
calison
Nous venons d'apprendre le décès d'un quintonicien, Pi94.
Pi94 a été victime d'une crise cardiaque lundi soir en Normandie, crise cardiaque qui lui a été fatale.
Son corps a été ramené à son domicile à La Varenne Saint- Hilaire et les obsèques auront lieu prochainement.
Bien que ne l'ayant rencontré qu'une seule fois, je garde le souvenir d'une personne très sympathique, qui a organisé plusieurs activités chez quintonic et qui était très apprécié par tous les membres qui l'ont côtoyé..
Je présente à sa famille et ses amis mes très sincères condoléances.
Calison
calison
Adieu Bernadette.
Bernardette Lafont est décédée jeudi matin à l'âge de 74 ans au CHU de Nîmes.
La comédienne est décédée à 08H26, après avoir été placée mercredi soir en réanimation, a précisé le service de communication de l'hôpital. Lundi, elle avait dû être hospitalisée d'urgence après un malaise alors qu'elle se trouvait au centre hélio-marin du Grau-du-Roi (Gard). Prise en charge par les pompiers puis le Samu, la comédienne avait été transférée par hélicoptère dans l'hôpital nîmois.
Née le 26 octobre 1938 à Nîmes, dans le Gard, Bernadette Lafont se destinait à la danse, avant d’épouser le comédien Gérard Blain et de commencer à Paris une carrière improvisée de comédienne devant la caméra de jeunes auteurs issus des Cahiers du cinéma.
En 1957, le cinéaste débutant François Truffaut la choisit comme interprète de son moyen-métrage Les Mistons. Claude Chabrol lui fait camper une pulpeuse et irrésistible garce de village dans Le Beau Serge (1958).
Source Libé
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J'ai eu le plaisir de travailler à deux reprises avec elle.
Quelle femme ! Tellement belle et tellement simple.
calison
@Jeando93
Non, je pense qu'il ne faut pas ressentir de la gêne, ce n'est pas du Paris Match choc-sirupeux, ni du froid panégyrique wikipédien...
Il me faut bien transmettre à l'occasion de ces tristes départs des repères-souvenirs pour rafraîchir des mémoires quintonnisées et permettre de retracer brièvement en quelques lignes choisies rapidement, sans doute de façon maladroite, les parcours de toute une vie.
viviedepaname
http://www.linternaute.com/
L'actrice Bernadette Lafont est décédée
L'actrice Bernadette Lafont est décédée jeudi matin à l'âge de 74 ans au CHU de Nîmes, a-t-on appris auprès du service de communication de l'hôpital.
La comédienne est décédée à 08H26, après avoir été placée mercredi soir en réanimation, a précisé le service de communication à l'AFP.
Elle avait été hospitalisée au CHU lundi après avoir été victime d'un malaise, alors qu'elle se trouvait au centre hélio-marin du Grau-du-Roi (Gard). Elle avait été prise en charge en début d'après-midi par les pompiers, puis par le Samu et transférée par hélicoptère au CHU.
calison
Le cinéaste français Denys de La Patellière est mort dimanche 21 juillet à Dinard, dans l'ouest de la France, à l'âge de 92 ans.
Réalisateur de quelques-uns des grands succès populaires du cinéma français des années 50 et 60, dont Un taxi pour Tobrouk, Du rififi à Paname, Le Tatoué, Caroline chérie ou Les Grandes Familles, Denys de La Patellière a fait jouer les plus grandes stars de l'époque – Jean Gabin, Jeanne Moreau ou encore Lino Ventura.
Né Denys Dubois de La Patellière, le 8 mars 1921, à Nantes, fils d'un officier de carrière, il prépare Saint-Cyr lorsque la guerre éclate. Il rejoint alors l'Armée de libération, et perd deux de ses frères engagés dans la Résistance. Après la guerre, il décide de faire du cinéma et est engagé comme ouvrier développeur dans un laboratoire, avant de devenir monteur aux "Actualités françaises". Il est ensuite second assistant réalisateur puis premier assistant, et réalise son premier film en 1955, Les Aristocrates, avec Pierre Fresnay.
"JE VAIS MOURIR POUR LA FÉCONDATION DU DÉSERT !"
Défilent ensuite devant sa caméra le gotha du cinéma de l'époque : Jeanne Moreau et Danielle Darrieux dans Le Salaire du péché (1956) ; Michèle Morgan dans Retour de manivelle (1957), Jean Gabin, Pierre Brasseur et Bernard Blier dans Les Grandes Familles (1958) ; Jean Gabin et Mireille Darc dans Du rififi à Paname (1965). Son plus grand succès fut sans conteste Un taxi pour Tobrouk, en 1960, qui fit de Lino Ventura une star. Les aventures pendant la seconde guerre mondiale à travers le désert africain de quatre soldats français que le hasard réunit, et de leur prisonnier allemand, ont été maintes fois diffusées à la télévision.
Denys de La Patellière avait également associé Jean Gabin et Louis de Funès dans Le Tatoué en 1968. Il avait travaillé avec Michel Audiard, Pascal Jardin et Alphonse Boudard pour les dialogues de ses films.
"UN METTEUR EN SCÈNE COMMERCIAL"
Vivement critiqué par les jeunes loups de la Nouvelle Vague pour son "cinéma à la papa", il disait plusieurs années plus tard ne pas leur en vouloir. "De nouveaux réalisateurs devaient se faire une place et ils n'avaient pas tort. Si on ne veut pas prendre de coups de poing, on ne monte pas sur le ring, déclarait-il au Figaro en 2002. J'étais un metteur en scène commercial et ce n'est pas pour moi un mot péjoratif. Je n'avais pas l'ambition de faire une œuvre mais de réaliser des spectacles et d'intéresser les spectateurs." Son dernier film pour le cinéma fut Prêtres interdits (1973) avec Robert Hossein.
Le succès s'éloignant, il s'était tourné vers la télévision, pour laquelle il avait tourné des épisodes du Commissaire Maigret, Le Comte de Monte-Cristo (1979) avec Jacques Weber, qui reste à ce jour l'une des meilleures adaptations du roman de Dumas, et le feuilleton Bonjour Maître avec Danielle Darrieux (1987).
Modeste et philosophe, il disait n'avoir "aucune amertume" par rapport à sa carrière : "J'ai eu une chance formidable de faire le métier que j'aimais et d'en vivre. Mes films ne seront jamais cultes mais je ne serai pas le seul." A 81 ans, il avait signé un premier roman, L'Enfant évanoui. Il était officier des arts et des lettres et le père de cinq enfants.
Le Monde.fr avec AFP
huarsy
La comédienne Valérie Lang, fille de l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, est décédée ce lundi 22 juillet des suites d'une maladie qui s'est déclarée quelques mois auparavant.
Après des études au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, Valérie Lang devient membre associé de la Troupe Nordey au Théâtre des Amandiers à Nanterre dans les années 90. En 1998, elle est co-directrice du Centre dramatique national de Saint-Denis jusqu'en 2001.
Comédienne, elle a joué dans de nombreuses pièces de théâtre, ainsi que dans des téléfilms (Les Misérables de Josée Dayan en 2000 et 'Monsieur Max de Gabriel Aghion en 2007).
Elle a également tourné dans plusieurs films au cinéma dont 'Neuilly sa mère ! de Gabriel Julien-Laferrière et Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Love.
Elle devait jouer Phèdre au Théâtre de la Ville en janvier 2014, à Paris.
En 2007, la fille de Jack Lang s'était engagée politiquement en rejoignant le MoDem de François Bayrou en tant que suppléante de Jean-Louis Ragot, aux élections législatives dans la troisième circonscription des Hauts-de-Seine. Elle s'était notamment opposée au projet de loi sur l'immigration de Nicolas Sarkozy.
Valérie Lang était en couple avec Stanislas Nordey, fils du cinéaste Jean-Pierre Mocky.
Voici, ci-dessous un extrait vidéo où l'on peut la voir se confronter à Eric Zemmour sur le plateau de Laurent Ruquier.
(source Planet.fr) -
Condoléances à la famille, amis comédiens et autres -
Je sais que l'on aime ou pas, se sont des êtres humains qui ont droit aussi à une pensée -
calison
@Bilko
J’ai lu quelques commentaires sur Thatcher, qui souffrante d’Alzheimer ne se rappelait plus du mal qu’elle avait fait à mon pays d’origine… Enormément de monde avait fêté sa mort avec la chanson de Judy Garland “The Witch is Dead” (the Wizard of Oz). Et oui …la sorcière est morte ! Tant mieux, même si ses obsèques ont coûté une fortune payée par l’Etat qu’elle détestait tant. Elle ne mérite pas de figurer dans la liste des Grand(e)s que vous citez.
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Je vous comprends très bien, mais, même si je ne suis pas un fan de cette dame, - relisez bien mon texte ci-dessus - elle a, par son action... marqué son temps.
Je ne vais donc pas censurer l'annonce de son décès.
bilko
J’ai lu quelques commentaires sur Thatcher, qui souffrante d’Alzheimer ne se rappelait plus du mal qu’elle avait fait à mon pays d’origine… Enormément de monde avait fêté sa mort avec la chanson de Judy Garland “The Witch is Dead” (the Wizard of Oz). Et oui …la sorcière est morte ! Tant mieux, même si ses obsèques ont coûté une fortune payée par l’Etat qu’elle détestait tant. Elle ne mérite pas de figurer dans la liste des Grand(e)s que vous citez.
calison
Henri Alleg, auteur de "La Question", est mort ce 17 juillet à Paris.
Connu sous le nom d'Henri Alleg, qu'il avait pris lors de son passage dans la clandestinité pendant la guerre d'Algérie, Harry Salem est mort le 17 juillet à Paris trois jours avant son quatre-vingt-douzième anniversaire. Dans son livre La Question qui reste un document majeur sur la torture, il avait témoigné sur les sévices qu'il avait subis, en 1957, entre les mains des parachutistes français.
Il faut imaginer la scène : Alleg recroquevillé contre le mur, à moitié groggy. Le para a fait le "boulot" : gégène, étouffement par l'eau, brûlures... L'équipe des "spécialistes" lui a balancé une rafale de grossièretés : "On te niquera la gueule " ; de menaces : "On va faire parler ta femme", "Tes enfants arrivent de Paris". Il répond calmement : "Vous pouvez revenir avec votre magnéto [générateur d'électricité], je vous attends : je n'ai pas peur de vous."
On est en juin 1957, à El Biar, un quartier d'Alger, dans un immeuble désaffecté transformé en centre de torture. La guerre d'Algérie bat son plein d'horreurs. Moins on la nomme par son nom – il faudra attendre 1999 pour cela – plus la sauvagerie se donne libre cours et déborde parfois d'un camp sur l'autre.
DIRECTEUR D'"ALGER RÉPUBLICAIN"
La réplique lancée au soldat devenu bourreau n'est pas une bravade. Journaliste depuis 1950, Alleg connaît son Algérie où depuis longtemps, selon les mœurs coloniales, on torture dans les commissariats et les gendarmeries jusqu'à de petits délinquants qui ne veulent pas "avouer". A l'automne 1955, un an après le déclenchement de l'insurrection le 1er novembre 1954, il plonge dans la clandestinité quand le quotidien Alger républicain, dont il est le directeur, est interdit et le Parti communiste algérien (PCA), dont il est membre, dissous.
Le 12 juin 1957, les parachutistes l'attendent au domicile de Maurice Audin. Celui-ci, jeune assistant en mathématiques, lui aussi militant du PCA, a été arrêté. Il mourra le 21 juin, sous la torture. Le scandale de sa "disparition" aura vraisemblablement sauvé du pire son camarade.
Rien, hormis un mental d'acier qui apparaîtra au fil des épreuves, ne prédisposait Henri Alleg à devenir un héros, un mot qui n'était pas dans son vocabulaire. Parmi les nombreux ouvrages qu'il a écrits, deux sont de nature très différente mais se complètent admirablement : La Question (Editions de Minuit, 1958), le plus connu, et Mémoire algérienne, plus récent (Stock 2005). Le premier est un récit circonstancié écrit à la prison Barberousse d'Alger, où il a été transféré après son "séjour" à El Biar en juin 1957.
INTERDIT, AUSSITÔT RÉÉDITÉ
Léo Matarasso, son avocat, lui a suggéré de raconter ce qu'il a vécu aux mains des parachutistes : "Fais ce que les autres, le plus souvent analphabètes, ne peuvent faire." Les petits bouts de papiers sortent au compte-gouttes, Gilberte l'épouse, à Paris, les tape à la machine. Jérôme Lindon, qui dirige les Editions de Minuit, publie l'ouvrage en février 1958. La Question fait l'effet d'une bombe : soixante mille exemplaires vendus en quelques semaines. Le non-dit qui, en dépit des premières révélations, continuait de régner sur la torture, vole en éclats.
La sortie a été précédée d'une plainte au procureur de la République dont l'Humanité publiera le texte – aussitôt censuré. La presse, Libération de l'époque, Le Monde, L'Express, France-Observateur, Témoignage chrétien, s'émeuvent également. L'ouvrage interdit dès le mois de mars, quatre grands écrivains s'adressent, en vain, au président René Coty : Malraux, Martin du Gard, Mauriac, Sartre. Il est réédité, en Suisse, avec une postface de Sartre.
Voir nos entretiens avec Henri Alleg sur la torture en Algérie
CROISEMENT DES CULTURES
Né le 20 juillet 1921 à Londres, de parents juifs russo-polonais, Alleg est un melting-pot à lui tout seul : britannique par sa naissance, il sera français par choix quand sa famille s'installe au nord de Paris, puis algérien par adoption après l'indépendance de 1962. L'envie de bourlinguer le saisit en 1939 au moment où débute la seconde guerre mondiale. Il songe à l'Amérique mais débarque à Alger. Coup de foudre. Il ne quittera plus ce pays.
Son peuple, s'il en faut un, sera le peuple algérien, celui du cireur de chaussures qui l'appelait "rougi" pour ses taches de rousseur. Le moindre geste de fraternité humaine fait fondre ce petit bonhomme aux yeux rieurs, qui raconte des histoires à n'en plus finir : juives ? arabes ? anglaises ? parisiennes ? Ce croisement des origines et des cultures, hors de toute domination de classe et de "race", c'est très exactement l'idée qu'il se fait de l'Algérie et au nom de laquelle il honnit le colonialisme.
DANS LE CAMBOUIS DE L'HISTOIRE
Alger républicain en est le porte-drapeau, ne serait-ce que par deux signatures qui jalonnent son histoire : Albert Camus, le pied-noir, qui veut des Français égaux des deux côtés de la Méditerranée mais ratera la marche suivante, celle de la décolonisation ; Kateb Yacine, le Berbère, qui cultive une Algérie indépendante, multiethnique, multiculturelle, politiquement pluraliste. Cet idéal, Alleg n'hésite pas à le défendre contre l'hégémonisme du FLN quand celui-ci accapare le pouvoir, avec Ben Bella, en juillet 1962. Une nouvelle interdiction d'Alger républicain en 1965, sous Boumediene, provoque son départ pour la France.
Il signera, en 2000, l'Appel des douze "pour la reconnaissance par l'Etat français de la torture", aux côtés de Germaine Tillion, d'une idéologie pourtant sensiblement différente, parce que le texte indique bien que "la torture est fille de la colonisation". Jusqu'au bout, il avait poursuivi sa recherche éperdue d'un monde d'hommes libres, égaux, et associés – qu'il identifiait au communisme.
Refusant de "céder du terrain à l'adversaire", il était resté longtemps, en dépit de tout, solidaire des pays socialistes. En désaccord sur ce plan avec le Parti communiste français, il n'avait pas aimé non plus les "dérives social-démocrates" qui, à ses yeux, dénaturaient le marxisme. Endurci par son combat, Henri Alleg avait mis les mains dans le cambouis de l'histoire. D'autres se flatteront d'avoir les mains pures. Mais, pour reprendre une formule de Péguy, on peut se demander s'ils ont jamais eu des mains...
Charles Silvestre, ancien rédacteur en chef de L'Humanité, coordinateur de l'Appel des douze contre la torture
http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2013/07/18/henri-alleg-auteur-de-la-question-est-mort_3449495_3382.html
kankou
Le roi de l’accordéon André Verchuren, 92 ans, s'est éteint mercredi soir à la suite d'un arrêt cardiaque, dans une pizzeria de Chantilly.
Hommage à André Verchuren
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EwVRpmEVcpI
calison
Alain Mimoun est mort
L'athlète français Alain Mimoun, champion olympique du marathon à Melbourne en 1956, est décédé vendredi 28 juin à l'âge de 92 ans. Considéré comme une légende du sport français, Alain Mimoun, qui s'est éteint jeudi, avait en outre remporté trois médailles d'argent olympiques : sur 10 000 m en 1948, et sur 5 000 m et 10 000 m en 1952.
Né en Algérie le 1er janvier 1921 sous le nom d'O'Kacha Mimoun, cet ancien combattant de la seconde guerre mondiale avait gagné au cours de sa carrière une trentaine de titres nationaux, sur 5 000 m, 10 000 m, en cross et en marathon. Dès l'annonce de sa disparition, à la mi-journée, les hommages se sont succédé pour saluer un homme de caractère, à la résistance inouïe, qui courait encore à son âge plusieurs kilomètres par jour.
Michel Jazy, médaillé d'argent aux JO de Rome en 1960 sur le 1 500 m, "garde une profonde admiration" pour celui qu'il a longtemps considéré comme un exemple à suivre. "J'ai eu la chance de partager la chambre d'Alain Mimoun pendant six semaines et j'ai vu l'intensité et le professionnalisme que ce garçon donnait pour réussir dans la finale olympique", a dit l'ancien champion sur RTL. "Alain Mimoun a été pour moi un exemple et un modèle. Il me réveillait le matin à 5 h 30 pour aller courir et le soir il m'obligeait à aller au lit à 20 h 30. Alors que nous étions aux JO, je ne pouvais pas profiter des soirées qu'il y avait au village olympique !", s'est-il souvenu.
"C'est avec une grande tristesse [que] je viens d'apprendre le décès de Alain Mimoun. Repose en paix toi qui est si grand", a estimé pour sa part, sur son compte Twitter, Mehdi Baala, médaillé de bronze aux JO de Pékin sur le 1 500 m. "J'avais l'impression que ça ne pouvait jamais lui arriver parce que je le voyais encore quand j'étais athlète, il devait avoir 75-80 ans, il courait encore dans le bois de Vincennes, donc toujours la passion de la course à pied", a dit de son côté sur BFM-TV Stéphane Diagana, ancien champion du monde de 400 m haies. "Je le pensais en bonne santé, j'ai toujours ces images en tête de quelqu'un de très âgé mais qui encore courait ou marchait ou était très actif", a-t-il ajouté.
LA CONSÉCRATION DE MELBOURNE
La ministre des sports, Valérie Fourneyron, a pour sa part salué dans un communiqué "l'athlète tricolore le plus médaillé de tous les temps, un exemple de droiture et de gentillesse". Né en "Algérie française", il a découvert la course à pied un peu par hasard, à l'armée, peu après son engagement à l'âge de 19 ans. Envoyé combattre sur le front belge, en Tunisie puis en Italie, Alain Mimoun a failli y perdre la jambe gauche en frôlant une amputation après avoir reçu un éclat d'obus.
De retour à Paris après la guerre, l'ancien combattant va commencer à régner sur les courses de fond françaises à partir de 1947, en accumulant les titres nationaux et les records. Cette époque marquera aussi la naissance de sa rivalité teintée d'amitié avec le Tchécoslovaque Emil Zatopek, derrière lequel il terminera à chaque fois aux JO de 1948 et de 1952.
Quatre ans plus tard, Alain Mimoun connaît enfin la consécration à Melbourne, sous une température de plomb, au lendemain de la naissance de sa fille prénommée, avec beaucoup d'espoir, Olympe. Au terme de 2 h 25 d'effort, le coureur français à la moustache bien mise et au petit mouchoir noué aux quatre coins sur la tête entre dans l'histoire en devenant champion olympique. Son ami et rival de toujours, Zatopek, se classe sixième et l'enlace à l'arrivée.
Symbole de sa ténacité, Mimoun décrochera son dernier titre de champion de France de marathon à l'âge de 45 ans, en 1966. Il détient d'ailleurs toujours plusieurs records nationaux dans la catégorie vétérans.
Source : Le Monde.fr avec AFP | 28.06.2013 à 12h28 • Mis à jour le 28.06.2013 à 16h29
