
coccinelle
ETOILES DE MER
Un jour, une sirène, en regardant les cieux
Tomba fort amoureuse
De l'astre Jupiter, le plus brillant des cieux.
Ne pouvant retrouver, au ciel depuis la mer,
Sa belle langoureuse,
Jupiter envoya la foudre et les éclairs.
Il posa quelques larmes aux doux yeux d'une étoile,
La plus voluptueuse,
Aux jours chauds de l'été, quand le ciel se dévoile.
C'est ainsi que naquit cette étoile filante,
Brillante et duveteuse,
Qui tombe à l'horizon, lumière scintillante.
Mais Jupiter, toujours profondément amer,
Eut l'idée merveilleuse
De transformer ses larmes en étoiles de mer.
Dominique SIMONET
rdbrdb
Il Est Trop Tard
Georges Moustaki
Pendant que je dormais, pendant que je rêvais
Les aiguilles ont tourné, il est trop tard
Mon enfance est si loin, il est déjà demain
Passe passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps
Pendant que je t'aimais, pendant que je t'avais
L'amour s'en est allé, il est trop tard
Tu étais si jolie, je suis seul dans mon lit
Passe passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps
Pendant que je chantais ma chère liberté
D'autres l'ont enchaînée, il est trop tard
Certains se sont battus, moi je n'ai jamais su
Passe passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps
Pourtant je vis toujours, pourtant je fais l'amour
M'arrive même de chanter sur ma guitare
Pour l'enfant que j'étais, pour l'enfant que j'ai fait
Passe passe le temps, il n'y en a plus pour très longtemps
rdbrdb
Solitude
créneau sur les plaines inouïes
L'ombre cesse de brandir ses oripeaux
L'ABSENCE d'écouler ses torpeurs
Les puits n'engloutissent plus l'étoile
Les cendres n'altèrent plus le ruisseau
Parmi les arbres opaques
S'infiltre l'éclaircie.
Andrée Chedid (inconnue des bacheliers cette année)
rdbrdb
Les passantes (extrait)
Chères images aperçues
Espérances d’un jour déçues
Vous serez dans l’oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu’on se souvienne
Des épisodes du chemin
Mais si l’on a manqué sa vie
On songe avec un peu d’envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu’on n’a jamais revus
Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres ABSENTES
De toutes ces belles passantes
Que l’on n’a pas su retenir
Antoine Pol (mis en musique et interprété par Brassens, 1972)
