
suzon
Nuits de juin
L’été, lorsque le jour a fui, de fleurs couverte
La plaine verse au loin un parfum enivrant ;
Les yeux fermés, l’oreille aux rumeurs entrouverte,
On ne dort qu’à demi d’un sommeil transparent.
Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.
Victor Hugo
Capusa06
"Je veux faire pénétrer en vous ma tendresse,
vous la verser dans l'âme, mot par mot,
heure par heure, jour par jour,
de sorte qu'enfin elle vous imprègne
comme une liqueur tombée goutte à goutte, qu'elle vous adoucisse, vous amollisse et vous force, plus tard, à me répondre ..."
"Moi aussi je vous aime".
_____________ Guy de Maupassant
Coccyvette
Le temps...
J'ai appris, avec le temps, que le temps est essentiel. Il m'aide à prendre mon mal en patience... Et comprendre que mon bien est une urgence !
Il est nécessaire pour que certaines choses se réparent, se construisent, se transforment...
J'ai compris que le courage et la persévérance sont de mise pour traverser les épreuves, surtout les plus douloureuses et les plus longues.
Et puis, il y a des choses qui viennent à point ; alors pourquoi les attendre, en apnée, asphyxié par de vaines pensées ?
Respirer, vivre, passer du bon temps à cueillir les petits sourires du quotidien, même les plus minimes... Voilà ce qui console mes impatiences et nourrit ma patience !
Et lorsque mon bouquet posé sur la table fanera ? Eh bien, j'en cueillerai un autre... Je prendrai le temps "
-Molly Maccory
Capusa06
Il y a des mots qui font vivre
Et ce sont des mots innocents
Le mot chaleur le mot confiance
Amour justice et le mot liberté
Le mot enfant et le mot gentillesse
Et certains noms de fleurs et
certains noms de fruits
Le mot courage et le mot découvrir
Et le mot frère et le mot camarade
Et certains noms de pays de villages
Et certains noms de femmes et d'amis.
Paul Eluard
Coccyvette
Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas.
Alors on cherche, on cherche partout.
Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent.
L’oiseau le crie dans le ciel,
La rivière le murmure,
Le ruisseau le chuchote,
Le soleil, la goutte de pluie le disent.
Tu peux le voir là, dans le regard de l’enfant,
Le pain que l’on rompt et que l’on partage,
La main que l’on tend.
Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,
Et on le cherche dans le béton, l’acier, la fortune,
Mais le bonheur n’y est pas,
Ni dans l’aisance ni dans le confort…
On veut se le construire mais il est là,
À côté de nous, et on passe sans le voir.
Car le bonheur est tout petit.
Petit comme nos yeux pleins de lumière.
Et comme nos cœurs pleins d’amour.
Il ne se cache pas,
C’est là son secret.
Il est là, près de nous
Et parfois en nous.
Mère Thérésa
