Bac de français 2022 : les lycéens insultent l'auteure du texte qu'il fallait commenter,
Vive-la-vie - 23 juin 2022 06:26

DominiqueW88
Une auteure, qui ne demandait qu'à être lue par des personnes aimant son œuvre qui se trouve jetée en pâture à un public qui s'en désintéresse, et sous le feu de la critique qui va avec.
J'espère que celui qui a créé le sujet lui a demandé l'autorisation : pas sûr.

bernard
Je ne connais rien a la notion de commentaires de texte !
Néanmoins ,vu le vocabulaire employés
(Pétrifiés- stridences-scandait-gîtent-venelles-seculaires etc)
J'ai bien peur que les futurs nouveaux bacheliers, n'ont rien compris au texte
Déjà,ils ne savent pas ce qui est ludiques alors que c'est leur principale activité !
Adalbert
Bon ben Cathy malgré votre " quater", toujours aussi ignorés mon comm' et celui de Carousse ...Bof, pas grave... du forum quintonic, pas grand chose à attendre ...laissons s' indigner de plus belle tous ceux qui n' ont même pas jeté un oeil sur les palpitantes aventures sylvestres des rejetons de Reinette la grassouillette ! 😊
Cathy 77
helene9434 a écrit :
le voilà - pour juger s'il y a ou non "intérêt à retrouver la racine des élucubrations"
helene9434 23 juin 2022 09:51
Carmenlustucru a écrit :
"Voilà :
https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2022/commentaire-sylvie-germain"
je viens de le trouver (un peu,beaucoup cherché...)
je le mets ici
Voici l'extrait proposé aux élèves :
"Ils étaient hommes des forêts. Et les forêts les avaient faits à leur image. À leur puissance, leur solitude, leur dureté. Dureté puisée dans celle de leur sol commun, ce socle de granit d’un rose tendre vieux de millions de siècles, bruissant de sources, troué d’étangs, partout saillant d’entre les herbes, les fougères et les ronces. Un même chant les habitait, hommes et arbres. Un chant depuis toujours confronté au silence, à la roche. Un chant sans mélodie. Un chant brutal, heurté comme les saisons, - des étés écrasants de chaleur, de longs hivers pétrifiés sous la neige. Un chant fait de cris, de clameurs, de résonances et de stridences. Un chant qui scandait autant leurs joies que leurs colères.
Car tout en eux prenait des accents de colère, même l’amour. Ils avaient été élevés davantage parmi les arbres que parmi les hommes, ils s’étaient nourris depuis l’enfance des fruits, des végétaux et des baies sauvages qui poussent dans les sous-bois et de la chair des bêtes qui gîtent dans les forêts ; ils connaissaient tous les chemins que dessinent au ciel les étoiles et tous les sentiers qui sinuent entre les arbres, les ronciers et les taillis et dans l’ombre desquels se glissent les renards, les chats sauvages et les chevreuils, et les venelles que frayent les sangliers. Des venelles tracées à ras de terre entre les herbes et les épines en parallèle à la Voie lactée, comme en miroir. Comme en écho aussi à la route qui conduisait les pèlerins de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils connaissaient tous les passages séculaires creusés par les bêtes, les hommes et les étoiles.
La maison où ils étaient nés s’était montrée très vite bien trop étroite pour pouvoir les abriter tous, et trop pauvre surtout pour pouvoir les nourrir. Ils étaient les fils d’Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse."
===============
mon commentaire :
il faudrait peut-être que les profs qui ont sélectionné ce texte s'interrogent sur leur capacité à le faire comprendre à leurs élèves !
Toutefois, ces profs ne sont plus en contact depuis un moment avec une classe de lycéens de base, alors il devient urgent de réformer pas mal de choses à l'E.N. !!!
Merci, je suis (sur) smartphone...😑
helene9434
colette a écrit :
je n'arrive pas à trouver le fameux en question ,merci de me donner la marche à suivre pour le trouver
le voilà - pour juger s'il y a ou non "intérêt à retrouver la racine des élucubrations"
helene9434 23 juin 2022 09:51
Carmenlustucru a écrit :
"Voilà :
https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2022/commentaire-sylvie-germain"
je viens de le trouver (un peu,beaucoup cherché...)
je le mets ici
Voici l'extrait proposé aux élèves :
"Ils étaient hommes des forêts. Et les forêts les avaient faits à leur image. À leur puissance, leur solitude, leur dureté. Dureté puisée dans celle de leur sol commun, ce socle de granit d’un rose tendre vieux de millions de siècles, bruissant de sources, troué d’étangs, partout saillant d’entre les herbes, les fougères et les ronces. Un même chant les habitait, hommes et arbres. Un chant depuis toujours confronté au silence, à la roche. Un chant sans mélodie. Un chant brutal, heurté comme les saisons, - des étés écrasants de chaleur, de longs hivers pétrifiés sous la neige. Un chant fait de cris, de clameurs, de résonances et de stridences. Un chant qui scandait autant leurs joies que leurs colères.
Car tout en eux prenait des accents de colère, même l’amour. Ils avaient été élevés davantage parmi les arbres que parmi les hommes, ils s’étaient nourris depuis l’enfance des fruits, des végétaux et des baies sauvages qui poussent dans les sous-bois et de la chair des bêtes qui gîtent dans les forêts ; ils connaissaient tous les chemins que dessinent au ciel les étoiles et tous les sentiers qui sinuent entre les arbres, les ronciers et les taillis et dans l’ombre desquels se glissent les renards, les chats sauvages et les chevreuils, et les venelles que frayent les sangliers. Des venelles tracées à ras de terre entre les herbes et les épines en parallèle à la Voie lactée, comme en miroir. Comme en écho aussi à la route qui conduisait les pèlerins de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils connaissaient tous les passages séculaires creusés par les bêtes, les hommes et les étoiles.
La maison où ils étaient nés s’était montrée très vite bien trop étroite pour pouvoir les abriter tous, et trop pauvre surtout pour pouvoir les nourrir. Ils étaient les fils d’Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse."
===============
mon commentaire :
il faudrait peut-être que les profs qui ont sélectionné ce texte s'interrogent sur leur capacité à le faire comprendre à leurs élèves !
Toutefois, ces profs ne sont plus en contact depuis un moment avec une classe de lycéens de base, alors il devient urgent de réformer pas mal de choses à l'E.N. !!!
huarsy
didjo a écrit :
il est vrai que les parents ont un grand role à jouer dans l éducation voir l instruction des enfants(pour leur devenir) étant donné que dans l éducation nationale le mot d ordre est:indulgence.
une amie prof se désespère devant le niveau des élèves(ils ne savent plus construire une phrase et de fait ne comprennent pas l énoncé)et en plus.......fortement déconseillé de mettre une mauvaise note.Il n y aura que les "nantis"qui s en sortiront :C en est tellement flagrant que c est voulu!!!!!!!!!!
Je suis d'accord d'autant que j'aie passé quelques années dans l'enseignement.
Des rapports à l'E.N. qui restent lettres mortes !.
Et participé à de nombreux conseils de classe.
Cathy 77
Adalbert a écrit :
Carousse a écrit :
"je pense qu'il aurait été correct (mais moins vendeur) que le média ajoute dans son titre, APRES L'EXAMEN, SUR TWITTER, les lycéens insultent l'auteure du texte qu'il fallait commenter
j'ai vraiment cru qu'ils l'insultaient dans leurs copies !
ce n'est pas si grave que ça, ils se défoulent après avoir peiné sur un texte auquel ils n'ont rien compris
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Passé à la trappe, votre commentaire ...
Rien d'étonnant, y a pas que "les" lycéens ( noter l'usage de l'article défini dans l'intitulé ) qu'ont besoin de se défouler, les vieux quintos aigris aussi ! et que j'te leur flanque un zéro (sur twitter ? ) et que j'te ... et patati et patata ... olé ! V'là not' quintonicien forum qui se déchaîne à nouveau ! 😊
Ceci dit, moi je les trouve plutôt sympas ces petits Néandertaliens morvandiaux qui se nourrissent de chasse, de pêche et de cueillette. Plus écolos médiévaux, y a pas !
Bon, j'aurais pas grand chose à dire sur cette aussi banale que lourdingue, laborieuse, pompeuse et clichéesque description mais bon ... vu ce que doivent être payés les profs qui pondent les sujets, faut pas trop leur en demander et au moins, dans un texte pareil, les "figures de style" et autres grosses ficelles, elles sont pas trop difficiles à débusquer ! En plus, on découvre des trucs super utiles pour pas se perdre dans une course d'orientation nocturne autour du lac des Settons : pas besoin de GPS ni même de boussole pour se transformer en super castors juniors explorateurs grâce aux super tracés parallèles symétriques en miroir ! ( petit cours d'astronomie et d'optique gratis au passage)
Quant à l'auteure, tout le monde hélas peut pas être Giono même s'ils sont bien mignons, ses chevreuils, ses chats sauvages et goupils et autres gamins à Mathurin , euh pardon, à Ephraïm et à Reinette la replète : on se croirait presque au coeur de la forêt de Blanche-Neige ou d' Hansel et Gretel ... 😋
bien parti aussi pour passer à la trappe, mon pt'it commentaire !
... eh oui, quand les chiens ont un bon gros nonos à ronger, pas facile de le leur faire lâcher ...
TER
Et de quatre ! 👋
Adalbert
Carousse a écrit :
"je pense qu'il aurait été correct (mais moins vendeur) que le média ajoute dans son titre, APRES L'EXAMEN, SUR TWITTER, les lycéens insultent l'auteure du texte qu'il fallait commenter
j'ai vraiment cru qu'ils l'insultaient dans leurs copies !
ce n'est pas si grave que ça, ils se défoulent après avoir peiné sur un texte auquel ils n'ont rien compris
---------------------------------------------------------------------------------------------------------
Passé à la trappe, votre commentaire ...
Rien d'étonnant, y a pas que "les" lycéens ( noter l'usage de l'article défini dans l'intitulé ) qu'ont besoin de se défouler, les vieux quintos aigris aussi ! et que j'te leur flanque un zéro (sur twitter ? ) et que j'te ... et patati et patata ... olé ! V'là not' quintonicien forum qui se déchaîne à nouveau ! 😊
Ceci dit, moi je les trouve plutôt sympas ces petits Néandertaliens morvandiaux qui se nourrissent de chasse, de pêche et de cueillette. Plus écolos médiévaux, y a pas !
Bon, j'aurais pas grand chose à dire sur cette aussi banale que lourdingue, laborieuse, pompeuse et clichéesque description mais bon ... vu ce que doivent être payés les profs qui pondent les sujets, faut pas trop leur en demander et au moins, dans un texte pareil, les "figures de style" et autres grosses ficelles, elles sont pas trop difficiles à débusquer ! En plus, on découvre des trucs super utiles pour pas se perdre dans une course d'orientation nocturne autour du lac des Settons : pas besoin de GPS ni même de boussole pour se transformer en super castors juniors explorateurs grâce aux super tracés parallèles symétriques en miroir ! ( petit cours d'astronomie et d'optique gratis au passage)
Quant à l'auteure, tout le monde hélas peut pas être Giono même s'ils sont bien mignons, ses chevreuils, ses chats sauvages et goupils et autres gamins à Mathurin , euh pardon, à Ephraïm et à Reinette la replète : on se croirait presque au coeur de la forêt de Blanche-Neige ou d' Hansel et Gretel ... 😋
bien parti aussi pour passer à la trappe, mon pt'it commentaire !
... eh oui, quand les chiens ont un bon gros nonos à ronger, pas facile de le leur faire lâcher ...
TER
