
andree
Robert Desnos a trouvé une classification très poétique. Moi garçon, je souhaite vous faire partager mon enchantement pour la jonquille sauvage qui pare, à l’approche du printemps, sous-bois et prairies, de lumineux soleils.
« Es-tu narcisse ou jonquille ?
Es-tu garçon, es-tu fille ?
Je suis lui et je suis elle,
Je suis narcisse et jonquille,
Je suis fleur et je suis belle
Fille. »
Capusa
Bonsoir à tous .
La pâquerette
Bonjour, petite pâquerette !
Le printemps est enfin arrivé
Tu redresses ta petite tête
Toute timide dans la rosée.
Le soleil réchauffe ta robe blanche
Et tu nous montres ton cœur d’or !
Un oiseau sur une branche
Se réveille c’est l’aurore !
Bonjour petite pâquerette !
Tu fais la joie des petits enfants
Te voilà prête pour la fête
Pour saluer Monsieur le printemps.
Anatole ( 4 ans )
FAE
"Je rêve tout ce qu’il y a
De plus délicat autour d’elle,
Des blancheurs de magnolia
Et des hymens de tourterelle.
Car son âme au parfum troublant,
Sa grande âme que je devine
Est aussi comme un bouquet blanc
Fleuri dans la serre divine.
…
Georges Rodenbach
(extrait du poème « Mysticisme »)"
Capusa
La jonquille de l’espoir .
Merveilleuse fleur annonçant les prémices du printemps,
Luttant contre les derniers frimas d’un l’hiver rigoureux
De ton étincelante couleur jaune tu interpelles le passant,
Claironnant l’espoir d’une maladie aux contours hideux.
Ta trompette pliant ta tige, avance fièrement dans le néant
Offrant une senteur inoubliable d’espérances les plus insensées,
Dans cette existence flétrie par les souffrances et l’isolement
Perdue dans le jardin de la vie, emblème du combat pour la liberté.
Horrible cancer, ton nom raisonne dans les bas fonds des hôpitaux,
Tumeurs métastases, tant de mots atroces bousculant vers l’indicible,
Fleuron de conviction, montres nous la voie pour terrasser les maux,
Pour marcher sur les sentes de la guérison et des joies indescriptibles.
Magique jonquille, telle une icône, nous te vénérons, pour que renaisse
L’espoir qui nous emportera dans les chemins délicieux du simple bonheur
Bonheur de vivre libre sur ce parterre de fleurs, dans une belle ivresse
Alors la vie aura un autre sens, le sens d’avoir vaincu la maladie et nos peurs.
Roger Blandignères
Capusa
Craquant sous le soleil si lourd à supporter,
La forêt de pins gris s’est recroquevillée
Sur son immense soif. Et la chaleur immense
Fait grésiller au soir la poussière qui danse.
Il n’a pas plu depuis les feux de la Saint Jean,
Tout est sec ; le maquis impertinent s’étend
Chaque jour un peu plus, dévorant le sous-bois,
Imposant aux grands pins de plus en plus sa loi .
Du thym, du romarin, des argelas piquants
Sont tressés en paillis et en buissons ardents
Qui tout prêts à brûler à la moindre étincelle
Progressent lentement sur le sol isabelle,
Insidieux danger que tout le monde ignore.
Le soleil tout là-haut, tel un grand archer d’or,
Affûte ses rayons, et la forêt de pins
Ignore innocemment ce que sera demain.
Théo
Capusa
Bonsoir Fae
La Tulipe
Moi, je suis la tulipe, une fleur de Hollande ;
Et telle est ma beauté, que l’avare Flamand
Paye un de mes oignons plus cher qu’un diamant,
Si mes fonds sont bien purs, si je suis droite et grande.
Mon air est féodal, et, comme une Yolande
Dans sa jupe à longs plis étoffée amplement,
Je porte des blasons peints sur mon vêtement,
Gueules fascé d’argent, or avec pourpre en bande.
Le jardinier divin a filé de ses doigts
Les rayons du soleil et la pourpre des rois
Pour me faire une robe à trame douce et fine.
Nulle fleur du jardin n’égale ma splendeur,
Mais la nature, hélas ! n’a pas versé d’odeur
Dans mon calice fait comme un vase de Chine.
Théophile Gautier
