
calison
Roger Hanin quitte la scène, le plateau, le décor à l'âge de 89 ans, des suites d'une détresse respiratoire.
Il « était hospitalisé depuis plusieurs jours », a précisé le réalisateur Alexandre Arcady, mercredi matin.
Avec un tel personnage difficile de faire court, je partage avec vous cet article du monde.fr.
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Roger Lévy, de son vrai nom, est né le 20 octobre 1925 à Alger. Petit-fils de rabbin, fils d'un employé des postes communiste, il a souvent évoqué son enfance dans la basse casbah, ses amitiés avec les prostituées du quartier, le mélange des nationalités et des religions. Après s'être engagé dans l'aviation en 1944, il arrive à Paris la guerre finie pour y suivre des études de pharmacie.
Il se tourne vite vers le métier d'acteur, tenant des petits rôles au théâtre et, à partir de 1952, au cinéma, prenant pour nom de scène celui de sa mère. On le reconnaît dans A bout de souffle, de Jean-Luc Godard (1960) ou, la même année, dans Rocco et ses frères, de Luchino Visconti. Il est Ravaillac dans Vive Henri IV, Vive l'amour, de Claude Autant-Lara (1960) et Charles le Téméraire dans Le Miracle des loups, de Bernard Borderie (1961).
En 1959, il épouse la productrice Christine Gouze-Rénal. Celle-ci s'est lancée dans la série des Gorilles, films d'espionnage inspirés des romans de Dominique Ponchardier. Lino Ventura a tenu le rôle dans le premier long-métrage, puis y renonce. Roger Hanin en hérite pour deux films, La Valse du Gorille (1959) et Le Gorille a mordu l'archevêque (1962). Un peu plus tard, Claude Chabrol en fait « Le Tigre », pour deux films parodiques Le Tigre aime la chair fraîche (1964) et Le Tigre se parfume à la dynamite l'année suivante.
IL QUALIFIE LE PEN DE « NAZI »
Jusqu'en 1979, Roger Hanin travaille très régulièrement en France et en Italie, tenant souvent des rôles de policier, croisant le chemin de cinéastes aussi divers que Dino Risi (La Marche sur Rome, 1961), Guy Gilles (Le Clair de Terre, 1970) ou Edouard Molinaro (Les Aveux les plus doux, 1971). Il s'essaie à la réalisation avec Le Protecteur (1974) et Le Faux-Cul (1975). En 1977, il fonde le festival de théâtre de Pau, afin, de son propre aveu, de tenir les rôles — dans Shakespeare ou Pirandello — qu'on ne lui propose jamais.
C'est donc en 1979 qu'un jeune cinéaste né en Algérie, Alexandre Arcady, lui propose un rôle de père rapatrié d'Algérie dans Le Coup de sirocco. Roger Hanin a trouvé sa place dans le cinéma français, et il la consolide en 1982, en devenant un parrain juif pied-noir dans Le Grand Pardon. Cette acclimatation de la mythologie mafieuse à l'histoire contemporaine française rencontre un vif succès (une suite sera réalisée en 1992). Roger Hanin et Alexandre Arcady collaborent à nouveau pour Le Grand Carnaval (1983), qui évoque le débarquement alliée en Afrique du Nord.
Elément important et voyant de l'entourage de François Mitterrand, le comédien s'engage dans les campagnes de son beau-frère, qu'elles soient électorales ou politiques. En 1985, il réalise Train d'enfer, film d'un antiracisme militant inspiré d'un fait divers. Cinq ans plus tard, il gagne un procès en diffamation que lui a intenté Jean-Marie Le Pen après que l'acteur eut qualifié le président du Front national de « nazi ».
ORDRE BON ENFANT
Depuis 1989, Roger Hanin était devenu le commissaire Navarro, héros d'une série télévisée qui rencontre, dès la diffusion de son premier épisode, sur TF1, un succès colossal. La chaîne privée veut prouver qu'elle peut faire jeu égal avec les fictions américaines qui dominent à l'époque, et réussit sa démonstration.
A Barbès ou en banlieue, le commissaire fait régner un ordre bon enfant dans une France où toutes les communautés trouvent leur place.
Désormais, l'essentiel de la carrière de Roger Hanin se passe sur le petit écran. C'est pour la télévision qu'il marche sur les brisées de Raimu, reprenant d'abord le rôle du mari de La Femme du boulanger avant de s'attaquer à César dans une reprise de la trilogie marseillaise, pour le service public, succès d'audience, fort mal accueilli par la critique, tout comme son dernier long métrage Soleil, d'inspiration autobiographique, sorti en 1997.
Après la mort de François Mitterrand, en 1996, Roger Hanin devient l'un des gardiens de la mémoire du président, publiant un recueil de souvenirs en 2000 (Lettre à un ami mystérieux, chez Grasset, qui a également publié plusieurs de ses romans), reprochant violemment au Parti socialiste d'exercer son « droit d'inventaire » et se rapprochant par là même du Parti communiste pour l'élection présidentielle de 2002, avant d'appeler à voter Nicolas Sarkozy au second tour en 2007.
En 2008, à l'occasion du tournage et de la diffusion du dernier épisode de Navarro, Roger Hanin avait annoncé sa retraite d'acteur.
Thomas Sotinel lemonde.fr
calison
L'animateur de radio José Artur est mort samedi matin à l’âge de 87 ans.
Pour tous les amoureux de la musique et de la culture en général, le «Pop Club» a été pendant des décennies, jusqu’à la fin de l’émission en 2005, un rendez-vous incontournable, animé avec le sourire par l’indétrônable José Artur.
L’émission est devenue l’une des plus célèbres de France Inter, une station où il était arrivé en 1951. «J’agressais, en jouant du contre-pied comme d’une arme, pour sortir mes invités de leurs appréhensions, obtenir des ripostes 'naturelles' et faire oublier le micro», écrivait-il dans son livre «Au plaisir des autres» (2009, éd. Michel Lafon), dans un extrait cité sur le site de France Culture. Outre le «Pop-club», il a animé diverses émissions, «Qu’il est doux de ne rien faire», «Flirtissimo», «Avec ou sans sucre», «A qui ai-je l’honneur?», «Table ouverte», «Au niveau du vécu», «A l’heure du loup», «C’est pas dramatique».
Aphelie19
Merci Calison pour ces très beaux hommages. Je ne connaissais pas cette discussion que tu as initiée il y a quelque temps déjà apparemment et que les nombreuses disparitions récentes ont remis en exergue. J'ai été peinée aussi par la disparition de Pierre Vassiliu, tu m'as fait découvrir et re-découvrir ses belles chansons. Pour ma part j'ai aussi une petite "Madeleine" qui est le magnifique "Amour-Amitié".
kankou
⛅ Coucou @ Tous ⛅
Ménie Grégoire, de son nom de naissance Marie Laurentin, née le 15 août 1919 à Cholet dans le Maine-et-Loire et morte le 16 août 2014 (à 95 ans) à Tours dans l'Indre-et-Loire1, est une journaliste et écrivain française.
Ménie Grégoire est notamment connue pour avoir été une animatrice de radio vedette sur RTL de 1967 à 1982 où elle anime une émission d'écoute et de parole intitulée "Allô, Ménie"
Étant une fervente auditrice de RTL..C'est sûr que j'ai écouté ."Allô, Ménie " De 1967 à 1981, tous les après-midi durant une demi-heure..
Mes sincères condoléances a sa famille et amis ....
Elle rejoint ses amies comme Anne-Marie Peyson Evelyne Pagés et Macha Béranger d'autres grandes voix de la nuit...
Une grosse pensée pour Michel Galabru ...à qui je souhaite un prompt rétablissement.... Michel Galabru 91ans a été hospitalisé en région parisienne..
calison
@Cocolalicorne et Prune2208
Tout d'abord je vous remercie pour vos commentaires, mais je voudrais faire part des réflexions qu'ils m'inspirent.
"après la soixantaine on parle plus des morts que des vivants", " En effet voilà l'apanage de l'âge! "
C'est vrai !.
Mais quand j'ai ouvert cette discussion, mon intention n'était pas de recueillir des versements de larmes, mais plutôt de maintenir le souvenir, une trace pour ne pas oublier toutes ces vies qui ont accompagné des moments de nos vies.
Bien sûr que l'on parle plus des morts que des vivants, mais tout simplement parce qu'ils ont par leurs vies laissé ces traces, alors que leurs enfants, nos enfants et petits enfants, eux sont au démarrage de ces traces qu'ils ne manqueront pas de laisser à leur tour et fort heureusement, pour l'instant on n'en parle pas...
Je ne sais pas si je me suis bien exprimé, car c'est vrai que je suis un peu ému après tous ces départs récents, je souhaite simplement que cette rubrique soit pour nous tous avant tout un lieu de mémoire dans lequel nous évoquons toute la richesse des vies de "Ceux qui nous quittent ".
calison
Encore un qui s'en va sans crier gare.
Sacré gaillard le Pierre, je suis bien triste de ton départ.
Je ne t'ai croisé qu'une seule fois sur le tournage du film " What a flash" et j'ai assisté à l'un de tes concerts à Lyon dont je me souviens encore aujourd'hui, mais je t'ai accompagné tout au long de ton parcours.
Il y a eu Armand dont tous ceux de notre générations se souviennent :
C´ pauv´ gosse naquit dans la misère
Aussitôt on lui demanda
S´il voulait vivre avec sa mère
Puisqu´il n´avait plus de papa
{Refrain:}
C´était un pauv´ gars
Qui s´appelait Armand
Y n´avait pas d´papa
Y n´avait pas d´maman
Mais un jour pendant la têtée
Trouvant la nounou un peu plate
Il lui souffla dans les nénés
Jusqu´à c´que la nounou éclate
{au Refrain}
Son père disparut à treize ans
Un soir dans la cour de l´école
Alors qu´il jouait gentiment
A la balle et à pigeon vole
{au Refrain}
Sa mère qui avait la jaunisse
L´avait r´filée à son amant
Qui attendait l´moment propice
Pour la repasser à Armand
{au Refrain}
La seule fille qui en fut amoureuse
Ne savait que garder ses moutons
Elle lui r´fila la fièvre aphteuse
Et c´est lui qui garda ses boutons
Mais , plus confidentiels... avec mes copains nous chantions à tue-tête "la femme du sergent"* qui t'a permis d'être censuré et "Charlotte"** et "Ma cousine"**... Qu'est-ce qu'on s'est amusés. Merci Pierre.
Ensuite j'ai entendu un jour à la radio que tu remballais les partitions et que tu te retirais , je ne sais plus en Ardèche, Creuse ou Corrèze, enfin dans ces coins où on est peinards.
Et puis comme tu avais pas mal bourlingué tu te mets en tête d'adapter une chanson de Chico Buarque et c'est " Qui c'est celui là ? " qui te remet en selle, avec pas mal de beurre dans les épinards, lesquels tu n'avais pas volés, ni le beurre, ni les épinards.
Je veux juste te dire Adieu et Merci...
Les paroles des chansons citées plus haut, et sur WIKI vous aurez d'autres infos ...
Y avait la femme d'un militaire qui faisait collection d'képis
Y avait des blancs, des rouges, des verts, c'en était de biens beaux bibis
C'est la femme du sergent qui pour gagner beaucoup d'argent
Levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là
Lui dépensait sa solde à boire faut dire que c'était son métier
Aussi le soir fallait le voir parler d' l'Indo et d' la Corée
J'étais dans les rizières j'avais deux hommes à moi
L'un tenant la bannière l'autre me tenant moi
Pour recevoir ses p'tits amis elle cachait tous ses képis
mettait une robe de chambre kaki et se couchait en chien d'fusil
C'est la femme du sergent qui pour gagner beaucoup d'argent
Levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là
Lui dépensait sa solde à boire faut dire que c'était son métier
Aussi le soir fallait le voir parler d' l'Indo et d' la Corée
J'étais dans les rizières j'avais trois femmes à moi
On n' faisait pas d'manière une fois j'te vois ou j'te vois pas
Elle répétait les mots d'amour que son mari lui avait appris
c'est pour ça qu'elle disait toujours "feu à volonté toute la nuit"
C'est la femme du sergent qui pour gagner beaucoup d'argent
Levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là
Lui dépensait sa solde à boire faut dire que c'était son métier
Aussi le soir fallait le voir parler d' l'Indo et d' la Corée
J'étais dans les rizières j'avais cent hommes à moi
Le flingue en bandoulière on s'cachait dans les bois
Un soir d'ivresse elle mourut sous un petit vieillard maniaque
Un général plutôt fourbu lui tomba d'ssus de son hamac
C'est la femme du sergent qui pour gagner beaucoup d'argent
Levait la jambe à tour de bras quand son mari n'était pas là
Lui dépensait sa solde à boire faut dire que c'était son métier
Aussi le soir fallait le voir parler d' l'Indo et d' la Corée
J'étais dans les rizières j'avais mille cons à moi
on marchait à la bière c'était dur croyez-moi !
http://www.jukebox.fr/pierre-vassiliu/clip,la-femme-du-sergent,qqvxqm.html
Quand j´habitais dans la Creuse
Les gosses, les gueuses venaient chez moi
On y trouvait des vareuses
Des assiettes creuses et du lilas
Je vends des nouilles à la sauvette
Les jours de fête dans le métro
J´vends des culottes, des castagnettes
Des salopettes des sacs à dos
J´peux pas dormir sans qu´on cogne
Et sans vergogne à mon chez moi
Toc toc toc qui qu´est là?
Qui qui frappe à ma porte?
Est-ce toi la Charlotte?
Est-ce toi ma bien aimée?
Oui c´est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
Ouvre vite beau culottier
Fait pas chaud dans ton quartier
J´vis dans une douce inquiétude
J´fais des études sur le nougat
J´lui dis d´tirer la chevillette
Mais la pauvrette s´y prend les doigts
S´les sélectionne dans l´encoignure
A la jointure hurle à la mort
Disant qu´chez moi y a des sorcières
Qui par derrière lui jette des r´ssorts
L´est pas possible cette dragonne
Ah la pauvre bête j´la fous dehors
Toc toc toc qui qu´est là?
Qui qui frappe à ma porte?
Que personne ne bouge
C´est p´t´être le chaperon rouge
Non c´est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
Je sais qu´elle est dans la caisse
Qu´est sûrement entre tes pieds
J´voudrais regarder dans ma caisse
Oui mais drôlesse c´est fatiguant
Et comme j´ai des varices
Des rhumatismes c´est imprudent
Va voir chez la p´tite Yvette
Dans la casquette elle est p´tite main
Tu trouveras bien une liquette
Un peu coquette qui t´ira bien
Dans mon labeur j´suis à la bourre
Et puis en amour j´suis incertain
Toc toc toc qui qu´est là?
Qui qui frappe à ma porte?
Ce n´est pas la Charlotte
Mais René son bien-aimé
Assieds-toi ma cocotte
Tu m´as l´air un peu pâlotte
Entre vite mon beau René
Nous avons à tricoter
Et cric crac j´suis chez moi
Et personne n´a droit d´entrer
Allez vous faire rhabiller
Car mon camarade est là
Toc toc toc qui qu´est là...
http://www.jukebox.fr/pierre-vassiliu/clip,charlotte,vru8p.html
Connaissez-vous ma cousine
Celle qu'a les yeux en trou d'pipe
Et qui l'jour de ses vingt ans
A voulu me faire son amant
Voilà comment ça s'est passé
Excusez-moi si c'est osé
On s'est allongés sur le lit
On a parlé soleil et pluie
Jusqu'à c'qu'elle me fasse remarquer
Qu'on n'était pas là pour s'bercer
Alors je l'ai déshabillée
Et m'attardant sur ses nénés
Elle me dit t'es plein d'audace
Pendant qu'j'lui r'tirais ses godasses
Puis quand elle fut dévêtue
Et que je vis le trou d'son nez
Sincèrement j'aurais pas cru
Qu'on puisse être aussi négligé
Elle n'avait rien de folichon
Si vous aviez vu ses nylons
On aurait juré des chiffons
Elle était sale enfin passons
Puis je me suis déshabillé
J'étais tout nu à ses côtés
Me voyant là comme un idiot
Elle a compris qu'j'étais pudique
Alors elle a pris l'command'ment
Viens là mon rat viens là mon grand
Je vais te faire tout plein d'chatouilles
Sur les joues le nez et les coudes
Tu vas y prendre un tel plaisir
Que dans deux s'condes tu vas jouer
Assieds-toi là au frais d'la caisse
Et mets ton doigt entre mes pieds
Aussitôt moi je m'exécute
Comme elle me l'avait demandé
Et voyez-vous cette sacrée puce
Est arrivée à m'faire banquer
Après ça j'ai repris la route
Je ne sentais plus ma binette
Quelle nuit mon Dieu j'ai dû passer
Quand je me suis fait députer
Si vous la connaissiez un brin
Vous sauriez qu'elle fait le tapin
Ne la prenez jamais en grippe
Sinon elle ne me f'rait plus d'bien
{Parlé}
Bon ! Bé vous v'nez d'entendre maintenant ma cousine, voici la 2° version, la musique est la même, mais le texte est bien pire...
Voici : mon cousin
Connaissez-vous mon cousin ?
Celui qui est natif d'Anzin
Paraît qu'il est bête comme ses pieds
Mais qu'est-ce qu'il fait bien les pompons !
Il est peut-être un peu flemmard
Mais c'est un drôle de zigomar.
Avec un engin pareil
Il faut avoir un appareil
Qui ne fonctionne qu'à la vapeur
A raison de dix nœuds à l'heure.
J'vous dirais bien où il habite
Il pourrait vous montrer sa boîte
Mais il n'y a plus grand chose dedans
Depuis son dernier accident.
C'est un beau jour à l'usine
Qu'il a perdu ses p'tites cousines
En se baissant pour un réglage
Elles sont parties dans l'engrenage.
J'm'en souviens il a dit "Ouille !"
Où est passée ma paire de gants ?
Puis il a cherché dans ses fouilles
Y avait plus rien évidemment.
Et depuis ce jour maudit
Ou du moins à ce qu'on m'a dit
Paraît qu'il fabrique des accus
Et qu'il les charge avec son cousin.
N'importe quel boulot il s'en fiche
Pourvu qu'il en ait plein les mains
Pompiste ou bien haltérophile
Tout ce qu'il veut c'est qu'on l'engage.
Faut aussi que vous sachiez
Qu'à ce propos il m'a fait peur
Le jour où dans le vestibule
Il a voulu que je l'entende.
Moi qui suis pour la paix des races
Cette fois j'étais bien coincé
Il a donc fallu que j'y passe
D'ailleurs on a recommencé.
Mais ce n'était pas par vice
Dans le fond c'était pour l'aider
J'ai voulu lui rendre service
Car on n'est jamais trop aidé.
Maintenant j'en suis convaincu
D'ailleurs ça rime avec mon cœur
Une fois ses préjugés vaincus
On ne connaît plus son bonheur.
calison
Oui, après Robin Williams, c'est le départ de Lauren Bacall que l'on apprend.
L'icône américaine du cinéma Lauren Bacall, surnommée « the Look » au sommet de sa carrière pendant l'âge d'or d'Hollywood, est morte mardi 12 août à l'âge de 89 ans. Les représentants de la succession Bogart ont confirmé sur un compte Twitter officiel des informations du site TMZ, de même que des membres de sa famille au Los Angeles Times et au Washington Post. D'après TMZ, l'actrice a été victime d'un « accident vasculaire cérébral ».
Née le 16 septembre 1924 à New York, Lauren Bacall (Betty Joan Perske de son vrai nom) est la fille unique d'immigrants juifs roumano-polonais, de la famille de l'ancien président israélien Shimon Peres.
A 15 ans, la jeune fille s'inscrit à l'Academie des arts dramatiques de New York mais, faute d'argent, ne suit les cours que pendant un an. Vivant de petits rôles au théâtre et d'un emploi d'ouvreuse, elle se décrit alors comme « une perche sans poitrine et avec des grands pieds » – mais est élue « Miss Greenwich » en 1942.
Devenue mannequin, elle fait, en 1943, la couverture du magazine de mode Harper's Bazaar, où elle est remarquée par la femme du cinéaste Howard Hawks. L'année suivante, Hawks devient son mentor et lui fait adopter une voix grave pour jouer avec Humphrey Bogart dans Le Port de l'angoisse.
Lors d'une scène culte, elle lui intime : « Vous n'avez pas à jouer avec moi, Steve. (...) Si vous avez besoin de moi, vous n'avez qu'à siffler. Vous savez siffler, Steve ? Vous rapprochez vos lèvres comme ça, et vous soufflez ». Dans le même film, elle chantait d'une voix grave dans un long fourreau noir « How little we know » devant un Bogart sourire aux lèvres.
Sa rencontre avec l'acteur de 44 ans se transforme rapidement en histoire d'amour dont raffolera Hollywood. Lauren Bacall épouse Bogart l'année suivante, et sera sa compagne au cinéma comme à la ville jusqu'à la mort de l'acteur.
C'est de nouveau à côté de Bogart qu'elle joue dans un autre grand film noir d'Hollywood en 1946, Le Grand Sommeil, puis dans deux autres réalisations de la même veine (Les Passagers de la nuit de Delmer Daves en 1947, et Key Largo de John Huston en 1948).
Avec Jean Negulesco, l'actrice découvre ensuite le registre de la comédie dans Comment épouser un millionnaire (1953), aux côtés de Marilyn Monroe et Betty Grable, et Les femmes mènent le monde (1954).
Lorsque « Bogie » meurt d'un cancer de l'œsophage, en 1957, la jeune veuve de 32 ans se tourne vers les planches de Broadway. Son talent sera récompensé par deux Tony Awards (l'Oscar du théâtre), pour Applause en 1970 et Woman of the Year en 1981.
L'actrice charmera aussi ses fans au cinéma dans Le Crime de l'Orient-Express de Sydney Lumet (1974), Le Dernier des géants, de John Wayne (1976), et Prêt-à-porter de Robert Altman (1994).
Son jeu dans Leçons de séduction de Barbra Streisand est récompensé, en 1996, par une nomination pour l'Oscar du meilleur second rôle et, en 1997, par un Golden Globe dans la même catégorie.
Elle s'illustre encore dans Manderlay de Lars von Trier, nommé en 2005 au Festival de Cannes. En 2009, un Oscar d'honneur est décerné à Lauren Bacall pour sa contribution essentielle à l'âge d'or du cinéma.
Source lemonde.fr
