
Capusa
Roses de juin, vous les plus belles,
Avec vos coeurs de soleil transpercés ;
Roses violentes et tranquilles, et telles
Qu’un vol léger d’oiseaux sur les branches posés ;
Roses de Juin et de Juillet, droites et neuves,
Bouches, baisers qui tout à coup s’émeuvent
Ou s’apaisent, au va-et-vient du vent,
Caresse d’ombre et d’or, sur le jardin mouvant ;
Roses d’ardeur muette et de volonté douce,
Roses de volupté en vos gaines de mousse,
Vous qui passez les jours du plein été
A vous aimer, dans la clarté ;
Roses vives, fraîches, magnifiques, toutes nos roses
Oh ! que pareils à vous nos multiples désirs,
Dans la chère fatigue ou le tremblant plaisir
S’entr’aiment, s’exaltent et se reposent !
Émile Verhaeren, Les Heures d’après-midi
fae
"Marguerite
Damien Saez
Quand j'ai vu Marguerite, j'me suis dis quel prénom étrange,
Puis c'est pas vraiment la saison à faire l'amour dans les champs.
Moi mon cur est chrysanthème et mon âme est triste.
Quand j'ai vu Marguerite, Marguerite m'a dit «T'approches pas trop de moi»
Moi j'ai pas écouté tu vois,
Et j'suis là comme un con à effeuiller les pétales de Tulipe,
De Camélia, de Rose et puis de Lila.
Quand j'ai vu Marguerite j'me suis dit elle sort d'où celle-la
Puis c'est quoi c'prénom à la con sorti du fond d'un autre temps
Et puis moi j'aime pas bien les fleurs et puis j'aime pas ce qui sent bon.
J'préfère les pétards aux pétales et un peu la boisson.
Marguerite c'est mes coups d'jus, c'est mes coups d'foudre,
C'est mes coups de blues, c'est pas vraiment un bon coup
Mais c'est dans l'mille à tous les coups.
C'est comme un parfum de nocturnes qui auraient l'goût des levers du jour,
Parce qu'elle elle dit jamais «Je t'aime», parce que sans équivoque aucune,
La liberté au bout des doigts, entre le marteau et l'enclume,
C'est la luciole au fond des nuits, c'est comme rouler sans le permis.
Marguerite, la Marguerite, la Marguerite, la Marguerite.
[…] "
Capusa
Bonjour
La marguerite
La petite
Marguerite
Est tombée
Singulière,
Du bréviaire
De l'abbé.
Trois pétales
De scandale
Sur l'autel,
Indiscrète
Pâquerette,
D'où vient-ell' ?
Dans l'enceinte
Sacro-sainte,
Quel émoi !
Quelle affaire,
Oui, ma chère,
Croyez-moi !
La frivole
Fleur qui vole,
Arrive en
Contrebande
Des plat's-bandes
Du couvent.
Notre Père
Qui, j'espère,
Etes aux cieux,
N'ayez cure
Des murmures
Malicieux.
La légère
Fleur, peuchère !
Ne vient pas
De nonnettes,
De cornettes
En sabbat.
Sachez, diantre !
Qu'un jour, entre
Deux ave,
Sur la pierre
D'un calvaire
Il l'a trouvé'.
Et l'a mise,
Chose admise
Par le ciel,
Sans ambages,
Dans les pages
Du missel.
Que ces messes
Basses cessent,
Je vous en prie.
Non, le prête
N'est pas traître
A Marie.
Que personne
Ne soupçonne,
Puis jamais,
La petite
Marguerite,
Ah ! ça mais...
fae
Bonsoir à tous :lol: !
"Petite Fleur
Henri Salvador
Si les fleurs
Qui bordent les chemins
Se fanaient toutes demain
Je garderais au cœur
Celles qui
S'allumaient dans tes yeux
Lorsque je t'aimais tant
Au pays merveilleux
De nos seize printemps
Petite fleur d'amour
Tu fleuriras toujours
Pour moi
Quand la vie
Par moment me trahit
Tu restes mon bonheur
Petite fleur
Sur mes vingt ans
Je m'arrête un moment
Pour respirer
Ce parfum que j'ai tant aimé
Dans mon cœur
Tu fleuriras toujours
Au grand jardin d'amour
Petite fleur
Dans mon cœur
Tu fleuriras toujours
Au grand jardin d'amour
Petite fleur
Auteurs-compositeurs : Sidney Joseph Bechet, Fernand Lucien Bonifay"
Capusa
Paroles de Petite fleur
Mouloudji
J'ai caché
Mieux que partout ailleurs
Au jardin de mon coeur
Une petite fleur
Cette fleur
Plus jolie qu'un bouquet
Elle garde en secret
Tout mes rêves d'enfant
L'amour de mes parents
Et tout ces clairs matins
Fait d'heureux souvenirs
Lointains
Quand la vie
Par moment me trahie
Tu reste mon bonheur
Petite fleur
Sur mes vingt ans
Je m’arrête un moment
Pour respirer
Ce parfum que j'ai tant aimé
Dans mon coeur
Tu fleuriras toujours
Au grand jardin d'amour
Petite fleur
Prend ce présent
Que j'ai toujours gardé
Même a vingt ans
Je ne l'avais jamais donné
N'ai pas peur
Cueillir au fond d'un coeur
Une petite fleur
Jamais ne meurt .
