

paulau
Euthanasie.
.
Un témoignage. En 20 secondes elle dit tout.
https://rmc.bfmtv.com/replay-emissions/les-grandes-gueules/loi-sur-l-aide-a-mourir-adoptee-a-l-assemblee-c-est-scandaleux_VN-202505280426.html
nandocinqsix
Carmenlustucru a écrit :
Il faut que je le fasse mais ce n'est pas évident à rédiger c'est-à-dire de savoir tout ce que je ne veux pas...
C'est lorsqu'on a l'esprit clair qu'il faut rédiger ses Directives Anticipées, sachant qu'on garde la possibilité d'en modifier les termes . Je vous invite à correspondre directement .
Carmenlustucru
nandocinqsix a écrit :
Exact ! Et faut-il rappeler qu'un mourant ayant rédigé ses Directives Anticipées et désigné une Personne de Confiance, se trouve entièrement libéré d'un éventuel avis de sa famille pour sa survie, ou l'inverse .
Ces directives s'imposent aux médecins du comité d'éthique, sauf lorsque ceux-ci les estiment : "manifestement non conformes à la situation médicale !"
En cas de conflit, le juge aux affaires familiales tranche .
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si tout le monde prenait ses précautions puisque nul n'échappe à la mort, et trouvait une personne de confiance, compétente et honnête .
Il faut que je le fasse mais ce n'est pas évident à rédiger c'est-à-dire de savoir tout ce que je ne veux pas...
nandocinqsix
Nymphea73 a écrit :
En ce qui concerne l'application de la loi Leonetti-Claeys, la décision de ne pas poursuivre la vie assistée n'est pas prise par une seule personne. Il y a un Comité d'Ethique qui consulte le dossier du malade, prend en compte l'entourage familial et qui prend sa décision en fonction des paramètres observés (refus ou acceptation). Il ne faut pas croire que l'application de la loi est systématique et il n'y a pas de dérogation à un refus.
Exact ! Et faut-il rappeler qu'un mourant ayant rédigé ses Directives Anticipées et désigné une Personne de Confiance, se trouve entièrement libéré d'un éventuel avis de sa famille pour sa survie, ou l'inverse .
Ces directives s'imposent aux médecins du comité d'éthique, sauf lorsque ceux-ci les estiment : "manifestement non conformes à la situation médicale !"
En cas de conflit, le juge aux affaires familiales tranche .
Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, si tout le monde prenait ses précautions puisque nul n'échappe à la mort, et trouvait une personne de confiance, compétente et honnête .
Carmenlustucru
Adoldo a écrit :
C'est que la Vie est très puissante en vous. Elle vous dicte comment vous devez vous comporter vis-à-vis d'elle et en particulier vis-à-vis d'un enfant (ou même d'un enfant en devenir). Je pense que sauvegarder cette vie vous apparaît comme "sacré" sans que vous puissiez l'expliquer, Ce n'est pas par hasard si un bébé nous apparaît toujours comme fragile, attendrissant et digne d'être protégé. Protéger la promesse de perpétuation de la vie est un ORDRE impératif. La force de ce qui nous est intimé peut être émoussé chez certaines personnes, (c'est lié au vécu particulier de chacun). Ce n'est que mon interprétation personnelle.
C'est ce que j'ai trouve de plus proche avec chat GPT :
"Si je comprends bien, vous faites référence à l'idée que l'âme ou l'esprit d'une personne traverse plusieurs vies successives, et que cette continuité doit être respectée afin de ne pas perturber le cycle de la réincarnation.
Cette idée est souvent associée aux croyances du bouddhisme, de l'hindouisme et d'autres religions orientales. Dans ces religions, on croit que l'âme d'une personne, appelée le "jiva" ou le "atman", est éternelle et qu'elle passe d'une vie à l'autre. Les actions et les expériences de la vie actuelle déterminent la nature de la prochaine incarnation.
Dans cette perspective, interrompre le cycle de réincarnation peut être considéré comme une violation de l'ordre naturel des choses. Cependant, il convient de noter que ces croyances ne sont pas universelles et que de nombreuses religions et philosophies ont des points de vue différents sur la nature de l'âme et de la vie après la mort."
Adoldo
Carmenlustucru a écrit :
Certes mais dans un cas c'est sa propre vie et dans l'autre c'est la vie d'un être différent de soi, un être en devenir je ne sais pas comment expliquer ça mais j'ai le sentiment que sa vie ne m'appartient pas.
J'imagine que ça doit porter un nom cette conception de la vie et si quelqu'un sait je suis preneur...
C'est que la Vie est très puissante en vous. Elle vous dicte comment vous devez vous comporter vis-à-vis d'elle et en particulier vis-à-vis d'un enfant (ou même d'un enfant en devenir). Je pense que sauvegarder cette vie vous apparaît comme "sacré" sans que vous puissiez l'expliquer, Ce n'est pas par hasard si un bébé nous apparaît toujours comme fragile, attendrissant et digne d'être protégé. Protéger la promesse de perpétuation de la vie est un ORDRE impératif. La force de ce qui nous est intimé peut être émoussé chez certaines personnes, (c'est lié au vécu particulier de chacun). Ce n'est que mon interprétation personnelle.
Carmenlustucru
Adoldo a écrit :
C'est comparable. Car il s'agit du même processus de vie : interrompu à son début ou interrompu à sa fin.
Certes mais dans un cas c'est sa propre vie et dans l'autre c'est la vie d'un être différent de soi, un être en devenir je ne sais pas comment expliquer ça mais j'ai le sentiment que sa vie ne m'appartient pas.
J'imagine que ça doit porter un nom cette conception de la vie et si quelqu'un sait je suis preneur...
janine33
nandocinqsix a écrit :
En légiférant on ouvre la possibilité de déroger à la loi .
Or ces sujets sont du ressort de la conscience qui elle, n'a pas besoin de lois .
Bonjour Nando ,
Je pense que la vie nous est donnée , sans que nous ayons le choix de choisir de naître ou pas . Mais à la fin , alors que nous avons accumulé de l’expérience , il serait normal que nous puissions choisir de la conserver ou pas .
Je suis favorable à ce choix , y compris celui du suicide assisté .
La Suisse , les Pays Bas , la Belgique , l’Espagne , et bientôt le Portugal ont suivi ce chemin .
Nymphea73
nandocinqsix a écrit :
En légiférant on ouvre la possibilité de déroger à la loi .
Or ces sujets sont du ressort de la conscience qui elle, n'a pas besoin de lois .
En ce qui concerne l'application de la loi Leonetti-Claeys, la décision de ne pas poursuivre la vie assistée n'est pas prise par une seule personne. Il y a un Comité d'Ethique qui consulte le dossier du malade, prend en compte l'entourage familial et qui prend sa décision en fonction des paramètres observés (refus ou acceptation). Il ne faut pas croire que l'application de la loi est systématique et il n'y a pas de dérogation à un refus.
Sylvaine
Nymphea73 a écrit :
Il ne faut pas vous en vouloir car vous n'aviez peut-être pas la possibilité de rester à ses côtés. Les Unités de Soins Palliatifs proposent un lit pliant pour rester à côté du malade ce qui n'est pas le cas à l'hôpital. Elle est partie avec cette phrase d'amour que vous lui aviez dite avant de la quitter, soyez-en persuadée.
On était fusionnelles. Souvent, on pensait la même chose au même moment. J'étais la seule fille de la fratrie.
Lorsque l'hôpital m'a appelée à 03h30 dans la nuit pour me dire qu'elle était partie, (ils m'avaient demandé si je voulais être appelée même la nuit. Bah évidemment que oui, quoiqu'il se passe), j'ai eu ce sentiment de tomber dans le vide, de ne plus rien avoir à vivre sur cette terre.
Depuis, lorsque j'ai un petit truc qui me fait plaisir, je me dis en une fraction de seconde :Je vais raconter ça ce soir à Maman". Mais non, bien-sûr que non.
Quel vide ! Quel déchirement.
Je lui téléphonait tous les 2 jours lorsque je ne pouvais trouver quelques jours pour aller la voir. J'ai fait mon max, c'est vrai, tout mon entourage me le dit.
N'empêche que !
Alors, l'euthanasie, je dis un grand oui.
On aurait pu en discuter toutes les 2 quand elle pouvait encore et on s'en serait fait un moment solennel, un moment à nous deux.
(Puisque de toute façon, cela faisait un longtemps qu'elle s'y était préparée et qu'elle me montrait où elle avait rangé tous ses papiers ; quand je lui montrais que je n'aimais pas parler de ça, elle me répondait :"Tu sais, je ne suis pas éternelle").
Au lieu de ça, j'ai l'impression coupable de l'avoir abandonnée au moment où elle avait le plus besoin de moi.
Je sais que ce n'est pas raisonnable mais c'est là dans un coin de mon cœur, dans un coin de ma tête.
Nymphea73
Sylvaine a écrit :
Oui, j'ai fait pareil pour ma Maman. Je lui ai tenu la main pendant 9 jours. 9 longs jours à l'hôpital. Et malgré les dises de morphine, elle se rendaot compte qu'elle allait partir. Et à chaque fois que je lui faisais un bisou sur le front, de ses dernières forces, elle s'accrochant à mon chemisier. Et ses larmes coulaient. La dernière fous que je l'ai vu "en vie" , avant de partir, le soir, je lui ai redit "Je t'aime ma petite maman". Elle a réussi à me répondre dans un souffle :moi aussi je t'aime".
Et mon "à demain", moi-même je n'y croyais pas. J'aurais dû rester avec elle cette nuit-là, jusqu'à son dernier souffle.
Si vous saviez combien je m'en veux de ne pas l'avoir fait. On devrait avoir le droit de rester même la nuit dans ces cas-là. C'est si important, la fin de vie. Elle avait besoin de moi et je n'étais pas là, à l'instant où elle est partie. Depuis, je m'en veux.
Il ne faut pas vous en vouloir car vous n'aviez peut-être pas la possibilité de rester à ses côtés. Les Unités de Soins Palliatifs proposent un lit pliant pour rester à côté du malade ce qui n'est pas le cas à l'hôpital. Elle est partie avec cette phrase d'amour que vous lui aviez dite avant de la quitter, soyez-en persuadée.
Sylvaine
Nymphea73 a écrit :
Je n'appelle pas cet acte un homicide volontaire mais comme vous de l'humanité face à la souffrance humaine. Mon père est décédé en Unité de Soins Palliatifs, avec pompe à morphine et dose augmentée devant ses souffrances. Je l'ai accompagné jusqu'au bout et ai été soutenue par l'équipe soignante dans cette épreuve difficile.
Oui, j'ai fait pareil pour ma Maman. Je lui ai tenu la main pendant 9 jours. 9 longs jours à l'hôpital. Et malgré les dises de morphine, elle se rendaot compte qu'elle allait partir. Et à chaque fois que je lui faisais un bisou sur le front, de ses dernières forces, elle s'accrochant à mon chemisier. Et ses larmes coulaient. La dernière fous que je l'ai vu "en vie" , avant de partir, le soir, je lui ai redit "Je t'aime ma petite maman". Elle a réussi à me répondre dans un souffle :moi aussi je t'aime".
Et mon "à demain", moi-même je n'y croyais pas. J'aurais dû rester avec elle cette nuit-là, jusqu'à son dernier souffle.
Si vous saviez combien je m'en veux de ne pas l'avoir fait. On devrait avoir le droit de rester même la nuit dans ces cas-là. C'est si important, la fin de vie. Elle avait besoin de moi et je n'étais pas là, à l'instant où elle est partie. Depuis, je m'en veux.
