Bac de français 2022 : les lycéens insultent l'auteure du texte qu'il fallait commenter,
Vive-la-vie - 23 juin 2022 06:26

daniellem
helene9434 a écrit :
n'ayant pas lu le livre, pour comprendre, il faudrait savoir exactement ce qu'ils reprochaient à ce texte (le résumé, et surtout les comm. reproduits sont trop vagues)
Lire le texte à commenter et chercher si il y a de quoi polémiquer .....
"https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2022/commentaire-sylvie-germain"
carousse
je pense qu'il aurait été correct (mais moins vendeur) que le média ajoute dans son titre, APRES L'EXAMEN, SUR TWITTER, les lycéens insultent l'auteure du texte qu'il fallait commenter
j'ai vraiment cru qu'ils l'insultaient dans leurs copies !
ce n'est pas si grave que ça, ils se défoulent après avoir peiné sur un texte auquel ils n'ont rien compris
huarsy
Merci Helene9434, d'avoir reproduit ce texte que j'avais cherché.
Hier soir j'avais lu les commentaires haineux vis à vis de l'auteure Sylvie Germain.
Inadmissible de s'en prendre à une personne par le biais du virtuel.
Toutes ces années sur les bancs de l'école pour en arriver à être ignares.
Comme le fait de ne pas connaitre le mot "Ludique" !.
Je ne leur trouve aucune excuse.
Leur ficherait un zéro.
Nymphea73
helene9434 a écrit :
je viens de le trouver (un peu,beaucoup cherché...)
je le mets ici
Voici l'extrait proposé aux élèves :
"Ils étaient hommes des forêts. Et les forêts les avaient faits à leur image. À leur puissance, leur solitude, leur dureté. Dureté puisée dans celle de leur sol commun, ce socle de granit d’un rose tendre vieux de millions de siècles, bruissant de sources, troué d’étangs, partout saillant d’entre les herbes, les fougères et les ronces. Un même chant les habitait, hommes et arbres. Un chant depuis toujours confronté au silence, à la roche. Un chant sans mélodie. Un chant brutal, heurté comme les saisons, - des étés écrasants de chaleur, de longs hivers pétrifiés sous la neige. Un chant fait de cris, de clameurs, de résonances et de stridences. Un chant qui scandait autant leurs joies que leurs colères.
Car tout en eux prenait des accents de colère, même l’amour. Ils avaient été élevés davantage parmi les arbres que parmi les hommes, ils s’étaient nourris depuis l’enfance des fruits, des végétaux et des baies sauvages qui poussent dans les sous-bois et de la chair des bêtes qui gîtent dans les forêts ; ils connaissaient tous les chemins que dessinent au ciel les étoiles et tous les sentiers qui sinuent entre les arbres, les ronciers et les taillis et dans l’ombre desquels se glissent les renards, les chats sauvages et les chevreuils, et les venelles que frayent les sangliers. Des venelles tracées à ras de terre entre les herbes et les épines en parallèle à la Voie lactée, comme en miroir. Comme en écho aussi à la route qui conduisait les pèlerins de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils connaissaient tous les passages séculaires creusés par les bêtes, les hommes et les étoiles.
La maison où ils étaient nés s’était montrée très vite bien trop étroite pour pouvoir les abriter tous, et trop pauvre surtout pour pouvoir les nourrir. Ils étaient les fils d’Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse."
===============
mon commentaire :
il faudrait peut-être que les profs qui ont sélectionné ce texte s'interrogent sur leur capacité à le faire comprendre à leurs élèves !
Toutefois, ces profs ne sont plus en contact depuis un moment avec une classe de lycéens de base, alors il devient urgent de réformer pas mal de choses à l'E.N. !!!
Ce texte, situé dans une époque indéterminée, évoque le rapport à la nature de deux enfants d'une famille pauvre du Morvan. Il s'agit d'une description d'un environnement sauvage, de la forêt qui les a façonnés par la solitude, du chant de la nature brute et de leur errance sans contacts humains. C'est du moins ce que j'en ai compris mais ce n'est pas si facile et beaucoup d'adultes ne seraient pas à même de le commenter .......
helene9434
Carmenlustucru a écrit :
Voilà :
https://www.etudes-litteraires.com/bac-francais/2022/commentaire-sylvie-germain
je viens de le trouver (un peu,beaucoup cherché...)
je le mets ici
Voici l'extrait proposé aux élèves :
"Ils étaient hommes des forêts. Et les forêts les avaient faits à leur image. À leur puissance, leur solitude, leur dureté. Dureté puisée dans celle de leur sol commun, ce socle de granit d’un rose tendre vieux de millions de siècles, bruissant de sources, troué d’étangs, partout saillant d’entre les herbes, les fougères et les ronces. Un même chant les habitait, hommes et arbres. Un chant depuis toujours confronté au silence, à la roche. Un chant sans mélodie. Un chant brutal, heurté comme les saisons, - des étés écrasants de chaleur, de longs hivers pétrifiés sous la neige. Un chant fait de cris, de clameurs, de résonances et de stridences. Un chant qui scandait autant leurs joies que leurs colères.
Car tout en eux prenait des accents de colère, même l’amour. Ils avaient été élevés davantage parmi les arbres que parmi les hommes, ils s’étaient nourris depuis l’enfance des fruits, des végétaux et des baies sauvages qui poussent dans les sous-bois et de la chair des bêtes qui gîtent dans les forêts ; ils connaissaient tous les chemins que dessinent au ciel les étoiles et tous les sentiers qui sinuent entre les arbres, les ronciers et les taillis et dans l’ombre desquels se glissent les renards, les chats sauvages et les chevreuils, et les venelles que frayent les sangliers. Des venelles tracées à ras de terre entre les herbes et les épines en parallèle à la Voie lactée, comme en miroir. Comme en écho aussi à la route qui conduisait les pèlerins de Vézelay vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils connaissaient tous les passages séculaires creusés par les bêtes, les hommes et les étoiles.
La maison où ils étaient nés s’était montrée très vite bien trop étroite pour pouvoir les abriter tous, et trop pauvre surtout pour pouvoir les nourrir. Ils étaient les fils d’Ephraïm Mauperthuis et de Reinette-la-Grasse."
===============
mon commentaire :
il faudrait peut-être que les profs qui ont sélectionné ce texte s'interrogent sur leur capacité à le faire comprendre à leurs élèves !
Toutefois, ces profs ne sont plus en contact depuis un moment avec une classe de lycéens de base, alors il devient urgent de réformer pas mal de choses à l'E.N. !!!
pourquoi
Dany a écrit :
Petits niveaux, "brut de pomme".
En revanche, si le sujet avait traité d'un jeu vidéo avec bourre pif et dynamite à tous les étages, alors gros plaisir dans la salle !
Visiblement ils ont baissé les bras devant la difficulté et se sont défoulés après.
En fait, maintenant, ce sont les jeunes qui dictent leurs lois, depuis qu'on le leur a permis en 1968 !
Quand on sait combien coute aujourd'hui une méhari, c'est en 1968 qu'ils ont commencé à ruiner la France.
helene9434
sylguima a écrit :
Commentaires hyper vulgaire! Ils n'ont surtout rien compris au texte.! Ces gosses devraient être pris en charge, qu'on leur explique la remise en question et non accuser et surtout se sentir victimes.
ce que je voulais savoir, c'est le contenu du texte de Sylvie Germain qui a suscité ces commentaires.
sylguima
helene9434 a écrit :
n'ayant pas lu le livre, pour comprendre, il faudrait savoir exactement ce qu'ils reprochaient à ce texte (le résumé, et surtout les comm. reproduits sont trop vagues)
Commentaires hyper vulgaire! Ils n'ont surtout rien compris au texte.! Ces gosses devraient être pris en charge, qu'on leur explique la remise en question et non accuser et surtout se sentir victimes.
Nymphea73
Il s'agit d'insultes publiées sur les réseaux sociaux par certains lycéens. L'auteure Sylvie Germain dénonce l'immaturité de ces élèves de 1ère qui ont eu pour sujet du Bac français un passage du chapitre "Les frères" extrait de son livre "Jours de colère". Je viens de lire le texte à commenter et il n'est pas si facile ce qui n'excuse en rien le flot d'insultes publiées.
Dany
Petits niveaux, "brut de pomme".
En revanche, si le sujet avait traité d'un jeu vidéo avec bourre pif et dynamite à tous les étages, alors gros plaisir dans la salle !
Visiblement ils ont baissé les bras devant la difficulté et se sont défoulés après.
En fait, maintenant, ce sont les jeunes qui dictent leurs lois, depuis qu'on le leur a permis en 1968 !
