
fae
Bonsoir à tous :lol: !
"
Cette odeur sur les pieds de narcisse et de menthe,
Parce qu’ils ont foulé dans leur course légère
Fraîches écloses, les fleurs des nuits printanières,
Remplira tout mon cœur de ses vagues dormantes ;
Et peut-être très loin sur ses jambes polies,
Tremblant de la caresse encor de l’herbe haute,
Ce parfum végétal qui monte, lorsque j’ôte
Tes bas éclaboussés de rosée et de pluie ;
Jusqu’à cette rancœur du ventre pâle et lisse
Où l’ambre et la sueur divinement se mêlent
Aux pétales séchées au milieu des dentelles
Quand sur les pentes d’ombre inerte mes mains glissent,
Laurence… Jusqu’aux flux brûlants de ta poitrine,
Gonflée et toute crépitante de lumière
Hors de la fauve floraison des primevères
Où s’épuisent en vain ma bouche et mes narines,
Jusqu’à la senteur lourde de ta chevelure,
Éparse sur le sol comme une étoile blonde,
Où tu as répandu tous les parfums du monde
Pour assouvir enfin la soif qui me torture !
Patrice de la Tour du PIN
andree
C’est la jeunesse et le matin.
Vois donc, ô ma belle farouche,
Partout des perles : dans le thym,
Dans les roses, et dans ta bouche.
L’infini n’a rien d’effrayant ;
L’azur sourit à la chaumière ;
Et la terre est heureuse, ayant
Confiance dans la lumière.
Quand le soir vient, le soir profond,
Les fleurs se ferment sous les branches ;
Ces petites âmes s’en vont
Au fond de leurs alcôves blanches.
Elles s’endorment, et la nuit
A beau tomber noire et glacée,
Tout ce monde des fleurs qui luit
Et qui ne vit que de rosée,
L’œillet, le jasmin, le genêt,
Le trèfle incarnat qu’avril dore,
Est tranquille, car il connaît
L’exactitude de l’aurore.
Victor HUGO
Le printemps
fae
"Le voleur de pervenches
Il est encore en prison
Il a volé deux pervenches
Pour en faire deux chansons
Il a fait la première
Pour le beaux yeux de Sylvie
La deuxième pour sa mère
Les deux femmes de sa vie
Bienheureux le voleur
Quand il vole des fleurs
Pour l´amour et le cœur
La, la, la, la.... [. . .]"
Capusa
Les fleurs .
Elles naissent dans un mystère
Et jaillissent de la terre,
Avec toutes les couleurs,
Elles apportent le bonheur... Les fleurs
Dans la rosée elles s'ouvrent
Et le soir elles se couvrent,
Sans faire le moindre bruit
Pour s'endormir la nuit.
Elles cherchent le soleil
Qui passe dans le ciel,
Elles se gorgent de chaleur
Et adorent la douceur.
Elles invitent les abeilles
A boire dans leur stigmate,
Pour emplir des corbeilles
De pollens dans leurs pattes
Travaillant de longues heures
Elles emportent en leurs mains
Des grandes prairies de fleurs
Qui renaîtront demain...
Les fleurs ont un langage
Qui parle aux gens sages,
Pour leur dire en silence
Tout l'amour que l'on pense ...
Nobles fleurs d'élevages
Qui font de longs voyages,
Petites fleurs des champs
Que ramassent les enfants.
Elles viennent en visite
Pour montrer qu'on existe,
Elles consolent ceux qui pleurent
Et fleurissent ceux qui meurent ... Les fleurs
Si la vie est trop dure
Va donc dans la nature.
0uvre bien grand ton coeur
Pour y mettre des fleurs
Respire tous leurs parfums
Sans y mettre les mains,
Pour que même fanées,
Elles reviennent chaque année ... Les fleurs
Fabienne
Capusa
Lilas
Je vois fleurir, assis à ma fenêtre,
L'humble lilas de mon petit jardin,
Et son subtil arome qui pénètre
Vient jusqu'à moi dans le vent du matin.
Mais je suis plein d'une colère injuste,
Car ma maîtresse a cessé de m'aimer,
Et je reproche à l'innocent arbuste
D'épanouir ses fleurs et d'embaumer.
Tout enivré de soleil et de brise,
Ce favori radieux du printemps,
Pourquoi fait-il à mon cœur qui se brise
Monter ainsi ses parfums insultants ?
Ne sait-il pas que j'ai cueilli pour elle
Les seuls rameaux dont il soit éclairci ?
Est-ce pour lui chose si naturelle
Qu'en plein avril elle me laisse ainsi ?
Mais non, j'ai tort, car j'aime ma souffrance.
A nos amours jadis tu te mêlas ;
Au jardin vert, couleur de l'espérance,
Fleuris longtemps, frêle et charmant lilas !
Les doux matins qu'embaume ton haleine,
Les clairs matins du printemps sont si courts !
Laisse-moi croire, encore une semaine,
Qu'on ne m'a pas délaissé pour toujours.
Et si, malgré mes espoirs pleins d'alarmes,
Je ne dois plus avoir la volupté
De reposer mes yeux brûlés de larmes
Sur la fraîcheur de sa robe d'été ;
Si je ne dois plus revoir l'infidèle,
J'y penserai, tant que tu voudras bien,
Devant ces fleurs qui me virent près d'elle,
Dans ce parfum qui rappelle le sien.
François Coppée.
Capusa
J’ai descendu dans mon jardin(Gentil coquelicot)
J’ai descendu dans mon jardin (bis)
Pour y cueillir du romarin.
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
Pour y cueillir du romarin (bis)
J’n’en avais pas cueilli trois brins :
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
J’n’en avais pas cueilli trois brins, (bis)
Qu’un rossignol vint sur ma main :
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
Qu’un rossignol vint sur ma main, (bis)
Il me dit trois mots en latin :
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
Il me dit trois mots en latin, (bis)
Que les hommes ne valent rien :
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
Que les hommes ne valent rien, (bis)
Et les garçons encor bien moins :
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
Et les garçons encor bien moins, (bis)
Des dames il ne me dit rien :
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
Des dames il ne me dit rien, (bis)
Mais des d’moiselles beaucoup de bien :
Gentil coq’licot, Mesdames.
Gentil coq’licot nouveau.
Jean-Baptiste Weckerlin
