

ANCOLIE67
À la fin de l’année
de jour en jour plus bas,
il enfouit sa chaleur comme une graine
À la fin de l’année
Nous avançons toujours
Un fleuve plus épais qu’une grasse prairie
Nous vivons d’un seul jet
Nous sommes du bon port
Le bois qui va sur l’eau l’arbre qui file droit
Tout marché de raison bâclé conclu s’oublie
Où nous arrêterons-nous
Notre poids immobile creuse notre chemin
Au loin les fleurs fanées des vacances d’autrui
Un rien de paysage suffisant
Les prisons de la liberté s’effacent
Nous avons à jamais
Laissé derrière nous l’espoir qui se consume
Dans une ville pétrie de chair et de misère
De tyrannie La paupière du soleil s’abaisse sur ton visage
Un rideau doux comme ta peau
Une aile salubre une végétation
Plus transparente que la lune du matin
Nos baisers et nos mains au niveau de nous-mêmes
Tout au-delà ruiné
La jeunesse en amande se dénude et rêve
L’herbe se relève en sourdine
Sur d’innocentes nappes de petite terre
Premier dernière ardoise et craie
Fer et rouille seul à seule
Enlacés au rayon debout
Qui va comme un aveu
Écorce et source redressée
L’un à l’autre dans le présent
Toute brume chassée
Deux autour de leur ardeur
Joints par des lieues et des années
Notre ombre n’éteint pas le feu
Nous nous perpétuons.
Au-dessous des sommets
Nos yeux ferment les fenêtres
Nous ne craignons pas la paix de l’hiver
Les quatre murs éteints par notre intimité
Quatre murs sur la terre
Le plancher le plafond
Sont des cibles faciles et rompues
À ton image alerte que j’ai dispersée
Et qui m’est toujours revenue
Un monotone abri
Un décor de partout
Mais c’est ici qu’en ce moment
Commencent et finissent nos voyages
Les meilleures folies
C’est ici que nous défendons notre vie
Que nous cherchons le monde
Un pic écervelé aux nuages fuyants au sourire éternel
Dans leurs cages les lacs au fond des trous la pluie
Le vent sa longue langue et les anneaux de la fraîcheur
La verdure et la chair des femmes au printemps
La plus belle est un baume elle incline au repos
Dans des jardins tout neufs amortis d’ombres tendres
Leur mère est une feuille
Luisante et nue comme un linge mouillé
Les plaines et les toits de neige et les tropiques luxueux
Les façons d’être du ciel changeant
Au fil des chevelures
Et toujours un seul couple uni par un seul vêtement
Par le même désir
Couché aux pieds de son reflet
Un couple illimité.
Paul Eluard, Facile, 1935

2ALAIN
.... " Je suis né dans la rue
Par une nuit d'orage
Oh oui, je suis né dans la rue
Oh oui, je suis né dans la rue, dans la rue
Dans la rue
Je suis né dans la ville
Où les murs sont toujours gris
Derrière un terrain vague
Où se trouvent les taudis
Dans un berceau de fer
Je devais grandir
Ne vous étonnez pas
Si je ne sais pas sourire
Parce que je suis né dans la rue
Oh oui, je suis né dans la rue
Dans la rue
Je n'ai pas eu de père
Pour me faire rentrer le soir
Et bien, souvent ma mère
Travaillait pendant la nuit
Je jouais de la guitare
Assis sur le trottoir
Le cœur comme une pierre
Je commençais ma vie
Parce que je suis né dans la rue
Oh oui, je suis né dans la rue
Dans la rue, dans la rue
J'ai dû me battre
Pour avoir la vie que j'aimais
J'ai dû me battre
Encore plus fort pour la garder
De tous les côtés de la ville on me cherchait
Les poings se sont serrés
Depuis je n'ai pas changé
Parce que je suis né dans la rue
Oh oui, je suis né dans la rue
Dans la rue, ouais
Maintenant je ne vis plus
Où les murs sont toujours gris
Mon nom est en argent
Et ma guitare est en or " ....

lyvi
Dans la rue
Je vis dans la rue,
Je partage mes journées,
Entre le passage et la vitrine,
Sous la pluie battante, glaciale,
Sous le ciel noir, sombre ou étoilé.
Je vis dans la rue,
J’observe les passants,
Sans cesse, se hâter, se presser,
Tels des machines, mises en marche,
Tels des automates, agités et bruyants.
Je vis dans la rue,
Je deviens une ombre,
Devant cette arche cambrée,
Avec pour toit, le vieux portique,
Avec pour couche gelée, le marbre.
Je vis dans la rue,
Je vois leurs questions,
Sans jamais s’arrêter et parler,
Toujours prompts à juger sans jauger,
Toujours afficher cette même affection.
Je vis dans la rue,
Je survis à l’indifférence,
Avec pour seul ami, cet éclatant néon,
Pour seul bagage, ce grand chariot vide,
Pour toujours, rompre et briser le silence.
Je vis dans la rue,
J’ai oublié cette folie,
Sans vraiment l’avoir apprivoisée,
Ce cordial mal-être me tient compagnie,
Cet intime malaise, devenu comme un ami.
Je vis dans la rue,
Je reviens de loin,
Dans ce petit coin, à l’abri,
Ici, je vis un peu, je suis presqu’en liberté,
Là, j’existe un peu, je suis quasi un témoin.
Nashmia Noormohamed, 2016
*********************************************************************************************
La liberté
D’une vie de bohèmes à l’indifférence des refuges, d’une vie de simples civils à la tragédie des réfugiés et des immigrés…
Quel est le prix de notre liberté ?
Être traqués, persécutés, chassés, hors de chez soi, être aux abois, aux abris, abrutis par la guerre, la faim, la peur, vivre ainsi ou survivre…
Quel est le prix de notre liberté ?
D’un homme à l’autre, d’une terre à la sui-vante, s’éloigner, se distancer, se projeter, loin du chaos, de la folie, de la barbarie… Quel est le prix de notre liberté ?
Tout quitter, partir, fuir afin de retrouver l’humanité et la fraternité, choisir d’être l’étranger, le voyageur, l’autre, le choix de toute une vie…
Quel est le prix de notre liberté ?
Nous qui sommes libres et qui vivons en paix, que ne ferions-nous pour nos familles, pour nos amis, pour notre patrie ? Que ne ferions-nous pour ce que nous croyons être un acquis ?
Nashmia Noormohamed, 2016

lyvi
À celle dont ils rêvent
Neuf cent mille prisonniers
Cinq cent mille politiques
Un million de travailleurs
Maîtresse de leur sommeil
Donne-leur des forces d’homme
Le bonheur d’être sur terre
Donne-leur dans l’ombre immense
Les lèvres d’un amour doux
Comme l’oubli des souffrances
Maîtresse de leur sommeil
Fille femme soeur et mère
Aux seins gonflés de baisers
Donne-leur notre pays
Tel qu’ils l’ont toujours chéri
Un pays fou de la vie
Un pays où le vin chante
Où les moissons ont bon coeur
Où les enfants sont malins
Où les vieillards sont plus fins
Qu’arbres à fruits blancs de fleurs
Où l’on peut parler aux femmes
Neuf cent mille prisonniers
Cinq cent mille politiques
Un million de travailleurs
Maîtresse de leur sommeil
Neige noire des nuits blanches
À travers un feu exsangue
Sainte Aube à la canne blanche
Fais-leur voir un chemin neuf
Hors de leur prison de planches
Ils sont payés pour connaître
Les pires forces du mal
Pourtant ils ont tenu bon
Ils sont criblés de vertus
Tout autant que de blessures
Car il faut qu’ils se survivent
Maîtresse de leur repos
Maîtresse de leur éveil
Donne-leur la liberté
Mais garde-nous notre honte
D’avoir pu croire à la honte
Même pour l’anéantir.
Paul Eluard, Les Armes de la douleur, 1944
Enya
L'espoir - Bernard Lavilliers -
Sur la noirceur du soleil
Sur le sable des marées
Sur le calme du sommeil
Sur mon amour retrouvé
Le soleil se lève aussi
Et plus forte est sa chaleur
Plus la vie croit en la vie
Plus s'efface la douleur
Pour ces semaines très noires
Pour ces belles assassinées
Pour retrouver la mémoire
Pour ne jamais oublier
Il faut te lever aussi
Il faut chasser le malheur
Tu sais que parfois la vie
A connu d'autre couleurs
Et si l'espoir revenait
Tu me croiras jamais
Dans le secret, dans l'amour fou
De toutes tes forces
Va jusqu'au bout
Et si l'espoir revenait
Sur mes doutes et ma colère
Sur les nations déchainées
Sur ta beauté au réveil
Sur mon calme retrouvé
Le soleil se lève aussi
J'attendais cette lumière
Pour me sortir de la nuit
Pour oublier cet enfer
Pour voir ce sourire d'enfant
Pour ses cahiers déchirés
Pour enfin que les amants
N'aient plus peur de s'enlacer
Le soleil se lève aussi
Le soleil se lève aussi
Le soleil
Et si l'espoir revenait
Tu me croiras jamais
Dans le secret, dans l'amour fou
De toutes tes forces
Va jusqu'au bout
Et si l'espoir revenait
Pour la noirceur du soleil
Bernard Lavilliers en duo avec Jeanne Cherhal
Leo-75
l est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très-vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.
Or, chaque fois que je viens à l'entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C'est sous Louis treize; et je crois voir s'étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs ;
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens,
Que dans une autre existence peut-être,
J'ai déjà vue... et dont je me souviens !
Gérard de Nerval.
Enya
La symphonie des éclairs 😍
Zaho de Sagazan
Il fait toujours beau au-dessus des nuages
Mais moi, si j'étais un oiseau, j'irais danser sous l'orage
Je traverserais les nuages comme le fait la lumière
J'écouterais sous la pluie la symphonie des éclairs.
Dès sa plus tendre enfance
Elle ne savait pas parler autrement
Qu'en criant tout bas, pas faute d'essayer
De les retenir, ces cris et ces larmes
Qui les faisaient tant-
Il fait toujours beau au-dessus des nuages
Mais moi, si j'étais un oiseau, j'irais danser sous l'orage
Je traverserais les nuages comme le fait la lumière
J'écouterais sous la pluie la symphonie des éclairs.
En grandissant, rien ne s'est calmé
Petite tempête s'est trouvé
Des raisons de pleuvoir autant
Qui pourrait l'aimer, franchement?
Personne n'aimerait se retrouver
Au cœur d'une tempête, avouez
Il y a des raisons de pleurer
Elle a ses raisons, mais
Il fait toujours beau au-dessus des nuages
Mais moi, si j'étais un oiseau, j'irais danser sous l'orage
Je traverserais les nuages comme le fait la lumière
J'écouterais sous la pluie la symphonie des éclairs, hmm
Quand la tempête a su
Que des mélodies pouvaient s'échapper du vent
Et se retrouver dans le cœur des gens
Celle-ci s'est dit
"Nulle raison d'envier le soleil
Je ferai danser les gens au rythme de mes pleurs
La tourmente de mes chants viendra réchauffer les cœurs
Réchauffer mon cœur"
Il fait toujours beau au-dessus des nuages
Mais moi, je suis de ces oiseaux qui nous font danser sous l'orage
Je traverserais tous les nuages pour trouver la lumière
Leo-75
Enya a écrit :
Une des dernières apparitions dAlain Bashung, très malade, il est parti peu de temps après...
- La nuit je mens -
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murennes
J'ai fait l'amour
J'ai fait le mort
T'étais pas née
À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
J'ai fait la saison
Dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque, un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous, dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
😍👍 Belle interprétation "en live"
Enya
Une des dernières apparitions dAlain Bashung, très malade, il est parti peu de temps après...
- La nuit je mens -
On m'a vu dans le Vercors
Sauter à l'élastique
Voleur d'amphores
Au fond des criques
J'ai fait la cour à des murennes
J'ai fait l'amour
J'ai fait le mort
T'étais pas née
À la station balnéaire
Tu t'es pas fait prier
J'étais gant de crin, geyser
Pour un peu, je trempais
Histoire d'eau
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Je m'en lave les mains
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
J'ai fait la saison
Dans cette boite crânienne
Tes pensées, je les faisais miennes
T'accaparer, seulement t'accaparer
D'estrade en estrade
J'ai fait danser tant de malentendus
Des kilomètres de vie en rose
Un jour au cirque, un autre à chercher à te plaire
Dresseur de loulous, dynamiteur d'aqueducs
La nuit je mens
Je prends des trains à travers la plaine
La nuit je mens
Effrontément
J'ai dans les bottes des montagnes de questions
Où subsiste encore ton écho
Où subsiste encore ton écho
Enya
lyvi a écrit :
Se canta
Debaat ma fennestro
A un aouselou,
Touto la ney canto
Canto pas per your.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Aquellos montagnos
Que tan hautos soun
M'empachon de veyre
Mas amours oun soun.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Bassas-bous montagnos
Plano aoussas-bous
Per que posqui bere
Mas amours oun soun.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Aquellos montagnos
Tant s'abacharan
Et mas amourettos
Se rapproucharan.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Se Canta Gascogne → Claude Calès
Se Canta (prononcé : [se ˈkantɒ] ; ) est une chanson en occitan probablement écrite en gascon/béarnais par Gaston Fébus au Moyen Âge.
Son usage s'est généralisé dans toutes les régions de langue occitane au point que cette chanson est considérée comme l'hymne de l'Occitanie.
Cette chanson très ancienne (Moyen Âge) est chantée dans toute l’Occitanie, et en toutes occasions, avec des variantes au niveau des paroles.
Elle est aujourd’hui l’hymne officiel du val d’Aran (région gasconne de l’Espagne) ainsi que des vallées occitanes de l’Italie (Piémont alpin).
L’air de « Se Canta » a été joué par un ensemble de cors des Alpes lors de l’inauguration des jeux olympiques d’hiver de Turin. 2006
Dessous ma fenêtre,
Il y a un oiselet
Toute la nuit chante,
Chante sa chanson
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Ces fières montagnes,
A mes yeux navrés
Cachent de ma mie
Les traits bien aimés
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Baissez vous montagnes,
Plaines haussez-vous
Que mes yeux s’en aillent,
Où sont mes amours
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Les chères montagnes,
Tant s’abaisseront
Qu’à la fin ma mie,
Mes yeux reverront
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Ma grand-mère était gasconne et parlait la langue d’Oc 😉
👍 Jolie chanson (et bon souvenir car je l'ai chantée avec la chorale dont je faisais partie) 😉
Enya
Les moulins de mon coeur (M. Legrand) interprété par Tina Arena
Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne, un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon cœur.
Comme un écheveau de laine entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige, comme un vol de goélands
Sur des forêts de Norvège, sur des moutons d'océan
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon cœur.
Ce jour-là près de la source, Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course, l'oiseau tomba de son nid
Et voilà que sur le sable nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne rencontrent des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne la couleur de tes cheveux
Une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Au vent des quatre saisons, tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur.

lyvi
Se canta
Debaat ma fennestro
A un aouselou,
Touto la ney canto
Canto pas per your.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Aquellos montagnos
Que tan hautos soun
M'empachon de veyre
Mas amours oun soun.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Bassas-bous montagnos
Plano aoussas-bous
Per que posqui bere
Mas amours oun soun.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Aquellos montagnos
Tant s'abacharan
Et mas amourettos
Se rapproucharan.
Se canto, que canto.
Canto pas per you,
Canto per ma mio
Qu'es allen de you.
Se Canta Gascogne → Claude Calès
Se Canta (prononcé : [se ˈkantɒ] ; ) est une chanson en occitan probablement écrite en gascon/béarnais par Gaston Fébus au Moyen Âge.
Son usage s'est généralisé dans toutes les régions de langue occitane au point que cette chanson est considérée comme l'hymne de l'Occitanie.
Cette chanson très ancienne (Moyen Âge) est chantée dans toute l’Occitanie, et en toutes occasions, avec des variantes au niveau des paroles.
Elle est aujourd’hui l’hymne officiel du val d’Aran (région gasconne de l’Espagne) ainsi que des vallées occitanes de l’Italie (Piémont alpin).
L’air de « Se Canta » a été joué par un ensemble de cors des Alpes lors de l’inauguration des jeux olympiques d’hiver de Turin. 2006
Dessous ma fenêtre,
Il y a un oiselet
Toute la nuit chante,
Chante sa chanson
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Ces fières montagnes,
A mes yeux navrés
Cachent de ma mie
Les traits bien aimés
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Baissez vous montagnes,
Plaines haussez-vous
Que mes yeux s’en aillent,
Où sont mes amours
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Les chères montagnes,
Tant s’abaisseront
Qu’à la fin ma mie,
Mes yeux reverront
S’il chante qu’il chante,
Ce n’est pas pour moi
Mais c’est pour ma mie
Qui est loin de moi
Ma grand-mère était gasconne et parlait la langue d’Oc 😉