
doyen
janine33 a écrit :
Vous confondez le milieu social d’origine et l’intelligence . Il existe des doués, voire des surdoués dans les milieux très modestes . Je me souviens d’un exemple d’immigrés à Marseille où frère et sœur explosaient les résultats .
Un milieu favorisé donne de la culture souciâmes , professionnelle , dont bénéficient les enfants , mais ne donne pas l’intelligence . Et rien ne prouve que les enfants utiliseront ces atouts à bon escient .
Je ne pense pas faire la confusion. que vous évoquez
Bien au contraire, quand je dis "on ne naît pas bête ou intelligent" je dissocie l'intelligence à la fois de la génétique et du milieu social .
En revanche le milieu social conditionne quelque peu mais pas d'une façon absolue l'accession aux activités intellectuelles et culturelles i sans toutefois priver les intéressés de toute intelligencequi peut être d'une autre nature (pratique, émotionnelle, sociale... ), .
Les exemples que je rapporte (mes deux étudiants, Dupond-Moretti) ne les prédisposaient pas à effectuer des études supérieures et à exercer une activité intellectuelle, sans pour autant les priver d'intelligence.
A cet égard, veuillez relire un de mes précédents message dans lequel je distingue bien "capacités intellectuelles et intelligence".
Au contraire, le milieu social favorise l'accès à la culture.
Il suffit d'analyser les milieux sociaux des élèves des grandes écoles (ENA, polytechnique, HEC...) qui sont majoritairement issus de milieux favorisés.
Pour tenter de remédier à cette disparité sociale, Sarkozy a émis l'idée de ""discrimination positive".
Prenons l'ex de Pierre et Marie Curie (prix nobel) Leur fille Irène Joliot-Curie a également obtenu un prix Nobel. Je suis enclin à penser que cela tient davantage au milieu scientifique dans lequel elle a grandi qu'à la génétique. Il n'est pas exclu (sans que cela soit certain) que si leur fille avait été adoptée, elle n'aurait pas obtenu ce prix.
En revanche, la génétique induit notablement les caractéristiques physiques, notamment certaines maladies (cancer, maladies cardio vasculaires... )
Bien évidemment mes propos ne sont pas "paroles d'évangile".
Elles n'engagent que moi et sont discutables.
janine33
doyen a écrit :
Certes, la génétique peut jouer un rôle dans les capacités intellectuelles (ce qui est diffférent de l'intelligence), mais cet élément ne me paraît pas absolu
Sans en avoir la certitude, j'ai l'intime conviction, que l'on ne naît pas bête ou intelligent, on le devient.
D'autres facteurs peuvent pris en considération : le milieu, les rencontres, les circonstances, l'"éducation, le caractère...
Pour illustrer mon propos je cite deux exemples
Il y a une vingtaine d'années j'ai eu deux étudiants frère (l'aîné) et soeur (la cadette), efants de migrants tunisiens devenus français dont le père était ouvrier ert la mère sans profession
LE garçon, après avoir été reçu au concours de l'école nationale de la magistrature (équivalent de l'ENA) est devenu juge d'instruction dans un tribunal de l'hexagone
La fille, après avoir été mon assistante et soutenu sa thèse de doctorat en droit avec la mention très honorable, est devenue maître de conférences dans une université de l'hexagone. Elle deviendra probablement professeur d'université
Eric Dupond-Moretti est né d'un père ouvrier et d'une mère fille d'immigrés italiens.
Son père est décédé quand il était enfant.
Sa mère a fait des ménages, ce qui lui a permis de faire des études supérieure et devenir un grand avocat,puis ministre
Vous confondez le milieu social d’origine et l’intelligence . Il existe des doués, voire des surdoués dans les milieux très modestes . Je me souviens d’un exemple d’immigrés à Marseille où frère et sœur explosaient les résultats .
Un milieu favorisé donne de la culture souciâmes , professionnelle , dont bénéficient les enfants , mais ne donne pas l’intelligence . Et rien ne prouve que les enfants utiliseront ces atouts à bon escient .
doyen
janine33 a écrit :
Je crois que l’intelligence est génétique car c’est la capacité d’établir des relations là où d’autres ne peuvent pas . Aujourd’hui on peut mesurer l’intelligence sous différents aspects dont chacun peut être utile à la société . Il fut un temps où elle se définissait comme la hauteur de vue, la largeur de vue, la profondeur de vue . On y ajouta la capacité d’accueil ( = curiosité). À présent on parle aussi d’intelligence sociale . Il a pu être observé que des enfants surdoués rataient leur vie par manque d’intelligence sociale . Des amis , parents d’un fils surdoué avaient refusé qu’il ait plus d’une année d’avance . « Qu’il joue » , disaient-ils ! Des le CE2 il ne faisait pas de fautes d’orthographe , et n’avait pas besoin de faire des exercices . L’explication du maitre lui suffisait pour engranger la connaissance . Des capacités intellectuelles qui font envie !
Certes, la génétique peut jouer un rôle dans les capacités intellectuelles (ce qui est diffférent de l'intelligence), mais cet élément ne me paraît pas absolu
Sans en avoir la certitude, j'ai l'intime conviction, que l'on ne naît pas bête ou intelligent, on le devient.
D'autres facteurs peuvent pris en considération : le milieu, les rencontres, les circonstances, l'"éducation, le caractère...
Pour illustrer mon propos je cite deux exemples
Il y a une vingtaine d'années j'ai eu deux étudiants frère (l'aîné) et soeur (la cadette), efants de migrants tunisiens devenus français dont le père était ouvrier ert la mère sans profession
LE garçon, après avoir été reçu au concours de l'école nationale de la magistrature (équivalent de l'ENA) est devenu juge d'instruction dans un tribunal de l'hexagone
La fille, après avoir été mon assistante et soutenu sa thèse de doctorat en droit avec la mention très honorable, est devenue maître de conférences dans une université de l'hexagone. Elle deviendra probablement professeur d'université
Eric Dupond-Moretti est né d'un père ouvrier et d'une mère fille d'immigrés italiens.
Son père est décédé quand il était enfant.
Sa mère a fait des ménages, ce qui lui a permis de faire des études supérieure et devenir un grand avocat,puis ministre
janine33
doyen a écrit :
Bien évidemment, un élève qui n'est pas au niveau, doit redoubler afin d'éviter d'accumuler des carences d'année en année.
De la même manière, on doit permettre à un enfant qui a un niveau supérieur de sauter une classe, faute de quoi il risque de s'ennuyer et de vivre sur ses acquis avec une perte du goût de l'effort, ce qui est bien dommage.
Sans être un HPI, ce fût le cas de ma fille aînée qui a fait un mois de CP dans lequel elle était première puis tout le reste en CE1 où sur 25 élèves, elle était dans le premier quart,
Elle a conservé son année d'avance pendant toute sa scolarité (bachelière à 17 ans) et toute ses études supérieures (elle est ingénieure).
Ce fût également mon cas. Je suis passé du CP au CE2.
Je n'étais pas non plus un HPI
A la différence de ma fille, j'ai redoublé la 5e, étant plus souvent sur les terrains de foot qu'à ma table de travail.
J'ai eu le bacc à 18 ans.
Je crois que l’intelligence est génétique car c’est la capacité d’établir des relations là où d’autres ne peuvent pas . Aujourd’hui on peut mesurer l’intelligence sous différents aspects dont chacun peut être utile à la société . Il fut un temps où elle se définissait comme la hauteur de vue, la largeur de vue, la profondeur de vue . On y ajouta la capacité d’accueil ( = curiosité). À présent on parle aussi d’intelligence sociale . Il a pu être observé que des enfants surdoués rataient leur vie par manque d’intelligence sociale . Des amis , parents d’un fils surdoué avaient refusé qu’il ait plus d’une année d’avance . « Qu’il joue » , disaient-ils ! Des le CE2 il ne faisait pas de fautes d’orthographe , et n’avait pas besoin de faire des exercices . L’explication du maitre lui suffisait pour engranger la connaissance . Des capacités intellectuelles qui font envie !
savannah92
martinemdh a écrit :
Et pourtant nous sommes.nombreux. et euses.à pousser nos enfants. à faire des études ....que va.t'on.faire de toi
SI tu continues ....
.
Eh oui Martine .. Et quand on voit le niveau du bac actuel, il y a de quoi s'affoler .. 😳
Heureusement après le bac, les filières restent intéressantes ..l'aîné de mes loulous a choisi la branche véto et s'y épanouit vraiment ..
Et son jeune frère a envie après le brevet de poursuivre ses études en internat en Allemagne ..mais il a encore le temps d'y réfléchir .. 😏
Et pour ceux qui ont envie de devenir artisan/manuel, pourquoi ne pas s'arrêter au brevet pour approfondir leur choix !
Le principal reste qu'ils aient envie de travailler et qu'on puisse leur en donner les moyens ! 👍 😃
martinemdh
savannah92 a écrit :
Eh oui ..Et pourtant il faut reconnaître qu'un bon artisan gagne très bien sa vie et valoriser son travail .. Nous en avons tous besoin !
Le principal n'est il pas d'avoir envie de bien gagner sa vie, de se perfectionner et d'être apprécié à sa juste valeur ? 👍 😄
Et pourtant nous sommes.nombreux. et euses.à pousser nos enfants. à faire des études ....que va.t'on.faire de toi
SI tu continues ....
.

colette
savannah92 a écrit :
Ah voilà qui pourrait nous laisser penser que ce serait génétique ?
Dans ma famille, j'ai été la 1ère diagnostiquée HPI et croyez moi qu'en primaire à la campagne, ce fut difficile .. Une dispense du rectorat m'a permise d'entrer en 6ème à 9 ans et suis arrivée au bac philo à 16 ans ..
Obligée d'attendre en diverses facs ma majorité pour passer le concours Air France ..
Mon fils fut suivi de la même manière avec une année d'avance , jusqu'en prépas math et physique, puis master en informatique ..
Et maintenant c'est l'aîné de mes petits fils qui passe le bac dans 1 mois à 17 ans !
C'est évidemment beaucoup moins contraignant qu'un élève en difficultés, mais malgré tout il faut reconnaître que nous restons curieux de beaucoup de choses, insatiables d'apprendre encore et toujours , impatients ..
Dans ce cas là aussi, les parents doivent être attentifs et bien accompagner leur enfant. 😏
cela m 'a permis de vous répondre

colette
savannah92 a écrit :
Eh oui ..Et pourtant il faut reconnaître qu'un bon artisan gagne très bien sa vie et valoriser son travail .. Nous en avons tous besoin !
Le principal n'est il pas d'avoir envie de bien gagner sa vie, de se perfectionner et d'être apprécié à sa juste valeur ? 👍 😄
il n'y a pas de sots métiers il n(y a que de sottes gens
savannah92
catherine- a écrit :
Tout à fait d'accord avec vous ! Mais l'idée stupide qu'un travail "manuel" est dégradant, et qu'il faut aller à la fac, est dure à changer!
Eh oui ..Et pourtant il faut reconnaître qu'un bon artisan gagne très bien sa vie et valoriser son travail .. Nous en avons tous besoin !
Le principal n'est il pas d'avoir envie de bien gagner sa vie, de se perfectionner et d'être apprécié à sa juste valeur ? 👍 😄

catherine-
Whisky a écrit :
Pourquoi forcer le bac si le jeune s'emmerde à l'école. Lui proposer un circuit manuel, nous sommes en manque d'ouvriers qualifiés
Tout à fait d'accord avec vous ! Mais l'idée stupide qu'un travail "manuel" est dégradant, et qu'il faut aller à la fac, est dure à changer!

Anne marie
catherine- a écrit :
Oui, il faut en parler avec lui, lui expliquer les faits et ses conséquences, mais un ado ou un enfant ne s'en rend pas toujours compte ou est dans le déni. Ce n'est pas à lui de décider, mais aux parents en accord avec les enseignants après concertation de tous.
jolie utopie.. J'ai eu la chance d'avoir des enfants qui n'ont posé aucun problème scolaire, mais j'ai connu le cas d'une amie qui avait un fils que l'école ennuyait et qui ne faisait rien... Elle a tout fait pour lui.. mais il s'en foutait.. Il a redoublé, cela n'a servi à rien et il a raté tout son cursus scolaire qui s'est arrêté très tôt... aujourd'hui il fait des "petits boulots", souvent en CDD.. il n'est pas bête et aurait pu aller au moins jusqu'au bac... Quand on lui en parle .. à40 ans aujourd'hui il sourit et s'en fout..