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RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

chocolatte - 5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

RECUEIL DE POÈMES ET DE POÉSIES

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chocolatte5 janvier 2019 17:23

De beaux textes que vous avez envie de partager... pour notre plus grand plaisir :cligne:

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Avatar Josephine22

Josephine22

4 décembre 2020 16:48
Josephine22 a écrit :
Oh la terrible nuit pour les petits oiseaux
Un vent glace frissonne et court par les allées
Eux n ayant plus l asile ombrage des berceaux
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont la..tout tremblants
Sans rien qui les protège..
De leur morne regard il parcourent la neige
Et voyant tout désert s empressement à nous quitter
(Extrait d un poème de F. Jammes)
Dont la magnifique Prière fut chantée par Brassens

S empressent à nous quitter!!

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Avatar Josephine22

Josephine22

4 décembre 2020 16:45

Oh la terrible nuit pour les petits oiseaux
Un vent glace frissonne et court par les allées
Eux n ayant plus l asile ombrage des berceaux
Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
Ils sont la..tout tremblants
Sans rien qui les protège..
De leur morne regard il parcourent la neige
Et voyant tout désert s empressement à nous quitter
(Extrait d un poème de F. Jammes)
Dont la magnifique Prière fut chantée par Brassens

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martinemdh

4 décembre 2020 16:21

La châtelaine en sa molle indolence,
De ses pensées suivait le cours changeant
Et se taisait. Dans la lampe d'argent,
Qui se balance à la haute solive,
Se consumait le doux jus de l'olive ;
De ses contours ciselés avec art
Quelques rayons échappés au hasard
Vont effleurer le ciel, où se déploie
L'azur mouvant des courtines de soie ;
Les longs tapis, où, d'un épais velours
La blanche hermine enrichit les contours ;
Du dais massif, les angles où se cache
L'or du cimier sous l'ombre du panache,
Et la splendeur des pilastres dorés
Qui de l'estrade entourent les degrés.
D'un champ de soie, où l'argent se marie,
Le beau tissu de la tapisserie...

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martinemdh

27 novembre 2020 18:02

Rectif à la fin :quelqu'un aura pour nous un peu de temps

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martinemdh

27 novembre 2020 18:00

martinemdh 27 novembre 2020 18:56

Le Temps
On dit que le temps arrange tout ,il suffit de l'attendre
mais qu'il est long le temps de l'attente
l'attente de l'ami ,qu'on a pas vu depuis longtemps
l'attente des secours quand survient l'accident
l'attente de la guérison ,quand s’éternise la souffrance
l'attente du soleil ,quand tarde le printemps
l'attente de la compassion ,quand dure l'indifférence
l'attente du pardon ,pour une lointaine offense

pourtant il suffit qu'on oublie le temps
quand arrive l'ami qu'on attendait depuis longtemps
que se réveille les souvenirs d'antan
et qu'on déroule les histoires du bon temps
il en profite pour nous échapper et galoper ,le temps
il en profite pour nous échapper et galoper,le temps
et quand vient le temps d'aller voir ou est le temps
on s'aperçoit qu'il a filé comme le vent ,le temps
et qu'on ne peut le rattraper ,le temps

on a parfois envie de l'emprisonner dans les bons moments
mais lent ou rapide ,on ne peux l’arrêter de passer le temps
puis quand vient le temps de disposer de notre temps
on voudrait arrêter,histoire de regarder passer le temps
mais on se lasse vite à ne faire que regarder passer le temps
alors on proposera à un ami,a qui il ne reste que peu de temps
de l'accompagner jusqu'au bout de son temps
on répondra à l'enfant qui nous demande un peu de temps
que pour lui ,on a tout notre temps
en espérant quand il ne nous restera que peu de temps
quelqu'un aura un peu de temps

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Capusa

26 novembre 2020 21:33

L’ amour d'une vie

Te souviens-tu de ce lac en automne
Qui remplit mon cœur de fantômes
Où nous étions jeunes et joyeux
Où il me plaisait de me noyer dans tes yeux
Te souviens-tu de ce miroir changeant
Que nous avions découvert adolescents
De ce radeau posé au fil de l’eau
Où nous allions dès que les jours étaient beaux
Te souviens-tu de notre premier baiser
Celui que deux cœurs purs ont échangé
Sous le feuillage dans sa parure dorée
Dans la douceur d’une fin de journée
Te souviens-tu de nos délicieux festins
Faits de fraises et de mûres cueillies le matin
Sur les fauteuils en bois l’un face à l’autre
Combien de rêves furent les nôtres
Je reviens sur notre lac ce jour
Hier tu es partie pour toujours
Mon coeur est bien lourd
A jamais privé de ton amour
Je m’assois et je te souris
Bientôt nous serons réunis
Mes yeux se ferment sur ma vie
Qui grâce à toi fut un paradis .

Georges Azzopardi

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martinemdh

26 novembre 2020 21:17

La chance

Elle ne tombe jamais du ciel…
Et pourtant elle est là… tout près de toi !

Quand bien même la pluie, et le vent,
et le froid, et le noir
s’acharneraient contre toi…
Quand bien même le travail, les amis,
la famille, l’argent
s’enfuiraient loin de toi…

Au fond du gouffre
Ta chance est toujours là… tout près de toi !

Il suffit de relever la tête
Il te suffit de savoir qu’au creux de la vague
tu ne peux que remonter…
Tout près de toi… ta chance est là !

A toi de décider de balayer les nuages
A toi de décider de tourner une page
A toi de croire enfin en ton étoile

Alors, Madame la Chance te donnera des ailes
Et tu pourras dire qu’avec un peu ou beaucoup de chance

Tu vas gagner.

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Capusa

23 novembre 2020 09:54

Vous m’avez dit, tel soir…

Vous m’avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l’une d’entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s’aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m’enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre cœur brûlait si tranquillement beau
Qu’en ce moment, j’aurais pu voir s’ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

Émile Verhaeren, Les Heures d’après-midi

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martinemdh

18 novembre 2020 17:04
chocolatte a écrit :
Il y a 3 choses dans la vie qui ne reviennent jamais : le temps, les mots sortis et les opportunités.

Il y a 3 choses à ne jamais perdre, la patience, l'espoir, la dignité

Il y a 3 choses qui valent plus que les autres, l'amour, la confiance, les principes.

Il y a 3 choses les plus éphémères de ce bas monde, la prospérité, le pouvoir, la fortune.

Il y a 3 choses qui définissent la personne, l'honnêteté, le travail, les résultats.

Il y a 3 choses qui peuvent détruire la vie d'une personne, les remords ou le regret, l'orgueil, ou la rage.

Il y a 3 choses difficiles à dire, je t'aime, je te pardonne ou pardonne moi, aide moi.

Il y a 3 choses qui donnent de la valeur à 1 personne, la cohérence, la sincérité, l'engagement

Mais il y a trois choses de la plus grande valeur , la famille, l'amour et l'amitié

Chocolatte beaucoup aimé ce texte

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Capusa

18 novembre 2020 09:04

Voeux simples

Vivre du vert des prés et du bleu des collines,
Des arbres racineux qui grimpent aux ravines,
Des ruisseaux éblouis de l’argent des poissons ;
Vivre du cliquetis allègre des moissons,
Du clair halètement des sources remuées,
Des matins de printemps qui soufflent leurs buées,
Des octobres semeurs de feuilles et de fruits
Et de l’enchantement lunaire au long des nuits
Que disent les crapauds sonores dans les trèfles.
Vivre naïvement de sorbes et de nèfles,
Gratter de la spatule une écuelle en bois,
Avoir les doigts amers ayant gaulé des noix
Et voir, ronds et crémeux, sur l’émail des assiettes,
Des fromages caillés couverts de sarriettes.
Ne rien savoir du monde où l’amour est cruel,
Prodiguer des baisers sagement sensuels
Ayant le goût du miel et des roses ouvertes
Ou d’une aigre douceur comme les prunes vertes
À l’ami que bien seule on possède en secret.
Ensemble recueillir le nombre des forêts,
Caresser dans son or brumeux l’horizon courbe,
Courir dans l’infini sans entendre la tourbe
Bruire étrangement sous la vie et la mort,
Ignorer le désir qui ronge en vain son mors,
La stérile pudeur et le tourment des gloses ;
Se tenir embrassés sur le néant des choses
Sans souci d’être grands ni de se définir,
Ne prendre de soleil que ce qu’on peut tenir
Et toujours conservant le rythme et la mesure
Vers l’accomplissement marcher d’une âme sûre.
Voir sans l’interroger s’écouler son destin,
Accepter les chardons s’il en pousse en chemin,
Croire que le fatal a décidé la pente
Et faire simplement son devoir d’eau courante.
Ah ! vivre ainsi, donner seulement ce qu’on a,
Repousser le rayon que l’orgueil butina,
N’avoir que robe en lin et chapelet de feuilles,
Mais jouir en son plein de la figue qu’on cueille,
Avoir comme une nonne un sentiment d’oiseau,
Croire que tout est bon parce que tout est beau,
Semer l’hysope franche et n’aimer que sa joie
Parmi l’agneau de laine et la chèvre de soie.

Cécile Sauvage
( Tandis que la terre tourne )

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chocolatte

17 novembre 2020 23:44

Il y a 3 choses dans la vie qui ne reviennent jamais : le temps, les mots sortis et les opportunités.

Il y a 3 choses à ne jamais perdre, la patience, l'espoir, la dignité

Il y a 3 choses qui valent plus que les autres, l'amour, la confiance, les principes.

Il y a 3 choses les plus éphémères de ce bas monde, la prospérité, le pouvoir, la fortune.

Il y a 3 choses qui définissent la personne, l'honnêteté, le travail, les résultats.

Il y a 3 choses qui peuvent détruire la vie d'une personne, les remords ou le regret, l'orgueil, ou la rage.

Il y a 3 choses difficiles à dire, je t'aime, je te pardonne ou pardonne moi, aide moi.

Il y a 3 choses qui donnent de la valeur à 1 personne, la cohérence, la sincérité, l'engagement

Mais il y a trois choses de la plus grande valeur , la famille, l'amour et l'amitié

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Capusa

17 novembre 2020 11:02

Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s’évapore ainsi qu’un encensoir ;
Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu’on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir ;
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s’est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

Charles Baudelaire

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chocolatte

11 novembre 2020 18:51

En mémoire... pour eux ...

Hommage aux morts pour la France !!




Sur vos livres d'or glorifiant la mémoire de nos morts
Pleurons toutes les ignorances de rage et de remords
Ils étaient ses enfants et ceux de toutes les guerres
Signant pour leur engagement au prix du sang sous les yeux de leurs frères.
N'entendez vous pas l'appel de nos morts ??.......
Sous les airs d'une bien triste fanfare
Chantée comme une messe solennelle
Leurs chants se mélangent en un bien triste requiem au respect de l'étendard !!
Soldats tombés pendant toutes les guerres
Nous ignorons le coût de votre souffrance"....
Victimes de votre temps qui pour le sang versé à notre délivrance.
Ils ont un même but nos morts qui nous appellent !!
Juste pour leur mémoire et un droit au souvenir éternel ....
Martyrs de tous les temps et de tous les régiments
En ces jours de souvenir je vous rend cet hommage
Vous qui êtes tombés aussi sur des terres lointaines
Sur des terrains minés de la main de l 'homme et de la haine !!!

De Marie Quilichini

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martinemdh

11 novembre 2020 18:00

Alphonse de LAMARTINE
1790 - 1869
L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

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martinemdh

20 octobre 2020 17:11

L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur,
Les longs jours sont passés, les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part.

Victor HUGO

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