
manou3269
mai 1897 : Incendie du Bazar de la Charité
Le 4 mai 1897, comme les années précédentes, le Bazar de la Charité ouvre ses portes dans une halle somptueusement décorée pour la circonstance (échoppes médiévales en carton-pâte, vélum,...), au 17, rue Goujon, près des Champs-Élysées, à Paris.
Des dames de la bonne société vendent divers objets pour les bonnes oeuvres. Une salle de cinéma a été installée pour divertir les 1200 invités. C'est là que vers 16 heures, des vapeurs d'éther s'enflamment. L'incendie se propage à toute allure à l'ensemble de la halle...
villyon
4 mai 1939
« Mourir pour Dantzig ? »
Marcel Déat (Guérigny, Nièvre, 7 mars 1894 - Piossasco, Piémont, 5 janvier 1955)Le 4 mai 1939, paraît à la Une de L'Oeuvre un violent article intitulé : « Mourir pour Dantzig ? »
Son auteur est un député socialiste et pacifiste de 45 ans, Marcel Déat. Il plaide pour un soutien limité de la Pologne, que menace l'Allemagne hitlérienne.
Celle-ci, après avoir brutalement annexé la Bohême-Moravie, revendique le port de Dantzig, dont la population est très majoritairement allemande. Il s'agit d'une « ville libre » instituée par le traité de Versailles de 1919 pour ménager à la Pologne un accès portuaire sur la mer Baltique.
Elle coupe en deux le territoire du IIIe Reich : à l'est la Prusse orientale, à l'ouest, la province de Poméranie. Entre les deux, à côté de Dantzig, la Pologne bénéficie aussi d'un étroit « corridor » qui lui offre une ouverture directe sur la mer et à l'extrémité duquel elle a créé le port de Gdynia.
Ce corridor et cette « ville libre », une idée du président Wilson, sont insupportables aux nationalistes allemands et à leur Führer. Ils vont entraîner l'Allemagne dans la guerre contre la Pologne et, par le jeu des alliances, conduire à la Seconde Guerre mondiale.
Du pacifisme de gauche à la Collaboration
C'est dans ces conditions que Marcel Déat publie son fameux article. Il ne recueillera cependant guère d'assentiment dans l'opinion publique.
Comme d'autres intellectuels pacifistes de gauche, le député va très vite évoluer vers la Collaboration après que la Wehrmacht aura envahi la Pologne puis la France.
Ministre du Travail dans l'un des derniers gouvernements du Maréchal Pétain, il s'enfuira à Singmaringen puis s'exilera en Italie pour échapper à la peine de mort.
villyon
3 mai 1791 :
la Grande Diète polonaise adopte une Constitution inspirée des principes libéraux de la Révolution française. Ses velléités réformatrices réveillent l'animosité de la Prusse, de l'Autriche et de la Russie à l'égard de la Pologne. Celle-ci, victime d'une vieille disposition constitutionnelle absurde, le « Liberum veto », ne vas pas tarder à disparaître de la carte !...
En souvenir de cette tentative de rénovation politique, les Polonais ont fait du 3 mai leur fête nationale.
Bonne fète à nos amis polonais
manou3269
3 mai 1803 : Bonaparte cède la Louisiane
Le Premier Consul Napoléon Bonaparte, qui a besoin d'argent pour reprendre la guerre contre l'Angleterre, cède les immenses territoires de la Louisiane aux États-Unis d'Amérique pour 80 millions de francs (15 millions de dollars)...
villyon
Le 2 mai 73,
la forteresse de Massada tombe aux mains des légionnaires. C'en est fini de la première guerre juive contre la domination de Rome.
L'ultime résistance
La forteresse de Massada (DR)Construite au IIe siècle av. J.-C., au temps des Maccabées (ou Asmonéens), surplombe de 400 mètres les rives sauvages de la mer Morte. C'est le dernier îlot de résistance juive à l'occupation romaine.
Des membres de la secte extrémiste des zélotes s'y réfugient après avoir fait régner la terreur dans le pays. Armés d'un poignard, ils avaient coutume d'assassiner leurs compatriotes suspectés de collaboration avec l'occupant ! On les avait surnommés pour cette raison « sicaires », du latin sica, qui signifie poignard.
Au nombre d'un millier, avec leurs femmes et leurs enfants, sous la conduite d'un chef nommé Eleazar ben Jair, ces Zélotes ou sicaires vont résister pendant trois ans aux Romains. Ces derniers vont mettre un point d'honneur à s'emparer de cette forteresse en plein désert, bien qu'elle n'ait aucun intérêt stratégique pour eux.
Pour éviter des assauts inutiles et meurtriers, le légat romain fait ériger par une armée d'esclaves une rampe artificielle depuis le pied du rocher. Sur cette rampe, il peut ainsi amener une tour d'assaut et un bélier au pied des murailles.
Le seul récit que l'on ait du siège nous vient de l'historien juif Flavius Josèphe, qui assiste le légat mais n'a pas lui-même vu l'intérieur de la forteresse. Quand les Romains y pénètrent, ils découvrent que tous les assiégés se sont suicidés...
villyon
1er mai 1891 : Drame ouvrier à Fourmies
A Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle en faveur de la journée de 8 heures tourne au drame.
La troupe, équipée des nouveaux fusils Lebel, tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.
Avec la fusillade de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.
manou3269
1er mai 2011 : Béatification de Jean-Paul II
Le 1er mai 2011, sur la place Saint-Pierre de Rome, doit se dérouler la messe de béatification de Karol Wojtyla, pape sous le nom de Jean-Paul II, de 1978 à 2005.
Le nouveau « Bienheureux » sera peut-être, un jour prochain, également canonisé et inscrit au catalogue des Saints. Ce sera l'aboutissement d'un processus complexe dont l'Église catholique a le secret, même si elle n'a pas le monopole de la sainteté.
manou3269
30 avril 1598 : L'Édit de Nantes
Le 30 avril 1598 est publié l'Édit de Nantes. Cet édit de pacification marque la fin des guerres de religion. Il vise à l'établissement d'une bonne paix et tranquille repos selon les propres mots du roi Henri IV.
Depuis les historiens du XIXe siècle, il est habituel de qualifier cet ensemble de textes : « édit de tolérance ». L'expression est à vrai dire anachronique. Au temps d'Henri IV, le mot tolérance désigne simplement la capacité individuelle de résister à la douleur ! Les contemporains du roi préfèrent parler de concorde et pacification pour qualifier l'Édit de Nantes.
villyon
29 avril 1562 : Sac de Lyon par le baron des Adrets
Suite au massacre d'innocents protestants à Wassy (Champagne) par les hommes du duc de Guise (1er mars 1562), le baron des Adrets, un disciple méridional de Calvin, entreprend une chevauchée vengeresse à la tête de quelques milliers de soudards.
Dans la nuit du 29 au 30 avril 1562, ses troupes s'emparent de Lyon et se livrent à des destructions iconoclastes. C'est le point de départ des guerres de religion dans la capitale des Trois Gaules. Beaucoup de Lyonnais choisissent de s'établir à Genève.
Il est à noter que quelques années plus tard le baron des Adrets se mettra au service de la Ligue ( catholique) L'argent n'a pas d'odeur
manou3269
29 avril 1945 : Les Françaises votent pour la première fois
Le 29 avril 1945, les élections municipales donnent l'occasion aux Françaises de voter pour la première fois de leur Histoire...
Un demi-siècle après, les Françaises souffrent encore et toujours d'une faible représentation dans les assemblées politiques malgré l'inscription de la parité homme-femme dans la Constitution ! À cela une cause principale : le cumul des mandats, spécifité nationale.
villyon
28 avril 1945 : Exécution de Mussolini
Les cadavres de Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci livrés aux quolibets des badauds
Le 28 avril 1945, trois jours après l'ordre d'insurrection générale lancé par les partisans antifascistes, Mussolini et sa maîtresse Clara Petacci sont exécutés par des résistants italiens sur l'ordre du chef communiste Walter Audisio.
Leurs cadavres sont pendus par les pieds à une poutre et exposés aux quolibets de la foule, dans une station service de la piazzale Loreto, à Milan, jusqu'à l'intervention d'officiers alliés.
Deux jours plus tard, Hitler et sa maîtresse se suicideront dans leur bunker pour échapper à un sort comparable.
Misss
28 avril 1770 : Mort de la danseuse d’Opéra Marie-Anne de Camargo
(D’après « Dimanche illustré » du 21 septembre 1924)
De toutes les danseuses ayant illustré l’Académie nationale de musique, la Camargo, chantée à l’envi par les poètes, est sans doute restée la plus célèbre, apportant à l’art chorégraphique une innovation profonde : c’est elle qui supprima, pour la danse, les jupes longues qui étaient la tenue habituelle des ballerines.
Marie-Anne de Cupis de Camargo, dite la Camargo, est, sans doute, la plus célèbre de toutes les danseuses de notre Opéra. Les chroniqueurs l’ont célébrée ; romanciers et auteurs dramatiques se sont emparés de son nom sonore ; les plus grands artistes nous ont laissé son image.
Moderne, elle dépoussiéra le costume des ballerines et eut une magnifique carrière, nombre d' amateurs d'opéra la connaissent encore de nos jours.
manou3269
28 avril 1912 : La mort de Bonnot
Les hommes de la Sûreté emmenés par le préfet Lépine encerclent une villa de Choisy-le-Roi où a trouvé refuge Jules Bonnot.
L’ennemi public numéro un terrorise les Parisiens depuis la fin de l’année précédente. Avec sa bande de malfrats issus des milieux anarchistes, il a multiplié en quelques mois les braquages de banques et les actions violentes contre les forces de l’ordre.
Les policiers dynamitent la maison et abattent Bonnot et son complice Dubois lors de l’assaut final. Il faudra cependant attendre le 14 mai suivant pour que le reste de la «bande à Bonnot» soit neutralisé dans l’attaque d’un pavillon à Nogent-sur-Marne.
