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lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

3 mai 2022 09:29

"Partout oĂč il n'y aura rien,lisez que je vous aime"

Diderot

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lila

3 mai 2022 09:27

"Chaque homme dans sa nuit s'en va vers sa lumiĂšre"

Victor Hugo

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3 mai 2022 09:22

"Tu auras de la peine.J'aurai l'air d'ĂȘtre mort et ce ne sera pas vrai"

Saint Exupéry

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lila

26 avril 2022 16:27

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-il toujours un peu les mĂȘmes?
Ils ont quand ils s'en viennent
Le mĂȘme regard d'un seul dĂ©sir pour deux
Ce sont des gens heureux.

Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-il toujours un peu les mĂȘmes?
Quand ils ont leurs problĂšmes
Y'a rien Ă  faire
Y'a rien Ă  dire pour eux
Ce sont des gens heureux

Et moi j'te connais Ă  peine
Mais ce serait une veine
Qu'on s'en aille un peu comme eux
On pourrait se faire sans que ça gĂȘne
De la place pour deux
Et mĂȘme si ça ne vaut pas la peine
Que j'y revienne
Il faut me le dire au fond des yeux
Quelque soit le temps que ça prenne
Quelque soit l'enjeu
Je veux ĂȘtre un homme heureux
Je veux ĂȘtre un homme heureux

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lila

24 avril 2022 06:46

Göttingen
Barbara

Bien sûr, ce n'est pas la Seine
Ce n'est pas le bois de Vincennes
Mais c'est bien joli tout de mĂȘme
À Göttingen, Ă  Göttingen
Pas de quais et pas de rengaines
Qui se lamentent et qui se traĂźnent
Mais l'amour y fleurit quand mĂȘme
À Göttingen, Ă  Göttingen

Ils savent mieux que nous, je pense
L'histoire de nos rois de France
Herman, Peter, Helga et Hans
À Göttingen
Et que personne ne s'offense
Mais les contes de notre enfance
"Il était une fois" commence
À Göttingen

Bien sûr nous, nous avons la Seine
Et puis notre bois de Vincennes
Mais Dieu que les roses sont belles
À Göttingen, Ă  Göttingen
Nous, nous avons nos matins blĂȘmes
Et l'Ăąme grise de Verlaine
Eux c'est la mĂ©lancolie mĂȘme
À Göttingen, Ă  Göttingen

Quand ils ne savent rien nous dire
Ils restent lĂ  Ă  nous sourire
Mais nous les comprenons quand mĂȘme
Les enfants blonds de Göttingen
Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
Et que les autres me pardonnent
Mais les enfants ce sont les mĂȘmes
À Paris ou Ă  Göttingen

Ô faites que jamais ne revienne
Le temps du sang et de la haine
Car il y a des gens que j'aime
À Göttingen, Ă  Göttingen
Et lorsque sonnerait l'alarme
S'il fallait reprendre les armes
Mon cƓur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen

Mais c'est bien joli tout de mĂȘme
À Göttingen, Ă  Göttingen
Et lorsque sonnerait l'alarme
S'il fallait reprendre les armes
Mon cƓur verserait une larme
Pour Göttingen, pour Göttingen

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lila

17 avril 2022 21:15

Serge Reggiani
DE VELOURS ET DE SOIE
Paroles: Boris Vian


Les fleurs sauvages
Les océans du monde
Les Ăźles blondes
M'avaient toujours tenté

Finis les grands voyages
Finis les ciels oranges
Tous les frissons étranges
Tu me les as donnés

De velours et de soie
Comme ta chair parfumée
De lumiĂšre et de velours
Comme tes yeux

De rose et de lumiĂšre
Comme le goût de ta bouche
De sang et de rose fraĂźche
Comme tes joues

De feu, d'or et de sang
Comme un baiser que tu me donnes
D'argent de feu et d'or
Comme ton corps qui s'abandonne

De soleil et d'argent
Tes cheveux dans le vent mauve
De plaisir et de soleil
Comme une nuit dans tes bras

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Josephine22

16 avril 2022 17:02

😍Deux trĂ©s beaux textes

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lila

15 avril 2022 07:27

Printemps passé

Le bec d’un sĂ©cateur claque au long des allĂ©es de rosiers. Un autre lui rĂ©pond, dans le verger. Il y aura tout Ă  l’heure sous la roseraie une jonchĂ©e de surgeons tendres, rouges d’aurore au sommet, verts et juteux Ă  la base. Dans le verger, les raides baguettes d’abricotier, sacrifiĂ©es, brĂ»leront, une heure encore, leur petite flamme de fleur avant de mourir, et les abeilles n’en laisseront rien perdre


La colline fume de pruniers blancs, chacun d’eux immatĂ©riel et pommelĂ© comme une nue ronde. À cinq heures et demie du matin, sous le rayon horizontal et la rosĂ©e, le blĂ© jeune est d’un bleu incontestable, et rouge la terre ferrugineuse, et rose de cuivre les pruniers blancs. Ce n’est qu’un moment, un fĂ©erique mensonge de lumiĂšre, qui passe en mĂȘme temps que la premiĂšre heure du jour. Tout croĂźt avec une hĂąte divine. La moindre crĂ©ature vĂ©gĂ©tale darde son plus grand effort vertical. La pivoine, sanguine en son premier mois, pousse d’un tel jet que ses hampes, ses feuilles Ă  peine dĂ©pliĂ©es traversent, emportent et suspendent dans l’air leur suprĂȘme croĂ»te de terre comme un toit crevĂ©.

Les paysans hochent la tĂȘte : « Avril nous fera bien des surprises
 » Ils penchent des fronts de sages sur cette folie, cette imprudence annuelle de la fleur et de la feuille. Ils vieillissent, accrochĂ©s Ă  la course d’une terrible pupille que leur expĂ©rience n’instruit pas. Le vallon cultivĂ©, grillagĂ© encore d’eaux parallĂšles, hisse ses sillons verts au-dessus de l’inondation. Rien n’arrĂȘtera plus l’asperge, qui a commencĂ© son ascension de taupe, ni la torche de l’iris violet. La furieuse Ă©vasion entraĂźne l’oiseau, le lĂ©zard, l’insecte. Les verdiers et les chardonnerets, les passereaux et les pinsons se comportent au matin comme une basse-cour qu’on a gorgĂ©e de grain trempĂ© dans l’eau-de-vie. Des danses de parade, des cris exagĂ©rĂ©s, des combats pour rire lient et dĂ©lient sous nos yeux, presque sous nos mains, et sur la mĂȘme pierre chaude, compagnies d’oiseaux et couples de lĂ©zards gris, et lorsque les enfants, enivrĂ©s, courent sans motif, la ronde des Ă©phĂ©mĂšres se soulĂšve et les couronne


Tout s’élance, et je demeure. DĂ©jĂ  ne ressens-je pas plus de plaisir Ă  comparer le printemps Ă  ce qu’il fut qu’à l’accueillir ? Torpeur bienheureuse, mais trop consciente de son poids. Extase sincĂšre, involontaire mais manifestĂ©e Ă  quoi ? « Oh ! ces pĂąquettes jaunes !
 Oh ! les saponaires ! et la corne des arums qui se montre
 » Mais la pĂąquette, cette primevĂšre sauvage, est une fleur pauvre, et la saponaire humide, d’un mauve hĂ©sitant, que vaut-elle auprĂšs d’un ardent pĂȘcher ? Elle vaut par le ruisseau qui l’abreuvait, entre ma dixiĂšme et ma quinziĂšme annĂ©e. La primevĂšre maigre, toute en tige, Ă  corolle rudimentaire, tient encore, par une radicelle fragile, au prĂ© ou je cueillais des centaines de primevĂšres pour les « Ă chevaler » sur une ficelle et les lier ensuite en balles rondes, en frais projectiles qui frappaient la joue comme d’un rude baiser mouillé 

Je me garde de cueillir et de presser, en balle verdĂątre, la pĂąquette d’aujourd’hui. Je sais ce que je risque Ă  l’essayer. Pauvre charme agreste, Ă  demi Ă©vaporĂ©, je ne puis mĂȘme te lĂ©guer Ă  un autre moi-mĂȘme
 « Tu vois, Bel-Gazou, comme ça, et comme ça, Ă  cheval sur le fil, et puis on tire
 – Ah ! oui, dit Bel-Gazou. Mais ça ne rebondit pas, j’aime mieux ma balle en caoutchouc
 »

Les sĂ©cateurs claquent du bec dans les jardins. Enfermez-moi dans une chambre obscure, ce bruit-lĂ  y porte quand mĂȘme le soleil d’avril, piquant Ă  la peau, traĂźtre comme un vin sans bouquet. L’odeur d’abeille de l’abricotier taillĂ© entre avec lui, et une certaine angoisse, l’inquiĂ©tude d’une de ces petites maladies d’avant l’adolescence, qui couvent, traĂźnent un peu, diminuent, guĂ©rissent un matin, reviennent un soir
 J’avais dix ans, onze ans, mais en compagnie de ma nourrice, cuisiniĂšre Ă  la maison, je me plaisais encore Ă  des exigences de nourrisson. Grande fille dans la salle Ă  manger, je courais a la cuisine pour lĂ©cher le vinaigre sur les feuilles de salade, dans l’assiette de MĂ©lie, chienne fidĂšle, esclave blonde et blanche. C’est par un matin d’avril que je l’appelai :

– Viens, MĂ©lie, ramasser les « tailles » de l’abricotier, Milien est aprĂšs les espaliers


Elle me suivit, et la jeune femme de chambre, Marie-la-Rose, la bien nommĂ©e, vint aussi, sans que je l’invitasse. Milien, l’homme de journĂ©e, achevait sa besogne, beau gars sournois, pas pressĂ©, silencieux


– MĂ©lie, tends ton tablier, que j’y mette les tailles


À genoux, je ramassais les fagotins d’abricotiers, Ă©toilĂ©s de fleurs. Comme par jeu, MĂ©lie me fit « hou ! â€șâ€ș et me jeta son tablier sur la tĂȘte, m’ensacha, me roula tendrement. Je riais, je me faisais petite et sotte, avec bonheur. Mais l’air me manqua, et je surgis si brusquement que Milien et Marie-la-Rose, qui s’embrassaient, n’eurent pas le temps de se sĂ©parer, ni MĂ©lie de me cacher sa figure de complice


Claquement des sĂ©cateurs, sec dialogue d’oiseaux Ă  bec dur
 Ils parlent d’éclosion, de soleil prĂ©coce, de brĂ»lure au front, d’ombre froide, de rĂ©pugnance qui s’ignore, de confiance enfantine qu’on trompa, de suspicion, de chagrin rĂȘveur


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lila

15 avril 2022 06:51

PriĂšre au printemps
Sully Prudhomme


Toi qui fleuris ce que tu touches,
Qui, dans les bois, aux vieilles souches
Rends la vigueur,
Le sourire Ă  toutes les bouches,
La vie au coeur ;

Qui changes la boue en prairies,
Sùmes d’or et de pierreries
Tous les haillons,
Et jusqu’au seuil des boucheries
Mets des rayons !

Ô printemps, alors que tout aime,
Que s’embellit la tombe mĂȘme,
Verte au dehors,
Fais naĂźtre un renouveau suprĂȘme
Au coeur des morts !

Qu’ils ne soient pas les seuls au monde
Pour qui tu restes inféconde,
Saison d’amour !
Mais fais germer dans leur poussiĂšre
L’espoir divin de la lumiùre
Et du retour !

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lila

11 avril 2022 07:18

Inégalable Colette

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Josephine22

11 avril 2022 07:07

"Un possesseur ancien et ingénu avait planté un cyprÚs enfant,..un de ces petits plumages effilés
en pinceau,..tendres à l'oeil et déjà rùpeux à la paume.
Aujourd'hui il arbore, sur des architraves de racines à demi-émergées, un fût à porter une église,
et son fuseau, qui dépasse le toit, offense du haut en bas la maison..."

COLETTE..Paysages et Portraits

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lila

8 avril 2022 08:43

A vous

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lila

8 avril 2022 08:32

POUR LHURON
(il comprendra)

Francis Jammes

J’aime l’ñne si doux
marchant le long des houx.

Il prend garde aux abeilles
et bouge ses oreilles ;

et il porte les pauvres
et des sacs remplis d’orge.

Il va, prÚs des fossés,
d’un petit pas cassĂ©.

Mon amie le croit bĂȘte
parce qu’il est poùte.

Il réfléchit toujours.
Ses yeux sont en velours.

Jeune fille au doux cƓur,
tu n’as pas sa douceur :

car il est devant Dieu
l’ñne doux du ciel bleu.

Et il reste Ă  l’étable,
fatigué, misérable,

ayant bien fatigué
ses pauvres petits pieds.

Il a fait son devoir
du matin jusqu’au soir.

Qu’as-tu fait jeune fille ?
Tu as tirĂ© l’aiguille


Mais l’ñne s’est blessĂ© :
la mouche l’a piquĂ©.

Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.

Qu’as-tu mangĂ© petite ?
— T’as mangĂ© des cerises.

L’ñne n’a pas eu d’orge,
car le maĂźtre est trop pauvre.

Il a sucé la corde,
puis a dormi dans l’ombre


La corde de ton cƓur
n’a pas cette douceur.

Il est l’ñne si doux
marchant le long des houx.

J’ai le cƓur ulcĂ©rĂ© :
ce mot-lĂ  te plairait.

Dis-moi donc, ma chérie,
si je pleure ou je ris ?

Va trouver le vieil Ăąne,
et dis-lui que mon Ăąme

est sur les grands chemins,
comme lui le matin.

Demande-lui, chérie,
si je pleure ou je ris ?

Je doute qu’il rĂ©ponde :
il marchera dans l’ombre,

crevé par la douceur,
sur le chemin en fleurs.

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lila

7 avril 2022 19:31

j'aime

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Josephine22

3 avril 2022 09:46

"Un déjeuner du Midi, frais et gai à l'oeil...
faisait alterner sur la nappe les gros poivrons verts et les figues sanglantes,
les amandes et les pastĂšques ouvertes en gigantesques magnolias roses..."

N. Roumestan (1881)
Alphonse Daudet

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