
martinemdh
fred :nous a rappelé la journée du sourire on le devine malgré le masque
Un sourire
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup
Il enrichit ceux qui le reçoivent
Sans appauvrir ceux qui le donnent Il ne dure qu’un instant
Mais son souvenir est parfois éternel
Personne n’est assez riche pour s’en passer
Personne n est assez pauvre pour ne pas le mériter
Il crée le bonheur au foyer soutient les affaires
Il est le signe sensible de l amitié
Un sourire donne du repos à l’être fatigue
Rend du courage aux plus découragés
In ne peut ni s‘acheter ni se prêter ni se voler,
Car c’est une chose qui n’a pas de valeur
Qu’à partir du moment ou il se donne
Et si quelquefois vous rencontrez une personne
Qui ne sait plus avoir le sourire
Soyez généreux donnez lui le votre
Car nul n a autant besoin d un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres
bonne nuit à tous
martinemdh
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. On peut les suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.
ne blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
François COPPÉE (1842-1908) Le Cahier rouge
martinemdh
l est bien loin le temps des pupitres d’école...
D’un côté les garçons et de l’autre les filles,
En classe ou en récré, c’était le protocole ;
Les tabliers cachaient habits chics ou guenilles.
*
Je me souviens encor de l’odeur de la craie,
De la carte de France suspendue au mur...
Côte à côte on s’échangeait nos petits secrets
Penché sur son voisin dans un bruyant murmure.
*
Puis la règle claquait et le maître criait :
"Vous copierez cent fois : je dois me taire en cours !"
Rouge aux joues on plongeait la plume en l’encrier,
Impatients de finir l’histoire dans la cour.
*
Nos yeux suivaient alors la mouche sur la vitre
Dans sa danse infernale pour la liberté.
Il est bien loin le temps où l’on faisait le pitre...
Celui de l’insouciance et la fraternité
Coccyvette
Un jeune couple emménage dans un nouveau quartier.
Le lendemain matin, alors qu'ils prennent leur petit-déjeuner devant la fenêtre, la jeune-femme voit sa voisine suspendre son linge à l'extérieur.
"Ce linge n'est pas très propre dit-elle ; elle ne sait pas le laver correctement. Elle a peut-être besoin d'une meilleure lessive.."
Son mari regardait silencieux.
Chaque fois que sa voisine suspendait son linge à sécher, la jeune-femme faisait le même commentaire.
Un mois plus-tard, la femme fut surprise de voir du linge bien propre sur le fil à linge et dit à son mari.
"Regarde, elle a finalement trouvé le moyen de laver correctement son linge. Je me demande qui lui a appris cela ?"
Le mari répondit : "Je me suis levé tôt ce matin et j'ai nettoyé nos fenêtres."
Ce que nous voyons en regardant les autres, dépend de la clarté de la fenêtre à travers laquelle nous regardons.
Alors ne soyez pas trop rapides pour juger les autres, surtout si votre perspective de la vie est assombrie par la colère, la jalousie, la négativité, ou des désirs insatisfaits.
Juger une personne ne définit pas qui elle est.
Cela définit qui vous êtes.
Paulo Coelho. "Le linge propre."
martinemdh
L'argent.
Recueil : D'ineffables fables affables (2006)
Son chant est un murmure, il réjouit mon oreille ;
Il est comme un oiseau qui éclate de joie,
Une fleur douce et agréable sous les doigts
Qui illumine mon cœur comme un grand soleil.
Il règne au firmament de toutes les merveilles !
Dans ce monde affolant, c'est lui notre seul vrai roi.
Le caresser est un réel plaisir pour moi :
C'est un petit être léger comme une abeille.
C'est un papillon brillant de mille couleurs,
Un ange promettant des années de bonheur,
Et quand il n'est pas là, oh combien il me manque !
Quand on en a un, on invite ses amis ;
Et plus ils sont nombreux, nuages de fourmis,
Plus on en veut d'autres,... petits billets de banque !
Alexandre Marrot
Coccyvette
Les décisions les plus difficiles à prendre sont celles qui vous présentent des chemins au bout desquels vous ne serez plus la même personne...
Tout au long de votre vie, vous aurez des choix à faire qui vous mèneront sur le chemin de la paix intérieure ou celui de la destruction de vous-même.
Écoutez-vous, écoutez cette petite voix intérieure qui vous murmure que les seules bonnes décisions sont celles qui se trouvent hors du mensonge que vous pouvez vous faire à vous-même et aux autres.
Visez la vérité, l'intégrité et l'authenticité. Cela peut demander beaucoup de travail sur soi, de discipline, de courage mais surtout d'amour de soi.
Regardez-vous avec amour et écoutez ce que votre âme a réellement besoin... C'est de l'amour de soi que naissent la paix et la sérénité intérieure.
~ Nelson Mandela ~
Coccyvette
Après avoir créé le monde, Brahma appela tous les dieux pour une réunion spéciale.
🌸 J’ai créé le monde, dit-il, mais il faut que nous en cachions la clef. Si jamais l’Homme trouve cette clef, il deviendra aussi puissant que nous, les dieux, et ça, nous ne le voulons pas.
🌼 Mais où cacher la clef du monde ? Les dieux réfléchirent longtemps, et chacun donna son avis :
🌺 Cachons la clef au fond du plus profond des océans, dit Parvati, la déesse de l’amour.
🌼 Non, répondirent les autres dieux. Si nous cachons la clef au fond du plus profond des océans, l’homme ira au fond des océans, et la trouvera.
🌺 Cachons la clef sur la Lune, dit Ganesh.
🌼 Non, répondirent les autres dieux. Si nous cachons la clef sur la Lune, l’homme ira sur la Lune, et la trouvera.
🌺 Cachons la clef au cœur des nuages, suggéra Indra, le dieu de l’Orage.
🌼 Non, répondirent les autres dieux. Si nous cachons la clef au cœur des nuages, l’homme ira au au cœur des nuages, et la trouvera.
🌺 Cachons la clef au centre de la Terre, proposa Shiva.
🌼 Non, répondirent les autres dieux. Si nous cachons la clef au centre de la Terre, l’homme ira au centre de la Terre, et la trouvera.
Les dieux réfléchirent longtemps, mais aucune cachette ne leur semblait assez sûre.
🌼 L’homme met son nez partout ! Quel que soit l’endroit où nous cacherons la clef, il la trouvera !, se lamentaient-il.
Vishnou se frappa le front et s’exclama :
🌺 J’ai trouvé ! Il y a un seul lieu où l’homme ne s’aventurera jamais. Cachons la clef à l’intérieur de lui-même, et il ne la trouvera jamais !
Tous les dieux applaudirent cette idée, et il en fut ainsi.
Depuis ce jour, l’Homme parcourt l’Univers à la recherche de la clef du monde et, à ce jour, il ne l'a pas encore trouvée...
" Le secret du bonheur est à l'intérieur de toi."
~ Conte hindou ~
martinemdh
Ils parlent de la mort
Comme tu parles d'un fruit
Ils regardent la mer
Comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives
Au soleil redouté
Et s'il n'y a pas d'hiver
Cela n'est pas l'été
La pluie est traversière
Elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs
Qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise
Le temps s'immobilise
Aux Marquises
Du soir montent des feux
Et des points de silence
Qui vont s'élargissant
Et la lune s'avance
Et la mer se déchire
Infiniment brisée
Par des rochers qui prirent
Des prénoms affolés
Et puis plus loin des chiens
Des chants de repentance
Et quelques pas de deux
Et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise
Et l'alizé se brise
Aux Marquises
Le rire est dans le cœur
Le mot dans le regard
Le cœur est voyageur
L'avenir est au hasard
Et passent des cocotiers
Qui écrivent des chants d'amour
Que les sœurs d'alentour
Ignorent d'ignorer
Les pirogues s'en vont
Les pirogues s'en viennent
Et mes souvenirs deviennent
Ce que les vieux en font
Veux tu que je te dise
Gémir n'est pas de mise
Aux Marquises
martinemdh
Le temps des cerises
Yves Montand
Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant
Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Évitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai point sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d'amour
J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m'étant offerte
Ne pourra jamais fermer ma douleur
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur
martinemdh
Résistez. Résistez aux séductions moutonnières de la médiocrité, à l'ignominie des retournements intéressés, aux murmures de la lâcheté qui ne recule devant l'effort que pour se trouver tout à coup, mais trop tard, acculée à la tragédie. Résistez. Résistez. Gardez par-dessus tout l'amour de la liberté et votre sens critique. Combattez par l'ironie des indignations trop légitimes. Combattez par l'espérance un pessimisme trop justifié.
Capusa
Demandez à n'importe qui ce qu'il attend de la vie, la réponse est simple : être heureux. Mais c'est peut être cette attente, la quête même du bonheur, qui nous empêche de le trouver. Peut être que plus on essaye d'atteindre le bonheur, plus on s'embrouille les idées au point de ne même plus se reconnaître. Alors on continue à sourire et on essaye de toutes nos forces d'être les gens heureux que l'on voudrait devenir. Jusqu'à ce que tout à coup, on comprenne que le bonheur est déjà là, pas dans nos rêves et nos espoirs, mais dans ce qu'on a déjà : le confortable, le familier.
Meredith Grey- (Grey's Anatomy)
martinemdh
L’homme et l’oiseau se regardèrent.
- Pourquoi chantes-tu ? lui dit l’homme.
- Si je le savais, dit l’oiseau,
Je ne chanterais plus peut-être.
L’homme et le chevreuil se croisèrent.
- Pourquoi joues-tu ? demanda l’homme.
- Si je le savais, dit la bête,
Est-ce que je jouerais encore?
L’homme et l’enfant se rencontrèrent.
- Pourquoi ris-tu ainsi ? dit l’homme.
- Si je le savais, dit l’enfant,
Est-ce que je rirais autant ?
Et l’homme s’en alla, pensif.
Il passa près du cimetière
- Pourquoi penses-tu ? dit un if
Qui poussait dru dans la lumière.
Et, pas plus que l’oiseau dans l’ombre,
Que le chevreuil dans la clairière
Ou que l’enfant riant dans l’air,
L’homme ne put rien lui répondre.
martinemdh
Jean de LA FONTAINE
1621 - 1695
La Belette entrée dans un grenier
Damoiselle Belette, au corps long et flouet,
Entra dans un Grenier par un trou fort étroit :
Elle sortait de maladie.
Là, vivant à discrétion,
La galante fit chère lie,
Mangea, rongea : Dieu sait la vie,
Et le lard qui périt en cette occasion !
La voilà, pour conclusion,
Grasse, mafflue et rebondie.
Au bout de la semaine, ayant dîné son soû,
Elle entend quelque bruit, veut sortir par le trou,
Ne peut plus repasser, et croit s'être méprise
Après avoir fait quelques tours,
"C'est, dit-elle, l'endroit : me voilà bien surprise ;
J'ai passé par ici depuis cinq ou six jours. "
Un Rat, qui la voyait en peine,
Lui dit : "Vous aviez lors la panse un peu moins pleine.
Vous êtes maigre entrée, il faut maigre sortir.
Ce que je vous dis là, l'on le dit à bien d'autres ;
Mais ne confondons point, par trop approfondir,
Leurs affaires avec les vôtres.
Capusa
L'orage.
C'était un beau spectacle au milieu des ténèbres.
La lune qui sortait de ses voiles funèbres,
Et qui glissait entre deux tours ;
L'orage qui là-bas s'avançait dans les nues ;
Le château qui voyait, de ses têtes chenues
L'éclair sillonner les contours.
Les arbres, balancés par le vent qui murmure,
Qui secouaient, la nuit, leur longue chevelure,
Avec un bruit religieux.
La cloche du hameau qui tintait l'agonie,
Et l'écho qui mêlait une sombre harmonie
A ce concert prodigieux.
Poètes, voici l'heure où vos têtes divines
Doivent, ainsi qu'une ombre errer sur les collines,
Mesurer les cieux d'un coup d'œil ;
Planer avec l'orfraie aux penchants de l'abîme ;
Mêler des sons confus à ce concert sublime ;
Chercher la gloire ou le cercueil.
Allez la tête haute et l'œil brillant de flamme,
A la tempête en feu mêler aussi votre âme ;
Volez sur la croupe des vents ;
Respirez le tonnerre, enivrez-vous d'orage,
Comparez votre cœur, et voyez si la plage
Gémit autant que les vivants.
Laissez vibrer sur vous les doigts de la nature,
Vous êtes son clavier, et voici, je le jure,
Son heure d'inspiration ;
Elle fera sortir de vos touches divines
Ces accents dont vous-même au milieu des ruines,
Serez en admiration.
Le monde est une harpe immense ; chaque corde
Rend un son merveilleux, se cadence et s'accorde
Sous les doigts d'un musicien.
Le poète qui tient le monde en son génie,
De ce vaste concert répétant l'harmonie,
En est l'écho magicien.
Alphonse Esquiros.
