
lilith59
Oui tout est bon
La forêt était très belle . Cette salle de fête que chaque année , les pieds de la foule privaient d'herbes et préservaient de broussailles était jetée sans forme déterminée sur une pente largement dessinée et sur un FOND de ravin nivelé naturellement . Des pins élancés , DROITS comme des colonnes couvraient d'ombre et de fraicheur le vallon et la pente .Tout au fond et RASANT le bord de l'autre versant , coulait un petit ruisseau . Une profonde clairière traversée d'un chemin SINUEUX , s'ouvrait à notre droite , et devant nous , un autre chemin qui coupe en longueur toute la forêt en remontant le ruisseau devait nous conduire au véritable désert.
Ce chemin plein de méandre , traversé en maint endroit par le ruisseau qui saute d'un bord à l'autre , tantot serré entre des bans de rochers , tantot élargie par le caprice des piétons dans les herbes , est ridé et vallonné comme la forêt mais NULLE part il n'est difficile , et il offre une des rares promenades poètiques qu'on puisse faire sans fatigue , sans ennui ou sans danger dans le pays . Le ruisselet a si peu d'eau que quand il lui plaît de changer de chemin , il couvre le sable de GAZE argentée qu'on verrait à peine si son frissonnement ne la trahissait pas . Des herbes folles , des plantes aromatiques se pressent sur ses barges , comme si elle voulait se hâter de tout boire avant l'été qui dessèche tout . Les pins sont beaux pour des pins de Provence ; protégés par la falaise qui forme autour de la forêt un amphithéâtre assez magestueux , ils ont pu grandir sans se tordre .Les terrains phylladiens de cette région sont d'une belle couleur et vous font oublier la terre cindrée des tristes montagnes calcaires dont la Provence est écrasée .
10 fautes
lilith59
La forêt était très belle . Cette salle de fête que chaque année , les pieds de la foule privaient d'herbes et préservaient de broussailles était jetée sans forme déterminée sur une pente largement dessinée et sur un font de ravin nivelé naturellement . Des pins élancés , droit comme des colonnes couvraient d'ombre et de fraicheur le vallon et la pente .Tout au fond et razant le bord de l'autre versant , coulait un petit ruisseau . Une profonde clairière traversée d'un chemin sinnueux , s'ouvrait à notre droite , et devant nous , un autre chemin qui coupe en longueur toute la forêt en remontant le ruisseau devait nous conduire au véritable désert.
Ce chemin plein de méandre , traversé en maint endroit par le ruisseau qui saute d'un bord à l'autre , tantot serré entre des bans de rochers , tantot élargie par le caprice des piétons dans les herbes , est ridé et vallonné comme la forêt mais nul part il n'est difficile , et il offre une des rares promenades poètiques qu'on puisse faire sans fatigue , sans ennui ou sans danger dans le pays . Le ruisselet a si peu d'eau que quand il lui plaît de changer de chemin , il couvre le sable de gaz argentée qu'on verrait à peine si son frissonnement ne la trahissait pas . Des herbes folles , des plantes aromatiques se pressent sur ses barges , comme si elle voulait se hâter de tout boire avant l'été qui dessèche tout . Les pins sont beaux pour des pins de Provence ; protégés par la falaise qui forme autour de la forêt un amphithéâtre assez magestueux , ils ont pu grandir sans se tordre .Les terrains phylladiens de cette région sont d'une belle couleur et vous font oublier la terre cindrée des tristes montagnes calcaires dont la Provence est écrasée .
16 fautes
lila
Un quart de siècle après, on remet ça ! À l'instar des Gaulois d'un petit village que nous connaissons bien, les Français d'aujourd'hui disputent à l'envi d'orthographe. Se disputent même et, au lieu des poissons d'hier, se balancent à la tête oignons et nénuphars. « Quelle chienlit ! » n'eût pas manqué de s'esclaffer quelqu'un qui les a abondamment pratiqués. Mais c'est égal : quels que soient, en l'occurrence, les excès des uns et des autres ; quelque anachroniques que puissent paraître ces joutes, voilà qui témoigne de la relation quasi charnelle qu'ont toujours entretenue nos compatriotes avec leur langue : loin d'être de simples outils, les mots ont un visage, et mieux vaut qu'il nous sourie
