
Capusa
Eric VAILLANCOURT
Un Sonnet à Saveur de Fraise
Une petite fraise, au matin du printemps
Rouge et rayonnante comme l’éclat du soleil
Belle et charmante comme la magie du ciel
De sa chair a laissé une offrande aux gourmands
Et je fus le premier, qui les yeux grand ouverts
Contempla cette enfant de la verte contrée
La cueillant gentiment de mes doits envoûtés
Je futs vite charmé par son parfum d’hier
Je ne puis que penser à ces chaudes journées
De ma courte jeunesse où la beauté d’un fruit
Me faisait rêvasser aux couleurs infinis
C’est alors que je vis, que ce fruit n’était seul
Puisque Dame Nature, à laissé en mon œil
Les reflets de cents fraises en la ferveur de mai .
Capusa
Rodelyn ALMAZOR
Les nouveaux petales de la Marguerite
Quand un beau matin
Une marguerite, par de doux câlins
Et un rare enchantement, étale,
Soudain, de nouveaux pétales
La nature d’un geste sublime s'émerveille.
Excitées et tourmentées, les abeilles,
Ne cachent pas leur convoitise,
Et se jettent sans moindre surprise
A sa succulente sève, en maintes reprises.
Les papillons ajoutent au décor,
Les pirouettes de leur majestueux corps,
Dans des danses remplies de passions,
Symbolisant leur grande admiration.
Certains oiseaux avec leur compagnie
Enrichissent le festin, de contemplation
Présentant un concert en harmonie,
Offrant la meilleure de leur symphonie.
D'autres y voient l'essentiel
Pour construire de jolis nids
Pour vaincre l'orgueil de leurs ennemis
Et jouir infiniment leur lune de miel
De petits insectes dans l'espoir
De vivre leur amour
Y passerons les soirs
D'autres y camperont le jour.
Les arbustes, dans ses environs,
Certains de son charme profiteront,
Et de sa fragilité, abuseront,
D’autres du mauvais vent la protégeront.
Cette fleur,
Même quand elle perdrait les pétales
D’elles naîtront de nouveaux pétales,
Car, qu’on la tient à coeur,
Elle ne cessera pas de séduire,
Par sa beauté magnifique,
Qu’on n’oserait jamais s’en déduire.
Capusa
Le Liseron
Maurice Rollinat (1846-1903)
***
Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol.
L'éphémère y suspend son vol
Et la coccinelle s'y glisse.
Le champignon rugueux et lisse
Parfois lui sert de parasol ;
Le liseron est un calice
Qui se balance à fleur de sol.
Or, quand les champs sont au supplice,
Brûlés par un ciel espagnol,
Il tend toujours son petit bol
Afin que l'averse l'emplisse :
Le liseron est un calice.
FAE
"L’île
L’île a des lis
Et des lilas
Pour les délices il y a des lits là.
Pas de soucis,
Cent liserons
Viens tes soucis vite s’enliseront.
Un cycle amène
Cycle centaure,
Sous les lilas où j’oublie tes cent torts,
Un cyclamen
Des centaurées
Et des pensées pour le temps dépensé.
L’île à délices
A des lilas,
Avec des lis j’ai porté ton lit là."
Louise de Vilmorin
