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La poésie a disparu du site de quintonic...Que c’est dommage !

lyvi - 14 mars 2026 12:45

https://www.quintonic.fr/forum/paris/culture/aimez-vous-la-poesie?quickAccess=by_recency

https://www.quintonic.fr/forum/versailles/societe/la-poesie-de-la-famille-thuillier?quickAccess=by_recency

https://www.quintonic.fr/forum/dijon/culture/c-est-quoi-la-poesie?quickAccess=by_recency

https://www.quintonic.fr/forum/paris/culture/envie-d-ecrire-de-s-essayer-a-la-poesie?quickAccess=by_recency

https://www.quintonic.fr/forum/rennes/discussions-generales/au-coeur-de-la-poesie--5?quickAccess=by_recency

C'est quoi la Poésie ?
"mistouflette"

Ce sont des mots que l'on offre en partage
Et qui doucement ont façonnés notre âme
Une douce musique qui ne prend pas une ride
Écrite à l'encre du cœur pour sublimer la Vie

C'est le soleil qui brille dans le cœur d'un enfant
C'est l'Amour qui transpire dans les yeux des Amants
C'est la pluie qui abreuve et qui donne la Vie
C'est le vent qui transporte dans le ciel nos soucis

C'est un couple d'hirondelles qui a bâti son nid
Sur le rebord d'un toit,d'une grange, d'une écurie
Des fleurs qui éclosent dans un jardin brouillon
Des Amies qui rient sans se poser de questions

La Poésie, c'est l'éphémère
Au milieu d'un flot de lumière
C'est ce que les yeux ne voient pas
C'est ce que le cœur entrevoit

Ce sont tant de belles choses
C'est le parfum des roses
Quelques mots en partage
Pour partir en voyage

La poésie a disparu du site de quintonic...Que c’est dommage !

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lyvi14 mars 2026 12:45

https://www.quintonic.fr/forum/paris/culture/aimez-vous-la-poesie?quickAccess=by_recency

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C'est quoi la Poésie ?
"mistouflette"

Ce sont des mots que l'on offre en partage
Et qui doucement ont façonnés notre âme
Une douce musique qui ne prend pas une ride
Écrite à l'encre du cœur pour sublimer la Vie

C'est le soleil qui brille dans le cœur d'un enfant
C'est l'Amour qui transpire dans les yeux des Amants
C'est la pluie qui abreuve et qui donne la Vie
C'est le vent qui transporte dans le ciel nos soucis

C'est un couple d'hirondelles qui a bâti son nid
Sur le rebord d'un toit,d'une grange, d'une écurie
Des fleurs qui éclosent dans un jardin brouillon
Des Amies qui rient sans se poser de questions

La Poésie, c'est l'éphémère
Au milieu d'un flot de lumière
C'est ce que les yeux ne voient pas
C'est ce que le cœur entrevoit

Ce sont tant de belles choses
C'est le parfum des roses
Quelques mots en partage
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lyvi

11 juin 2026 17:32

Heureux celui qui meurt d'aimer

O mon jardin d'eau fraîche et d'ombre
Ma danse d'être mon coeur sombre
Mon ciel des étoiles sans nombre
Ma barque au loin douce à ramer
Heureux celui qui devient sourd
Au chant s'il n'est de son amour
Aveugle au jour d'après son jour
Ses yeux sur toi seule fermés

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

D'aimer si fort ses lèvres closes
Qu'il n'ait besoin de nulle chose
Hormis le souvenir des roses
A jamais de toi parfumées
Celui qui meurt même à douleur
A qui sans toi le monde est leurre
Et n'en retient que tes couleurs
Il lui suffit qu'il t'ait nommée

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

Mon enfant dit-il ma chère âme
Le temps de te connaître ô femme
L'éternité n'est qu'une pâme
Au feu dont je suis consumé
Il a dit ô femme et qu'il taise
Le nom qui ressemble à la braise
A la bouche rouge à la fraise
A jamais dans ses dents formée

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

Il a dit ô femme et s'achève
Ainsi la vie, ainsi le rêve
Et soit sur la place de grève
Ou dans le lit accoutumé
Jeunes amants vous dont c'est l'âge
Entre la ronde et le voyage
Fou s'épargnant qui se croit sage
Criez à qui vous veut blâmer

Heureux celui qui meurt d'aimer
Heureux celui qui meurt d'aimer

Louis Aragon

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11 juin 2026 10:06

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10 juin 2026 19:15

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lyvi

8 juin 2026 12:34

"Still I rise" de Maya Angelou
Poème en anglais :

You may write me down in history
With your bitter, twisted lies,
You may trod me in the very dirt
But still, like dust, I'll rise.

Does my sassiness upset you?
Why are you beset with gloom?
’Cause I walk like I've got oil wells
Pumping in my living room.

Just like moons and like suns,
With the certainty of tides,
Just like hopes springing high,
Still I'll rise.

Did you want to see me broken?
Bowed head and lowered eyes?
Shoulders falling down like teardrops,
Weakened by my soulful cries?

Does my haughtiness offend you?
Don't you take it awful hard
’Cause I laugh like I've got gold mines
Diggin’ in my own backyard.

You may shoot me with your words,
You may cut me with your eyes,
You may kill me with your hatefulness,
But still, like air, I’ll rise.

Does my sexiness upset you?
Does it come as a surprise
That I dance like I've got diamonds
At the meeting of my thighs?

Out of the huts of history’s shame
I rise
Up from a past that’s rooted in pain
I rise
I'm a black ocean, leaping and wide,
Welling and swelling I bear in the tide.

Leaving behind nights of terror and fear
I rise
Into a daybreak that’s wondrously clear
I rise
Bringing the gifts that my ancestors gave,
I am the dream and the hope of the slave.
I rise
I rise
I rise.

Poème en français :

Tu peux me faire passer à l’Histoire
Avec tes mensonges pervers,
Et me traîner dans la poussière,
Mais, comme elle, je me soulèverai.

Mon exubérance t’irrite-t-elle ?
La tristesse te gagne, pourquoi ?
Parce que j’avance comme si j’avais
Des puits de pétrole chez moi.

Tout comme les lunes et les soleils,
Aussi sûre que les marées,
Tel un espoir qui se réveille,
Toujours, je m’élèverai.

Voulais-tu me voir brisée ?
La tête courbée les yeux baissés ?
Mes épaules tombant comme des larmes,
Par mon âme en pleurs, diminués ?

Est-ce mon dédain qui t’offense ?
Tu peines vraiment à l’accepter ?
Car je ris comme si des mines d’or
Dans mon jardin étaient creusées.

Tire-moi dessus avec tes mots,
Saigne-moi donc avec tes yeux,
Tue-moi avec ta haine, mais
Pourtant, comme l’air, je m’élèverai.

Mon côté sexy te dérange ?
Et pour toi, est-ce une surprise
Que je danse comme si des diamants
Nichaient au croisement de mes cuisses ?

Des taudis honteux de l’Histoire
Je m’élève
D’un passé pétri de souffrance
Je m’élève
Tel un océan noir, bondissant et immense,
Débordant, grossissant, je porte la marée.

Abandonnant les nuits de terreur et d’effroi
Je me lève
Dans une aurore à l’éclat merveilleux
Je m’élève
Apportant les cadeaux offerts par mes aïeux,
Je suis le rêve et l’espoir de l’esclave.
Je me lève
Je me soulève
Je m’élève.

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lyvi

29 mai 2026 06:54

Les Adieux

Atthis n'est point sur ses pas retournée.
Vraiment, je voudrais être morte.
En me quittant, elle pleurait,

Elle pleurait et me disait:
"Ah! Saphô, terrible est ma peine.
C'est malgré moi que je m'en vais..."

Et je lui répondais moi-même:
"Pars en joie, souviens-toi de moi.
Ah! tu sais bien comme je t'aime!

"Sinon, je veux te rappeler
Nos heures si belles, si chères,
(Les as-tu vraiment oubliées?)

"Les guirlandes entrelacées,
Autour de ta gorge fragile,
Les fleurs adorables mêlées,

"Et le parfum mystérieux,
Les flacons de parfum royal,
Qui inondaient tes beaux cheveux,

"Et l'heure, où, sur un lit couchée,
Mollement et entre mes bras,
Tu calmais ta soif altérée..."

Sappho

L’Absente

Souvent, dans la lointaine Sardes,
la pensée de la chère Arignota, ô Atthis,
vient nous chercher jusqu'ici, toi et moi.

Au temps où nous vivions ensemble,
tu fus vraiment pour elle une déesse,
et de ton chant elle faisait ses délices.

Maintenant, entre les femmes de Lydie,
elle brille, comme après le coucher du soleil
brille la lune aux rayons roses,
parmi les étoiles qu'elle efface.

Elle répand sa lumière sur les flots marins,
elle éclaire les prés en fleurs.

C'est l'heure où tombent les belles gouttes de rosée,
où renaissent la rose, la délicate angélique
et le parfum du mélilot.

Alors dans ses longues courses errantes,
Arignota se souvient de la douce Atthis,
l'âme lourde de désirs, le cœur gonflé de chagrins.

Et là-bas son appel perçant nous invite à la rejoindre,
et la nuit aux subtiles oreilles
cherche à redire au delà des flots qui nous séparent
ces mots qu'on ne comprend pas,
cette voix mystérieuse..

Sappho

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lyvi

28 mai 2026 13:31

A cet homme…

Des godasses un peu trop grandes
Un chapeau de paille, troué
Il n’en avait que faire :
Sa vie, c’était la terre.
Des mains aussi noires qu’un mineur
Mais tant d’amour dans le cœur
Jamais un mot de travers
Il en voulait, à son père.
Qui était-il ?
Un « Vieux Bonhomme » au regard clair
Un homme qui aimait la terre.
Les années ont passé,
Il a succombé.

« Il n’en avait que faire,
Sa vie, c’était la terre ».

A mon grand-père.
Sandrine Davin

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lyvi

26 mai 2026 07:13

Le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta

Voila pourquoi le soir
Quand le chat se réveille
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil

Maurice Carême

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lyvi

24 mai 2026 17:23
Henri a écrit :
Quand on aime la poésie ....on aime forcément "Tonton Geoges "!! Henri

Bien sur, tout à fait d'accord avec vous.
Remonter à la dernière page et vous allez trouver 😉

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Avatar Henri

Henri

24 mai 2026 11:38
Enya a écrit :
PS : J'aimais beaucoup les textes de Brassens 😍

Quand on aime la poésie ....on aime forcément "Tonton Geoges "!! Henri

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lyvi

24 mai 2026 07:14

Le jardin

Des milliers et des milliers d'années
Ne sauraient suffire
Pour dire
La petite seconde d'éternité
Où tu m'as embrassé
Où je t'ai embrassé
Un matin dans la lumière de l'hiver
Au parc Montsouris à Paris
À Paris
Sur la terre
La terre qui est un astre

Jacques Prévert
Publié en 1946

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lyvi

23 mai 2026 12:29

Il me semble qu'une musique passe en moi,
Une musique de mélancolie et de désir,
Qui dirait le trouble doux qu'éveille un sourire
Ou l'ineffable tremblement de tendres voix,

On croirait que ces eaux plus profondément bleues,
Plus vivantes que l'azur du large,
Plus lourdes avec ces gemmes qui les chargent,
Rapprochent de leur glissement lent les pays bleus
Qui sourient là-bas à des centaines de lieue,

Et répercutent musicalement les voix troublantes
Dont tinta leur diaphanéité céleste
Qui depuis lors chante,
Et toutes les formes réflétées

John-Antoine Nau
Poésies antillaises 1972

https://fr.wikisource.org/wiki/Hiers_bleus

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lyvi

15 mai 2026 15:21

Un grand nombre de Quintonicien(ne)s ont initié des topics de poésie en essayant de faire partager leur passion, non de façon individuelle pour faire connaitre leurs œuvres mais pour que le plus grand nombre de personnes intéressées puissent y avoir accès.
je suis désolée que leurs magnifiques créations aient + ou - disparues.
D'où ce topic qui essaye, péniblement, de leur rendre hommage.

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lyvi

15 mai 2026 12:02

Manick a écrit :

Y aurait-il un poème pour supporter ce manque ??????
Hélas ! Personnellement je ne l'ai pas trouvé

💙Deux acrostiches pour celui qui est parti ....

🧡RÉSONNERONT
R- Reverrai-je jamais cet enfant tant aimé
E- En ces lieux incertains où vogue son esprit
S- Sait il le désespoir qu'en partant m'a laissé ?
O- Ô douleur si profonde, si noire et sans répit.

N- Nous marchons à tâtons tout au long de la vie
N- Nous cherchons des chemins, des raisons d'exister
E- Et nous nous égarons sur des routes de pluie
R- Rugueuses et meurtrissantes à nos coeurs déchirés.

O- Otages de la mort nous errons dans la nuit
N- Nous souvenant toujours de ces jours de clarté
T- Tout bruissants de nos rires et nos bonheurs enfuis.

🧡AFFECTIONS
A- Arrêtez-vous ! Vous qui passez devant ces pierres
F- Faites silence ! Voyez son nom, voyez son âge.
F- Fallait-il aussi vite qu'il laisse son bagage
E- Et que seul dans sa nuit, dans sa sombre lumière
C- Comme un chercheur d'étoile, finisse son voyage.
T- Taisons-nous un instant, pensons encore à lui
I- Invité de la mort qui me laisse sans vie .
O-Oh! Qu'il est loin déjà mon enfant des nuages...
N- Nul n'entend plus son rire, ne voit plus son visage,
S- Seuls les anges là-haut me parlent encore de Lui.

Manick .

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lyvi

15 mai 2026 11:58

https://www.quintonic.fr/forum/paris/ecrire-dit-elle

ÉCRIRE DIT-ELLE........Manick

Prose poétique, acrostiches, poèmes...
Faites chanter les mots, et en toute simplicité osez les rythmes et les rimes !

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lyvi

15 mai 2026 11:40

Qui se souvient de "Manick" qui écrivait de magnifiques alexandrins, elle aussi savait ce que veut dire perdre un enfant.
Hélas je n'ai pas réussi à retrouver toutes ses poésies...
Si quelqu'un se rappelle ....

-L'ÉTOILE DE NOËL .

Quelle est donc cette joie soudaine et bienfaisante
Qui sème des étoiles dans les yeux des enfants ?
Quelle est cette lumière à cette heure déclinante
Qui ranime les coeurs des petits et des grands ?

Les cloches retentissent annonçant la nouvelle,
Un enfant est venu, tout petit, et pourtant,
Déjà autour de lui se pressent les fidèles
Avertis par l'étoile de cet évènement.

Les villes s'illuminent de guirlandes magiques,
On a sorti les crèches de leurs boîtes en carton,
Voici que le sapin se dresse, magnifique,
Les santons tout joyeux sortent de leur coton .

En ces moments renaît la grâce de l'enfance
Et tout semble possible à qui ose espérer,
Le Verbe s'est fait chair, le mystère est immense,
Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Chacun, à sa mesure, façonne notre monde
Qui donne son savoir, sa force ou son sourire.
Le bonheur est fragile, furtif comme une onde,
Tous n'en ont pas leur part, beaucoup vont en mourir.

Ceux-là, sur des sentiers, des chemins inhumains,
Sur des mers démontées où se noient leurs enfants,
Ceux-là errent sans savoir quel sera leur destin
Attendant de leurs frères un geste bienveillant.

Noël fête un enfant né lui-même en exil,
Pauvre parmi les pauvres, fuyant la barbarie.
Si simple fut l'étable, si simple fut l'asile,
C'est pourtant dans ce lieu qu'un mystère s'accomplit.

Nul ne sait où se cache la divine étincelle
Entre un âne et un boeuf ? Dans une pauvre étable ?
Noël dans son mystère toujours nous interpelle
Et les voies du Seigneur sont bien impénétrables.

Alors, souhaitons donc tous, si le ciel s'assombrit
Et si nos frères humains meurent sur nos chemins,
Si nous perdons courage aux douleurs de la vie,
Que l'Étoile de Noël guide nos lendemains.

Que sans fin la musique apaise nos tourments,
Qu'elle unisse les coeurs, que sa joie nous inonde.
D'un bonheur infini qu'elle soit le ferment
D'un hymne fraternel illuminant le monde.

Manick. Décembre 2018.

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