
huarsy
Journée Mondiale des poèmes - poésies
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux comme avec une femme.
Arthur Rimbaud.
huarsy
*.˛.°★。 ˛ °.★** COUCOU A TOUS *★* *˛.
˛ °_██_*。*./ \ .˛* .˛.*.★* *★ 。* PASSEZ
˛. (´• ̮•)*˛°*/.♫.♫\*˛.* ˛_Π_____. * ˛*DE
.°( . • . ) ˛°./• '♫ ' •\.˛*./______/~\*. ˛*.。˛* ˛. BONNE
*(...'•'.. ) *˛╬╬╬╬╬˛°.|田田 |門|╬╬╬╬ . Fêtes ★DE NOEL
¯˜"*°••°*"˜¯`´¯˜"*°••°*"˜¯
´¯˜"*°´¯˜"*°••°*"˜¯`´¯˜"*°BISOUS *.˛.°★。 ˛ °.★
huarsy
Paroles de "Paris saccagé"
Pierre Perret ♫♪♫
Dans Paris, Paris dégoûtant
Seuls les rats sont contents
Ils savent qu'ici les véganes pas idiots
Les nourrissent qu'avec du bio
Pour traverser les tranchées les travaux
C'est pire que le col de Roncevaux
Les déjections qui fleurissent les trottoirs
Décorent ce grand dépotoir
Pauvre Paris, Paris en Lady
Dans quel état ils t'ont mis
Ils avaient promis le Nirvana
Et c'est la Bérézina
Où est tu Paris, lumières des cités
Qui étaient de la France la bergère
Quand des crétins frappés de cécité
Firent de toi une pétaudière
Les plastocs jaunes, les affreux bitoniaux
Qui bornent les pistes à vélo
Les plots de béton, le piéton prend du Star
Sont d'authentiques œuvres d'arts
Pauvre Paris, Paris en Lady
Toi qui fut le paradis
Te voila fringuer Waterloo
Par nos gentils écolos
Y en a qui écrivent des conneries sur les murs
Ceux qui ont rêvé d'être Arthur
Et d'autres qui se prennent au feutre ou au pinceau
Pour Baudelaire ou Picasso
Rue de Rivoli devenue rue de Ri-vélo
L'ambulance a du boulot
Ça grille les feux vélos et trottinettes
Au carrefour font des omelettes
Dans Paris l'hiver comme l'été
On touche pas à la saleté
Les vieilles télé, les tonnes de détritus
S'empilent gaiement dans les rues
Pauvre Paris devenue si cracra
On sait bien qui t'a fait ça
C'est les cranes de piafs dégourdis
Qui bouffent des graines à la mairie
Dans Paris, Paris rapiécé
C'est la mocheté qui est passé
Les bancs publics et les fontaines Wallace
C'était pas si dégueulasse
C'est à Barbes la Chapelle Stalingrad
Qu'on trouve les squats les plus crades
Et dans les squares où plus un enfant joue
Y a que les seringues et plus de nounous
Dans Paris, Paris dégoûtant
Oui seuls les rats sont contents
Ils parient du Grand Charles outragé
C'est un Paris saccagé
Pas mal les paroles qui peuvent être attribuées à beaucoup de villes. J'adore la vidéo
huarsy
La Dignité de Penser
ht2m7 eeaSepiorvrieil,ur nso2ra2:3cSeS8hd ·
Qu'est-ce que la réussite?
C'est rire beaucoup et souvent;
C'est gagner le respect des gens intelligents
Tout autant que l'affection des enfants;
C'est mériter l'appréciation des gens honnêtes
Et supporter la trahison de faux amis;
C'est apprécier la beauté des êtres;
C'est trouver en chacun le meilleur;
C'est apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle:
Un enfant bien portant, un jardin en fleurs,
Une vie qu'on a rendue plus belle;
C'est savoir qu'on a facilité l'existence
De quelqu'un par notre simple présence.
Voilà ce qu'est la réussite.
Ralph Waldo Emerson
Essayiste, philosophe, poète américain mort le 27 avril 1882.
huarsy
Mercredi 11 Novembre 2020 :
L'Echiquier social
@EchiquierSocial
·
4h
#11Novembre: l'appel des militaires morts pour la France depuis novembre 2019
Poème pour le 11 Novembre
A vous, soldats,
Hommes, frères, pères, fils,
Qui par devoir, honneur, ou foi,
Êtes partis de vos maisons.
À vous, portés par le courage,
Qui avez combattu à mort
Jusqu'à sauver notre héritage :
La liberté,
L'égalité
Et la fraternité.
À la mémoire de vos vies
Au sacrifice que vous fîtes
Afin d'offrir à notre peuple
L'espoir et la sécurité.
La promesse d'un avenir.
À nous tous, et à ceux qui viendront:
Que notre esprit soit pur et droit
Que notre cœur soit généreux
Que nous soyons dignes de ceux
Qui ont donné leur vie pour nous.
Et que nous n'oubliions jamais
Qui sont ces noms sur cette pierre.
(Creapoeme : Amapoésia )
huarsy
"Ma vie" ... Alain Barrière .... Déjà victime de plusieurs AVC ces dernières années, Alain Barrière en avait subi un autre avant le décès de sa femme début décembre. Il est mort mercredi 18 décembre des suites d'un arrêt cardiaque. :triste: -
J'en ai vu des amants
Ma vie
L'amour ça fout le camp
Je saisOn dit que ça revient
Ma vie
Mais c'est long le chemin.
Ma vie
J'en ai lu des toujours
Ma vie
J'en ai vu de beaux jours
Je sais
Et j'y reviens toujours
Ma vie
Je crois trop en l'amour.
Ma vie
J'en ai vu des amants
Ma vie
L'amour ça fout le camp
Je sais
On dit que ça revient
Ma vie
Mais c'est long le chemin
Ma vie
Qu'il est long le chemin !!.
huarsy
[Citation de Claudanne]Je l'ai retrouvé par hasard en faisant du rangement ! En fait, cela s'appelle "Chanson pour l'an 2000" :
"A l'époque où Sonia régnait dans sa cuisine,
avant que les Arabes aient acheté la maison,
avant que l'harissa parfume les tagines,
à l'époque où Carlos avait toute sa raison...
j'aimais venir chez lui boire un verre à l'anglaise,
avec les cabotins du secteur et les folles.
A présent le voilà parti sucrer les fraises
et au Bar de l'Entr'acte on ne sert plus d'alcool.
Je le jure devant Dieu auquel je ne crois guère :
je ne suis pas raciste...ou du moins pas beaucoup.
C'est démodé, facile et même un peu vulgaire.
Mais c'est assez fâcheux quand on veut boire un coup
et qu'on pousse une porte autrefois familière
de se sentir exclu, de sentir qu'on s'égare et qu'on n'est plus chez soi.
Le cafard me saisit et la tête la première
le rire de Carlos résonne encore en moi.
Encore une heure d'horloge et puis c'est l'an 2000.
Moi j'ai 69 ans et je n'en reviens pas.
Carlos est toujours là mais il est très fragile
et on s'est retrouvé, ce soir, pour un dernier repas.
Le pain cellulosique et le steak au pétrole,
nous n'en mangerons pas ce soir, et c'est tant mieux.
Sonia vient de nous faire une omelette aux girolles
dont in se souviendra, plus tard, quand on sera vieux.
Bernard Dimey
[Fin de citation]*****************
Merci @Claudanne - d'actualité ... :bisous: :bisous: -
claudanne
Je l'ai retrouvé par hasard en faisant du rangement ! En fait, cela s'appelle "Chanson pour l'an 2000" :
"A l'époque où Sonia régnait dans sa cuisine,
avant que les Arabes aient acheté la maison,
avant que l'harissa parfume les tagines,
à l'époque où Carlos avait toute sa raison...
j'aimais venir chez lui boire un verre à l'anglaise,
avec les cabotins du secteur et les folles.
A présent le voilà parti sucrer les fraises
et au Bar de l'Entr'acte on ne sert plus d'alcool.
Je le jure devant Dieu auquel je ne crois guère :
je ne suis pas raciste...ou du moins pas beaucoup.
C'est démodé, facile et même un peu vulgaire.
Mais c'est assez fâcheux quand on veut boire un coup
et qu'on pousse une porte autrefois familière
de se sentir exclu, de sentir qu'on s'égare et qu'on n'est plus chez soi.
Le cafard me saisit et la tête la première
le rire de Carlos résonne encore en moi.
Encore une heure d'horloge et puis c'est l'an 2000.
Moi j'ai 69 ans et je n'en reviens pas.
Carlos est toujours là mais il est très fragile
et on s'est retrouvé, ce soir, pour un dernier repas.
Le pain cellulosique et le steak au pétrole,
nous n'en mangerons pas ce soir, et c'est tant mieux.
Sonia vient de nous faire une omelette aux girolles
dont in se souviendra, plus tard, quand on sera vieux.
Bernard Dimey
huarsy
Toi
Esther Granek
Toi c’est un mot
Toi c’est une voix
Toi c’est tes yeux et c’est ma joie
Toi c’est si beau
Toi c’est pour moi
Toi c’est bien là et je n’y crois
Toi c’est soleil
Toi c’est printemps
Toi c’est merveille de chaque instant
Toi c’est présent
Toi c’est bonheur
Toi c’est arc-en-ciel dans mon coeur
Toi c’est distant…
Toi c’est changeant…
Toi c’est rêvant et esquivant…
Toi c’est pensant…
Toi c’est taisant…
Toi c’est tristesse qui me prend…
Toi c’est fini.
Fini ? Pourquoi ?
Toi c’est le vide dans mes bras…
Toi c’est mon soleil qui s’en va…
Et moi, je reste, pleurant tout bas.
Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978
Poème dédié à une amie hospitalisée depuis août 2019 :triste: -
Elle reste dans son silence que je respecte.
Quelle vilaine maladie ! quels mots peuvent-ils réconforter ?
Quelle peine pour elle, pour moi de ne plus l'entendre, partager nos idées, rire ensemble, passer de bons moments ....
huarsy
Bonsoir @Claudanne - :bisous: - pas facile, je te mets un lien de la vie de Bernard Limey (je l'ai lu seulement trop long pour faire des copiés/collés) -
https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/handle/1887/61055/Quand%20Dimey%20enchante%20Paris-%20Masterscriptie%20Frances%20Gramende.pdf?sequence=1
Mémoire de Maîtrise – Langue et Culture françaises
Nom étudiante : Frances Gramende s0979376
Université de Leyde - Département de Français
Directeur de mémoire: Prof. Dr. P.J. Smith
Deuxième lecteur : Dr. M.M.G. van Strien-Chardonneau
2017
Lorsque mon cœur sera
Il n’en restera rien qu’un peu de phrases mortes
Que j’aurai par hasard prononcées devant vous.
La vie fait son métier mais la mort est plus forte,
Et qu’on le veuille ou non on vient au rendez-vous.
C’est le thème de la mort qui occupe Dimey plus spécialement, tout comme dans
Monsieur est mort :
Bref il est mort c’est pas trop tôt
Ça suffisait d’ennuyer l’ monde
On est patient mais trop c’est trop
Tout l’monde s’en réjouit à la ronde
huarsy
Je ne trouve plus le sujet "chansons musique" ? -
Les vaches noires, noires et noires
Sur lesquelles tombe la suie
Et les cerisiers noirs made in Normandie
Une chouette odeur d'oeuf pourri
Des cendres dans la prairie
C'est ça l'écologie made in Normandie
Fumée made in Normandie
Toxiques made in Normandie
C'est pas ça qui a tué Chichi
Circulez y'a rien à voir
C'est le préfet qui le dit
Il l'a écrit noir sur noir
Formule made in Normandie
Il faut pas voir tout en noir
C'est un très bel incendie
Voici le nouvel or noir
Pour la région Normandie
Contre les problèmes de peau
Plus besoin de dermato
Une bonn' couche de suie made in Normandie Sim
Grâce à l'usine Lubrizol
Plus besoin de Biactol
Plus besoin de cure thermale à Vichy
Ca règle aussi la question : Poubelle verte jaune ou marron ?
Y'a plus qu'une poubelle noire ici
Et voici le nouveau cidre
Qui comble l'appétit
En formule solide
Aux cendres de Normandie
De nouvelles spécialités
Offertes par la chimie
Comm' le camembert fumé
À la suie de Normandie
Quand il y a des nuages
On dit qu'le ciel s'assombrit
Mais c'est un heureux présage
S'ils sont made in Normandie
Car c'est cousu de fil noir
C'est un nouvel essor
Un formidable espoir
Ça marche aussi à l'export
En Belgique, aux Pays-Bas
Pour donner aux gens d'là-bas
Pour donner aux gens d'la suie
La suie made in Normandie
Charline Vanhoenacker et Frédéric Fromet, tous les deux le visage couvert de suite, reviennent sur l'incendie de l'usine Lubrizol près de Rouen © Radio France /
https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-charline-vanhoenacker/le-billet-de-charline-vanhoenacker-01-octobre-2019#xtor=EPR-5-[Meilleur01102019]
huarsy
QUAND ON N’A RIEN À DIRE
Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire,
On peut toujours aller gueuler dans un bistrot,
Parler de son voisin qui n’a pas fait la guerre,
Parler de Boumedienne et de Fidel Castro,
Parler parler parler… pour que l’air se déplace,
Pour montrer qu’on sait vivre et qu’on a des façons,
Parler de son ulcère ou bien des saints de glace,
Pour fair’ croire aux copains qu’on n’est pas le plus con.
Quand on n’a rien à dire on parle de sa femme
Qui ne vaut pas tripette et qui n’a plus vingt ans,
Qui sait pas cuisiner, qui n’aime que le drame,
Qui découche à tout va, qu’a sûrement des amants.
On parle du Bon Dieu, on parle de la France
Ou du Vittel-cassis qui vaut pas çui d’avant,
On pense rien du tout on dit pas tout c’ qu’on pense.
Quand on n’a rien à dire on peut parler longtemps.
Quand on n’a rien à dire on parle du Mexique
De l’Amérique du Nord où tous les gens sont fous,
Du Pape et du tiercé, des anti-alcooliques,
Du cancer des fumeurs et des machines à sous,
Des soldats des curés, d’la musiqu’ militaire,
De la soupe à l’oignon, de l’îl’ de la Cité.
Quand on n’a rien à dire et du mal à se taire
On arrive au sommet de l’imbécilité
Bernard Dimey
huarsy
A l'aube de nos vies
6 août 2018 ·
"Ma vie....
J’ai eu vingt ans et bientôt trente,
les quarante ont suivi et aussi les cinquante,
avec quelques unités pour perturber les comptes.
J’ai lu des magazines qui parlaient de mes rides,
de bouchers qui taillaient dans les bides
et remontaient des seins à la file
comme dans les usines pour les automobiles.
Rester jeune, peu importe le prix !
Info, intox, il paraît même que le botox…
Alors, là, moi, j’dis stop.
Remonter le temps ? Avoir encore vingt ans ?
Ça va pas, non ? Tu sais quoi ? J’ai pas le temps !
Demain, dans un mois, dans un an,
j’irai me balader pas très loin sur la plage
et je ramasserai des galets arrondis
que je colorierai aux couleurs du bonheur.
Je lirai des légendes, écouterai des contes
et puis les offrirai à qui voudra entendre.
Je me ferai des amis, au hasard
sur la toile, dans la rue ou au bar ;
on discutera jusqu’au bout de la nuit
de la vie, de l’amour et de la mort aussi.
Demain, dans un mois, dans un an,
j’aurai les bras câlins de mes petits enfants
à mon cou enroulés pour mieux me protéger.
Mes enfants seront là et nous nous sourirons,
heureux d’avoir su traverser sans sombrer
les tempêtes, les naufrages et puis quelques orages.
Il m’arrivera encore de chanter, de danser
et de me régaler de gâteaux, de bonbons,
de p’tits plats mijotés
sans penser aux kilos ou bien à ma santé.
Demain, dans un mois, dans un an,
Je sortirai la nuit avec tous les hiboux
et verrai le soleil sur la mer se lever.
Je marcherai longtemps en goûtant le silence
J’aimerai les odeurs de la mousse en automne
et du foin en été
et le chant des cigales et le soleil brûlant.
J’écouterai toujours le malheur qui se plaint.
J’éprouverai encore les bouffées de colère
face à la bêtise et la haine étalées.
Jamais ni l’injustice ni l’infamie je n’accepterai
et lèverai en l’air, mon poing avec rage.
Demain, dans un mois, dans un an…
Et si la mort survient,
car elle survient toujours, la garce,
elle me trouvera debout, occupée et ridée. ”
🔆♨️🔆♨️🔆🔆🔆🔆🔆🔆🔆🔆♨️🔆♨️🔆
Mireille Bergès
