
martinemdh
Un mot de trop
Parfois c'est bien
Parfois c'est beau
Parfois ça ne sert à rien
Un mot de trop
Peut rendre heureux
Ou faire ruisseler des sanglots
Alors on est malheureux
Un mot de trop
Parfois ça fait plaisir
Tel un cadeau
Q'on se plaît à offrir
Un mot de trop peut briser
une amitié
La langue tel un fouet
coupe un lien d'amitié
un mot de trop
nuit à celui qui le dit
Son erreur le rattrapera
au galop
il devient un roseau
qui se plié
Un mot de trop
sait détruire une vie
en une seconde il met tout à zéro
Il te sombre dans l'oublie
.ne disons jamais un mot de trop
ne parlons pas sans réfléchir ....
Raymond
Bonjour joli jour à tous
Les émotions tâtent le ciel sans illusions..
Mon regard ne peut se détacher de la lune
Les étoiles jettent des sequins sur le pont,
Une mélopée fend le silence Lapon,
Le macareux moine fait le guet à la hune
S'orne des arabesques à la voûte céleste,
La complainte serpente encore comme un écho
Plaintive, lointaine que sa peine déleste
Dans l’ombre éphémère d’un fin coquelicot.
Attirer le rêve et dessiner la raison
Que l’aurore réveille en mystères déguisés
De plumets en poudre nouvelle paraison
Où scintille le gel en pointes aiguisées
Elégante pavane en costume de saison,
Tombe le manteau froid de tristesse épuisée
écrit le 20/03/2016
Capusa06
Bonjour... Douce journée à vous 🥰🌹🌺
On devrait vider nos cœurs comme on vide une vieille malle. Se débarrasser des tristesses qui débordent, des regrets trop poussiéreux qui embrument nos lendemains.
On devrait décorer nos cœurs de couleurs vives et chaudes, oublier le gris des années de pluie et accrocher un soleil au-dessus de nos portes.
Chaque matin, poser notre main sur notre poitrine et sentir notre cœur battre, signe de vie et d’espoir.
Bruno Combes- (Je ne cours plus qu'après mes rêves)
Coccyvette
Il restera de toi…
Il restera de toi ce que tu as donné.
Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.
Il restera de toi de ton jardin secret,
Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.
Ce que tu as donné, en d’autres fleurira.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi ce que tu as offert
Entre les bras ouverts un matin au soleil.
Il restera de toi ce que tu as perdu
Que tu as attendu plus loin que les réveils,
Ce que tu as souffert, en d’autres revivra.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Il restera de toi une larme tombée,
Un sourire germé sur les yeux de ton coeur.
Il restera de toi ce que tu as semé
Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.
Ce que tu as semé, en d’autres germera.
Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.
Par Simone Weil, philosophe
martinemdh
.
Quand l’Automne, abrégeant les jours qu’elle dévore,
Éteint leurs soirs de flamme et glace leur aurore,
Quand Novembre de brume inonde le ciel bleu,
Que le bois tourbillonne et qu’il neige des feuilles,
Ô ma muse ! en mon âme alors tu te recueilles,
Comme un enfant transi qui s’approche du feu.
Devant le sombre hiver de Paris qui bourdonne
Ton soleil d’orient s’éclipse, et t’abandonne,
Ton beau rêve d’Asie avorte, et tu ne vois
Sous tes yeux que la rue au bruit accoutumée,
Brouillard à ta fenêtre, et longs flots de fumée
Qui baignent en fuyant l’angle noirci des toits.
Alors s’en vont en foule et sultans et sultanes,
Pyramides, palmiers, galères capitanes,
Et le tigre vorace et le chameau frugal,
Djinns au vol furieux, danses des bayadères,
L’Arabe qui se penche au cou des dromadaires,
Et la fauve girafe au galop inégal !
Alors, éléphants blancs chargés de femmes brunes,
Cités aux dômes d’or où les mois sont des lunes,
Imans de Mahomet, mages, prêtres de Bel,
Tout fuit, tout disparaît : – plus de minaret maure,
Plus de sérail fleuri, plus d’ardente Gomorrhe
Qui jette un reflet rouge au front noir de Babel !
C’est Paris, c’est l’hiver. – A ta chanson confuse
Odalisques, émirs, pachas, tout se refuse.
Dans ce vaste Paris le klephte est à l’étroit ;
Le Nil déborderait ; les roses du Bengale
Frissonnent dans ces champs où se tait la cigale ;
A ce soleil brumeux les Péris auraient froid.
Pleurant ton Orient, alors, muse ingénue,
Tu viens à moi, honteuse, et seule, et presque nue.
– N’as-tu pas, me dis-tu, dans ton coeur jeune encor
Quelque chose à chanter, ami ? car je m’ennuie
A voir ta blanche vitre où ruisselle la pluie,
Moi qui dans mes vitraux avais un soleil d’or
Puis, tu prends mes deux mains dans tes mains diaphanes ;
Et nous nous asseyons, et, loin des yeux profanes,
Entre mes souvenirs je t’offre les plus doux,
Mon jeune âge, et ses jeux, et l’école mutine,
Et les serments sans fin de la vierge enfantine,
Aujourd’hui mère heureuse aux bras d’un autre époux.
Je te raconte aussi comment, aux Feuillantines,
Jadis tintaient pour moi les cloches argentines ;
Comment, jeune et sauvage, errait ma liberté,
Et qu’à dix ans, parfois, resté seul à la brune,
Rêveur, mes yeux cherchaient les deux yeux de la lune,
Comme la fleur qui s’ouvre aux tièdes nuits d’été.
Puis tu me vois du pied pressant l’escarpolette
Qui d’un vieux marronnier fait crier le squelette,
Et vole, de ma mère éternelle terreur !
Puis je te dis les noms de mes amis d’Espagne,
Madrid, et son collège où l’ennui t’accompagne,
Et nos combats d’enfants pour le grand Empereur !
Puis encor mon bon père, ou quelque jeune fille
Morte à quinze ans, à l’âge où l’œil s’allume et brille.
Mais surtout tu te plais aux premières amours,
Frais papillons dont l’aile, en fuyant rajeunie,
Sous le doigt qui la fixe est si vite ternie,
Essaim doré qui n’a qu’un jour dans tous nos jours
martinemdh
Un village
Emile Verhaeren
Des murs crépis, de pauvres toits,
Un pont, un chemin de halage,
Et le moulin qui fait sa croix
De haut en bas, sur le village.
Les appentis et les maisons
S’échouent, ainsi que choses mortes.
Le filet dort : et les poissons
Sèchent, pendus au seuil des portes.
Un chien sursaute en longs abois ;
Des cris passent, lourds et funèbres ;
Le menuisier coupe son bois,
Presque à tâtons, dans les ténèbres.
Tous les métiers à bruit discord
Se sont lassés l’un après l’autre
Derrière un mur, marmonne encor
Un dernier bruit de patenôtres.
Une pauvresse aux longues mains,
Du bout de son bâton tâtonne
De seuil en seuil, par les chemins ;
Le soir se fait et c’est l’automne.
Et puis viendra l’hiver osseux,
Le maigre hiver expiatoire,
Où les gens sont plus malchanceux
Que les âmes en purgatoire.
Emile Verhaeren, Toute la Flandre
Imprimer ce poème
Coccyvette
Pour vous
Aux portes de l'hiver,
Une année c'est écoulée,
Et tant de douceur,
Ici fut dévoilée.
Il y a eu tant de mots,
De tendresse et de gentillesse,
Qui a réchauffé mon coeur,
Vous qui par un regard lointain,
Me réjouissent chaque matin,
Sachez que je partage cette amitié,
Derrière cet écran sans visage,
Où mes mots ne sont que mon refuge
Que je dépose quand mon coeur explose
Avec toute ma tendresse,
Je pose ma plume
Pour vous écrire ces quelques mots
L'amour,l'amitié sont un cadeau
Qui nous parcourent comme un frisson,
Et ce frisson ne m'a jamais quitté
Sylvie 🌹
