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1960 : Simone Signoret est la première actrice française à remporter un Oscar, pour "Les chemins de la haute ville" de Jack Clayton.
1968 : Le pasteur Martin Luther King, leader du mouvement américain pour les droits des Noirs, est mortellement blessé de plusieurs coups de feu, alors qu'il tient un discours au balcon d'un hôtel de Memphis, dans le Tennessee.
1968 : Sortie du film "2001, L'odyssée de l'espace" de Stanley Kubrick.
2003 : Un américain est arrêté, à San Antonio, Texas, USA, après avoir enchaîné sa femme de peur qu'elle ne le quitte.
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Le saviez vous ..
La toile de Jouy..
La toile de Jouy est un tissu de coton, caractérisé par ses motifs floraux, bucoliques ou historiques, imprimés en couleurs vives sur un fond uni.
Cette toile a traversé les époques pour devenir l'un des tissus les plus emblématiques du patrimoine textile français et sa renommée a dépassé les frontières de l'Hexagone.
L'histoire de la Toile de Jouy débute en France, à Jouy-en-Josas, au XVIIIe siècle. C'est là que Christophe-Philippe Oberkampf, un entrepreneur visionnaire, fonde une manufacture de cotonnades en 1760.
Il s'inspire des indiennes, des tissus de coton imprimés importés d'Inde, pour créer des motifs originaux et élaborer une méthode d'impression à la planche de cuivre.
La toile de Jouy devient rapidement un tissu à la mode dans les salons parisiens. Elle est utilisée pour confectionner des robes, des nappes, des rideaux, etc. Elle est également appréciée des artistes et des intellectuels, qui l'utilisent pour décorer leurs intérieurs.
Au XXe siècle, la toile de Jouy connaît un certain déclin, en raison de l'arrivée de nouveaux textiles, notamment les tissus synthétiques. Cependant, elle reste un tissu apprécié par les amateurs de décoration intérieure.
Aujourd'hui, la toile de Jouy est toujours produite en France, notamment par la manufacture Oberkampf. Elle est également fabriquée dans d'autres pays comme la Chine.
La toile de Jouy est un tissu indémodable qui continue à inspirer les créateurs de mode et de décoration intérieure.
La production de la toile de Jouy est un processus complexe, qui nécessite plusieurs étapes.
La première étape consiste à fabriquer le tissu de coton. Le coton est d'abord filé, puis tissé.
La deuxième étape consiste à imprimer le motif sur le tissu. L'impression est réalisée à l'aide d'une presse, qui imprime le motif sur le tissu à l'aide d'encre.
La troisième étape consiste à fixer l'encre sur le tissu. L'encre est fixée à l'aide d'un bain de vapeur.
La toile de Jouy est ensuite séchée et repassée.
Voilà ! La toie est prête à être vendue !
Les motifs de la toile de Jouy sont très variés. Ils peuvent représenter des scènes bucoliques, des fleurs, des animaux, des personnages historiques, etc.
Les motifs bucoliques sont les plus courants. Ils représentent des scènes de la vie quotidienne, comme des paysans au travail, des animaux dans la nature, etc.
Les motifs floraux sont également très populaires. Ils représentent des fleurs de toutes les couleurs, comme des roses, des tulipes, des lys, etc.
Les motifs animaliers sont moins courants, mais ils existent. Ils représentent des animaux domestiques, comme des chiens, des chats, des chevaux, etc., ou des animaux sauvages, comme des lions, des tigres, des girafes, etc.
Les motifs historiques sont rares, mais ils existent. Ils représentent des personnages ou des événements historiques, comme des rois, des reines, des batailles, etc.
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C'était hier ...
1882 : Le hors-la-loi Jesse James, pour qui a été inventée l'expression « ennemi public numéro un », est abattu par Bob Ford, un jeune homme de 20 ans qui s'était joint à la bande du criminel après avoir passé un accord avec les autorités pour ramener James, vivant de préférence. La tête de Jesse James avait été mise à prix avec une récompense de 150.000$. Ford sera cependant jugé, car il y avait eu mort d'homme, mais acquitté.
1953 : I.B.M. présente son calсulateur (ancêtrе de l'ordinateur) I.B.M. 701.
1990 : Sarah Vaughan, l'une des grandes dames du jazz, succombe au cancer du poumon, à son domicile de Los Angeles, à l'âge de 66 ans. Elle a forgé son style en travaillant dans les années 40 ave? Billy Eckstine, Charlie Parker et Dizzy Gillespie. Si l'évolution de son style a parfois déconcerté la critique, sa voix chaude et souple, d'une portée de près de trois octaves, a toujours fait l'unanimité. Le New York Times a déjà écrit qu'elle a peut-être été la meilleure voix jamais utilisée pour du jazz.
1998 : Michael Jackson et son épouse Debbie Rowe sont les parents d'un deuxième enfant, une fille prénommée Paris
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HISTOIRE : LA NAISSANCE DE L'ÉTAT CIVIL FRANÇAIS
Contrairement à ce que l’on croit, la naissance de l'état civil français imposant la tenue de registres paroissiaux pour consigner les baptêmes, mariages et décès des Français n’est pas une création de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, prise par François Ier en 1539. Des registres sont déjà tenus dans de nombreux diocèses (en Bretagne, à Paris), lorsque le pouvoir royal décide de légiférer pour la première fois dans ce domaine.
Dès le XIVe siècle, il existe des registres ou plutôt des livres de comptes dans lesquels les curés notent les dons qu'ils perçoivent lors des mariages et des sépultures. Au XVe siècle, les registres sont tenus sur prescription ecclésiastique, afin de constater d'éventuels liens de parenté faisant obstacle à un mariage. Le plus ancien texte réglementaire de ce type est l'ordonnance de l'évêque de Nantes en 1406, qui exige l'enregistrement de tous les baptêmes. C'est également le cas des évêchés de Rennes en 1464, Besançon en 1480 ou Angers en 1504. L'évêque de Paris impose la tenue de registres de baptêmes, mariages et décès dès 1515 ; il justifie sa décision par l'observation du droit canonique en matière matrimoniale, pour lutter contre les mariages consanguins, l'inceste et le concubinage.
L’ordonnance de Villers-Cotterêts (août 1539) précise, dans ses articles 52 et 53, la façon dont les registres paroissiaux doivent être tenus et ordonne aux curés de les déposer chaque année au greffe du bailliage (ou de la sénéchaussée) auquel ils sont juridiquement rattachés. L'ordonnance de Blois (mai 1579) va prendre des dispositions complémentaires inspirées par le concile de Trente, en matière de législation matrimoniale. L'article 40 impose la proclamation de bans et la présence de quatre témoins qui seront nommés sur le registre des mariages. L'article 181 rappelle l'obligation faite aux curés de porter chaque année, les registres de baptêmes, mariages et décès, au greffe de leur juridiction.
Que les dits registres seront portés dans un an et gardés es greffes des plus prochains juges royaux. Lesquels chapitres, couvents et curés seront tenus mettre les dits registres par chacun an (chaque année) devers le greffe du prochain siège du bailli ou sénéchal royal pour être fidèlement gardés .
Dès la seconde moitié du XVIe siècle, le législateur royal considère comme acquise la tenue des registres paroissiaux et décide de prendre des dispositions particulières concernant ses sujets protestants.
L’« état civil » des réformés français
L'organisation des Églises protestantes en France incite le premier synode national de 1559, à prescrire l'enregistrement des mariages et des baptêmes avec le nom du père, de la mère et des parrains et marraines de l'enfant baptisé. Après le premier conflit religieux, l'édit de pacification d’Amboise (mars 1563) accorde aux réformés la liberté de culte et une disposition particulière est adoptée en décembre (1563) pour l'enregistrement des baptêmes. Les protestants devront désormais accomplir deux démarches : faire baptiser leurs enfants par le pasteur le plus proche de leur domicile et déclarer la naissance au juge de leur ressort qui l'enregistrera.
C'est la naissance d'un véritable « état civil » pour les protestants français, institué par décision royale. Cependant, il faut attendre un arrêt du Conseil du roi en 1664 pour que les pasteurs soient habilités à tenir les registres de baptêmes et mariages, avec obligation d'en fournir un double exemplaire tous les trois mois, aux greffes des bailliages ou sénéchaussées. La tenue en double des registres est prescrite aux protestants trois ans avant les catholiques par le Code Louis. En fait, cette mesure permet d'identifier les réformés pour mieux les contrôler puisque le roi Louis XIV vise l'anéantissement progressif du culte protestant dans le royaume, ce qui est chose faite en octobre 1685 avec la révocation de l’édit de Nantes. Privés de toute existence légale, les protestants vont continuer d'enregistrer clandestinement baptêmes, mariages et décès selon les prescriptions des autorités synodales. C'est l'édit de Tolérance de 1787 (Louis XVI) qui promulgue le rétablissement d'un état civil protestant tenu par des juges, ainsi que l'obligation d'établir les registres de baptêmes, mariages et décès en deux exemplaires.
Le Code Louis
L'ordonnance civile d'avril 1667, dite Code Louis (XIV), complète et précise les normes d'enregistrement des différents actes : les curés ont obligation de tenir les registres en double exemplaire, un pour la paroisse et un second (copie certifiée authentique par le curé) pour le greffe de leur circonscription juridique. Les actes de baptêmes, mariages et décès doivent figurer sur le même registre. Outre la signature du curé, l'acte de baptême reçoit celle du père, des parrains et marraines ; l'acte de mariage est signé par les nouveaux époux et quatre témoins ; l'acte de décès est contresigné par deux parents proches ou amis du défunt.
Le Code Louis est complété par la déclaration royale du 9 avril 1736 (Louis XV), qui précise l'obligation d'établir simultanément les deux registres, avec les signatures du curé, des parties concernées et des témoins. Cette déclaration (de 1736) est la première loi française exclusivement consacrée aux registres paroissiaux et d'état civil ; le principe du double enregistrement est toujours en application à l'heure actuelle. En juillet 1746, un arrêt du Conseil du roi prescrit la tenue de registres séparés pour les baptêmes et mariages d'une part et les décès d'autre part.
L'application des textes
Les lois édictées par l'Église et le pouvoir royal ne sont pas scrupuleusement appliquées : on note certaines discordances entre les règlements et les registres conservés. Les curés du XVIe siècle ne se conforment pas toujours à l'obligation de déposer annuellement les registres au greffe de leur juridiction. Les registres de baptêmes, série la plus ancienne, sont incomplets : il manque généralement la date de naissance qui devrait figurer en application de l'ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) et de la déclaration royale de 1736. On sait cependant que les enfants sont baptisés au plus tard deux jours après leur naissance. Plus de chance avec les mariages : dans les registres qui les concernent, figurent souvent ceux de la publication des bans. Quant aux actes de décès, ils sont restés incomplets très longtemps : on oublie de mentionner l'âge du défunt et sa filiation !
Les registres paroissiaux contiennent parfois des observations diverses : l'état des récoltes, la température, les maladies, les guerres, les inondations... Ils s'avèrent très riches en informations pour l'histoire sociale, notamment l'étude de l’alphabétisation à partir des signatures des Français capables d'écrire leur nom.
La législation royale reste en vigueur jusqu'à la loi du 20 septembre 1792, qui laïcise l'état civil des catholiques et des protestants et chargent les maires de la tenue des registres. Les curés doivent remettre leurs exemplaires aux maires qui vont les classer dans les archives de la commune et d'autre part, aux archives du département (deuxième exemplaire anciennement déposé au greffe du bailliage ou sénéchaussée).
Les registres paroissiaux parisiens qui formaient une série continue depuis 1515, et les registres d'état civil antérieurs à 1859, ont entièrement disparu lors de l'incendie de l'Hôtel de Ville et du Palais de justice, sous la Commune de Paris, le 24 mai 1871. Leur reconstitution demeure très partielle, surtout pour l'Ancien Régime.
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C'était hier ...
1872 : Décès de Samuel Finley Breese Morse à l'âge de 81 ans, inventeur du code éponyme et du télégraphe.
1978 : Première diffusion de la série Dallas à la télévision américaine, sur CBS.
1981 : Sortie du film "La Soupe aux choux" de Jean Girault avec Louis De Funès, Jean Carmet et Jacques Villeret
1998 : Décès de Jackie Sardou à l'âge de 79 ans, comédienne (La Vengeance du serpent à plumes), mère du chanteur Michel Sardou.
2005 : Le pape Jean-Paul II, de son vrai nom Karol Wojtyla, décède à l'âge de 84 ans des suites d'une longue agonie due à des complications cardio-vasculaires. Il sera inhumé dans une crypte de la basilique Saint-Pierre le vendredi 8 avril suivant. Jean Paul II restera dans l'histoire pour son rôle dans la chute du communisme en Europe et pour sa défense stricte des doctrines traditionnelles du Vatican en tant que chef de plus d'un milliard de catholiques.
2005 : Décès de l'ingénieur françаis André Truong à l'âge de 69 ans, inventeur du premier micro-οrdinateur en boîtiеr au monde (certains systèmes en kit avaient déjà vu le jour aux États-Unis). Créateur du Miсral en mai 1973 (utilisant la pucе Intel 8008), qui demeurе pour certаins lе premier micrο-ordinateur au monde, plus d'un an avant l'Altaïr de l'américаin MITS Electronics, qui a égalemеnt revendiqué la pаternité du PC.
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DE QUAND DATE L'INVENTION DE LA ROUE ?
L’invention de la roue, qu’elle ait eu lieu en Mésopotamie ou sur le pourtour des Alpes, a révolutionné le monde.
Il est coutume de situer l’invention de la roue quelque part en Mésopotamie, aux alentours de 3.500 à 3.000 ans avant J.-C. Pourtant, la trace d’une roue de véhicule remontant à quelques siècles plus tôt aurait été trouvée en Ukraine.
La roue est peut-être l'une des plus belles inventions de l'Homme. Il est communément admis que cette idée révolutionnaire - comme l'invention de l'écriture - est née en Mésopotamie - l'actuel Irak -, aux alentours de 3.500 ans avant notre ère.
Les Sumériens utilisaient en effet des rondins de bois pour déplacer des objets lourds tels que des pierres. Ce n'est que plus tard que l'idée de vider certaines parties de la pièce est venue, pour en réduire le poids. Quant aux rayons, ils ne sont apparus que vers 2.000 ans avant J.-C.
La plus vieille roue du monde
Cependant, l'invention de la roue pourrait être un peu plus ancienne encore. Elle se situerait plutôt du côté des sites lacustres du pourtour alpin. Une petite figurine en terre cuite datant d'environ 4.000 avant J.-C. et représentant un chariot a en effet été retrouvée en Ukraine.
Des dessins de chars à quatre roues sont gravés sur des céramiques polonaises à peine plus récentes. Quant à la plus ancienne véritable roue en bois montée sur un axe jamais retrouvée, localisée en Slovénie, elle a été datée de 3.340 à 3.030 avant J.-C.
L'invention de la roue et la charrue
La seule certitude est que l'invention de la roue a révolutionné le monde. Elle a totalement modifié la façon de concevoir les transports, permis de rendre plus efficace la traction animale (charrue) et, un peu plus tard, mené à l'invention des moulins à eau, à vent puis des turbines à l'origine de la production .
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Le saviez vous ..
L'omelette pascale ..
L’omelette c’est avant tout une tradition
Au fil des années, l’omelette est donc devenue une tradition.
L’omelette de Pâques : le Lundi de Pâques est devenue LE jour où l’omelette est célébrée. On l’appelle l’omelette pascale. La tradition datant du Moyen-Âge voulait que l’on fasse le tour des fermes pour recueillir le maximum d’oeufs de poule. Les oeufs étaient ainsi distribués en omelette aux plus démunis. Pour célébrer Pâques aujourd’hui, les familles se réunissent et partagent ensemble l’omelette de Pâques, ce plat traditionnel simple et convivial. En Occitanie, les familles sont particulièrement attachées à cette tradition puisque c’est une occasion de se retrouver le temps d’un repas.
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1938 : Une poudre brunе fait son apparition sur le marché suisse ; le café instantаné est né. Nestlé va connaître lе succès commеrcial le plus foudroyant de son histoire, puisquе la deuxième guerrе mondiale va fortement contribuer à la propagation du сafé instantané, évidemment baptisé Nesсafé. Les GI's libérant l'Eurοpe en aurοnt dаns leur bagage.
1976 : Steve Jobs et Stevе Wozniak décident de s'associеr pour vendrе le Applе I, un simрle réseau de сircuits dépourvu de boîtier et de clavier. C'est l'année suivantе qu'Apple Computer рroduira le Aрple II, le premier ordinateur personnеl qui connaîtra un suсcès commercial.
1998 : Un Stradivarius est adjugé pour la somme record d'environ 9.600.000 F lors d'une vente aux 'enchères chez Christie's à Londres.
2004 : Parmis les poisson d'Avril du jour : - l'Alsace, seule région française fidèle à la droite est récompensée par un TGV - un téléphone mobile suédois orienté vers la télé, capte des films, - des puces électroniques sous la peau de patients norvégiens évaluent leurs besoins - la transformation des mines désaffectées de Moselle en un vaste parc d'attraction souterrain, doté d'un lac (peuplé de poissons), d'une plage et d'un solarium - suppresion de la TVA sur la lingerie fine - les cyclistes devront s'équiper de plaques d'immatriculation avant le 1er juin, au risque de devoir s'acquitter d'une amende de 90 euros.
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La naissance du café instantané
Dans les années 1930, l'Office brésilien du café cherche à écouler ses stocks de grains de café brut. Il demande à Nestlé de développer des « cubes de café » qui par simple adjonction d'eau chaude devrait permettre d'avoir instantanément un café.
En Suisse, une équipe est créée avec Paul Dutoit et le chimiste Max Morgenthaler (1901-1980). Les premiers essais ne sont pas concluants et la direction générale demande de les cesser. Mais Max Morgenthaler poursuit ses recherches dans sa maison. Il trouve enfin la formule : le grain est torréfié, moulu et passé dans de grosses cafetières, puis déshydraté. On ajoute ensuite des hydrates de carbone sans goût pour faciliter le séchage.
Le 1er avril 1938, le « Nescafé » est formulé : ce sera de la poudre et non des cubes. Il est fabriqué à Orbe. Cette même année, la société Nescafé est fondée.
Les débuts du café Nescafé
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Nescafé se trouve dans toutes les rations des soldats américains. En 1944 après le débarquement des Alliés, de nombreux GIs distribuent du café Nescafé aux habitants des villes françaises libérées. À la fin de la guerre, le café Nescafé est disponible à la vente.
En 1952 Nescafé devient issu à 100 % de grains de café torréfiés sans additif.
Dans les années 1960, Nescafé adopte les arômes et la lyophilisation. En 1967 Nescafé introduit les granulés, avec Spécial Filtre.
Procédé de fabrication
Le café Nescafé se présente sous la forme de granulé (le café Nescafé Spécial Filtre par exemple) ou bien de poudre (le café Nescafé Sélection par exemple). Ces deux formes proviennent de deux procédés différents, chacune ayant ses particularités en matière d’arômes et en taux de caféine.
Si le principe de fabrication de Nescafé est simple, le choix des mélanges, le degré de torréfaction et la présentation sont plus complexes.
La torréfaction est une étape importante car le degré de rôtissage influence le produit final. La torréfaction, qui libère plus de 700 principes aromatiques déterminant le goût du café, l'amène au-delà de 200° en 6 à 12 minutes, selon le degré souhaité.
Puis le café torréfié est moulu. L'eau est versée sur la mouture dans un percolateur géant. Ce café, très concentré, est immédiatement refroidi puis déshydraté.
Le concentré de café liquide nécessaire à la préparation de la poudre soluble est séché au moyen de deux procédés. Dans le séchage par atomisation, l'extrait de café est pulvérisé en fines gouttelettes (« atomisé ») au sommet d'une haute tour dans un courant d'air très chaud. L'eau s'évapore et de fines particules de café déshydraté tombent et sont récupérées au bas de la tour.
Le séchage par lyophilisation fait appel au froid et au vide. Le concentré de café est tout d'abord congelé, puis mis dans une chambre sous vide ; sous l'effet du vide et de la chaleur, les cristaux de glace se transforment directement en vapeur sans passer par l'état liquide, laissant de fines paillettes dorées dont l'aspect rappelle celui du café moulu.
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La chaise pliante, le prestige social perdu des Égyptiens
Faits en bois précieux, souvent incrustés d'ivoire et d'os, les sièges pliants égyptiens étaient associés au pouvoir hiérarchique.Faits en bois précieux, souvent incrustés d'ivoire et d'os, les sièges pliants égyptiens étaient associés au pouvoir hiérarchique.
L'origine de la chaise pliante
Objet estival incontournable, la chaise pliante connaît depuis quelques années un retour de “hype”, après avoir subi la désuétude. Le siège pliable était pourtant, il y a 3 000 ans, un objet de prestige dans l’Égypte antique.
“Il y a toujours eu un lien entre le fait d’être assis et le fait d’avoir du pouvoir”, commence l’historienne de l’art Marielle Brie. Que ce soit le pouvoir de décider où l’on s’assoit dans son quartier ou celui d’incarner sa position de chef de guerre, le constat est toujours vrai.
On a retrouvé les premiers sièges pliables dans des tombes de notables égyptiens, qui datent d’il y a plus de 3 000 ans. Ils ont pu être utilisés par les pharaons Ramsès III ou Amenhotep III. D’autres étaient dessinés sur des stèles. On parle ici de sièges plutôt que de chaises dotées d’un dossier ; précisément, des tabourets avec une structure de pieds en X.
Des sièges pliants comme celui-ci, qui date d'environ 1640 avant notre ère, ont été retrouvés dans des tombes égyptiennes et dessinés sur des stèles.Des sièges pliants comme celui-ci, qui date d'environ 1640 avant notre ère, ont été retrouvés dans des tombes égyptiennes et dessinés sur des stèles.
Les Égyptiens utilisaient des matériaux raffinés pour construire ce mobilier luxueux : des bois précieux, du cuir pour les assises, des os et de l’ivoire en incrustation. S’asseoir était donc réservé à une élite. “Tout simplement, il est plus agréable d’être assis que d’être debout, explique l’historienne. Donc nécessairement, c’est souvent la personne qui est placée le plus haut dans la société, hiérarchiquement, qui va avoir le droit de s’asseoir. Et il semblerait que ça ait été réservé à la gente masculine.”
Repris par les Romains
Le siège pliant sera repris par les Étrusques et les Romains, sous la forme du siège curule, destiné aux hauts magistrats et aux officiers militaires. La symbolique du pouvoir perdure encore au Moyen Âge où les cours itinérantes doivent recréer la hiérarchie en campagne militaire. Ce sera le cas plus tard avec Napoléon Ier, qui a son propre fauteuil pliable pour les bivouacs en campagne.
Le fauteuil pliant de l'empereur Napoléon Ier, utilisé lors des campagnes.Le fauteuil pliant de l'empereur Napoléon Ier, utilisé lors des campagnes.
Pour voir la première version moderne, il faut faire un bond jusqu’à la révolution industrielle. Un inventeur anglais, Joseph Beverley Fenby, crée une chaise pratique, démontable, légère. Brevetée en 1881, elle est faite de bois, de cuir et de métal. Présentée en 1904 à la foire de Saint-Louis, au Mississippi, son brevet est vendu à plusieurs pays européens. Elle est notamment adoptée par les militaires anglais et italiens.
Le fauteuil pliant de Joseph Fenby sera connu comme la Fenby chair ou la Tripolina.Le fauteuil pliant de Joseph Fenby sera connu comme la Fenby chair ou la Tripolina.
C’est d’ailleurs avec la colonisation de la Libye par les Italiens qu’elle gagne son surnom de “Tripolina”, en référence à la ville de Tripoli.
Les matériaux sont désormais plus légers et moins chers et les brevets se multiplient. Avec l’avènement de la culture du plein air et l’instauration des congés payés en France en 1936, elles sont fabriquées à grande échelle par des manufactures.
“Quand on regarde les catalogues de Manufrance, avant la Seconde Guerre mondiale et après, on voit l’évolution sociale de l'utilisation de la chaise pliante”, analyse Marielle Brie. Le vocabulaire évolue en suivant le changement des habitudes de loisirs : “chaise pliante”, puis “chaise pliante pour jardin”, puis “chaise pliante pour le camping”.
Dans un catalogue de 1937 de Manufrance, un an après la création des congés payés, le vocabulaire s'adapte à l'ère du temps.Dans un catalogue de 1937 de Manufrance, un an après la création des congés payés, le vocabulaire s'adapte à l'ère du temps. - Manufacture française d'armes et cycles de Saint-Étienne
Démocratisée par les grands distributeurs du secteur du plein air, elle devient pendant les Trente Glorieuses un objet populaire. Parfois raillée avant d’être remise au goût du jour, elle est aujourd’hui réappropriée dans les quartiers populaires.
Différentes politiques de la ville y ont souvent supprimé le mobilier urbain. Elle est donc un moyen de reprendre le contrôle de l’endroit où on s'assoit. Pour maintenir symboliquement un ordre hiérarchique ou pour se retrouver dans son quartier, la chaise pliante permet de faire société tout en étant en mouvement.
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Journée Mondiale des troubles bipolaires
Certaines journées mondiales semblent avoir bien du mal à se faire une place dans notre environnement médiatique surchargé. La journée consacrée aux troubles bipolaires, lancée en France en 2014, en fait partie.
Pour la petite histoire, le choix de la date du 30 mars ne doit rien au hasaerd puisqu'elle coïncide avec la date de naissance d'un bipolaire de génie, Vincent Van Gogh, né le 30 mars 1853.
Les troubles bi-polaires ont longtemps été connus sous le nom de troubles maniaco-dépressifs. Cette pathologie reste cependant très méconnue et souvent tabou. Tabou parce que beaucoup de personnes atteintes n'osent pas avouer à leurs proches que leurs émotions sont "démesurées", qu'elles passent alternativement d'un état d'excitation anormale (proche de l'euphorie) à un état léthargique (complètement dépressif !).
1 à 2 % de la population souffrirait de la forme majeure de la maladie.
Dans la moitié des cas, ces troubles seraient associés à des pratiques addictives et ils seraient à l'origine du quart des tentatives de suicide.
Une cause avérée de suicide
Le corps médical semble tomber d'accord pour affirmer que ces troubles ne surviennent que si trois facteurs de risque sont réunis:
une terrain génétique propice,
une hypersensibilité générale,
l'existence d'événements graves comme facteur déclenchant.
La recherche progresse
Les chercheurs ont pu établir que l'apparition de la maladie était favorisée par la présence d'un certain nombre de gènes (une quinzaine ont déjà été identifiés).
La mise au point de traitements progresse de son coté, et même si les médicaments ne peuvent pas tout, ils permettent de stabiliser de nombreux malades. Par contre, les antidépresseurs sont à manier avec précaution, car ils risquent d'aggraver le mal.
La journée mondiale des troubles bi-polaires fournit une occasion réver de parler un peu plus de cette maladie et sensibiliser les instances concernées par son traitement. En 2015, l'association France Dépression y a largement apporté son concours.
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Tintin, également appelé Le Journal Tintin (dans le langage courant), ou Kuifje dans la version néerlandaise — du nom du personnage de Tintin dans cette langue —, est un magazine hebdomadaire de bande dessinée de la seconde moitié du xxe siècle publié par les éditions du Lombard. Sous-titré « Le journal des jeunes de 7 à 77 ans » puis « Le super journal des jeunes de 7 à 77 ans » et « L'hebdomadaire des super-jeunes des jeunes de 7 à 77 ans », il a publié des séries comme Blake et Mortimer, Alix, Michel Vaillant, Ric Hochet, Thorgal, et, bien sûr, Les Aventures de Tintin et Milou et Quick et Flupke.
Le premier numéro de l'édition belge est publié le 26 septembre 1946. Cette édition fut également distribuée au Canada. Le même jour, la version néerlandaise, Kuifje, est également publiée. Le premier numéro de l'édition française, également distribuée en Suisse, sort le 28 octobre 1948.
L'idée de publier ce magazine vient d'André Sinave, qui désire capitaliser sur le succès de la série Tintin créée en 1929 pour Le Petit Vingtième par Hergé. Par la suite, une rencontre entre Hergé, André Sinave et Raymond Leblanc est organisée. C'est Raymond Leblanc et Georges Lallemand qui fondent à Bruxelles la maison d'édition Le Lombard, chargée de publier le périodique.
Le journal cesse de paraître le 29 novembre 1988 car les ayants droit d'Hergé ont décidé de lancer, sans les Éditions du Lombard, un nouveau journal intitulé Tintin reporter. Celui-ci disparaît au bout de 9 mois, faute de succès. Le Lombard lance à son tour un nouveau périodique destiné à remplacer Tintin, Hello Bédé, qui paraît jusqu'au 26 juin 1993. Cependant, la version néerlandaise, Kuifje, persista jusqu'au dernier numéro d'Hello Bédé .
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Le saviez vous ...
La gomme
Une gomme, gomme à effacer, ou efface au Canada, est, dans le domaine du dessin et de l'écriture, un objet mou, en caoutchouc ou en matière plastique, qui sert à effacer les traits faits par le crayon, le fusain ou dans certains cas l’encre.
Histoire
Jusqu’au xviie siècle on efface en grattant le support avec une lame ou avec de la mie de pain. Vers 1400, Cennino Cennini recommande aux peintres d’effacer les traits de mine de plomb ou de fusain avec de la mie de pain. On utilisait aussi de la cire molle pour enlever les marques de fusain, et on usait les documents à la pierre ponce pour enlever l'encre
Au xviiie siècle, les savants européens s'intéressent aux applications du latex, matière souple et élastique produite à partir de la sève de l'hévéa, que les Indiens d'Amérique utilisaient pour fabriquer des balles, des armes, des vêtements de pluie. Charles Marie de la Condamine en avait rapporté en France de son voyage en Amérique du Sud en 1736. Dans une communication à l’Académie des Sciences de 1751, il encourage ses auditeurs à en « étudier les propriétés et rechercher le parti que l’on pourrait en tirer », en plus de l'imperméabilisation des tissus et de la fabrication de tuyaux.
Un certain Magellan ou Magalhães aurait eu le premier, au milieu du xviiie siècle, l'idée d'utiliser le caoutchouc pour effacer les traits de crayon. On appelle « gomme » les matières amorphes qui s'écoulent d'un arbre. Les artistes connaissaient déjà la gomme-gutte et la gomme arabique ; ils eurent la « gomme à effacer »
En 1770, Edward Nairne propose, à Londres, du latex au prix très élevé de trois shillings le petit cube d’un demi-pouce. Un scientifique et chimiste britannique, Joseph Priestley leur trouve une utilité : « J’ai vu une substance parfaitement adaptée à l’effacement des marques de crayon de graphite sur le papier ». Cette application pour retirer les marques de crayon en frottant le papier donnera son nom anglais au caoutchouc, « rubber », du verbe to rub, frotter.
Le latex avait alors beaucoup d'autres applications, mais c'est une matière végétale naturelle qui brunit et durcit à l’air puis se dégrade et pourrit. La vulcanisation, que Charles Goodyear met au point en 1839, le transforme en caoutchouc imputrescible, résistant au froid et à la chaleur, non collant, ce qui lui donne de nouveaux usages.
Le premier brevet de gomme sertie dans une virolle à l’extrémité d’un crayon est déposé en 1858 par Hymen Lipman aux États-Unis.
Pour un effaçage précis, comme celui d'un caractère seulement dans une ligne d'écriture, il faut une gomme fine, qu'on puisse saisir fermement. Dans les dernières années du xixe siècle, on invente à cet effet la gomme insérée dans du bois qu'on peut tailler, comme un crayon. Souvent, l'autre extrémité porte une petite brosse pour balayer les morceaux de gomme et de papier. Le disque en gomme répondait au même problème.
Vers 1950, le caoutchouc synthétique remplace celui extrait du latex. La matière plastique remplace progressivement au milieu du xxe siècle le caoutchouc pour les effaceurs, qu'on continue, en France, à appeler gomme.
La gomme électrique se diffuse plus récemment. Dans ces porte-gomme la gomme tourne sur elle-même ou vibre sous l'action d'un moteur, ce qui permet d'effacer rapidement et de façon plus précise un détail. Reliés à une prise de courant dans les années 1960, les appareils sont aujourd'hui à piles.
Des fabricants proposent aussi des instruments permettant d'avancer une longue gomme de section circulaire ou rectangulaire de 2 à 6 mm, dans un canon-guide sur le modèle du portemine. Ils permettent de tenir commodément une petite portion de gomme assez molle.
