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A vos plumes ou/et les poèmes les plus connus.

huarsy - 29 juin 2015 18:13

Comme je vous l'ai écrit précédemment, mes sujets ont été retirés ?.
Veuillez excuser ce retrait qui n'est pas de mon fait.

Je vous propose de remettre vos poèmes qui vous ont le plus touchés.

A vos plumes ou/et les poèmes les plus connus.

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huarsy29 juin 2015 18:13

Comme je vous l'ai écrit précédemment, mes sujets ont été retirés ?.
Veuillez excuser ce retrait qui n'est pas de mon fait.

Je vous propose de remettre vos poèmes qui vous ont le plus touchés.

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huarsy

8 décembre 2015 07:38

Bonjour @Vous -
Aujourd'hui se sont les obsèques de @Maryse62 que plusieurs d'entre nous ont connue lors des "activités" à Berck - :triste:

Voix éteinte
François Fabié
Elle perdit d’abord et par degrés sa voix
Qu’elle avait chaude et grave, émue et pénétrante
Comme la voix du loriot au fond des bois…
En l’écoutant chanter pour ses amis, parfois,
Même quand nul encor ne la savait souffrante,
Je me sentis le coeur traversé du soupçon
Qu’elle leur donnait trop de son âme vibrante,
Que son air s’achevait en un furtif frisson,
Et que le luth un jour plierait sous la chanson.

Et soudain, confirmant et dépassant mes craintes,
Un mal lâche et sournois la saisit au gosier,
Comme pour empêcher ses plaintes,
Et l’étouffa sous ses étreintes
Tel un serpent un rossignol dans un rosier…

Oh ! quinze mois entiers l’angoissante torture
D’entendre s’enrouer, tousser, tousser encor,
Tousser d’une toux rauque et suffocante et dure
La gorge d’où longtemps avaient pris leur essor
Tant de beaux chants à l’aile d’or !
Chaque matin sentir plus sourde sa parole,
Et ses efforts plus grands, plus vains, plus anxieux
Pour l’appel qui supplie ou le mot qui console
La pauvre mère qui s’affole…
Puis ne plus rien entendre d’Elle – que ses yeux !

La douce enfant, si bien douée et si peu fière
De tous ses autres dons, aimait pourtant celui
Par qui son âme tout entière
S’unissait à l’âme d’autrui :
Elle pleurait sa voix d’amour et de lumière,
Sans se douter encor que la Mort la voulait
Toute, et qu’avec sa voix son âme s’en allait…

Ô chère voix qui ne vis plus qu’en notre oreille ;
Voix qui faisais jadis notre maison pareille
A la ruche joyeuse et vibrante sans fin ;
Voix tendre et si prenante, archet vraiment divin
Qui passais sur les coeurs, et jamais, ô merveille,
Ne les sollicitais en vain ;

Maintenant que dans l’air tu t’es évanouie,
Perdue, – ou bien plutôt, puisque rien ne se perd,
Très loin, très loin de nous à tout jamais enfuie,
Sans doute entrée au vaste et sublime concert
Où pour l’éternité Dieu fait ses symphonies
Avec toutes nos voix dans son amour unies,
– Ma voix de vieux poète aux destins révolus
Gémira sur le tien, mais ne chantera plus.

François Fabié, Fleurs de genêts

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3 décembre 2015 09:50

Trahison

Tu te disais mon amie
Sans vergogne tu m'as trahi
Ma confiance je t'ai donné
Sans scrupules tu l'as bafoué

Mon coeur a mal , il pleure
Ma joie, dans la nuit demeure
Pourquoi gâcher cette amitié ?
Pourquoi sans appel la renier?

Aveugle je livrais mes confidences
Pour toi je débordais de patience
Hier ma foi était sans doute
Aujourd'hui te parler je redoute

Une lame me traverse le dos
Les lamentations sont mon crédo
La colère parcours mes veines
Du mensonge tu es devenue reine

Cette déception me blesse
Sur ma vie plane la tristesse
Notre amitié m'était précieuse
Mais tu l'as rendu pernicieuse

Prétendre à l'amitié est aisé
Quand elle est vaine de sincérité
T'oublier est mon envie
Toi qui te disait mon amie .

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mistouflette

2 décembre 2015 21:40


Dans mon monde

Dans mon monde,il y a la Souffrance
Qu'engendre l'Indifférence
Il y a le Silence et la Désespérance

Dans mon monde,il y a la Solitude
Qui prend de l'Amplitude
Dans mon monde,le ciel est gris
Il ne me parle que de pluie.

Dans mon monde,l'Amour est de l'utopie
Je ne compte que sur mes Amis
Le ciel est toujours plus bleu
Quand il guérit tous les bleus

Dans mon monde,l'Amitié est reine
Elle seule me console de mes peines
Dans mon monde,parfois
Timidement,le Soleil s'invite

Dans mon cœur,une petite flamme
Tremble et vacille
Refusant obstinément de mourir
Elle change les couleurs de la Vie

Elle apparait dans mes yeux
Elle illumine mon sourire
Elle me console dans le noir
Cette petite flamme nommée"Espoir"
Mistou 8 Novembre 2015
Copyright 2R6U1FA

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huarsy

2 décembre 2015 10:00

Bonjour en poésies - :bisous: -

Complainte du petit cheval blanc
Le petit cheval dans le mauvais temps, qu'il avait donc du courage !
C'était un petit cheval blanc, tous derrière et lui devant.

Il n'y avait jamais de beau temps dans ce pauvre paysage.
Il n'y avait jamais de printemps, ni derrière ni devant.

Mais toujours il était content, menant les gars du village,
A travers la pluie noire des champs, tous derrière et lui devant.

Sa voiture allait poursuivant sa belle petite queue sauvage.
C'est alors qu'il était content, eux derrière et lui devant.

Mais un jour, dans le mauvais temps, un jour qu'il était si sage,
Il est mort par un éclair blanc, tous derrière et lui devant.

Il est mort sans voir le beau temps, qu'il avait donc du courage !
Il est mort sans voir le printemps ni derrière ni devant.

Paul FORT

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scarla

2 décembre 2015 09:37

La Différence

Pour chacun une bouche deux yeux
deux mains deux jambes

Rien ne ressemble plus à un homme
qu’un autre homme

Alors

entre la bouche qui blesse
et la bouche qui console

entre les yeux qui condamnent
et les yeux qui éclairent

entre les mains qui donnent
et les mains qui dépouillent

entre le pas sans trace
et les pas qui nous guident

où est la différence
la mystérieuse différence ?


Jean-Pierre Siméon


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scarla

2 décembre 2015 09:36


L'arbre de la tolérance

Quels mots veux-tu que j'apprivoise pour toi aujourd'hui ?
Pendre, prendre, prétendre
Ils sont bien trop enferrés aux boulets de la vanité

Prévaloir, pouvoir, avoir
Ceux-ci vivent leur deuil
Au fond des prisons d'orgueil

Imposer, condamner, spéculer
Tous sont opprimés
Dans les étaux de la cupidité

Pour toi j'apprivoiserai plutôt les mots
Ecouter, respecter, partager
Et si c'est leur préférence
Je leur offrirai les fleurs de la tolérance

Pour toi, j'apprivoiserai plutôt les mots
Apprendre, comprendre, entendre
Et si c'est leur volonté
Je leur offrirai les branches de l'humilité

Pour toi, j'apprivoiserai surtout les mots
S'ouvrir, sourire, offrir
Et si c'est pour toujours
Je leur offrirai l'arbre d'amour


Chantal ABRAHAM

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huarsy

27 novembre 2015 06:33

@ninette1952 - j'avais une pensée pour ta/votre fille Emilie dont c'était l'anniversaire - :bisous:

Paroles et traduction de «Imagine»

Imagine (Imaginez)

Imagine there's no heaven,
Imagine qu'il n'y a aucun Paradis,

It's easy if you try,
C'est facile si tu essaies,

No hell below us,
Aucun enfer en-dessous de nous,

Above us only sky,
Au dessus de nous, seulement le ciel,

Imagine all the people,
Imagine tous les gens,

Living for today...
Vivant pour aujourd'hui...

Imagine there's no countries,
Imagine qu'il n'y a aucun pays,

It isn't hard to do,
Ce n'est pas dur à faire,

Nothing to kill or die for,
Aucune cause pour laquelle tuer ou mourir,

No religion too,
Aucune religion non plus,

Imagine all the people,
Imagine tous les gens,

Living life in peace...
Vivant leurs vies en paix...

You may say I'm a dreamer,
Tu peux dire que je suis un rêveur,

But I'm not the only one,
Mais je ne suis pas le seul,

I hope some day you'll join us,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindra,

And the world will live as one.
Et que le monde vivra uni

Imagine no possessions,
Imagine aucune possession,

I wonder if you can,
Je me demande si tu peux,

No need for greed or hunger,
Aucun besoin d'avidité ou de faim,

A brotherhood of man,
Une fraternité humaine,

Imagine all the people,
Imagine tous les gens,

Sharing all the world...
Partageant tout le monde...

You may say I'm a dreamer,
Tu peux dire que je suis un rêveur,

But I'm not the only one,
Mais je ne suis pas le seul,

I hope some day you'll join us,
J'espère qu'un jour tu nous rejoindra,

And the world will live as one.
Et que le monde vivra uni

Hommage aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris -
Sincères condoléances aux familles dans la peine.

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18 novembre 2015 21:03

Merci @ninette1952 - Anne Sylvestre en d'autres toutes aussi émouvantes -

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huarsy

17 novembre 2015 09:53

Anne Sylvestre est une de mes chanteuses préférées.
Anne a perdu son petits fils : Baptiste Chevreau, 24 ans, musicien, petit-fils de la chanteuse Anne Sylvestre. dans les attentats du vendredi 13 novembre 2015 -

Une de ses chansons :

Téléchargez cette Sonnerie
Que je sois née d'hier ou d'avant le déluge,
j'ai souvent l'impression de tout recommencer.
Quand j'ai pris ma revanche ou bien trouvé refuge,
dans mes chansons, toujours, j'ai voulu exister.

Que vous sachiez de moi ce que j'en veux bien dire,
que vous soyez fidèles ou bien simples passants
et que nous en soyons justes au premier sourire,
sachez ce qui, pour moi, est le plus important,
est le plus important.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, sagesse ou délire,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce qui m'a blessée,
dire tout ce qui m'a sauvée,
écrire et me débarrasser.
Ecrire pour ne pas sombrer,
écrire, au lieu de tournoyer,
écrire et ne jamais pleurer,
rien que des larmes de stylo
qui viennent se changer en mots
pour me tenir le coeur au chaud.

Que je vive cent ans ou bien quelques décades,
je ne supporte pas de voir le temps passer.
On arpente sa vie au pas de promenade
et puis on s'aperçoit qu'il faudra se presser.

Que vous soyez tranquilles ou bien plein d'inquiétude,
ce que je vais vous dire, vous le comprendrez :
En mettant bout à bout toutes nos solitudes,
on pourrait se sentir un peu moins effrayés,
un peu moins effrayés.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, tendresse ou plaisir,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce que j'ai compris,

dire l'amour et le mépris,
écrire, me sauver de l'oubli.
Ecrire pour tout raconter,
écrire au lieu de regretter,
écrire et ne rien oublier,
et même inventer quelques rêves
de ceux qui empêchent qu'on crève
lorsque l'écriture, un jour, s'achève...

En m'écoutant, passant, d'une oreille distraite,
qu'on ait l'impression de trop me ressembler,
je voudrais que ces mots qui me sont une fête,
on ne se dépêche pas d'aller les oublier.

Et que vous soyez critiques ou plein de bienveillance,
je ne recherche pas toujours ce qui vous plait.
Quand je soigne mes mots, c'est à moi que je pense.
Je me regardais sans honte et sans regrets,
sans honte et sans regrets.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, grimacer, sourire,
écrire et ne pas me dédire,
écrire ce que je n'ai su faire,
dire pour ne pas me défaire,
écrire, habiller ma colère.
Ecrire pour être égoïste,
écrire ce qui me résiste,
écrire et ne pas vivre triste
et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et ne pas me foutre à l'eau.

Et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et pas me foutre à l'eau.

CHANSONS ECRIRE POUR NE PAS MOURIR - ANNE SYLVESTRE

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huarsy

5 novembre 2015 21:41

Novembre est pour moi un mois mitigé entre joies et peines.
La lumière est de courte durée.
Les soirées plus longues avec des temps de lecture prolongés.
Merci pour vos passages -

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mistouflette

4 novembre 2015 19:17

NOVEMBRE (Suite)

La température est douce pour la saison
L'été indien joue les prolongations
Au détour du sentier
Un lapin a détalé
Un groupe de randonneurs
Devant moi est passé
Un bonjour,un sourire
Ils sont de bonne humeur

Dans un arbre,un écureuil
S"affaire avant les frimas de l'hiver
Le vent s'est levé
La température a chuté

Le jour commence à décliner
Les ombres envahissent le sentier
Mes yeux sont embués
Devant tant de beauté
Il me faut maintenant
Penser à rentrer
Mistou 4 Novembre 2015
Copyright 2R6U1FA

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elfie

4 novembre 2015 13:42

Souvenir des récitations de mes enfants

L’automne
On voit tout le temps, en automne,
Quelque chose qui vous étonne ,
C'est une branche tout à coup ,
Qui s'effeuille dans votre cou.

C'est un petit arbre tout rouge,
Un , d'une autre couleur encor,
Et puis partout, ces feuilles d'or
Qui tombent sans que rien ne bouge.

Nous aimons bien cette saison,
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.

Lucie Delarue-Mardrus

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mistouflette

3 novembre 2015 10:50

NOVEMBRE

Novembre est arrivé
A petits pas feutrés
Les arbres se sont déshabillés
Pour nous offrir un tapis mordoré
Le ciel se teinte de gris
Les oiseaux sont partis
Le soleil joue encore
A travers les futaies
Comme un dernier clin d'œil
Avant de se cacher
Mistou 5 Novembre 2014
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31 octobre 2015 21:54

Pensées pour vos défunts -

“Ce que c’est que la mort” – Victor Hugo

Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
On est l’homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;

On tâche d’oublier le bas, la fin, l’écueil,
La sombre égalité du mal et du cercueil ;
Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
Car tous les hommes sont les fils du même père ;

Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
On vit, usant ses jours à se remplir d’orgueil ;
On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe.

Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;

Et soudain on entend quelqu’un dans l’infini
Qui chante, et par quelqu’un on sent qu’on est béni,
Sans voir la main d’où tombe à notre âme méchante
L’amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.

On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d’extase et d’azur s’emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange.

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huarsy

31 octobre 2015 21:13

Bonsoir à vous toutes - merci pour vos beaux poèmes -

La nuit n’est jamais complète.
Il y a toujours, puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée

Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, Faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.

La nuit n’est jamais complète. Paul Eluard

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