
Capusa06
En grandissant, on apprend à faire semblant, on joue le jeu de la vie, on étouffe son instinct et on cède aux convenances. Si tu y réfléchis un peu, c'est fou le nombre de choses que l'on fait sans y croire, pour faire comme les autres, peut être comme il faut. Quand tu retires le superficiel, il ne reste plus grand-chose.
Gilles Legardinier- (L'Exil des anges)
Coccyvette
La petite dame qui promenait chaque matin son chien se promène seule maintenant.
Le monsieur qui courait au parc ne court plus. Il marche lentement maintenant.
L'enfant qui jouait au ballon avec ses petits camarades ne joue plus qu'avec son smartphone maintenant.
Et moi qui montais chaque jour ma petite rue avec mon cartable je ne la monte plus que rarement et sans cartable maintenant.
Mais
La petite dame qui se promène chaque matin seule maintenant continue de me faire la causette avec un grand sourire.
Le monsieur qui marche au parc lentement maintenant continue de me faire son gentil petit signe et son grand sourire en passant.
L'enfant qui ne joue plus qu'avec son smartphone maintenant continue de me sourire quand je passe.
Et moi qui ne monte plus que rarement ma petite rue et sans cartable maintenant je continue de retrouver tout en haut le sourire immense de mes élèves.
Le temps nous regarde passer. Il croit nous changer. Mais le coeur reste triomphant et continue à palpiter sous les rides. Le temps croit gagner sur nous mais il est le grand perdant devant l'émerveillement et la fidélité d'un simple petit sourire
martinemdh
L'herbe : sur l'herbe je n'ai rien à dire,
mais encore quels sont ces bruits,
ces bruits du jour et de la nuit ?
Le vent : sur le vent je n'ai rien à dire.
Le chêne : sur le chêne je n'ai rien à dire,
mais qui donc chantonne à minuit,
qui donc grignote un pied du lit ?
Le rat : sur le rat je n'ai rien à dire.
Le sable : sur le sable je n'ai rien à dire,
mais qu'est-ce qui grince ? C'est l'huis
qui donc halète ? Sinon lui.
Le roc : sur le roc je n'ai rien à dire.
L'étoile : sur l'étoile je n'ai rien à dire,
c'est un son aigre comme un fruit,
c'est un murmure qu'on poursuit.
La lune : sur la lune je n'ai rien à dire.
Le chien : sur le chien je n'ai rien à dire,
c'est un soupir et c'est un cri,
c'est un spasme, un charivari.
La ville : sur la ville je n'ai rien à dire.
Le cœur : sur le cœur je n'ai rien à dire,
du silence à jamais détruit,
le sourd balaye les débris.
Le soleil : ô monstre, ô Gorgone, ô Méduse,
ô soleil !
poesie de Queneau
Capusa06
Dans la vie, il y a des gens, des réalités et des évidences sur lesquels on s'appuie, parce qu'ils sont sûrs à deux cents pour cent. Mais, quand ils dégringolent de leur piédestal et vous laissent tomber, c'est le monde entier qui se casse la gueule, et notre confiance avec.
Sarah Dessen- (Quelqu'un comme toi)
Capusa06
Je... te souhaite... assez..., chuchote-t-elle, épuisée, avant de fermer les yeux.
–… Assez de soleil pour illuminer tes jours, assez de pluie pour apprécier le soleil, assez de joie pour nourrir ton âme, assez de peine pour savoir profiter des petits plaisirs et assez de rencontres pour savoir dire adieu.
Sofia Lundberg- (Un petit carnet rouge)
Coccyvette
Le temps ,
Il est là, on l'attend
Et puis , il passe
Parfois il soulève des montagnes
Laisse quelques séquelles
Mais il passe quand même
On le regarde
Mais on y peut rien .
Il emporte avec lui,
Le feu, la raison
Et l'on attend encore de lui
Du temps pour dire,
Écrire , sentir ..Aimer
Vivre
S.🌹
Coccyvette
La légende raconte que le Soleil et la Lune ont toujours été amoureux,
Mais ils ne pouvaient jamais être ensemble, car la Lune se lève au coucher du soleil, et le Soleil juste à l'aube.
Ainsi, le soleil qui est tellement amoureux de sa Lune, se laisse mourir chaque nuit pour la laisser vivre
Puis, le ciel a inventé l'éclipse pour qu'ils puissent enfin se retrouver et s'aimer. 😍 💥
Coccyvette
"J'ai vu une larme couler
J'ai demandé à l'oeil :
"Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue?"
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher .
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement, quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les coeurs durs, sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer...
Valentino Riad
