
chocolatte
Matin d’octobre
C’est l’heure exquise et matinale
Que rougit un soleil soudain.
A travers la brume automnale
Tombent les feuilles du jardin.
Leur chute est lente. On peut les
suivre
Du regard en reconnaissant
Le chêne à sa feuille de cuivre,
L’érable à sa feuille de sang.
Les dernières, les plus rouillées,
Tombent des branches
Dépouillées ;
Mais ce n’est pas l’hiver encore.
Une blonde lumière arrose
La nature, et, dans l’air tout rose,
On croirait qu’il neige de l’or.
François Copée
martinemdh
Partie gaie en Vadrouille
Une pluie drue me mouille
Épanouie Je patouille
Dans une inouïe gadouille
Qui à chaque pas grouille
La boue mes jambes souille
Des herbes me chatouillent
Une grenouille gargouille
Un bel oiseau gazouille
Sur le ciel couleur houille
Un « Z » l’éclair gribouille
Brusquement je vasouille
Sous l’orage je douille
J’ai tout à coup la trouille
Je me traite de nouille
Il faut que je me grouille
Je m’abrite au « Pedzouille »
Le bouiboui d’un andouille
Nommé Louis la débrouille
Voir ma drôle de bouille
Fait rire les arsouilles
Qui dans mon dos magouillent
Louis me sert sa tambouille
Aujourd’hui ratatouille
C’est infâme ouille ouille ouille!
J’rêve du loup au fenouil
De ma mamie de Houilles
Et du soleil des Pouilles
chocolatte
Bonjour petit hérisson...
-Hé, mon ami ,je ne suis pas un hérisson! dit la chataigne,
je suis , la chataigne, le fruit comestible du chataignier ou "arbre à pain".
Le chataigner est un arbre royal et majestueux , marqueur par excellence de l'Automne.
Originaire du Moyen Orient, on le trouve à partir de 600 mètres dans les sols pauvres,des régions montagneuses ( Corse, Cévennes, Auvergne, Ardèche....), son histoire est trés trés ancienne, autour de l'an mille.....
Pour en revenir à ma personne, la chataigne,... je dois te dire, petit hérisson curieux ,que le vent qui chante la mue de l'automne m'a fait choir et me voici , mon derrière planté dans l'herbe verte...heureusement ma bogue hérissée de piquants me protège tant que je ne suis pas arrivée à maturité....bientôt, elle va s'ouvrir pour me laisser naitre.
Alors je pourrai te présenter toutes mes amies issues de variétés différentes...l'Auvergnate...la Belle Epine....la Bouche Rouge....la Bournette...la Marigoule.....la Combale avec laquelle se cuisine les savoureux et moelleux marrons glacés.
Elles sont toutes rondouillardes, brillantes, délicieuses....
Hélas!!! notre vie de chataignes durant les siècles passés ne fut pas des plus enviables....nous remplaçions les céréales, plat unique des pauvres, aucune considérations vis à vis de notre existence bouillies ou grillées......pour nous récolter on utilisait d'étranges chaussures lourdes, armées de lances de fer sous la semelle, vraies instruments de torture et qui permettaient de décortiquer toutes les chataignes en les pignant au sol, sans cesse , jusqu'a qu'elles soient blanches.......quelle souffrance tout de même!!!
chocolatte
LE BEL AUTOMNE
A pas menus, menus,
le bel automne est revenu,
dans le brouillard, sans qu'on s'en doute
il est venu sur la grand-route
habillé d'or et de carmin
et tout le long de son chemin
le vent bondit,
les pommes roulent
il pleut des noix,
les feuilles croulent.....
ne l'avez-vous pas reconnu ?
Le bel automne est revenu.
Raymond Richard
martinemdh
La cigale s'étant confinée tout l'été se trouvait fort dépourvue
quand la deuxième vague fut venue
pas un seul paquet de pâtes
ou de papier cul
elle alla crier famine
chez la fourmi sa voisine
la priant de lui prêter
qq masques pour se protéger
jusqu’à la fin du bordel
je vous paierai lui dit elle
avant Noël ,foi d'animal
intérêt principal
mais la fourmi n'est pas préteuse
c'est la son moindre défaut
que faisiez vous au temps chaud
dit elle à cette emprunteuse
nuit et jour à tout venant
je me collais ,je sortais et me joignais aux foules
vous vous colliez ,sortiez et vous oubliez dans des foules ?
j'en suis fort aise
et bien toussez maintenant
martinemdh
Quel jour sommes-nous
Nous sommes tous les jours
Mon amie
Nous sommes toute la vie
Mon amour
Nous nous aimons et nous vivons
Nous vivons et nous nous aimons
Et nous ne savons pas ce que c'est que la vie
Et nous ne savons pas ce que c'est que le jour
Et nous ne savons pas ce que c'est que l'amour.
Textes poétiques
Jacques Prévert
chocolatte
niceflore a écrit :
merci , je la lis avec vous, sans oser pleurer, je me languis des jours anciens , des jours heureux, l'insouciance , peut être aussi la naiveté, faisaient que mon bonheur était grand de ne pas savoir de quoi demain serait fait ! 🌷 🍁 🐞
Niceflor... À cette époque, elle n'avait pas sens .. c'était un poème parmi d'autres ... maintenant on sait .. elle a pris du poids ..et de la valeur ..😢
niceflore
chocolatte a écrit :
Chanson d’automne
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine (1844-1896)
En la lisant, de vieux souvenirs remontent ... cahier de récitations 😉
merci , je la lis avec vous, sans oser pleurer, je me languis des jours anciens , des jours heureux, l'insouciance , peut être aussi la naiveté, faisaient que mon bonheur était grand de ne pas savoir de quoi demain serait fait ! 🌷 🍁 🐞
chocolatte
Un soir d'automne
Poète : Antoine de Latour (1808-1881)
Une source à mes pieds roule son eau limpide,
Et mêle son murmure à celui de mes vers,
Tandis qu'autour de moi tombe la feuille humide
Du saule qui déjà sent le froid des hivers.
A l'autre bord du lac, une beauté timide
Dessine, en se jouant, ces coteaux encor verts
Qui disputent en vain à son crayon rapide
Et leurs mille détours et leurs lointains divers.
Et parfois je crois voir une blanche nacelle
S'en venir d'elle à moi pour retourner vers elle,
Et la muse, au milieu, nous sourire en passant,
Et verser tour à tour de sa coupe bénie,
Aux changeantes lueurs du jour qui va baissant,
La lumière sur l'un, sur l'autre l'harmonie.
patoune68
Les épines noires du temps de la vie
laissent profondément l'âme meurtrie
les lourdes semaines passées dans l'errance
creusent des fossés, une infinie distance...
Chaque épreuve nous blesse, nous courbe le dos
les larmes chaudes effacent le droit horizon
comme une mer bleu marine en furie, en houle
les expériences nous surprennent, nous tourneboulent...
Notre coeur devient lourd, il est imprégné
la friable raison se perd, l'esprit est égaré
mais avec le temps, moins lourd est le souvenir
la caresse de la vie va, à chaque fois nous faire refleurir...
© Patoune
chocolatte
Chanson d’automne
Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure ;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Paul Verlaine (1844-1896)
En la lisant, de vieux souvenirs remontent ... cahier de récitations 😉
chocolatte
martinemdh a écrit :
martinemdh il y a quelques secondes
ETRE GRAND-MERE
Etre grand-mère c’est un art
Un art précieux et merveilleux
Etre grand-mère c’est un art
Que l’on découvre au fond des yeux
Mamie d’hier ou d’aujourd’hui
Rien n’a changé c’est identique
Sous le soleil ou sous la pluie
C’est de l’amour sans polémique
C’est sur’ment le plus beau des rôles
Quel’on peut jouer chaque jour
Des chants d’amour tintent et s’envolent
On donne et reçoit en retour
Ce sentiment particulier
Cet enfant, la chair de sa chair
Ce petit être qui apparait
Change la vie en un éclair
A nous le droit de cajoler
A nous le droit de trop gâter
Fini le rôle d’éduquer
Car la relève est assurée
Etre grand-mère c’est l’avenir
Ça ne fait surtout pas vieillir
Un enfant ça fait rajeunir
Et ça rappelle des souvenirs
Avoir l’amour dans le regard
Et fabriquer souvent le soir
Des confitures et des gâteaux
Pour vous nos amours de marmots
Etre grand-mère c’est un art
Un art précieux et merveilleux
Etre grand-mère c’est un art
Que l’on découvre au fond des yeux
merci Martine
martinemdh
une chanson en hommage à Annie Cordy qui vient de nous quitter Mon truc en plumes
Mon truc en plumes
Plumes de zoiseaux
De z'animaux
Mon truc en plumes
C'est très malin
Rien dans les mains
Tout dans l'coup d'reins.
Mon truc en plumes
Rien qu'en passant
Ça fouette le sang
Mon truc en plumes
Ça vous caresse
Avec ivresse
Tout en finesse.
Moi je vis d'ma plume
Et je plume
Le bitume
Et c'est au clair de la lune
Que j'allume les Pierrots.
Mon truc en plumes
Plumes de panthère
A milliardaires
Mon truc en plumes
Ça fait rêver
Mais c'est sacré
Faut pas toucher.
Mon truc en plumes
Viens mon brigand
Dormir dedans
C'est pas sorcier
Viens l'essayer
J'vais t'faire danser.
