
sik
- Ce fut un soir en Septembre,
Vous étiez venue m'attendre,
Ici même; vous en souv...
-Shut up l'affreux!
Tu peux peut-être lui foutre la paix, à la longue dame brune, hein?
Tu t'entends parfois? Tes couinements de tamarin pinché me soulèvent les corones et me les remontent dans l'pavillon.
Je suis terriblement offusqué par tant d'indécence.
Heureusement qu'on est loin de Nantes , où la pluie doit faire des claquettes , sur le trottoir.
-Non, c'est Toulouse ça .
- Ta bouche, j'ai dit. La carte de France, je m'en arrange au gré de mes sentiments.
Mais je te préviens, j'irai pas à Paris. Ici, c'est Nougayork, façon Jambon d'York.
A moins que ce soit pour y voir..... ta sœur et son petit jardin, au fond d'une cour , à la Chaussée d'Antin.
-Trop tard Mr la friture. Un salaud de promoteur est passé par là.
Le sapin du rouge-gorge, les pétunias, dahlias, bougainvilliers, le lys, la ruche et les jonquilles, ben..il a pas beaucoup aimé.
A la place, il a bétonné à donf et y a érigé un énorme temple à la gloire de Madame La Consommation.., comme une insulte à la face des femmes et des hommes de la bonne vie.
Ma frangine ,en panne de bonheur, avait mis le deuil. Pas trop longtemps il est vrai. Et finalement, finalement... s'était résolue à prendre amant. Fallait bien que le corps exulte.
Elle avait pas la vertu des femmes de marin.
Aujourd'hui, quand vient le soir et que le ciel flamboie la chambre sans berceau.. avec son NAC ils lapent leur bol de soupe, et ça fait des grands slurp..et ça fait des grands slurp...en rêvant de quelques chevaux blancs qui fredonnent Gauguin.
-Aaaaah
-Et vlan, dans les chicots.
Ça t'apprendras à faire le con descendant et à me couper l'sifflet.
Et maintenant? Eh bien un peu de Mr 100.000 volts et cravate à petit-pois pour te décrasser tes noreilles de pachyderme de la Place Rouge.
kankou
[Citation de Huarsy]Bonjour :lol: -
Faut décrypter et après plusieurs lectures (suis pas plus bête qu'un autre :na:) -
Les pétasses je connais et bientôt la fiesta avec ELLES :lol: -
A un de ces jours Sik - bizzz de ch'Nord -[Fin de citation]~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
🐞 Ce mot "pétasse" est affectueux entre nous :cligne: ...loin d'être la définition donné sur le net ... qui n'était pas sur les dictionnaires à l'époque où je le disais à mes p'tites filles ...dans ma contrée la Sarthe une "pétasse": c'est une petite minette, une chipie qui se la joue un peu mais c'est un terme affectif et mignon! :na:
Donc ce mot risque encore d'être diffusé bientôt dans le Ch'nord :cligne: Huarsy ..
P'tit Coucou @ Sik en passant :cligne:
sik
- Tiens, tu peux me lire cette plaque Capitaine de mes deux? J'ai laissé mes binocles sur les remparts de Varsovie.
L'autre avec son popotin et ses phéromones m'a tellement explosé la cafetière que je ne sais plus où j'habite. Allez, lis-moi ça, fissa.
-C'est juste un masseur.
C'est pas ce qu'il te faut. Mais par contre, j'en connais un, très compétent, pas très loin d'ici, au Katanga, qui manie très bien l'épée.
-Allons bon ! Mais qu'est-ce que tu veux que j'en foute moi, de ses flatulences, à ce margoulin de la brousse?
-Ça ferait un bien fou à ton échine en forme de calebasse qui aurait moins de poids inutile à supporter. Tu serais raccourci....euh, voyons....d'une tête à peu de chose près.
Il est de notoriété publique que l'épée tasse.
-Hein? des pétasses maintenant. Et puis quoi encore!
sik
Traînait dans son sillage le squelette du requin-bouledogue vachement bien nettoyé par un banc de bélugas farceurs,.. Ernest mit le cap sur sa cahute, là-bas vers la plage, et surtout vers le troquet d'Arrabal, le "Bric à Brac" .
Là, il espérait se reposer et , qui sait, se faire offrir un godet de rhum trafiqué par Portuenda, histoire de se remettre d'aplomb après l'épuisement d'une longue journée passée sur le dos de l'océan, à s'échiner sur les lignes acérées, tant qu'elles vous couperaient le Potemkine comme vous auriez coupé vos cartes.
L'ex-maquerelle, était le fruit d'un croisement pur-jus entre plusieurs pirates de Malacca et quelques pensionnaires des claques alentour.
Elle avait, dans sa jeunesse et dans toute sa splendeur, écumé les maisons closes d'Oran à Guadalcanal en passant par les vitrines de Hambourg, de Copenhague et de Kuala-Lumpur.
Elle soupirait toujours, des heures durant, en guettant le retour du vieux crabe.
Elle s'élançait de même,toujours, à sa rencontre, pieds nus sur le sable chaud, et l'aidait à pousser sa frêle embarcation sur le sec.
Elle passait ensuite ses mains sur son visage, comme un rituel, ou peut-être pour s'assurer que les belles fissures étaient toujours là, à leur place.
Moi je l'ai vue, la face d'Ernest. Ce fut un choc.
Imaginez un mix entre Death Valley, la Baja, Rubû Al Khali d'Arabie, les geysers d'Islande et quelques mines de soufre...le tout soulevé par les plaques tectoniques, et parcouru par un frémissement perpétuel.
Ses paupières brûlées par les flèches de Râ et le sel étaient presqu'entièrement closes.
Et pourtant, même en plein jour, on sentait cette lumière intérieure qui vous éblouissait à travers le peu qu'on voyait de ses pupilles jaunes safran, et qui le transfigurait, vous faisant amis instantanément et sans bruit.
Ernest se mit si brusquement au garde-à-vous sur le fond craquelé de sa barque puant la vochienne mal lavée et même carrément pas lavée du tout, qu'il manqua de lâcher son requin-bouledogue et de se retrouver à caresser le corail des Frères de la côte.
"Donald ! Aaah, ce Donald."
sik
Tout en manœuvrant le virage en épingle à cheveux, en pente abrupte et qui n'en finissait pas d'étaler une suite de colimaçons interminables, Donald s'acharnait depuis un moment sur le bouchon du soda d'Atlanta qui résistait vaillamment lui déniant le droit de le dévisser.
Le volant de son "Échappée Belle" vintage 1976 échappa à sa seule main gauche tremblante et dégoulinante par la sudation intense qui lui noyait la carcasse sous l'effet conjugué de la chaleur de la soif et de la colère.
Il partit alors en vrille affolée.
Le cerveau à moitié liquéfié de Donald crut revoir l'aiguille du profondimètre tandis que son U-Boot glissait irrémédiablement vers les abysses de la Fosse Marianne .
Mais il n'était pas dit que le Quartier-Maître Donald offrirait sa viande aux mégalodons , ce jour-là. Ni ce jour-là ni un autre jour, au demeurant.
Un vrai dur à cuire. "Toujours là, bon pied bon œil" qu'il se plaisait à seriner à tout bout de champ, et surtout à qui voulait l'entendre.
Sans lui demander son avis, Échappée Belle pila sec sur l'arête de Key West.
Donald bomba le torse, non pas pour faire le coq et se faire mousser sous les yeux de Greta, ni gris ni verts , taillés en amande, comme à Ostende et comme partout.
Mais tout simplement pour remonter ses reins avachis par la longue route qui menait vers vous, depuis son évasion rocambolesque ,avec Garbo, de la maison de retraite, véritable corridor pour les anges déchus, où grouillait la pouillerie et la lie.
Il poussa la portière en plissant les yeux , rata le marche-pied.
Son corps de marabout calviniste fit une espèce de vol plané ridicule et alla lui planter les mandibules et la bedaine dans la tourbe fraîche , à l'ombre du camping-car.
Donald retint sa respiration, le temps pour ses globes oculaires de scanner l'endroit. Hormis le clapotis des ondes sur les bras de la rade et les couinements de amies de Tchékov, il ne perçut ni gloussades, ni ricanements.
Il se détendit, se déchaussa, fit glisser son caleçon jusqu'aux chevilles, garda ses Ray-Ban de motard, se lissa les bacchantes, et jeta un vœu à Zampano qui , inconsolable, pleurait la perte de Gelsomina et noyait ses mollets dans l'écume des hommes perdus.
"Je veux un hamburger" se dit-il. "Oui, un énorme hamburger, un chausson aux pommes fondant, suivis d'un tourbillon joyeux. Ernest ne s'échappera pas"
sik
Adrienne:
-Bon alleeeeeeezz, dis-moi donc une douceur maintenant mon p'tit marcassin de Pyong-Yong, hein?
Je mérite au moins ça, si ce n'est dix fois plus, après t'avoir arraché aux crocs de la Phaco-chienne et à son loufiat torcheur à l'esprit dissolu. Oui? Tu veux bien?
Mon Grêmlin's :
-Euuuh. Moi j'veux bien. Mais tant que tu ne desserres pas tes muscles pelviens, cela me sera difficile, voire impossible . Je ne sais si tu vois l'tableau, hum.
Alors, si tu voulais bien te détendre, m'éjecter et me permettre de happer quelques goulues d'air iodé, ça f'rait du bien à mes poumons, et du même coup autant à la fourrure de ma barbe. Car j'ai comme la très désagréable impression que je suis un peu ,..comment dire...gluant.
sik
-Je t'avais pourtant prévenu mon Thrase.
Je t'ai toujours inoculé une royale méfiance rapport aux mauvais, aux chlinguants du bec, ces sombres piafs de malheur
Va pas là où chuis pas. En tout cas, pas tout seul.
T'aurais pu au moins te faire garder le corps par Adrienne, te la mettre autour, ou mieux, te cacher dedans. Tu risquais rien avec elle face aux derches infestés par la peste brune.
Allez , quitte ce trottoir, y'a l'gigolo de l'étable qui s'pointe. On a l'air de piétiner le carré de ses vaches aphteuses.
AAAH merde alors ! C'que tu fouettes mon salaud.
-Mort aux vaches, mort aux vaches. Moi je dis Mort aux vaches.
sik
[Citation de Helene9434]au fait Sik, l'Korto, y t'as payé ce matin ?? :hihi:[Fin de citation]*****************************************
Des nèfles, ouai:mdr:
Mais t'inquiète pour la barrique; elle va déborder incessamment sous peu.
S'il le faut, j'te l'tordrai comme j' fais avec les phacochères t'sais. Jusqu'à ce que l'accordéon expire.
Quoi? Mais qu'est ce que tu fous là l'Jacquot?
Allez allez, rengaine tes violonades et ramène ta carcasse au port.
Ouai ouai, c'est ça. Chez la Préfète de Knock-le-Zout, pourquoi pas.