
Capusa
La chronique de Nuremberg
Date de parution : 12 juillet 1493
La Chronique de Nuremberg (en latin : Liber chronicarum et en allemand : Die Schedelsche Weltchronik) est un livre publié en Allemagne en 1493. C'est une paraphrase biblique sous forme de chronique universelle encyclopédique incluant des histoires de plusieurs villes européennes. Écrit en latin par Hartmann Schedel avec une version en allemand traduite par Georg Alt, c'est l'un des incunables les mieux documentés, le mieux conservé et l'un des premiers à intégrer avec succès textes et images.
Compilé à partir de nombreux textes anciens ou contemporains à l'auteur, le livre prétend raconter l'histoire du monde, en se basant sur la Genèse puis sur les faits ayant eu lieu depuis la naissance de Jésus-Christ à nos jours. Il offre par ailleurs de nombreuses illustrations représentant des villes européennes ainsi que la première carte imprimée d'Allemagne .
Source : Wikipédia
Capusa
Laurence Olivier, né le 22 mai 1907 à Dorking dans le Surrey et mort le 11 juillet 1989 à Ashurst (Sussex de l'Ouest), est un comédien, metteur en scène, directeur de théâtre, réalisateur et scénariste britannique.
Laurence Kerr Olivier naît dans le comté de Surrey en Angleterre de Gerard Kerr Olivier (1869-1939), pasteur de l'Église anglicane[1] et de Agnes Louise (née Crookenden) (1871-1920) la sœur cadette de George Pelham Crookenden, haut vicaire anglican. Elle meurt dans de terribles conditions alors que le jeune Laurence n'a que douze ans. Peu de temps après le décès de sa mère, Laurence est inscrit à All Saints' Choir School à Londres et joue son premier rôle — Brutus dans Jules César à l'âge de neuf ans. La grande actrice Ellen Terry (tante de John Gielgud) prédit un grand avenir pour le garçon. L'année suivante il joue Maria dans La Nuit des rois puis Katherina dans La Mégère apprivoisée. À treize ans il intègre la Saint Edward's School d'Oxford, où il ne joue qu'un seul rôle, celui de Puck (Le Songe d'une nuit d'été). « J'ai très bien joué, au grand dégoût des autres », note Olivier dans son journal[2].
Il entre à la Central School of Dramatic Art à l'âge de 17 ans, puis rejoint la Birmingham Repertory Company en 1926. Il commence par la figuration. La compagnie effectue beaucoup de tournées en Angleterre notamment à Londres. Au fur et à mesure, Laurence obtient alors des rôles de plus en plus importants, dont le rôle-titre dans l'Oncle Vania de Tchekhov et dans Harold, pièce en vers (trois mille) de Tennyson.
Il évolue ainsi au théâtre mais il n'a pas le choix pour jouer dans les pièces, la plupart ne tiennent la scène que peu de temps. C'est pourtant pour lui l'occasion de jouer une grande variété de rôles. Puis Noël Coward lui propose un second rôle dans sa pièce Private Lives (1930), Olivier proteste, Coward lui répond alors: « Cela vous fera du bien de figurer dans une réussite pour une fois »[3]. Dès lors Olivier joue un rôle important dans Shakespeare pour la première fois en 1937 : Roméo et Juliette, alternant les rôles de Roméo et de Mercutio avec John Gielgud, de trois ans son aîné et déjà vedette. De nombreux critiques condamnent son interprétation, les vers sont récités en prose, la mode à l'époque étant à la déclamation « chantée ». (« Monsieur Olivier ne récite pas incorrectement la poésie : il ne la récite pas du tout. »). Le comédien shakespearien commence alors à se tourner vers le cinéma.
Pendant ce temps, une divulgation fait rage sur les relations très intimes qu'entretient Laurence Olivier. On apprend ainsi que Noël Coward est, selon le journaliste anglais Michael Thornton, son amant, Olivier le fréquente souvent. Le journaliste nomme également, l'acteur Danny Kaye, avec qui la relation est notoire. Il cite aussi les noms de Marlon Brando et de Henry Ainley. Les échos sur l'homosexualité de Sir Laurence font polémique. Les informations distillées par les intimes du comédien tragédien, notamment sa dernière épouse, ses proches et quelques familiers, sont vigoureusement niées par son fils, Tarquin Olivier.
Olivier sera sociétaire de la troupe de ce théâtre, situé à deux pas de la gare de Waterloo dans un quartier délabré et mal fréquenté, à deux reprises. Il commence par le rôle de Hamlet, son premier vrai succès critique et populaire. Il joue ensuite Sir Toby Belch dans Twelfth Night - plutôt pour s'amuser, selon la critique. L'année suivante, il joue Henry V. (« You ARE England! » lui dira Charles Laughton). Pour terminer la saison the Old Vic Company s'en va présenter Hamlet à Elsinore avec Vivien Leigh dans le rôle d'Ophelia. En 1938, Olivier entreprend deux grands rôles shakespeariens : Macbeth et Coriolanus, très bien reçus par la majorité des critiques : « Un magnifique Macbeth : la voix sonne comme une trompette, avec une splendeur régale. » (The Daily Express). Selon le critique du Daily Telegraph « c'est le seul jeune acteur que nous avons qui se situe dans la grande tradition héroïque ». En juin 1944, Olivier est engagé comme directeur de l'Old Vic, signant un contrat de cinq ans. Son ami et collègue Ralph Richardson et le producteur John Burrell seront ses assistants. Son premier rôle est celui, extrêmement court, du Mouleur de Boutons dans Peer Gynt d'Ibsen, suivi de Sergius dans Arms and the Man de Bernard Shaw et puis le rôle-titre dans Richard III de Shakespeare. Dans ce dernier rôle, il connaît son plus grand succès jusqu'alors. Des années plus tard, il dira : « J'ai senti l'odeur du succès. Elle est comme l'odeur de la mer et des huîtres à Brighton ». Son collègue et rival John Gielgud lui envoie en hommage l'épée portée par Edmund Kean dans ce même rôle. Début 1945, l'Oncle Vanya de Tchekhov est ajouté au répertoire avec Olivier dans le rôle du Docteur Astrov. À la Libération, la troupe part en tournée (Arms and the Man, Peer Gynt et Richard III) visitant Anvers, Bruxelles et Hambourg. Au cours de la saison 1945-46, Olivier jouera dans quatre pièces : Henry IV (1re et 2e parties) où il joue Hotspur et Justice Shallow, rôles relativement mineurs mais qui seront acclamés, et, au cours d'une même soirée, la tragédie de Sophocle Oedipus Rex[6], suivi du burlesque The Critic de Sheridan. À la fin d’Oedipus Olivier quitte la scène le visage en sang et pousse un cri terrifiant (qu'il a dit plus tard inspiré de l'image d'un animal pris dans un piège[3]). À la fin de chaque représentation, il est ovationné et ensuite acclamé dans la rue par des milliers d'admirateurs. La saison se termine par King Lear. Olivier jouit d'un grand succès populaire ; les critiques sont divisés.
Le 14 février 1948, the Old Vic Company part pour une tournée de dix mois en Australie et Nouvelle-Zélande. Olivier reprend Richard III et ajoute Sir Peter Teazle (dans School for Scandal de Sheridan) à son répertoire. La troupe est acclamée partout mais les choses se gâtent vers la fin du séjour : les relations entre Olivier et Vivien Leigh se détériorent (la dépression de celle-ci empire) ; Olivier est blessé au genou et a recours à des béquilles sur scène et, comble de l'ironie, il reçoit une lettre du comité directeur de l'Old Vic Company le renvoyant de ses fonctions [...]
Source : Wikipédia
FAE
"Marcel Proust, né à Paris où il est mort le 18 novembre 1922, est un écrivain français, dont l'œuvre principale est la suite romanesque intitulée À la recherche du temps perdu, publiée de 1913 à 1927. Issu d'une famille aisée et cultivée (son père est professeur de médecine à Paris), Marcel Proust est un enfant de santé fragile, et il a toute sa vie de graves difficultés respiratoires causées par l'asthme. Très jeune, il fréquente des salons aristocratiques où il rencontre artistes et écrivains, ce qui lui vaut une réputation de dilettante mondain. Profitant de sa fortune, il n'a pas d'emploi et entreprend en 1895 un roman qui reste à l'état de fragments (publiés en 1952, à titre posthume, sous le titre Jean Santeuil). En 1900, il abandonne son projet et voyage à Venise et Padoue pour découvrir les œuvres d'art, en suivant les pas de John Ruskin, sur qui il publie des articles et dont il traduit deux livres : La Bible d'Amiens et Sésame et les Lys. C'est en 1907 que Marcel Proust commence l'écriture de son grand œuvre À la recherche du temps perdu dont les sept tomes sont publiés entre 1913 (Du côté de chez Swann) et 1927, c'est-à-dire en partie après sa mort ; le deuxième volume, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, obtient le prix Goncourt en 1919. Marcel Proust meurt épuisé en 1922, d'une bronchite mal soignée : il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, accompagné par une assistance nombreuse qui salue un écrivain d'importance et que les générations suivantes placent au plus haut en faisant de lui un mythe littéraire. L'œuvre romanesque de Marcel Proust est une réflexion majeure sur le temps et la mémoire affective comme sur les fonctions de l'art qui doit proposer ses propres mondes, mais c'est aussi une réflexion sur l'amour et la jalousie, avec un sentiment de l'échec et du vide de l'existence qui colore en gris la vision proustienne où l'homosexualité tient une place importante. La Recherche constitue également une vaste comédie humaine de plus de deux cents personnages." [. . .]
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Bernard Buffet naît le 10 juillet 1928 dans le 9e arrondissement de Paris.
Fils de Charles Buffet, directeur de l'entreprise de miroiterie Guenn et de Blanche, née Colombe, son épouse, il est issu d'un milieu cultivé de la petite bourgeoisie, allant à rebours de la légende selon laquelle il vivait dans une extrême pauvreté. Ses deux grands-pères sont militaires. L'un d'eux est passionné de dessin.
Il est élevé avec son frère Claude, de cinq ans son aîné, dans le 17e arrondissement de Paris au no 29 de la rue des Batignolles où il commence à peindre et dessiner dès l'âge de dix ans. Renvoyé du lycée Carnot en 1939, il suit en 1942 les cours du soir de la ville de Paris place des Vosges, où M. Darfeuille l'initie au dessin.
En décembre 1943, à l'âge de quinze ans, Bernard Buffet passe avec succès le concours à l'entrée de l'École des beaux-arts de Paris et y intègre l'atelier du peintre Eugène Narbonne. Il s'y lie avec ses camarades Maurice Boitel et Louis Vuillermoz. En 1945, il part travailler seul dans la chambre de bonne de l’appartement familial. En vacances à Saint-Cast-le-Guildo (Bretagne), il peint des tableaux de plage. À l'été 1945, sa mère éprouve des maux de tête et meurt deux mois plus tard d'une tumeur au cerveau, ce dont Bernard Buffet ne se remettra jamais.
En 1946, il débute au « Salon des moins de trente ans » à la Galerie des beaux-arts avec un autoportrait. L'année suivante il expose L'Homme accoudé au Salon des indépendants.
En décembre de cette année le critique d'art Guy Weelen et Michel Brient organisent sa première exposition particulière, présentée par Pierre Descargues, à la Librairie des impressions d'art. L'État, par l'intermédiaire de Raymond Cogniat, lui fait son premier achat pour le Musée national d'art moderne de Paris, la peinture Nature morte au poulet.
En avril 1948, Le Buveur présenté au prix de la jeune peinture organisé par la galerie Drouant-David, 52, rue du Faubourg-Saint-Honoré n'est pas primé, mais le collectionneur d'art contemporain Maurice Girardin qui se rendra acquéreur de dix-sept œuvres de Buffet dans les années 1948 à 1953, défend sa peinture avec une si grande virulence qu'il attire l'attention du marchand d'art Emmanuel David sur le jeune peintre.
Quelques jours plus tard, Emmanuel David se rend chez Bernard Buffet, 29, rue des Batignolles et lui propose un contrat d'exclusivité avec sa galerie. David partagera ce contrat avec Maurice Garnier en 1957.
En juin 1948, Buffet concourt avec Deux hommes dans une chambre pour le Prix de la critique (première édition), récemment fondé par Augustin Rumeau et son épouse, propriétaires de la galerie Saint-Placide. Il en sort lauréat ex-aequo avec Bernard Lorjou, de vingt ans son aîné. Le succès est immense.
En juillet, une exposition de ses œuvres aura lieu dans cette Galerie. Il expose La Ravaudeuse de filet au Salon d'automne, où il fait la connaissance d'André Minaux.
En 1949 Pierre Descargues publie Bernard Buffet aux Presses littéraires de France. Bernard Buffet épouse Agnès Nanquette (1923-1976), une camarade des Beaux-Arts, dont il divorce l'année suivante. Un amateur d'art met un pavillon à Garches à sa disposition. Comme loyer, Bernard Buffet lui donne un tableau par trimestre.
La rencontre avec Pierre Bergé a lieu en 1950, « dans un café de la rue de la Seine , aujourd'hui disparu, chez Constant. » Bergé sera le compagnon de Buffet et gère sa carrière pendant huit ans, jusqu'à leur rupture en 1958.
En 1952, la Ville de Paris lui décerne le prix Antral doté de cent mille francs.