art de placer un mot ou une action qui donne le change, et quelquefois de mettre en œuvre des serments et des promesses qui ne lui coûtent pas plus à faire qu'à violer. (ÉD. 5.)
Une femme infidèle, si elle est connue pour telle de la personne intéressée, n'est qu'infidèle : s'il la croit fidèle, elle est PERFIDE

. (ÉD. 5.)
On tire ce bien de la PERFIDIE des femmes, qu'elle guérit de la jalousie. (ÉD. 5.)
26
Quelques femmes ont dans le cours de leur vie un double engagement à soutenir, également difficile à rompre et à dissimuler ; il ne manque à l'un que le contrat, et à l'autre que le cœur.
27
À juger de cette femme par sa beauté, sa jeunesse, sa fierté et ses dédains, il n'y a personne qui doute que ce ne soit un héros qui doive un jour la charmer. Son choix est fait : c'est un petit monstre qui manque d'esprit.
28
Il y a des femmes déjà flétries, qui par leur complexion ou par leur mauvais caractère sont naturellement la ressource des jeunes gens qui n'ont pas assez de bien. Je ne sais qui est plus à plaindre, ou d'une femme avancée en âge qui a besoin d'un cavalier, ou d'un cavalier qui a besoin d'une vieille.

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22 juillet 2019 19:39

les pensées, les émotions toutes nues sont aussi faibles que les hommes tout nus. Il faut donc les vêtir.
Paul Valery

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rdbrdb

22 juillet 2019 11:00

la pensée qu'on avait écartée et qui revient, il faut y prendre garde : elle veut vivre
Jean Rostand

Le plu difficile au monde est d dire en y pensant e que tout le monde pense an y pener
Alain

La félicité suprême du penseur, c'est de sonder le sondable et de vénérer en paix l'insondable.
Goethe

(fdf j'aime bien découvrir les mots proposés les recherches et un mot par jour, parfois c'est trop court si on n a pas le temps de passer mais je vous obéis un mot pour demain !)

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rdbrdb

16 juillet 2019 15:49



Toutes les choses au hasard
Tous les mots dits sans y PENSER
Et qui sont pris comme ils sont dits
Et nul n'y perd et nul n'y gagne

Les sentiments à la dérive
Et l'effort le plus quotidien
Le vague souvenir des songes
L'avenir en butte à demain

Les mots coincés dans un enfer
De roues usées de lignes mortes
Les choses grises et semblables
Les hommes tournant dans le vent

Muscles voyants squelette intime
Et la vapeur des sentiments
Le coeur réglé comme un cercueil
Les espoirs réduits à néant

Tu es venue l'après-midi crevait la terre
Et la terre et les hommes ont changé de sens
Et je me suis trouvé réglé comme un aimant
Réglé comme une vigne

A l'infini notre chemin le but des autres
Des abeilles volaient futures de leur miel
Et j'ai multiplié mes désirs de lumière
Pour en comprendre la raison

Tu es venue j'étais très triste j'ai dit oui
C'est à partir de toi que j'ai dit oui au monde
Petite fille je t'aimais comme un garcon
Ne peut aimer que son enfance

Avec la force d'un passé très loin très pur
Avec le feu d'une chanson sans fausse note
La pierre intacte et le courant furtif du sang
Dans la gorge et les lèvres

Tu es venue le voeu de vivre avait un corps
Il creusait la nuit lourde il caressait les ombres
Pour dissoudre leur boue et fondre leurs glacons
Comme un oeil qui voit clair

L'herbe fine figeait le vol des hirondelles
Et l'automne pesait dans le sac des ténèbres
Tu es venue les rives libéraient le fleuve
Pour le mener jusqu'à la mer

Tu es venue plus haute au fond de ma douleur
Que l'arbre séparé de la forêt sans air
Et le cri du chagrin du doute s'est brisé
Devant le jour de notre amour

Gloire l'ombre et la honte ont cédé au soleil
Le poids s'est allégé le fardeau s'est fait rire
Gloire le souterrain est devenu sommet
La misère s'est effacée

La place d'habitude où je m'abêtissais
Le couloir sans réveil l'impasse et la fatigue
Se sont mis à briller d'un feu battant des mains
L'éternité s'est dépliée

O toi mon agitée et ma calme pensée
Mon silence sonore et mon écho secret
Mon aveugle voyante et ma vue dépassée
Je n'ai plus eu que ta présence

Tu m'as couvert de ta confiance.
Dominique aujourd'hui présente
Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard

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rdbrdb

16 juillet 2019 12:28

Si je pouvais m’empêcher de penser ! J’essaie, je réussis : il me semble que ma tête s’emplit de fumée… et voilà que ça recommence : « Fumée… ne pas penser… Je ne veux pas penser… Je pense que je ne veux pas penser. Il ne faut pas que je pense que je ne veux pas penser. Parce que c’est encore une pensée. » On n’en finira donc jamais ?
Jean-Paul Sartre

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rdbrdb

15 juillet 2019 12:56

La valeur d'un HOMME ne se mesure qu'au respect de ses engagements.
Alain Rifflart

La vraie valeur d'un HOMME réside, non dans ce qu'il a, mais dans ce qu'il est.
Oscar Wilde

Si vous voulez voir la vraie valeur d'un HOMME observez comment il traite ses inférieurs.
Johanne Kathleen Rowling


il était ainsi l'HOMME

et je suis tombée sur ce texte ….

…"Dans ma promenade j’ai rencontré une dame d’un âge certain.

La dame : Je vous vois souvent vous promener, accompagné de votre solitude.
Moi : Effectivement ! Je regarde les choses du monde avec les yeux fermés pour mieux voir ce que la pensée dit.

La dame : Comme je vous comprends !

Nous sommes arrivés à une conversation qui a son enseignement.

La dame : Aujourd’hui je suis seule dans le temps de mon existence. Je me rappelle de la jeune femme que j’étais ; à la recherche d’un HOMME parfait, méprisant celui que j’avais à la maison, le traitant de ceci et de cela, l’humiliant, je n’étais pas mauvaise. Je disais sans cesse que j’avais des hautes valeurs.
Je me demande comment il a fait pour rester toute sa vie avec moi.
Aujourd’hui il est mort ! Pourtant il vient toujours s’asseoir à côté de moi.

(Les Aubes du désir) De Fernand Viégas

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coccinelle

14 juillet 2019 15:40

MES HOMMES

Ils marchent le regard fier,
Mes hommes,
Moi devant, et eux derrière,
Mes hommes
Et si j'allonge le pas,
Ils me suivent pas à pas.
Je leur échappe pas,
Mes hommes, mes hommes.

Où que je sois, ils sont là,
Mes hommes.
Je n'ai qu'à tendre les bras,
En somme.
Je les regarde venir,
Fière de leur appartenir.
C'est beau de les voir sourire,
Mes hommes.

Moi qui suis fille des brumes,
En somme,
De la nuit et de la lune,
Tout comme,
Quand j'arrive, le teint clair,
Moi devant et eux derrière,
Je comprends bien que les gens
S'étonnent, s'étonnent

Car, ils viennent de Tunisie,
Mes hommes,
Marseille, Toulon, le Midi,
Mes hommes.
Ils marchent avec insolence,
Un petit rien dans la hanche.
Ça ressemble à une danse,
Mes hommes.

Ils ne m'appellent Madame,
Mes hommes
Mais, tendrement, ils me nomment
Patronne.
Ils se soumettent à ma loi.
Je me soumets à leur loi.
Que c'est doux d'obéir
A mes hommes.

Tout d'amour et de tendresse,
Mes hommes,
M'ont fait une forteresse,
Mes hommes.
Non, vous ne passerez pas.
C'est à eux, n'y touchez pas.
Ils sont violents, quelquefois,
Mes hommes, mes hommes.

Ils se sont fait sentinelles,
Mes hommes.
Ils pourraient être cruels,
Mes hommes.
Ils me veillent, comme moi
Je les veille quelquefois.
Moi pour eux, et eux pour moi,
Mes hommes.

Quand naissent les premières feuilles
D'automne,
Quand le chagrin se fait lourd,
Mes hommes,
Vont se mettre, sans un mot,
Debout autour du piano
Et me disent tendrement,
Patronne, patronne.

C'est fou comme ils sont heureux,
Mes hommes,
Quand le son du piano noir
Résonne.
Ils vont faire leurs bagages
Et on reprend le voyage.
Faut qu'ils voient du paysage,
Mes hommes.

Quand descend la nuit furtive,
Mes hommes.
A pas de loup, ils s'esquivent.
Personne.
Ils vont chasser dans la nuit.
Bergers, gardez vos brebis
Qui ont le goût et l'envie,
Des hommes, des hommes

Car, de la blonde à la rousse,
Mes hommes,
Ils vont coucher leur peau douce,
Mes hommes
Et repartent dans la nuit,
Courtois, mais pas attendris
Quand ils ont croqué le fruit,
La pomme.

Ils reviennent au matin,
Mes hommes,
Avec des fleurs dans les mains,
Mes hommes
Et restent là, silencieux,
Timides, baissant les yeux
En attendant que je leur
Pardonne.

Ils ont installé mon lit,
Mes hommes,
Au calme d'une prairie,
Mes hommes.
Je peux m'endormir à l'ombre.
Ils y creuseront ma tombe
Pour la longue nuit profonde
Des hommes, des hommes.

Pas de pleurs, pas une larme,
Mes hommes,
Je n'ai pas le goût du drame,
Mes hommes,
Continuez, le regard fier.
Je serai là, comme hier,
Vous devant, et moi derrière,
Mes hommes.

BARBARA

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coccinelle

14 juillet 2019 15:32

BREF

La fille, pour son plaisir,
Choisit le matelot,
L'eau voulut des navires,
Pour voguer à son eau,
L'homme choisit la guerre,
Pour jouer au soldat,
Et partit pour la faire,
Sur l'air de "ça ira",
Bref, chacun possédait,
Ce qu'il avait souhaité,

Moi, je voulais un homme,
Ni trop laid, ni trop beau,
Qui promènerait l'amour,
Sur les coins de ma peau
Un homme, qui au petit matin,
Me prendrait par la main,
Pour m'emmener croquer
Un rayon de soleil,
Moi, je voulais un homme,
A chacun sa merveille,
Et la vie, en passant,
Un jour, me l'amena,

Puis, la fille prit des coups,
Par son beau matelot,
La guerre en plein mois d'Août,
Nous faucha le soldat,
Le navire qui passait,
Juste à ce moment-là,
Le navire qui passait,
Prit l'eau et puis coula,
Bref, on ne sait pourquoi,
Mais tout se renversa,

Moi, je pris en plein coeur,
Un éclat de son rire,
Quand il jeta mon bonheur,
Dans la fosse aux souvenirs,
Je le vis s'en aller,
Emportent mon soleil,
Emportant mes étés,
J'avais voulu un homme,
J'aurais du me méfier,
Cette garce de vie,
Un jour me le reprit,

Qu'importe si la vie,
Nous donne et nous reprend,
Puisqu'ici-bas, tout n'est
Que recommencement,
La fille, pour son plaisir,
Reprendra des matelots,
On refera des navires,
Pour le ventre de l'eau,
Y'aura toujours des guerres,
Pour jouer aux soldats,
Qui s'en irons les faire,
Sur l'air de "ça ira",

Eh ben moi, je reprendrais un homme,
Pas de mal à ça,
Un homme,
Les hommes, j'aime ça,
Un homme, un homme, un homme...

Barbara

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