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lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lhuron

26 octobre 2020 15:16

SEULETE SUI

Seulete sui seulete vueil estre.
seulete m'a mon douzami laissiée,
seulete sui sanz compaignon ne maistre ,
seulete sui dolente et courroucée ,
seulete sui en langueur mesaisiee ,
seulete sui plusque nulle esgaree,
seulete sui sanz ami demourée .

Seulete sui a huisou a fenestre ,
seulete sui en un anglet muciée ,
seulete sui pour moy de pleursrepaistre ,
seulete sui dolente ou apaisiee,
seulete sui ,riens n'est qui tant me siee ,
seulete sui en ma chambre enserree ,
seulete sui sans ami demouree .

Seulete sui partout et en tout estre ,
seulete sui ou je voise ou je siee ;
seulete suiplus qu'autre rien terrestre,
seulete sui de chascun delaissiee ,
seulette sui durement abaissiee ,
seulete sui souvent toute esplouree ,
deulete sui sanz ami demouree .

ENVOY

Princes , or est ma douleur commenciee :
seulete sui de tout dueil menaciee,
seulete sui plus teinte que moree ,
seulete sui sanz ami demouree

Christine de PISAN

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lila

20 octobre 2020 11:39

Comme une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne, un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon cœur
Comme un écheveau de laine entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige, comme un vol de goélands
Sur des forêts de Norvège, sur des moutons d'océan
Comme le chemin de ronde que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde d'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom tous les moulins de mon cœur
Ce jour-là près de la source, Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course, l'oiseau tomba de son nid
Et voilà que sur le sable nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne rencontrent des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne la couleur de tes cheveux
Une pierre que l'on jette dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle des milliers de ronds dans l'eau
Au vent des quatre saisons, tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur
Michel Legrand

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lhuron

17 octobre 2020 13:37

Merci ,LILA pour ces deux beaux poèmes ainsi que pour le texte sur les cris d'animaux .

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lila

16 octobre 2020 08:07

''Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
Avec soleil et pluie comme simples bagages
Ils ont fait la saison des amitiés sincères
La plus belle saison des quatre de la Terre

Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
Et la fidélité des oiseaux de passage
Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
Mais parfois dans leurs yeux se glisse la tristesse
Alors, ils viennent se chauffer chez moi
Et toi aussi, tu viendras

Tu pourras repartir au fin fond des nuages
Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
Donner autour de toi un peu de ta tendresse
Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
Alors, peut-être je viendrai chez toi
Chauffer mon cœur à ton bois,... ''"
Françoise Hardy

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lila

16 octobre 2020 03:47

Je ne suis pas seule
chargée
de fruits légers aux lèvres
parée
de mille fleurs variées
glorieuse

dans les bras du soleil
heureuse
d'un oiseau familier
ravie
d'une goutte de pluie
plus belle
que le ciel du matin
fidèle
je parle d'un jardin
je rêve
mais j'aime justement
Eluard

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lila

15 octobre 2020 07:48

Sais-tu que... Le chien aboie quand le cheval hennit et que beugle le bœuf et meugle la vache ?
Que l'hirondelle gazouille, la colombe roucoule et le pinson ramage.
Que les moineaux piaillent, le faisan et l'oie criaillent quand le dindon glousse.
Que la grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse.
Et que le chat comme le tigre miaule, l'éléphant barrit, l'âne braie, mais le cerf rait.
Que le mouton bêle évidemment et bourdonne l'abeille, brame la biche quand le loup hurle.
Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ?
Que si le canard nasille, les canards nasillardent, que le bouc ou la chèvre chevrote, que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte, que le paon braille et que l'aigle trompette ?...
Sais-tu encore... que si la tourterelle roucoule, le ramier caracoule et que la bécasse croule, que la perdrix cacabe, que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse, la corneille corbine, et que le lapin glapit quand le lièvre vagit ?
Tu sais tout cela ? Bien.
Mais sais-tu que l'alouette grisolle ? Tu ne le savais pas ? Et, peut-être, ne sais-tu pas davantage que le pivert picasse ?
C'est excusable !
Ou que le sanglier grommelle, que le chameau blatère.
Tu ne sais pas non plus (peut-être) que la huppe pupule. (Et je ne sais pas non plus si on l'appelle en Limousin la pépue parce qu'elle pupule ou parce qu'elle fait son nid avec de la chose qui pue.
Qu'importe ! Mais c'est joli : la huppe pupule !
Et encore, sais-tu que la souris, la petite souris grise... Devine !? La petite souris grise chicote ! Hé oui ! Avoue qu'il serait dommage d'ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir, que le geai cajole ou que la mésange zinzinule! Comme la fauvette d’ailleurs !
Fais suivre sinon nous oublierons cette belle langue dont, finalement, nous ne savons pas grand-chose !!!...
Auteur : Fernand Dupuy "L’Albine : scènes de la vie en Limousin et en Périgord vert".

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lhuron

13 octobre 2020 14:37

À LA MUSIQUE ( Place de la Gare , CHARLEVILLE )

Sur la place taillée en mesquines pelouses ,
Square où tout est correct ,les arbres et les fleurs ,
Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs
Portent , les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses .

- L'orchestre militaire , au milieu du jardin ,
Balance ses shakos dans la Valse des fifres :
Autour , au premier rang , parade le gandin ;
Le notaire pend à ses breloques à chiffres .

Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs :
Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames
Auprès desquelles vont , officieux cornacs
Celles dont les volants ont des airs de réclames .

Sur les bancs verts , des clubs d'épiciers retraités
Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme
Fort sérieusement discutent les traités ,
Puis prisent en argent , et reprennent : " En somme ! ..."

Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins,
Un bourgeois à boutons clairs , bedaine flamande ,
Savoure son onnaing d'où le tabac par brins
Déborde ,- vous savez , c'est de la contrebande ; -

Le long des gazons verts ricanent les voyous ;
Et , rendus amoureux par le chant des trombones ,
Très naïfs , et fumant des roses , les pioupious
Caressent les bébés pour enjôler les bonnes ...

Moi , je suis , débraillé comme un étudiant ,
Sous les marronniers verts , les alertes fillettes :
Elles le savent bien ,et tournent en riant
Vers moi , leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes .

Je ne dis pas un mot : je regarde toujours
La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles :
Je suis , sous le corsage et les frêles atours,
Le dos divin , après la courbe des épaules .

J'ai bientôt déniché la bottine ,le bas ...
Je reconstruis le corps , brûlé de belles fièvres .
Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas ...
- Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres .

Arthur RIMBAUD

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lila

12 octobre 2020 16:45

Merci pour Barbara que je connaissais par coeur
POIGNANT

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lhuron

12 octobre 2020 14:51

Albert SAMAIN : À l'école primaire , nous en avons appris de ses poèmes dont celui que vous proposez , LILA. Il était au programme du Certificat avec une dizaine d'autres , qu'il fallait savoir : le zéro était éliminatoire. Au hasard , on tirait :chant ou récitation et il fallait connaître de la même façon les chants ... Si c'était aujourd'hui ...
Encore merci pour tous ces beaux textes .

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lhuron

12 octobre 2020 14:42

Toujours en mémoire de Juliette GRÉCO :

BARBARA .

Rappelle - toi Barbara
il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour - là.
Et tu marchais souriante
épanouie ravie ruisselante
sous la pluie .
Rappelle- toi Barbara
il pleuvait sans cesse sur Brest
et je 'ai croisée rue de Siam
tu souriais
et moi je souriais de même.
Rappelle - toi Barbara
toi que je ne connaissais pas
toi qui ne me connaissais pas
rappelle - toi
rappelle - toi quand même ce jour - là
n'oublie pas .
Un homme sous un porche s'abritait
et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
ruisselante ravie épanouie
et tu t'es jetée dans ses bras
rappelle - toi cela Barbara.
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
je dis tu à tous ceux que j'aime
même si je ne les ai vus qu'une fois
je dis tu à tous ceux qui s'aiment
même si je ne les connais pas .
Rappelle - toi Barbara
'oublie pas
cette pluie sage et heureuse
sur ton visage heureux
sur cette ville heureuse
cette pluie sur la mer
sur l'arsenal
sur le bateau d'Ouessant.
Oh ! Barbara
quelle connerie la guerre
Qu'es - tu devenue maintenant
sous cette pluie de fer
de feu d'acier de sang
et celui qui te serrait dans ses bras
amoureusement
est - il mort disparu ou bien encore vivant
Oh ! Barbara
il pleut sans cesse sur Brest
comme il pleuvait avant
mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
c'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
de fer d'acier de sang
tout simplement des nuages
qui crèvent comme des chiens
des chiens qui disparaissent
au fil de l'eau sur Brest
et vont pourrir au loin
au loin très loin de Brest
dont il ne reste rien.

J. PRÉVERT : Paroles

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lila

12 octobre 2020 09:45

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure,
Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.

L'automne qui descend des collines voilées
Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre cœur
Et voici que s'afflige avec plus de ferveur
Le tendre désespoir des roses envolées.

Le vol des guêpes d'or qui vibrait sans repos
S'est tu : le pêne grince à la grille rouillée ;
La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,
Et le linge blanc claque, éperdu, dans l'enclos.

Le jardin nu sourit comme une face aimée
Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;
Seul le son d'une enclume ou l'aboiement d'un chien
Monte, mélancolique, à la vitre fermée.

Albert Samain

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lila

12 octobre 2020 08:01

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.
Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes nuits
Que faut-il faire de mes jours
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faÏence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.
Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Comme des soleils révolus

ARAGON

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10 octobre 2020 15:49

Magnifique temps des cerises.....

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lhuron

10 octobre 2020 15:15

Très beau texte ,merci LILA pour ces merveilleux poèmes de RIMBAUD , d'ARAGON , qui fut certainement le plus grand du XXème siècle . Dommage qu'il ait commis son ODE à STALINE, qu'on s'empressera vite d'oublier .
En souvenir de Juliette GRÉCO qui l'interpréta de magistrale façon ,
LE TEMPS DES CERISES .

Quand nous en serons au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur.
Quand nous en serons au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur .

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang.
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant.

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Évitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour.
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour .

J'aimerai toujours le temps des cerises
C'est de ce temps -là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur.
J'aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur.

Jean Baptiste CLÉMENT.
qui vendit ce très beau texte pour s'acheter une pelisse , puis le dédia à une ambulancière qui fut très certainement massacrée parles Versaillais à la fin de la Semaine Sanglante qui mit fin à la COMMUNE.

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lila

24 septembre 2020 20:10

« La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le gout à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas. La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer. Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix. Et vivre. En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes, Vraiment ».
Alexandre Jollien

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