
Capusa06
L'essentiel est de faire de ce qui nous arrive quelque chose de beau, c'est notre seule chance de nous en sortir. Si je ne choisis pas ce qui m'arrive, c'est encore moi qui choisis la façon dont je le vis. A force d'épreuves, j'ai compris qu'il fallait prendre le bonheur là où il se trouve. C'est cela ma vraie victoire : d'avoir appris à être heureux
Samuel Le Bihan
Coccyvette
𝑬𝒕 𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒆 𝒎'𝒂 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒊𝒔 𝒒𝒖'𝒊𝒍 𝒇𝒂𝒖𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒗𝒐𝒍𝒆𝒓 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒉𝒂𝒖𝒕.
𝑷𝒍𝒖𝒔 𝒉𝒂𝒖𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝒋𝒂𝒍𝒐𝒖𝒔𝒊𝒆, 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒉𝒂𝒖𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒐𝒖𝒍𝒆𝒖𝒓, 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝒎é𝒄𝒉𝒂𝒏𝒄𝒆𝒕é.
𝑷𝒍𝒖𝒔 𝒉𝒂𝒖𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒍𝒂𝒓𝒎𝒆𝒔, 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒋𝒖𝒈𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔.
𝑰𝒍 𝒇𝒂𝒖𝒕 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒗𝒐𝒍𝒆𝒓 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒉𝒂𝒖𝒕 𝒐ù 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒔 𝒎𝒐𝒕𝒔 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒕𝒕𝒆𝒊𝒏𝒅𝒓𝒆, 𝒐ù 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒔 𝒈𝒆𝒔𝒕𝒆𝒔 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒃𝒍𝒆𝒔𝒔𝒆𝒓, 𝒐ù 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒏𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓𝒓𝒐𝒏𝒕 𝒋𝒂𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒂𝒓𝒓𝒊𝒗𝒆𝒓.
martinemdh
Je Veille....
Je veille. Ne crains rien.
J'attends que tu t'endormes.
Les anges sur ton front viendront poser leurs bouches.
Je ne veux pas sur toi d'un rêve ayant des formes
Farouches.
Je veux qu'en te voyant là, ta main dans la mienne,
Le vent change son bruit d'orage en bruit de lyre.
Et que sur ton sommeil la sinistre nuit vienne
Sourire.
Le poète est penché sur les berceaux qui tremblent ;
Il leu
r parle, il leur dit tout bas de tendres choses,
Il est leur amoureux, et ses chansons ressemblent
Aux roses.
Victor Hugo
L'art d'être grand-père (1877)
Capusa06
En grandissant, on apprend à faire semblant, on joue le jeu de la vie, on étouffe son instinct et on cède aux convenances. Si tu y réfléchis un peu, c'est fou le nombre de choses que l'on fait sans y croire, pour faire comme les autres, peut être comme il faut. Quand tu retires le superficiel, il ne reste plus grand-chose.
Gilles Legardinier- (L'Exil des anges)
Coccyvette
La petite dame qui promenait chaque matin son chien se promène seule maintenant.
Le monsieur qui courait au parc ne court plus. Il marche lentement maintenant.
L'enfant qui jouait au ballon avec ses petits camarades ne joue plus qu'avec son smartphone maintenant.
Et moi qui montais chaque jour ma petite rue avec mon cartable je ne la monte plus que rarement et sans cartable maintenant.
Mais
La petite dame qui se promène chaque matin seule maintenant continue de me faire la causette avec un grand sourire.
Le monsieur qui marche au parc lentement maintenant continue de me faire son gentil petit signe et son grand sourire en passant.
L'enfant qui ne joue plus qu'avec son smartphone maintenant continue de me sourire quand je passe.
Et moi qui ne monte plus que rarement ma petite rue et sans cartable maintenant je continue de retrouver tout en haut le sourire immense de mes élèves.
Le temps nous regarde passer. Il croit nous changer. Mais le coeur reste triomphant et continue à palpiter sous les rides. Le temps croit gagner sur nous mais il est le grand perdant devant l'émerveillement et la fidélité d'un simple petit sourire
martinemdh
L'herbe : sur l'herbe je n'ai rien à dire,
mais encore quels sont ces bruits,
ces bruits du jour et de la nuit ?
Le vent : sur le vent je n'ai rien à dire.
Le chêne : sur le chêne je n'ai rien à dire,
mais qui donc chantonne à minuit,
qui donc grignote un pied du lit ?
Le rat : sur le rat je n'ai rien à dire.
Le sable : sur le sable je n'ai rien à dire,
mais qu'est-ce qui grince ? C'est l'huis
qui donc halète ? Sinon lui.
Le roc : sur le roc je n'ai rien à dire.
L'étoile : sur l'étoile je n'ai rien à dire,
c'est un son aigre comme un fruit,
c'est un murmure qu'on poursuit.
La lune : sur la lune je n'ai rien à dire.
Le chien : sur le chien je n'ai rien à dire,
c'est un soupir et c'est un cri,
c'est un spasme, un charivari.
La ville : sur la ville je n'ai rien à dire.
Le cœur : sur le cœur je n'ai rien à dire,
du silence à jamais détruit,
le sourd balaye les débris.
Le soleil : ô monstre, ô Gorgone, ô Méduse,
ô soleil !
poesie de Queneau
