DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

FAE
Bonsoir à tous !
"C’est une étoile qui se meurt dans la nuit noire
Tant elle s’ennuie
Abandonnée des rats de laboratoire
D’astronomie.
Elle est si triste, elle ne cherche pas la gloire
Seulement des amis.
Toutes ses sœurs s’amusent d’elle sans maquillage
Ni un sanglot.
Madame la Lune ferme les yeux au tapage
Drôle de complot !
L’aérolithe a filé les commérages
Très loin de son berceau.
C’est un enfant qui déniche la déconfite
Dans la forêt.
Il la réchauffe et la soigne sans faillite
Pour seul procès.
Sur un sapin il la remet en orbite
Où elle danse désormais."
Eric Chomienne
FAE
Bonjour à tous !
"Un terrain en pente
Au-dessus d’la ville
Des vieux matelas, des plantes
Et des bidons d'huile
J’monte là-haut m'asseoir
Quand la ville s'allume
Je regarde le soir
Et j’fume
J’vois le cours de danse
A côté d’la piscine
Et des dames qui pensent
Dans leur cuisine
Elles pensent aux actrices
Dans les halls monumentaux
Les brassées d'Iris
Et les beaux manteaux
Moi et mon ennui
On va tous deux là-haut
On attend la nuit
On voit tout de là-haut
De mon belvédère
Je regarde la France
Avec ses lumières
Ses souffrances
J’vois au bord de l'Eure
Une usine qu'on vend
Et des hommes qui pleurent
Devant
Plus loin Les Andelys
Et Rouen derrière
Et le fleuve qui glisse
Dans la mer
Moi et mon ennui
On va tous deux là-haut
On attend la nuit
On voit tout de là-haut
Au bord du canal
Il y a les campeurs
Des gens qui leur parlent
Et qu’ont peur
Un monsieur de dos
A la découverte
De l'Eldorado
Dans une poubelle verte
Fanions, bannières
Plaisirs et souffrances
Entre les barrières
Passe le Tour de France
La gloire a des chemins
Durs et abruptes
Pour monter l’machin
Faut prendre des trucs
Moi et mon ennui
On va tous deux là-haut
On attend la nuit
On voit tout de là-haut
Un terrain en pente
Au-dessus d’la ville
Des vieux matelas, des plantes
Et des bidons d'huile
J’monte là-haut m'asseoir
Quand la ville s'allume
Je regarde le soir
Et j’fume
Alain SOUCHON
Capusa
J'aime le vent qui me réveille
son frais et léger menuet
se glisse le long de la treille
et m’offre ses baisers muets
J’aime le vent qui me raconte
ses nocturnes déplacements
tous les beaux pays qu’il me conte
sont mille et un enchantements
J’aime le vent qui m’accompagne
papillonnant autour de moi
telle une amoureuse compagne
cherchant à me mettre en émoi
J’aime le vent qui purifie
les corps, les âmes et les coeurs
qui cicatrise et pacifie
emportant au loin les rancoeurs
J’aime le vent artiste peintre
dessinant des arbres mouvants
ou bien la mer bleue qu’il sait teindre
de blancs rouleaux se chevauchant
J’aime le vent en ses musiques
venues de tous les horizons
sur ses grandes ailes magiques
aux rythmes des quatre saisons
J’aime le vent dans les voilages
rafraichissant nos purs ébats
avec pour cadeaux de voyages
des parfums rares et délicats
J’aime le vent qui farandole
dans les ruelles et sur les ponts
et celui joyeux et frivole
se faufilant sous les jupons
J’aime le vent en ses bourrasques
quand il est de mauvaise humeur
ses extravagances, ses frasques
lorsqu’il joue à me faire peur
J’aime le vent porteur de rêves
qu’il emmène dans des ballons
ou sur les cerfs-volants des grèves
qui voltigent sous l’aquilon
J’aime le vent des grands espaces
celui des steppes et des pampas
qui, têtu, efface les traces
de nos présences et de nos pas
J’aime le vent de la révolte
soufflant un air de liberté
et semant pour qu’on la récolte
des graines de fraternité
J’aime le vent qu’on apprivoise
comme le font ces grands oiseaux
dont le vol élégant pavoise
l’azur de leurs dansants drapeaux
J’aime le vent sur ton visage
faisant flotter tes longs cheveux
découvrant ainsi ton corsage
pour le gai plaisir de mes yeux
J’aime le vent inssaisissable
qui ne se laisse pas dompter
hormis par les roses des sables
qu’il doit patiemment mériter
J’aime le vent en son silence
que l’on ressent mais n’entend pas
qui passe dans sa transparence
tel un ange au cours d’un repas
J’aime le vent dans les orages
impétueux, violent, cinglant
qui fait se cogner les nuages
dardant leurs éclairs aveuglants
J’aime le vent en ses errances
quand il ne sait plus où aller
qu’il doit digérer ses outrances
et qu’il a besoin de......souffler
J’aime le vent en friandise
effleurant mon corps en douceur
son fin zéphyr, sa tendre brise
sont des faire-part du bonheur
J’aime le vent qui me console
je lui confie tous mes secrets
ce vieil ami sans la parole
est beaucoup plus sûr qu’un coffret
J’aime le vent qui m’ensommeille
anesthésiant mes ennuis
lorsqu’il dépose à mon oreille
ses ronronnements de la nuit
Renaud Maugey
