
claudanne
Merci, Mistou, tu m'as rappelé une chanson d'Alain Barrière que j'adorais et que j'ai souvent chantée mais que j'avais oubliée :
"J'aurais voulu
Pour que l'on sache que notre amour fut des plus grands
Écrire ou graver quelque chose que ne puisse effacer le temps
J'aurais voulu,
Comment le dire et comment t'expliquer pourquoi,
Quand tu ne le demandais pas
Peindre tes doux yeux en amande sur une toile de géant
Écrire ton nom sur chaque page d'une dizaine de romans
Mais je n'ai fait qu'une chanson
Une chanson, c'est peu de chose
J'aurais voulu
Pour que tu saches que trop souvent je pense à toi
Car, dans le vent et la tourmente, on a vite effacé nos pas
J'aurais voulu
Quoi qu'il advienne, qu'un homme ici rêve de toi
Comme de Marie ou d'Elsa
Mais pour te sculpter ou te peindre, je suis beaucoup trop maladroit
Et pour écrire toutes ces pages, tu écris beaucoup mieux que moi
Alors, j'ai fait cette chanson
Une chanson, c'est peu de chose
Alors, j'ai fait cette chanson
Une chanson, c'est peu de chose
Une chanson, c'est peu de chose
huarsy
Surprise
Je méditais; soudain le jardin se révèle
Et frappe d'un seul jet mon ardente prunelle.
Je le regarde avec un plaisir éclaté;
Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été!
Tout m'émeut, tout me plaît, une extase me noie,
J'avance et je m'arrête; il semble que la joie
Etait sur cet arbuste et saute dans mon coeur!
Je suis pleine d'élan, d'amour, de bonne odeur,
Et l'azur à mon corps mêle si bien sa trame
Qu'il semble brusquement, à mon regard surpris,
Que ce n'est pas ce pré, mais mon oeil qui fleurit
Et que, si je voulais, sous ma paupière close
Je pourrais voir encor le soleil et la rose.
"Les Eblouissements"
Anna de Noailles
(1876-1933)
mistouflette
J'aurais voulu
J'aurais voulu savoir écrire
Tout ce que je ne sais pas te dire,
J'aurais aimé savoir peindre
Dans les bois,au petit matin.
Je voudrais pouvoir te confier
Ce qui,un jour, m'a fait pleurer.
Te faire partager mes sourires,
Et mes immenses éclats de rires.
J'aurais voulu être musicienne
Pour que ton âme soit vers la mienne
J'aurais voulu savoir chanter
Pour illuminer tes journées
J'aurais voulu..... j'aurais aimé......
Mistou 13 Octobre 2015
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mistouflette
Douceur Automnale
Pas le moindre bruit,
Le silence est total
Le soleil joue nonchalamment
A travers le feuillage,
Nous renvoyant du vert,du pourpre,du mordoré
Toutes les belles couleurs de cette fin d'été.
Un petit vent frisquet
Ondule entre les branches,
Nous livrant sans pudeur
Une belle Romance.
Les oiseaux sont partis
Vers d'autres paysages,
Attendant le Printemps
Pour refaire le voyage
Doucement Dame Nature
Prend ses quartiers d'Hiver
Et dans le bleu du ciel
Se reflète la "Lumière"
Mistou 12 Octobre 2015
huarsy
POUR UNE AMOURETTE
Pour une amourette
Qui passait par là
J'ai perdu la tête
Et puis me voilà
Pour une amourette
Qui se posait là
Pour une amourette
Qui m'tendait les bras
Pour une amourette
Qui me disait viens
J'ai cru qu'une fête
Dansait dans mes mains
Pour une amourette
Qui faisait du bonheur
J'ai fui la planète
Pour la suivre ailleurs
Alors je me suis dit
T'es au bout du chemin
Tu peux t'arrêter là
Te reposer enfin
Et lorsque l'amour
S'est noyé dans ses yeux
J'ai cru que je venais
D'inventer le ciel bleu
Pour une amourette
Qui m'avait souri
Je me suis fait honnête
J'ai changé ma vie
Pour une amourette
Qui savait m'aimer
Pour une amourette
Qui croyait m'aimer
Pour une amourette
L'amour éternel
Dure le temps d'une fête
Le temps d'un soleil
Et mon amourette
Qui était trop jolie
Vers d'autres conquêtes
Bientôt repartit
Le premier adieu
A gardé son secret
Elle emportait l'amour
Me laissant les regrets
Mais notre vieux printemps
Au loin refleurissait
Tout contre mon cœur
Déjà il me disait:
Une petite amourette
Faut la prendre comme ça
Un jour, deux peut-être
Longtemps quelquefois
Va sécher tes larmes
Un nouvel amour
Te guette et désarme
Les peines d'un jour
Une petite amourette
Un jour reviendra
Te tourner la tête
Te tendre les bras
Chanter la romance
Du rêve joli
Et je sais d'avance
Que tu diras oui
Alors les amours
Pour toi refleuriront
Tu aimeras encore
A la belle saison
Une petite Amourette
N'est jamais trop jolie
Quand on sait d'avance
Ce que dure la vie.
Lény Escudero est parti, encore un poète de notre jeunesse.
mistouflette
Séduction
Cela commence par un sourire
Auquel on ne résiste pas
Une lueur dans le regard
Qui vous met le cœur en émoi
Un compliment à peine voilé
Sur votre soi-disant beauté
Vous n'avez pas le moindre doute
Vous jubilez,vous triomphez,
Encore une pauvre"gourde"
Qu'un jour vous ferez pleurer.
Votre voix se fait caressante,
Et vous avez l'outrecuidance
De croire que vous avez gagné.
Enfermé dans vos certitudes,
Vous n'avez pas pris la mesure
De la "Femme" qui est devant vous.
Elle n'a rien d'une ingénue,
Elle a déjà de la bouteille,
Elle connait toutes les ficelles.
Elle ne s'en laisse pas conter,
Ce n'est pas une jouvancelle
Elle est du genre "Diane Chasseresse".
Elle a mis son coeur en protection,
Elle connait par coeur la chanson.
Devant vos efforts pathétiques
Pour tenter de la séduire,
Elle vous oppose son sourire.
Elle est très forte à ce jeu là
Et vous ne faites pas le poids
De "Prédateur",vous devenez "Proie"
Vous n'avez toujours rien compris
Et pourtant....Ainsi va la Vie....
Mistou 9 Octobre 2015
mistouflette
Choisis tes Armes
Pourquoi devoir choisir ses Armes
Si elles sont source de larmes?
Puisque je peux choisir mes Armes
Je choisis les mots qui désarment
Parler des Armes de guerre
Qui n'engendrent que de la Misère?
Que nenni!!!,mes mots à moi
C'est le Soleil,c'est l'Amitié,
Ce sont les mots à partager.
Mes mots à moi,parlent de Joie
De Respect,de Tendresse
Pour vous mettre le cœur en liesse
Mes mots à moi,
Se transforment en fous rires
En conversations à bâtons rompus
En éclats de rires en cascades
Tout.... pourvu que ce ne soit pas un drame
Je vous parle d'Amour et de Fraternité
D'un Monde rempli de Liberté
Mes mots à moi,
Ne se prennent pas au sérieux
Ne font pas la Morale,
Évitent de faire du mal
Ils noircissent le papier
Me permettent d'exister
Mistou 8 Octobre 2015
huarsy
Le fantôme
D’un souffle printanier l’air tout à coup s’embaume.
Dans notre obscur lointain un spectre s’est dressé,
Et nous reconnaissons notre propre fantôme
Dans cette ombre qui sort des brumes du passé.
Nous le suivons de loin, entraînés par un charme
A travers les débris, à travers les détours,
Retrouvant un sourire et souvent une larme
Sur ce chemin semé de rêves et d’amours.
Par quels champs oubliés et déjà voilés d’ombre
Cette poursuite vaine un moment nous conduit
Vers plus d’un mont désert, dans plus d’un vallon sombre,
Le fantôme léger nous égare après lui.
Les souvenirs dormants de la jeunesse éteinte
S’éveillent sous ses pas d’un sommeil calme et doux ;
Ils murmurent ensemble ou leur chant ou leur plainte.
Dont les échos mourants arrivent jusqu’à nous.
Et ces accents connus nous émeuvent encore.
Mais à nos yeux bientôt la vision décroît ;
Comme l’ombre d’Hamlet qui fuit et s’évapore,
Le spectre disparaît en criant : Souviens-toi !
Louise Ackermann, Contes et poésies (1863) :mdr:
Merci pour vos participations - à très bientôt !
mistouflette
Le Destin
Un jour je partirais vers d'autres paysages
Un jour j'accosterais sur de nouveaux rivages
Je ferais taire mon cœur
Qu'importe la douleur
Je partirais sans espoir de retour
Et je dirais enfin Adieu à notre Amour
Tout au bout du chemin
Vers de nouveaux matins
Je pourrais regarder le soleil qui se lève
Et enfin je verrais resurgir la lumière
Je serais pleine d'espoir
Plus rien ne sera noir
Tout au bout du chemin
Un matin...... le Destin...
Mistou
huarsy
Le 23 septembre : jour de l'automne -
L’Automne
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne.
Père, tu rempliras la tonne
Qui nous verse le doux sommeil ;
Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil.
Déjà la Nymphe qui s’étonne,
Blanche de la nuque à l’orteil,
Rit aux chants ivres de soleil
Que le gai vendangeur entonne.
Sois le bienvenu, rouge Automne.
Théodore de Banville
huarsy
:bisous: les copines du forum de Soissons -
O Nature! Bientôt. . .
O Nature ! bientôt, sous le nom d’industrie,
Tu vas tout envahir, tu vas tout absorber.
Le poète navré s’indigne et se récrie :
« Quoi ! sous ce joug brutal il faudra nous courber ?
Non, tant que la beauté dominera l’argile,
Dans le conflit sacré, c’est nous qui l’emportons.
Comme le bras, la voix a sa tâche virile ;
A chacun son essor : travaillez ! nous chantons.
Louise Ackermann, Poésies Philosophiques
