
langueagile
Ben...J'viens de tomber dessus, et j'vais vous dire : ça m'a pas fait mal !
Et comme Kaki, je n'ai rien à dire, j'vais me taire dés que j'aurai fini de faire du silence, ce bruit du silence, intense et palpable qui me paralyse même le bout des doigts. Y a pas de mort, mais c'est quand même ma minute de silence, comme la réponse à une question faite à un sourd-muet.
J'aime ce silence comme celui de mon poisson rouge quand tu demandes une augmentation à ton patron. Le cri silencieux de la carotte que tu déterre. Le silence, quoi !
Mais chut, silence pour vous souhaiter une bonne nuit...
sik
:bisous:et Bonsoir @ma Kankou que je connais "de visu", et que même que t'as une belle petite cotcinelle sur l'épaule, et que même qu'elle joue du trombone autochtone tous les jours , et que même certaines nuits aussi...comme Lili.
Et que même que tout-à-l'heure, dans la rue Barbe, la fraise a coulis sur ma chemise, et que je me suis abandonné avec d'autres, et que même qu'on a trinché à ta santé, même si mon mojito a été drôlement "arrangé", en lousdé, dans un coin de la cambuse...par les autres...avec qui je m'étais abandonné.
C'est joli quand le cristal s'entrechoque et tintinnabule.:bisous:
sik
Salut@ma Mimi
Tu m'fais:lol:
Oh non. Point de comparaison, et encore moins de confusion.
J'ai trop conscience de leur importance dans la chaîne qui connecte tout le vivant.
Bien-sûr j'ai mes préférences comme tout-un-chacun, mais là c'est fondé sur l'inévitable anthropomorphisme et sur une histoire de goût particulier.
Dans notre histoire, c'est la phacochèrette Deshautsderat , la topine de mon Grêmlin's qui a une toile dans la caverne et l'araignée au plafond.
Si couche il y'a, ce n'est pas une pamper's, mais elle en tient une sacrée.
Depuis le néolithique, ça doit faire des strates et des faux cils.:mdr:
Je garde tes bisous aériens et je te renvoie un vol de colibris, pour ton printemps.:bisous:
sik
LE DESSERT
-Ah , te vla bien.
Tu joues au porc-épic maintenant? Déjà que t'étais pas mal vilain avant ce déguisement ridicule.
C'est la totale,mais en mieux . Zidi doit fulminer de rage, de là où il est.
Oh oh oh. Où tu vas comme ça? Reste au large, t'approche surtout pas de moi.
-Tais-toi.
C'est ce putain de DESSERT de Sonora qui m'a joué un sale tour avec la complicité du crépuscule et le vent du soir, entre coyote et crotale.
Eh bien , j'ai cru entendre Antonia appeler mon nom.
Et hop, sans me faire prier davantage je bondis de ma couche, et là, je crois voir ses bras graciles me faire signe de me précipiter vers son giron. Ce cher et tendre giron doux et accueillant, pour m'y blottir et oublier ta face d'esclavagiste.
Et Paf. J'me prends l'cactus en pleine poire....et je peux t'assurer qu'il m'a bien embrassé.
De ses bisous j'en ai plein l'calcif, alors les bronates.... t'as qu'à voir.
-Oh non, sûrement pas. Fous l'camp.
Je te rappelle que le DÉSERT de Sonora, c'est pas exactement ce que j'appellerais un DESSERT mon p'tit loup.Tu confonds.
Tiens, à propos de douceurs, j'ai le goût des loukoums du Bosphore qui me remontent la luette, mais passons.
Quoi qu'il en fut, toi avec ta sale manie de te frotter à tout ce qui bouge, tu ne l'as pas volé ton manteau d'épines.
-Sale type.Salaud.
sik
BOUDIOU QU'ELLE EST BÊTE
- J'ai une coccinelle au plafond, viens vite chéri-chéri.
- Euh, t'es sûre de la bestiole? Ce qui est incontestable, c'est que t'en as une là où tu dis. Sauf que pour moi, il s'agit d'une arachnide.
En attendant ta délivrance, le mieux dans ton cas est de demeurer zen, Deshautsderat.
- Je t'en foutrai des demeurées zen, espèce de monstre sans cœur.
-Ah; là tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Tu me l'as tellement enseveli sous tes tonnes de kleenex mouillés qu'il lui est difficile de prendre feu à ton approche.
Ou tu t'y prends autrement, ou il te faudra attendre la fin de la glaciation.
sik
Salut @ma Magnani,
ll m'en a fait faire des choses, ma chtite crapule de Razeputin.
Ce rejeton est ,selon toute vraisemblance, le fruit pourri d'un croisement inouï entre un amibe Golem lâché sur Terre par la queue de Haley d'une part, et une Godzillette hargneuse longtemps tapie au cœur de la planète, d'autre part.
Il a le chic de me mettre constamment en rogne, de me faire me bouger.
la rate et bouillir mon mercure.
Il n'a pas son pareil pour foutre le boxon partout où il passe. Le malheur, c'est qu'il est passé partout.
Mille fois je m'étais promis de le haïr au point de lui infliger la punition ô combien méritée. Mille fois, au moment de concrétiser, j'ai jeté aux orties ma haine et le martinet, et me voilà parti à lui chanter Luis Mariano.
Le romantisme est un handicap qui me perdra.
sik
@ma Cotcinelle, ma Mimi, ma Kankou
@ma Croquinette, ma Crocus
@mes topines
La dernière, toute fraîche.
Ce tantôt, à bord de l'omnibus qui ramenait nos 3 carcasses à Boucarechti où nous avions rendez-vous avec l'imprésario du couple Razeputin-Adrienne pour un remake de " The last tango in Paris", nous nous étions tout naturellement mis à deviser de choses et d'autres.
Pour notre bien-être, nous sirotions avec plaisir un délicieux thé birman. Cette fameuse plante qu'une femme-girafe, que j'avais autrefois croisée au large de Malacca, m'avait expédié par l'Orient-Express, les steamers, les felouques et les pirogues jusqu'à Timbuktu, et dont je gardais jalousement le voluptueux parfum bien enfermé dans une gourde.
Oh là là. Voilà que des "choses" me remontent par les flancs et me font des flaflas dans l'gosier rien qu'à l'évocation de cette contrée.
C'est peut-être parce que je l'avais baptisée Madeleine, ma girafe indolente..Ouïe Ouïe Ouïe.
Mais passons. Je continue.
Sur un fond sonore de Tatac-tatum..Tatac-tatum...Tatac-tatum de l'omnibus soporifique, la Madame Adrienne de Varsovie n'en finissait pas de minauder sur les frêles épaules du Thrace dont les poils luisaient de plus en plus fort sous le flot incessant des "chatteries" qu'elle lui serinait en prenant des airs qui se voulaient à la "Betty Boop".
C'est alors que dans un hoquet digne du Stromboli elle lui jetat:
-Dis-moi, vil séducteur du Mikado, tu m'aimes , tu m'aimes ? et depuis toujours? Tu n'aimes que moi hein? De toute façon, tu as intérêt.
Je sais que j'ai les phéromones les plus affolantes, et tu as le blaire qu'il faut pour.
En plus avec le popotin que je me trimbale et qui te rend chèvre, tu seras toujours là où je veux que tu sois. N'est-ce pas mon petit affreux?
Bon alors, tu me dis que tu m'aimes depuis toujours?
Mon Grêmlin's me fit un clic droit de l’œil droit et, vu qu'elle était à sa gauche.., se tourna lentement vers les deux obus 240G, s'engouffra entre eux et lui fit une léchette sur la bouche.
Puis, après s'être raclé le larynx, dit ceci :
-Au début , je ne t'ai pas beaucoup aimée. Aujourd'hui je t'aime comme au premier jour.
Ah, le salaud.
Par bonheur, au même moment où il prononça sa première phrase, le machiniste donna un tel coup de frein à sa locomotive au charbon que le stridence infernale des roues oxydées boucha les oreilles d'Adrienne .
L'omnibus était à l'arrêt total en gare de Bucarechti, silencieux, quand le Thrace finit sa deuxième phrase.
Ouf. On a échappé à une boucherie.
sik
Trois heures plus tard, la souris de Razeputin n'en pouvait plus de traîner son énorme poste-arrière sur des kilomètres et des kilomètres de marbre de Carrare.
Ses mollets de sumotori, vu que d'ordinaire elle passait la majeure partie du temps à l'horizontale, supportaient sans mal la charge de ses 400 livres.
Non non pas ces livres auxquels on pourrait penser, c'est trop d'honneur. C'est une souris d'accord, une énorme souris même. Mais de là à en faire un rat de bibliothèque, faut peut-être voir à pas exagérer.
En l'occurrence, par livres il faut comprendre les english pounds, les translater en bonnes livres bien frenchies et enfin les convertir en 200 kilos de bonne chair d'une Limousine bien costaude, mais pas encore sevrée.
Revenons à nos mollets.
Oui, les pauvres étaient tellement tendus et gorgés d'acide lactique qu'ils étaient au bord de l'apoplexie, prêts à exploser les 3 m2 de varices qui les recouvraient.
Par bonheur, notre belle souris du Limousin n'avait pas oublié ses précieux bas de contention qui camouflaient la misère occasionnée par la gravité conjuguée avec un appétit féroce et le peu d’appétence pour l'exercice physique, hormis le catch et le sumo qu'elle pratiquait de temps à autre sur mon Greêmlin's, quand elle avait la main...dessus.
Placée au beau milieu du troupeau de retraités nippons fortunés, elle échappait totalement à la vue de notre turbulent lascar, rescapé d'un roman de Soljenitsyne. J'ai nommé, vous l'avez deviné j'espère, le Thrace des remparts de Varsovie.
Quant à moi, j'avais choisi un point de vue idéal, au mitan du delta du Danube, et m'étais armé de ma précieuse longue-vue afin de suivre les pérégrinations de ce couple improbable, hors-norme dans les dédales du Palais du Peuple, tout droit sorti de la mégalomanie et de l'absurde, aujourd'hui devenu une attraction lucrative. Bon.
Oui enfin, quand je dis MA longue-vue, ce n'est pas tout-à-fait l'exacte vérité. Je mets donc un poing donneur à la rétablir.
En fait, elle m'avait été donnée, cadeau inoubliable, par mon camarade Urga le mongol .
Mon Kamaz avait piqué du nez dans un étang, au fin-fond des steppes, à la tombée du jour, il y' de ça vingt ans, quand je faisais de la contre-bande de pope-corne et de touffes blondes.
J'étais en rade, harassé, frigorifié, affamé et en manque.
De surcroît, ce soir-là il m'avait offert le lait de ses yaks, sa yourte et, ô suprême délice, la couche chaude de sa Tuya, qui m'avait tant embrassé , qui m'avait tant embrasé . Ah, Urga, ce cher et si généreux camarade.
Oui, non, pas aujourd'hui. Je ne suis pas encore prêt à vous en narrer davantage.
La tramontane souffle toujours très fort sur mon incendie, toujours. Un jour peut-être, si jamais je deviens moins incandescent.
Mais j'en doute et ne voudrais pas vous donner de faux espoirs.
J'avais donc l’œil bien vissé sur la lentille de cristal autant que ma casquette sur mon vieux crâne de marabout et je suivais quelque peu intrigué ces curieux mouvements de roulis qui poussaient notre essaim de seniors nippons tantôt à tribord, tantôt à bâbord, sans m'en expliciter la cause.
Mais, mais.
Un cerveau reptilien peut parfois vous rendre de précieux services. En tous cas, le mien avait bien repté et je compris, enfin, que notre chère Adrienne de Mont-Tallan était sans conteste au cœur de ce mouvement de houle sans précédent notable.
Voilà, voilà. Je vous fais le film, hein?
Quand le jambon droit de Madame martelait le marbre de Carrare, la majestueuse et non moins impressionnante fesse s'y rattachant déboulait comme un Leclerc et heurtait violemment le flanc droit de la masse agglutinée à tribord. Et vlan.
Madame avançait ensuite son jambon gauche, tremblement de terre, fesse gauche jaillissante, tsunami à bâbord. Et re-vlan.
En fait la cargaison était tout simplement mal répartie et non arrimée.
Mais quel spectacle mes amis.
Autre étrangeté non moins truculente observée , toujours à propos de notre troupeau en mal d'exotisme. Attendez, attendez..
Je puis vous affirmer chers et respectables ex-condés de la défunte Sécuritat que c'était bien loin d'être une vue de l'esprit, et encore moins une hallucination due à des remontées opiacées à effet rétroactif, datant de mon glorieux et nébuleux passé à la lisière des triades.
Vous ne pouvez même pas mettre en cause ma boulimie de Tex Avery et la voracité avec laquelle j'engloutis les Woolfie's smarts des villes et les Woolfie's abrutis et mal dégrossis des campagnes incivilisées du Middlewest et du Sertao réunis. Non, non, enfin quoi. Sachons raison garder, mes chers...quoi déjà?
Et puis merde, vous me faites perdre le fil. Déjà qu'il n'est pas bien gros.
Ah, ayé j'y suis. C'est "gros" qui m'a remis sur la voie.
Vous voyez... de fil en aiguille.. etc. Non? Vous ne voyez pas? Le contraire m'aurait étonné, en même temps. Pour les cours de couture, je n'ai pas trop le temps . Voyez ça avec les petites mains du Palais Garnier.
Même ça, vous ne voyez pas, non plus? Non vraiment, si j'avais jusque là des doutes favorables sur l'étendue vos capacités cognitives, je dois admettre que votre cas est devenu désespéré, irrémédiablement.
Conséquemment, j'en suis à me demander si vous valez la peine que je me donne à vous énoncer la chronique avec force détails, subtilité, clarté, concision, distinction et autres concepts, qui, eux-mêmes, vous sont inaudibles. Misère!
Par considération pour les autres et, uniquement pour elles et eux, je veux bien reprendre , mais dites moi où. Merci.
Oui oui. C'est comme je vous le dis.
De cette masse compacte et chaloupeuse, je voyais des cous qui n'en finissaient pas de s'allonger vers le haut pour permettre à des yeux octogénaires de mieux distinguer les ors des hauts plafonds.
Mais voilà. A chaque centimètre d'allongement un collier, ajusté à l'encolure de chacune et de chacun, se mettait automatiquement en place , et ainsi de suite.
Certains, à la fin de la visite, en avaient 5 superposés autour du cou, d'autres en possédaient 8 ou 10, selon la souplesse des muscles, des tendons et autres attaches autour des cervicales et de la résistance de ces dernières à l'étirement.
Permettez maintenant que je ne fasse pas l'économie de ce conseil.
S'il vous prend l'envie de faire un jour ce genre de visite, et si vous voulez garder intact ce qui supporte votre tête au dessus de vos épaules : "Ne levez jamais la tête , une fois à l'intérieur du méga-monument."
sik
Egérie
- C' coup-ci je t'ai bien entendu ricaner dans ton coin, espèce de
phacochère. Dès que j'ai parlé de mes sources, t'as ri.
- Eh, j'ai ri.....parce que tu tentes de nous mettre à la rue, avec ton ru tari. .Aquifera -tu croire que tu n'es pas mouillé dans le détournement de la poche souterraine?