
sik
-Ah ! ( façon Philippe Noiret dans " La vie et rien d'autre" ou " L'étoile du nord" ).Ah! Ah oui. Quelle pitié.
Ce grand Colonel de Sa Majesté qui a tant servi l'arène, avec tant d'abnégation, fidèle servant et défenseur de l'Empire, fierté de la Couronne?
Ah, il y'a tant d'injustice et d'ingratitude en ce monde d'opportunistes!
En vérité, je vous le dis, des monstres, des crapules.
L'enfermer dans un loft poussiéreux et minable dans cette banlieue où ne poussent que les corons et la mauvaise fièvre? Lui, l'homme qui a écrasé dans l’œuf toute idée et même tout soupçon d'idée de sédition, de renversement? Lui, l'éradicateur des subversifs et des guenillards en mal de gloire?
Que n'a t-on commis là? Une abomination Monsieur, oui c'en est bel et bien une.
-Hum..Hum
sik
L'heure du thé
Un peu comme les taureaux de Cadix, Le Colonel s'ennuie le dimanche.
L'âne en peine, les mains croisées dans le dos, il erre dans les dédales de son esprit torturé et fiévreux et ne peut empêcher ses gambettes d'échassier de le promener du lit au fauteuil, du fauteuil à la fenêtre, de la fenêtre à "la pendule d'argent" au "tic-tac si doux , si doux".
Ah, ce foutu tic-tac qui lui met le feu aux poutres, tant il lui remonte le balancement rythmé et gracieux des fesses affolantes de sa maharani , au temps glorieux des colonies.
Il la revoit ,quand venait le moment de reprendre le chemin de Mombaï et son époux légitime, emmener ses avantages le long du corridor jusqu'au poste de garde où veille la sentinelle du fort. Puis disparaître derrière le portail refermé, jusqu'à la prochaine visite....de courtoisie.
Ce fort décrépi n'avait de fort que ces quatre lettres qui se demandaient d'ailleurs ce qu'elles faisaient là, dans ce lieu de perdition, planté au milieu des crotales et du vent hurleur, et dont les murs se souvenaient et se souviennent encore aujourd'hui à coup sûr des hordes de Gengis Khan, des clameurs et de la fureur des guerriers dont ils abritent toujours les esprits.
"Faut dire, faut dire qu'on ne nous apprend pas à se méfier de tout, mais parlons d'autre chose".
sik
-Chut, le bigorneau!
-Si je chute, tu me ramasses?
-Non, tu chutes, et TU te ramasses.
-Alors non. Je laisse tomber.
Mais, entre les seins de ma Madelon..choir. Ah, choir....
-Oui c'est avec ça que je te finirais, si l'opportunité un jour devait m'échoir.
-Sale type va. Monstre cruel et cynique. Je parle d'amour, et lui de hamburger saignant. Put...si seulement je pouvais perdre mon self-control, j'en aurais à revendre, de la barbaque hachée. Je fulmine.
-Veux-tu que je te dise? Gémir n'est pas de mise.
Les naïfs et les doux rêveurs, les invertébrés de ton espèce et les diplômés des bas-fonds de la rhétorique n'ont que ce lieu commun éculé à aboyer face à la lucidité des faiseurs.
Ce monde n'a pas de place pour toi; il ne supporte pas les gastéropodes crétins et pommadés.
-TON monde, tu veux dire. ta bulle de chtarbé.
Un monde de pti'pères mégalos, imbus d'eux-mêmes, autoritaristes , méprisants et zobscurs.
Des colosses aux pieds d'argile qui ont dépensé une énergie incalculable à se fabriquer une réputation à coups de slogans creux et de démagogie matinée de goulags, une image terrible( n'est pas Ivan qui veut) qui cache un profond désarroi et une honte insurmontable.
Tu n'es en réalité qu'un Tartuffe minable et miné par les complexes, une poupée ridicule qui joue au taureau hargneux, veut faire illusion et s'illusionne lui-même, finit par se convaincre sans vaincre le con irrémédiable qu'il est.
-Surveille ton langage mon pti canard. A cette heure-ci, dans une certaine Ritalie et aussi quelque part dans Landàloups, le riz est amer. Sylvana a le mal de l'amour.
-
sik
-Il a suffit que je l'épithète pour qu'aussitôt il pousse son museau glauque sur le gaillard avant.
-T'inquiète Le Pratt.
Comme par hasard une vague scélérate très synchrone a traversé le bastingage au moment-même où il ouvrait son cloaque et l'a emmené sur les cailloux de Molène.
-Me v'la peinard sur mon hamac.
Mais ça t'autorise pas à fout tes serres de charognard dans mon cornet de frites et de m'chourer ma mousse.
-
sik
[Citation de Kaki28]Une sieste qui ne prenait pas et au mieux de cette insomnie légère , je me surpris à constater que je n'avais rien dire. Puis je décidai d'écrire que je n'avais rien à dire, espérant secrètement qu'il y aurait bien quelque autre insomniaque pour m'accompagner dans cet état. Disons une petite dizaine... C'était il y a déjà trois ans. Trois ans plus tard, 1248 quinto plus tard, j'ai la confirmation de ma question première : c'est fou le nombre de gens qui n'ont rien à dire, plus exactement qui croient n'avoir rien à dire, et qui racontent des tas de choses intéressantes, plaisantes, en un mot tout simplement bonnes à dire. Merci pour avoir cru comme moi que ce n'est pas parce que l'on a rien à dire qu'il faut... ;-)
Bravo pour ces délires en commun ![Fin de citation]************************************************
Des siestes légèrement insomniaques, du genre de celles que tu fais tous les trois ans, faudra en refaire plus souvent, maintenant qu'on sait ce qu'elles engendrent.
Excellente thérapie contre la "maussadure" de l'esprit "racrapoté" et du temps qui avance vers l'ocre et devient "mouillure".
Tu me fais penser,Kaki28, aux aborigènes qui rêvent au lézard bleu du ciel austral, au son des didgeridoos.
kaki28
Une sieste qui ne prenait pas et au mieux de cette insomnie légère , je me surpris à constater que je n'avais rien dire. Puis je décidai d'écrire que je n'avais rien à dire, espérant secrètement qu'il y aurait bien quelque autre insomniaque pour m'accompagner dans cet état. Disons une petite dizaine... C'était il y a déjà trois ans. Trois ans plus tard, 1248 quinto plus tard, j'ai la confirmation de ma question première : c'est fou le nombre de gens qui n'ont rien à dire, plus exactement qui croient n'avoir rien à dire, et qui racontent des tas de choses intéressantes, plaisantes, en un mot tout simplement bonnes à dire. Merci pour avoir cru comme moi que ce n'est pas parce que l'on a rien à dire qu'il faut... ;-)
Bravo pour ces délires en commun !
helene9434
[Citation de Sik]-Dis voir le glauque, y'a trois plombes que je je cherche mon ham Mi-rebelle. T'aurais pas vu sa touffe de poils te passer sous les naseaux, des fois?
-Haaaa.. A Tanger, dire Ham s' terre quequ'part, ça s'monnaye mon prince.
Alors t'aboules?[Fin de citation]======
si on lui tombe sur le râble entier, c'est pas mi-rebelle sans cause...
kankou
[Citation de Sik]-Dis voir le glauque, y'a trois plombes que je je cherche mon ham Mi-rebelle. T'aurais pas vu sa touffe de poils te passer sous les naseaux, des fois?
-Haaaa.. A Tanger, dire Ham s' terre quequ'part, ça s'monnaye mon prince.
Alors t'aboules?[Fin de citation]~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
🐞 Ha! tu peux le dire pour "t'aboules" c'est l’hôpital qui se fiche de l'infirmerie ...hein mon p'tit Sik ...tu vois ce que je veux dire ..sinon je te le dirais entre quatre (z) yeux de "visu" bientôt j'espère :mdr:
Sinon ..je n'ai plus rien à dire pour aujourd'hui :cligne:
kankou
🐞 Coucou mon Sik ... Rien à te dire pour l'instant ...question de géographie :cligne:
Je n'ai plus rien à dire Mais comment te le dire? On va me contredire. Je devrai me dédire. On devrait interdire De dire et de redire Qu'on a plus rien à dire. Il vaudrait mieux médire,et se le Raconter... de "visu" qui j'espère sera bientôt :cligne: :bisous: aériens