
Capusa06
De cet amour ardent je reste émerveillée
Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent
Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés
Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.
Andrée Chedid
Coccyvette
Envers et contre tous.
Recueil : La part du rêve (1863)
Montre à tes amis ton cœur et ta bonne foi,
Montre ton front à tous tes adversaires.
Fidèle à ta nature et conforme à ta loi :
Laisse dire les sots, écoute les sincères,
Consulte les sensés et marche devant toi.
Henri-Frédéric Amiel
À
Coccyvette
On ne partage pas sa vie avec quelqu'un
parce qu'il est gentil,
mais parce qu'il vous fait vibrer, rire,
parce qu'il vous emporte sans vous retenir,
parce qu'il vous manque, même quand il est dans la pièce d'à côté,
parce que ses silences vous parlent
autant que ses conversations,
parce qu'il aime vos défauts autant que vos qualités,
parce que le soir en s'endormant
quand on a peur de la mort,
la seule chose qui vous apaise est d'imaginer son regard,
la chaleur de ses mains.
Voilà pourquoi on construit sa vie avec quelqu'un.
Une autre idée du bonheur de Marc Levy.
Coccyvette
La vie ....... Elle te donne des raisons de pleurer et des raisons de rire. C'est une personne, la vie, une personne qu'il faut prendre comme partenaire. Entrer dans sa valse, dans ses tourbillons, parfois elle te fait boire la tasse et tu crois que tu vas mourir et puis elle t'attrape par les cheveux et te dépose plus loin. Parfois elle t'écrase les pieds, parfois elle te fait valser. Il faut entrer dans la vie comme on entre dans une danse. Ne pas arrêter le mouvement en pleurant sur soi, en accusant les autres, en buvant, en prenant des petites pilules pour amortir le choc. Valser, valser, valser. Franchir les épreuves qu'elle t'envoie pour te rendre plus forte, plus déterminée ".
Katherine Pancol
Capusa06
Récit
L’on raconte l’étreinte des contraires
pour tous la même Terre
et l’absence de frontières
L’on raconte aussi
le mélange des couleurs
une même humanité
les mêmes élans du cœur
Une autre version du paradis
sans anges
ni démons envieux
seulement peuplé
de celles et ceux
ni bénis ni maudits
unis
sainte osmose
Kamal Zerdoumi, 2023

Charlot
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul Verlaine
Capusa06
Roses d’automne
Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.
Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.
Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.
En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.
Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.
Nérée Beauchemin
Coccyvette
Laisse partir les gens qui ne sont pas prêts à t'aimer. »
"C'est la chose la plus difficile que tu auras à faire dans ta vie, et elle sera aussi la plus importante : arrête de donner ton amour à ceux qui ne sont pas prêts à t'aimer.
Arrête d'avoir des conversations difficiles avec des gens qui ne veulent pas changer.
Arrête d'apparaître pour les gens qui sont indifférents à ta présence.
Arrête d'aimer les gens qui ne sont pas prêts à t'aimer.
Je sais que ton instinct est de tout faire pour gagner les bonnes grâces de tous ceux qui t'entourent, mais c'est aussi l'impulsion qui te volera ton temps, ton énergie et ta santé mentale, physique et spirituelle...
…
Si tu es exclu(e), insulté(e) subtilement, oublié(e) ou facilement ignoré(e) par les personnes à qui tu offres ton temps, tu ne te rends pas service en continuant à leur accorder ton énergie et ta vie.
La vérité, c'est que tu n'es pas pour tout le monde...
Et que tout le monde n'est pas pour toi...
C'est ce qui rend ce monde si spécial, quand tu trouves les quelques personnes avec qui tu as une amitié, un amour ou une relation authentique...
Tu sauras à quel point c'est précieux...
Parce que tu as expérimenté ce qui ne l'est pas...
…
Si tu arrêtes de te montrer, tu pourrais être moins recherché(e)...
Si tu arrêtes d'essayer, la relation pourrait cesser...
Si tu arrêtes d'envoyer des textos, ton téléphone restera sombre pendant des jours et des semaines...
Peut-être que si tu arrêtes d'aimer quelqu'un, l'amour entre vous va se dissoudre...
Ça ne veut pas dire que tu as ruiné une relation !
Ça veut dire que la seule chose qui tenait cette relation était l'énergie que toi et toi seul(e) engageais pour la maintenir à flots.
Ce n'est pas de l'amour.
C'est de l'attachement.
C'est vouloir donner une chance à ceux qui n’en veulent pas !
…
Fais de ta vie un sanctuaire sûr, dans lequel seules les personnes "compatibles" avec toi sont acceptées.
Tu n'es pas responsable de sauver les gens.
Tu n'es pas responsable de les convaincre qu'ils doivent être sauvés.
Ce n'est pas ton travail d'exister pour les gens et de leur donner ta vie, petit à petit, instant après instant !
Parce que si tu te sens mal, si tu te sens dans le devoir, si tu te sens obligé(e), tu es la racine de tout ça par ton insistance, apeuré(e) parce qu’ils t’ont promis les services que toi tu ne leur rendras pas...
Il est de ton seul fait de réaliser que tu es l'aimé(e) de ton destin, et d'accepter l'amour que tu penses mériter.
Décide que tu mérites une amitié réelle.
Puis attends... juste une minute...
Et regarde à quel point tout commence à changer..."
Texte Anthony Hopkins
Coccyvette
"La peur" Khalil Gibran
On dit qu'avant d'entrer dans la mer,
une rivière tremble de peur.
Elle regarde en arrière le chemin
qu'elle a parcouru, depuis les sommets,
les montagnes, la longue route sinueuse
qui traverse des forêts et des villages,
et voit devant elle un océan si vaste
qu’y pénétrer ne parait rien d'autre
que devoir disparaître à jamais.
Mais il n'y a pas d'autre moyen.
La rivière ne peut pas revenir en arrière.
Personne ne peut revenir en arrière.
Revenir en arrière est impossible dans l'existence.
La rivière a besoin de prendre le risque
et d'entrer dans l'océan.
Ce n'est qu'en entrant dans l'océan
que la peur disparaîtra,
parce que c'est alors seulement
que la rivière saura qu'il ne s'agit pas
de disparaître dans l'océan,
mais de devenir océan.
