
Capusa
François ou François-Bertrand Barrême, né à Tarascon le 7 juillet 1638 et mort à Paris en 1703, est un mathématicien français, considéré comme l'un des fondateurs de la comptabilité.
Fils d’un juge de Tarascon, après avoir été professeur de mathématiques (notamment au collège de Pézenas) et s’être livré au négoce en Italie, Barrême s’était installé à Paris, où il avait ouvert, au coin de la rue Quincampoix une sorte d’académie du commerce où il donnait toutes sortes de consultations et des leçons de tenue de comptes. Remarqué pour ses aptitudes de comptable, il fut présenté à Savary et à Colbert, dont il devint le protégé. Il devint seul expert pour tous les comptes et calculs de la Chambre des comptes de Paris et arithméticien ordinaire du Roi.
Il est l’auteur d’ouvrages de tables mathématiques pratiques, destinées à éviter des calculs fastidieux dans le domaine de l’argent. Son petit-fils Jean-Nicolas, qui fut premier commis de Law, perfectionna le système de comptabilité mis au point par son grand-père.
Son Livre nécessaire, très souvent réédité et connu plus tard sous le nom de Barême universel, qui constitue l’un des ouvrages fondateurs de la comptabilité, a donné le mot français « barème ».
Capusa
Marc Bloch
6 juillet 1886 à Lyon - 16 juin 1944
Marc Bloch, l'un des plus grands historiens français du XXe siècle, est issu d'une famille de juifs alsaciens qui ont opté pour la France après la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Mobilisé en 1914, il reçoit la Légion d'Honneur et la Croix de guerre.
Après la Grande Guerre, il enseigne l'Histoire à la faculté de Strasbourg. Il s'insurge contre une vision trop événementielle de l'Histoire et crée en 1929 les Annales d'Histoire économique et sociale avec Lucien Febvre.
Son ouvrage majeur, La Société féodale, témoigne de la nouvelle approche qu'il veut promouvoir : en se référant aux archives et aux sources populaires, l'historien montre de façon vivante comment se sont tissés les liens féodaux au cours de l'époque carolingienne. Il ressort de son étude que l'État moderne est le lointain rejeton de cette féodalité bâtie sur les relations personnelles de suzerain à féal.
À 54 ans, le 24 août 1939, il obtient d'être mobilisé comme capitaine d'état-major, bien qu'ayant cinq enfants à charge. En 1943, l'intellectuel juif met sa famille à l'abri et rejoint la Résistance dans le groupe «Franc-Tireur». Il tire de cette expérience un petit ouvrage remarquable : L'étrange défaite (Albin Michel, nombreuses rééditions).
Marc Bloch est fusillé par les nazis le 16 juin 1944, près de Lyon, avec d'autres résistants. Il tombe en criant : «Vive la France !»
FAE
Bonsoir à tous ! 😃
"Si vous êtes né(e) un 5 juillet, vous partagez votre date d’anniversaire avec le poète Jean Cocteau. Connu pour ses nombreux talents artistiques et littéraires, Cocteau se considérait en premier lieu comme un poète. Le 11 octobre 1963, l’artiste meurt à l’âge de 74 ans."
Capusa
Georges Pompidou (1911 - 1974)
Le président des «Trente glorieuses»
Né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal) dans un ménage d'instituteurs venus de la paysannerie, Georges Pompidou est à ce jour le seul président de la Ve République d'origine populaire.
Son ascension doit tout à l'école républicaine. Élève de l'École normale supérieure (promotion 1931), il devient professeur de lettres dans un lycée de Marseille. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il ne prend pas parti comme d'autres qui se rendent à Londres ou bien à Vichy.
Le président Georges Pompidou lors de sa troisième conférence de presse à l'Elysée, 2 juillet 1970, photo : JeanPierre Loth, INA (DR)
Fidèle parmi les fidèles
À la Libération, sur une recommandation de son camarade normalien René Brouillet, Georges Pompidou entre au cabinet de Charles de Gaulle comme chargé de mission pour les questions d’éducation. Il va devenir son principal collaborateur pendant sa « traversée du désert », avec un intermède à la banque Rothschild.
En 1958, pendant les sept mois passés par le général de Gaulle à la présidence du Conseil, à l'hôtel Matignon, il devient son directeur du cabinet et engage le vaste train de réformes qui va remettre le pays sur les rails.
Le général de Gaulle fait enfin appel à lui en 1962 pour succéder à Michel Debré comme Premier ministre. Georges Pompidou conservera cette fonction pendant six ans, réalisant un record dans l'histoire de la France post-révolutionnaire.
Il affronte avec calme et maîtrise de soi les événements de Mai 68. Il amène la droite gaulliste au triomphe lors des élections législatives des 23 et 30 juin 1968. Le président, quelque peu irrité par son succès, lui donne congé le 10 juillet 1968 et le remplace au poste de Premier ministre par le discret Maurice Couve de Murville.
Mais de Gaulle lui-même, désavoué par les Français lors du référendum de 1969 sur la régionalisation, démissionne dès le lendemain des résultats.
Vive l'industrie !
Favori face à une gauche éclatée, Georges Pompidou se fait élire sans trop de mal à la présidence de la République le 15 juin 1969, face à Alain Poher, président du Sénat et président par intérim. Il nomme sans tarder au poste de Premier ministre Jacques Chaban-Delmas, gaulliste brillant et dynamique.
Le président se fait le chantre du développement industriel de la France avec de premiers investissements dans le programme ferroviaire à grande vitesse (TGV), la modernisation du téléphone, la construction d'autoroutes, y compris en centre-ville (voie sur berges à Paris).
Son passage à l'Élysée laisse le souvenir d'une embellie économique et sociale sans précédent. On rêve en France d'égaler la puissance industrielle allemande et le président Pompidou offre à ses concitoyens la perspective d'une société aussi égalitaire et prospère que la Suède de l'époque, « avec le soleil en plus ».
Esprit fin et cultivé, Georges Pompidou est l'auteur d'une Anthologie de la poésie française qui fait toujours référence. Il conduit aussi le projet révolutionnaire d'un lieu multiculturel au coeur de Paris, sur le plateau Beaubourg. Il sera inauguré après sa mort sous le nom de Centre Pompidou.
Le Premier ministre est remplacé le 5 juillet 1972 par un homme autrement plus conventionnel, Pierre Messmer. Le gouvernement amorce alors un virage conservateur illustré par les foucades du nouveau ministre des Affaires culturelles, l'académicien Maurice Druon.
Plus que la mort prématurée du président, c'est la guerre du Kippour entre Israël et les pays arabes, suivie d'un premier « choc pétrolier », qui va briser en octobre 1973 l'élan de modernisation de la France...