
Capusa
Fleur de gentiane
Pour toi, j'ai recueilli cette fleur bleue
Blottie sous les alpages depuis les anciens âges
Vit un amour caché sur de hauts pâturages
Et revient d'un pays, au site merveilleux !
Sa fraîche corolle parfumée de sauvage
Et son coeur de saphir où reflètent tes yeux
Est très séduisante sous le voile des cieux,
Quand les rhododendrons font une cour volage !
Elle est si fragile dans les sommets profonds
De son bleu éclatant vous sourit en confiance
Quand une source claire, dans son creux se confond.
Laissez-moi, dit-elle, dans ces lieux protégés
Pour vivre bien longtemps sur la voie du silence
Au fond des montagnes, tout près d'un vieux berger !
Nadège 26/06/2012
Capusa
Le cœur de ma mie
Etait plein d’épines
D’idées assassines
Mais il a fleuri
A force d’amour
De cajoleries
Peu à peu s’ouvrit
Aux douceurs du jour
Ma chère vénus
Avait un cœur d’or
Meurtri par le sort
Qui le fit cactus
Un à un j’ai ôté
Tous ses piquants
De baisers fréquents
Avec volupté
Le ciel et la mer
Change le cactus
En fleur de lotus
Très loin du désert
amichel
andree
Le carnaval s’en va, les roses vont éclore ;
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots légers rit et voltige encore,
Tandis que, soulevant les voiles de l’aurore,
Le Printemps inquiet paraît à l’horizon.
II
Du pauvre mois de mars il ne faut pas médire ;
Bien que le laboureur le craigne justement,
L’univers y renaît ; il est vrai que le vent,
La pluie et le soleil s’y disputent l’empire.
Qu’y faire ? Au temps des fleurs, le monde est un enfant ;
C’est sa première larme et son premier sourire.
III
C’est dans le mois de mars que tente de s’ouvrir
L’anémone sauvage aux corolles tremblantes.
Les femmes et les fleurs appellent le zéphyr ;
Et du fond des boudoirs les belles indolentes,
Balançant mollement leurs tailles nonchalantes,
Sous les vieux marronniers commencent à venir.
Alfred De Musset - A la mi-carême
Capusa
Roses d’automne
Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.
Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.
Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.
En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.
Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.
Nérée Beauchemi
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous !
"Dans une gangue bardée de pals acérés,
Poussée par la magie de forces insolentes
Hors du cocon tissé de fibres urticantes
Apparaît une fleur aux pigments éthérés
Protégée par des rangs de lances vigilantes
Elle ouvre son fourreau de satin blanc laiteux
Qui laisse deviner des profondeurs troublantes
Tout au fond du calice aux pans vertigineux
J’aimerais, si j’étais fleur, trouver ma demeure
Dans peu de terre et d’eau pour anticiper l’heure
Qui viendra m’avertir de faire mes adieux
A la vie, las trop brève, avant que je n’en meure…"
