
manou3269
25 avril 1849 : Émeute à Montréal
Le 25 avril 1849, à Montréal, une émeute populaire se solde par l'incendie de l'hôtel du Parlement, où le gouverneur général du Canada, lord Elgin, venait de sanctionner une loi controversée.
À la suite de ce drame, Montréal perd le statut de capitale des deux parties du Canada, le Haut- et le Bas-Canada, dont elle avait hérité à peine deux ans plus tôt.
Misss
Merci de ce rappel Villyon.
Le Figaro publie un long article aujourd'hui, en mémoire de cet anniversaire :
(extrait :)
«105 ans après le génocide arménien, la Turquie d’Erdogan continue de représenter une menace»
FIGAROVOX/TRIBUNE - En cette journée de commémoration du génocide arménien, Mourad Papazian et Ara Toranian jugent que la Turquie n’a toujours pas renoncé à ses ambitions d’hégémonie. Et invitent l’Europe à ouvrir les yeux face à la violence et aux projets d’Erdogan."
Misss
24 avril 1617 : assassinat de Concini, maréchal d’Ancre
(L'histoire se peuple hélas d'assassinats et horreurs sous le couvert de règlement de comptes de l'histoire. En voici un autre...)
Concini, connu sous le nom de maréchal d’Ancre, était venu en France en 1600 avec Marie de Médicis, femme de Henri IV. Après la mort de ce prince et pendant la minorité de Louis XIII, il fut nommé maréchal de France ainsi que premier ministre, par le crédit de sa femme Galigaï, fille de la nourrice de Marie de Médicis.
Il eut cette mauvaise politique machiavéliste de diviser pour régner, politique qui se tourne toujours contre ceux qui la suivent. En 1614, les princes et les grands, mécontents du gouvernement, prirent les armes ; on les apaisa, on les trompa par différents traités ; la guerre civile ne tarda pas à se rallumer.
Le jeune de Luynes, favori de Louis XIII, persuade celui-ci qu’il est capable de régner enfin par lui-même ; il lui représente que la reine sa mère et Concini le tiennent en tutelle. Le jeune roi ordonne aussitôt qu’on arrête le maréchal d’Ancre : Vitry, capitaine des gardes, chargé de l’ordre, l'exécuta immédiatement, et sur la résistance du maréchal, l’ assassina d’un coup de pistolet dans la cour même du Louvre. Sa femme eut la tête tranchée par arrêt du parlement.
« La populace (dit un historien célèbre), toujours extrême, toujours barbare quand on lui lâche la bride, va déterrer le corps de Concini, inhumé à Saint-Germain-l’Auxerrois, le traîne dans les rues, lui arrache le cœur ; et il y eut des hommes assez brutaux pour le griller publiquement sur des charbons, et le manger ; son corps fut enfin pendu par le peuple à une potence. Il y avait dans la nation un tel esprit de férocité que les belles années d’Henri IV et le goût des arts, apporté par Marie de Médicis, avaient adouci quelque temps, mais qui, à la moindre occasion, reparaissait dans toute sa force. »
manou3269
24 avril 1558 : Mariage de Marie Stuart et François de Valois
Marie Stuart épouse le Dauphin François, héritier du trône de France, le 24 avril 1558, à Notre-Dame de Paris. Les époux ont l'un et l'autre 15 ans. Ils ont été élevés ensemble à la cour de France. La jeune reine d'Écosse, fille de Marie de Guise et du roi Jacques V, signe un acte secret par lequel elle promet de céder à la France ses droits sur l'Écosse... et l'Angleterre si elle venait à mourir sans enfant !
villyon
23 Avril 1833 : Frédéric Ozanam fonde la Conférence de Charité
Issu d'une famille bourgeoise de la région lyonnaise, Frédéric Ozanam, 20 ans, étudiant en droit à la Sorbonne, fonde le 23 avril 1833, avec cinq amis, près de l'église Saint-Sulpice, à Paris, la première Conférence de Charité pour venir en aide aux pauvres, victimes collatérales de la révolution industrielle. C'est le début de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, association spirituelle à vocation caritative, qui regroupe aujourd'hui 700.000 hommes et femmes dans 141 pays.
Le jeune homme, devenu professeur d'histoire à la Sorbonne, va continuer de militer toute sa vie pour une Église sociale. Disciple de Lamennais et Lacordaire, il plaide pour une réconciliation entre l’Église et son époque.
En 1848, il adhère aux idées républicaines parce qu’il y voit la solution à la question sociale. «C’est dans le peuple, écrit-il dans un célèbre discours, que je vois assez de restes de foi et de moralité pour sauver une société dont les hautes classes sont perdues».
D'une santé fragile, Frédéric Ozanam meurt à 40 ans. Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II le 22 août 1997.
manou3269
22 avril 1809 : Napoléon victorieux à Eckmühl
Le 22 avril 1809, à Eckmühl, Napoléon 1er et Davout empêchent les Autrichiens de l'archiduc Charles d'entrer en Bavière. Mais l'Empereur est ensuite blessé au pied lors du siège de Ratisbonne. Enfin, le 13 mai, il peut pénétrer à Vienne mais c'est pour s'apercevoir que l'empereur François II et son frère Charles ont abandonné la ville et traversé le Danube en coupant les ponts derrière eux. Il les vaincra enfin à Wagram...
tani69
22 avril 1860 : Référendum à Nice et en Savoie
Suite au traité de Turin, qui prévoyait la cession de la Savoie et du comté de Nice à la France, les populations concernées sont invitées à donner leur avis sur ce rattachement le 22 avril 1860.
Sans surprise, les habitants de ces provinces francophones approuvent à une écrasante majorité leur rattachement à la France. À Nice, on compte 25 743 oui, 160 non et 5 000 abstentions ; en Savoie, 235 non et une poignée d'abstentions sur 130 000 votants. Ces résultats montrent que les habitants s'étaient par avance résignés à leur sort. Un sénatus-consulte du 12 juin 1860 confirme l'incorporation des deux provinces à l'Empire français.
manou3269
21 avril 1926 à Londres : Naissance d'Elisabeth II
La reine Élisabeth II accède au trône à la mort de son père George VI, le 6 février 1952. Elle a 25 ans. À la différence de ses prédécesseurs, la jeune souveraine a joui d'une enfance heureuse auprès de parents affectueux. Il est vrai que son père,d'un naturel timide, n'a été pressenti pour le trône qu'à 35 ans...
villyon
21 Avril 1961 Putch d'Algrer
À l'aube du samedi 22 avril, à 8h45, le général Challe s'exprime sur Radio-Alger : « Officiers, sous-officiers, gendarmes, marins, soldats et aviateurs : je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud et en liaison avec le général Salan pour tenir notre serment : garder l'Algérie ».
Mais dans la nuit du 21 au 22 avril 1961, le gouvernement fait arrêter à Paris les sympathisants des putschistes. Tout est fini à six heures du matin.
En Algérie même, Challe se contente d'arrêter les représentants du gouvernement. Il se refuse à armer les Pieds-noirs qui le soutiennent. Il a la satisfaction d'être rejoint par le prestigieux général Raoul Salan (62 ans). Les quatre généraux forment un « Conseil supérieur de l'Algérie ». Mais ils n'arrivent pas à rallier les officiers de haut rang et se heurtent surtout à l'hostilité des jeunes appelés du contingent, indifférents pour la plupart à ces querelles sur l'avenir de l'Algérie.
Charles de Gaulle laisse les généraux factieux s'enferrer, avec le secret dessein de dramatiser la situation pour resserrer les citoyens autour de lui et des nouvelles institutions de la Ve République, encore très fragiles.
Le dimanche soir 23 avril, il apparaît en uniforme à la télévision et lance des mots qui font mouche : « Un pouvoir insurrectionnel s'est installé en Algérie par un pronunciamiento militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite... Au nom de la France, j'ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés pour barrer la route de ces hommes-là... J'interdis à tout Français et d'abord à tout soldat d'exécuter aucun de leurs ordres... ». C'est fini.
Misss
21 avril 1772 : mort de l’actrice de théâtre Justine Favart
(pas très connue de nos jours, mais eût un grand succès à son époque).
Née d’un père musicien de la chapelle du roi et d’une mère cantatrice de la chapelle de Stanislas roi de Pologne, douée d’une figure charmante, de beaucoup de talent et de grâces, elle obtint de grands succès lorsqu’elle débuta à Paris, en 1744, sur le théâtre de l’Opéra-Comique sous le nom de Mlle Chantilly
On s’accorde à dire que madame Favart était une des plus jolies femmes de son temps ; elle jouait la comédie, chantait et dansait à ravir, et quand la troupe dont elle faisait partie fut réduite à ne jouer que la pantomime, la jeune actrice trouva dans la flexibilité de ses talents le moyen d’avancer étonnamment les progrès de l’art qu’on appelle mimique.
Sa physionomie annonçait beaucoup d’esprit et tenait parole. Des scènes entières furent composées par elle dans les nombreux ouvrages qui ont paru sous le nom de son mari, et auxquels, dit-on encore, l’abbé de Voisenon avait part ; enfin, d’après bien d’autres on-dit, le ménage Favart travaillait ainsi toujours "en trio". Quoiqu’il en soit, il est sorti de cette association de fort jolis ouvrages.
