

lyvi
"Dance Me To The End Of Love"
Danse-moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse-moi dans la panique jusqu'au repos de mon âme,
Lève-moi comme un olivier, sois ma colombe de retour,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.
Laisse-moi voir ta beauté quand les témoins sont partis,
Laisse-moi te sentir bouger comme un Babylone jadis,
Révèle-ce dont je vois les limites et le doute,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.
Danse-moi à la noce, oh danse-moi tout le temps,
Danse-moi tellement tendrement, danse-moi très longtemps,
Tous les deux, nous sommes en dessous, au dessus de notre amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.
Danse-moi vers les enfants demandant à naître en paix,
A travers les rideaux que nos baisers ont usés,
Lève une tente pour s'abriter, les fils déchirés toujours,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.
Danse-moi à ta beauté avec un violon en flammes,
Danse-moi dans la panique jusqu'au repos de mon âme,
Touche-moi avec ta main nue, ou gantée de velours,
Danse-moi vers la fin de l'amour,
Danse-moi vers la fin de l'amour.
Danse-moi vers la fin de l'amour.
Chanson de Graeme Allwright
Parolier : Leonard Cohen

lyvi
Je me souviens de toi telle que tu étais en ce dernier automne:
un simple béret gris avec le coeur en paix.
Dans tes yeux combattaient les feux du crépuscule.
Et les feuilles tombaient sur les eaux de ton âme.
Enroulée à mes bras comme un volubilis,
les feuilles recueillaient ta voix lente et paisible.
Un bûcher de stupeur où ma soif se consume.
Douce jacinthe bleue qui se tord sur mon âme.
je sens tes yeux qui vont et l’automne est distant:
béret gris, cris d’oiseau, coeur où l’on est chez soi
et vers eux émigraient mes désirs si profonds
et mes baisers tombaient joyeux comme des braises.
Le ciel vu d’un bateau. Les champs vus des collines:
lumière, étang de paix, fumée, ton souvenir.
Au-delà de tes yeux brûlaient les crépuscules.
Sur ton âme tournaient les feuilles de l’automne.
Pablo Neruda
Esther D
alyde a écrit :
Gaza, vaste prison,
Paix sur toi ville de toutes les bravoures.
Ton visage comme une graine de foi que l’on sème
Éclair de joie dans la morosité d’un monde arabe avachi sous le poids des accommodements et des compromissions,
Quand la cause de la Palestine est d’abord celle de l’amour de la patrie
Et d’une foi dans le droit de tout homme asservi.
Gaza est notre cause, notre étoile, notre serment ; le combat imposé à tout homme spolié. L'Orient et l'Occident ne t’ont que trop longtemps exilée de leur conscience et des bontés offertes par cette terre. Et pourtant cachée dans la vérité, toi seule écrit la page de gloire des peuples.
Toi seule fait partie de notre chemin vers l’exigence de vérité, en attendant le réveil de la conscience des hommes ; en attendant que soit franchie la voie étroite allant de l’insouciance à la vérité .
Il n'y aura pas de paix sans une justice fondée sur le droit, le rétablissement de la sécurité, la restauration de la liberté et le retour de la prospérité.
Il n’y aura pas de paix si les résolutions des Nations Unies ne sont pas mises en œuvre, en particulier la résolution 194 sur le droit de retour et la création d'un État palestinien indépendant.
Que le monde entier s’indigne à ces crimes contre l’humanité, et que le bourreau ne soit pas pris pour une victime.
Gaza, ne pleure pas,
Avec Ahmad Chawki, souviens-toi
« La Croix n’était pas de fer, mais de bois,
Et la victoire fut non à la force mais au droit. »
Au matin retentiront les cloches du troisième jour...
Et ce sera comme si la tombe ne fut jamais...
Texte de Charaf Abou Charaf
Traduit par Fady Noun
Merci beaucoup
Ça date de quand ?
Merci
Coccyvette
Ma France
Chanson de Jean Ferrat ‧ 1969
De plaines en forêts, de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson
Ma France
Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France
Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France
Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu'on la fusille
Ma France
Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France
Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes, vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France
Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
À l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France
Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle, la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France
Esther D
QUELLE CONNERIE LA GUERRE
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Epanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien
Jacques Prévert
POEME DE CIRCONSTANCES

lyvi
Jean Ferrat "C'est beau la vie
Le vent dans tes cheveux blonds, le soleil à l'horizon
Quelques mots d'une chanson, que c'est beau, c'est beau la vie
Un oiseau qui fait la roue sur un arbre déjà roux
Et son cri par dessus tout, que c'est beau, c'est beau la vie.
Tout ce qui tremble et palpite, tout ce qui lutte et se bat
Tout ce que j'ai cru trop vite à jamais perdu pour moi
Pouvoir encore regarder, pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter, que c'est beau, c'est beau la vie.
Le jazz ouvert dans la nuit, sa trompette qui nous suit
Dans une rue de Paris, que c'est beau, c'est beau la vie.
La rouge fleur éclatée d'un néon qui fait trembler
Nos deux ombres étonnées, que c'est beau, c'est beau la vie.
Tout ce que j'ai failli perdre, yout ce qui m'est redonné
Aujourd'hui me monte aux lèvres en cette fin de journée
Pouvoir encore partager ma jeunesse, mes idées
Avec l'amour retrouvé, que c'est beau, c'est beau la vie.
Pouvoir encore te parler, pouvoir encore t'embrasser
Te le dire et le chanter, oui c'est beau, c'est beau la vie.

lyvi
Fidèles hirondelles
Toi qui peux monter solitaire
Au ciel, sans gravir les sommets,
Et dans les vallons de la terre
Descendre et planer dans l'air,
Toi qui, sans te pencher au fleuve
Où nous ne puisons qu'à genoux
Peux aller boire, avant qu'il ne pleuve
Au nuage trop haut pour nous ;
Toi qui pars au déclin des roses
Et reviens au nid printanier,
Fidèle aux deux meilleures choses :
L'indépendance et le foyer.
Comme toi, mon âme s'élève
Et tout à coup rase le sol
Elle suit avec l'aile du rêve
Les beaux méandres de ton vol.
S'il lui faut aussi des voyages,
Il lui faut son nid chaque jour,
Elle a tes deux besoins sauvages :
Vivre libre dans l'intense amour.
Sully Prudhomme
Beatrice50
lyvi a écrit :
« Quand les oiseaux racontent des histoires »
Ils se rassemblent à l'aube,
là où la lumière murmure encore
et l'air sent la promesse.
Six oiseaux — chacun avec un rôle,
un souvenir, une voix.
Sur la table de mousse et de bois,
parmi les lettres jaunies et les livres ouverts,
ils partagent des histoires qui ne sont pas écrites.
Histoires de rafales de vent sur des villages abandonnés,
des nids perdus,
des secrets laissés en suspens parmi les feuilles.
L'oiseau au chapeau se souvient
comment il chantait un jour à une femme à la fenêtre.
L'oiseau à la robe en dentelle
parle doucement de fidélité,
et comment certains cœurs continuent d'attendre
même si le temps passe vite.
Ils rient parfois. Ils restent souvent silencieux.
Parce que certaines histoires sont trop légères pour être retenues
et trop lourd pour être oublié.
Et nous, nous avons le droit de regarder.
Juste un instant.
En tant qu'étrangers à un rituel séculaire
où les plumes murmurent ce que les mots ne peuvent pas capturer.
Parce que quand les oiseaux racontent des histoires,
ce n'est pas une question de savoir qui vole,
mais pour ce qui reste.
Merci, magnifique ! 👍
Beatrice50
Enya a écrit :
Tant de belles choses.de Françoise Hardy (chanson écrite pour son fils en prévision de son départ....)
Même s'il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire "À demain"
Rien ne défera jamais nos liens
Même s'il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train
L'amour est plus fort que le chagrin
L'amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur
Transformer le plomb en or, tu as tant de belles choses à vivre encore
Tu verras au bout du tunnel, se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas, tu as tant de belles choses devant toi
Même si je veille d'une autre rive
Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive
Je s'rai avec toi comme autrefois
Même si tu pars à la dérive
L'état de grâce, les forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois
Dans l'espace qui lie ciel et la terre, se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l'aurore, il y a tant de belles choses que tu ignores
La foi qui abat les montagnes, la source blanche dans ton âme
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort
Dans le temps qui lie ciel et terre se cache le plus beau des mystères
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort
Dans le temps qui lie ciel et terre se cache le plus beau des mystères
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort
Merci du partage Enya, j'aime beaucoup ce texte. 😉👍
Enya
Tant de belles choses.de Françoise Hardy (chanson écrite pour son fils en prévision de son départ....)
Même s'il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire "À demain"
Rien ne défera jamais nos liens
Même s'il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train
L'amour est plus fort que le chagrin
L'amour qui fait battre nos cœurs, va sublimer cette douleur
Transformer le plomb en or, tu as tant de belles choses à vivre encore
Tu verras au bout du tunnel, se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas, tu as tant de belles choses devant toi
Même si je veille d'une autre rive
Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive
Je s'rai avec toi comme autrefois
Même si tu pars à la dérive
L'état de grâce, les forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois
Dans l'espace qui lie ciel et la terre, se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l'aurore, il y a tant de belles choses que tu ignores
La foi qui abat les montagnes, la source blanche dans ton âme
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort
Dans le temps qui lie ciel et terre se cache le plus beau des mystères
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort
Dans le temps qui lie ciel et terre se cache le plus beau des mystères
Penses-y quand tu t'endors, l'amour est plus fort que la mort

lyvi
Fidèles hirondelles
Toi qui peux monter solitaire
Au ciel, sans gravir les sommets,
Et dans les vallons de la terre
Descendre et planer dans l'air,
Toi qui, sans te pencher au fleuve
Où nous ne puisons qu'à genoux
Peux aller boire, avant qu'il ne pleuve
Au nuage trop haut pour nous ;
Toi qui pars au déclin des roses
Et reviens au nid printanier,
Fidèle aux deux meilleures choses :
L'indépendance et le foyer.
Comme toi, mon âme s'élève
Et tout à coup rase le sol
Elle suit avec l'aile du rêve
Les beaux méandres de ton vol.
S'il lui faut aussi des voyages,
Il lui faut son nid chaque jour,
Elle a tes deux besoins sauvages :
Vivre libre dans l'intense amour.
Sully Prudhomme
alyde
Je respire où tu palpites
(extrait des Chants du crépuscule)
Je suis la fleur des murailles
Dont avril est le seul bien
Il suffit que tu t’en ailles
Pour qu’il ne reste plus rien
Tu m’entoures d’auréoles
Te voir est mon seul souci
Il suffit que tu t’envoles
Pour que je m’envole aussi.
V.H.

lyvi
Le planeur
Tu m’offriras des vers tel un bouquet de fleurs
Un magnifique poème dont tu seras l’auteur
Des vers teintés de bleu que butinent les abeilles
Comme tombe des nues un rayon de soleil
Tu m’ouvriras ton cœur sans faire de discours
Comme les oiseaux chantent comme se lève le jour
Une douce musique qui invite à la danse
Quelques notes magiques qui troublent le silence
Afin de m’emporter sur les ailes du vent
Tu prendras ton envol ô mon bel oiseau blanc
Et ce sera planant de voler sans moteur
Tout là haut en vol libre perdu dans les hauteurs
Alain HANNECART