
Capusa06
Marie-Antoine Carême dit Antonin Carême est un pâtissier et un chef français né le 8 juin 1783 à Paris où il meurt le 12 janvier 1833.
Surnommé « le roi des chefs et le chef des rois», il est le premier à porter cette appellation de « chef ». Praticien précoce et représentant éminent du concept français de la haute gastronomie, il est considéré comme le fondateur de ce style grandiose, recherché à la fois par les cours royales et les nouveaux riches de Paris. Il est l'un des premiers cuisiniers à avoir acquis une renommée internationale.
Biographie
Né à Paris, Carême prétend avoir été abandonné à dix ans, vers 1793 donc, par des parents démunis ayant déjà la charge de quatorze enfants : son père tâcheron, considérant que son garçon astucieux était le seul de la famille à avoir une chance de s'élever socialement, l'aurait laissé à une des barrières de Paris avec un baluchon et quelques pièces. Après quelques jours d'errance, il aurait trouvé un foyer chez un cabaretier : il travaille alors dans ce restaurant bon marché parisien comme garçon de cuisine, en échange de la chambre et de la pension. Les travaux de l'historienne Marie-Pierre Rey montrent toutefois que ce récit, tiré des Souvenirs inédits du cuisinier, ne correspond pas à la réalité, car Carême a visiblement été placé en apprentissage par son père, avec lequel il a gardé contact par la suite. Ses aptitudes sont rapidement remarquées et il entre à treize ans comme apprenti chez le célèbre pâtissier Sylvain Bailly, rue Vivienne, près du Palais-Royal. Le soir, il transcrit tous les tours de main dans ses notes. À 17 ans, il y est promu « premier tourier », sous les ordres de son maître Jean Avice, pâtissier à l'hôtel de Galliffet, où est installé le ministère des Relations extérieures de Talleyrand. Reconnaissant son talent, Bailly facilite ses sorties pour lui permettre d'aller dessiner au Cabinet des estampes et étudier les traités d'architecture (notamment des jardins) à la Bibliothèque impériale, préparant son indépendance en stipulant qu'il sera libre de le quitter dès qu'une meilleure offre se présentera. Carême ouvre sa première boutique, la Pâtisserie de la rue de la Paix, qu'il conserve jusqu'en 1813.
Il devient célèbre à Paris pour ses pièces montées, des constructions élaborées utilisées comme centres de table, que Bailly expose dans la vitrine de sa pâtisserie. Carême réalise ces friandises, qui atteignent parfois plusieurs pieds de hauteur, entièrement en sucre, pâte d'amande et pâtisserie. Il leur donne des formes inspirées des temples, des pyramides et des ruines antiques en prenant ses idées dans les livres d'histoire de l'architecture, qu'il a étudiée à la Bibliothèque nationale grâce à l'attitude éclairée de son premier employeur Bailly. Considérant l'art culinaire comme une branche de l'architecture, il dessine lui-même ses pâtisseries avec beaucoup de goût et d'après des modèles qu'il emprunte à Vignole ou Palladio. Passionné par son art, il se voit confier la confection des pièces montées destinées à la table du Premier consul et, plus tard, à celle de Talleyrand. Il invente des pièces faites de gros nougats et de grosses et croquantes meringues à base d'amandes et de miel .
À force d'étude et de travail, il donne à l'art culinaire une grande renommée dans toutes les cours d'Europe. Tout en travaillant sur ses friandises dans de nombreuses cuisines privées de la haute société parisienne, il étend rapidement ses talents culinaires aux plats principaux présentés lors du service à la française.
Napoléon était célèbre pour son indifférence à la nourriture. Il avait cependant bien compris l'importance des relations sociales dans le monde de la diplomatie. En 1803, il finance pour Talleyrand l'achat du château de Valençay, un grand domaine en dehors de Paris. Le château est destiné à devenir un lieu de rendez-vous diplomatiques. Quand Talleyrand emménage à Valençay, il prend Carême avec lui et propose un défi au cuisinier : créer une année entière de menus, sans répétition et en utilisant uniquement des produits de saison. Carême passe le test et complète sa formation dans les cuisines de Talleyrand. Après la chute de Napoléon, Carême se rend à Londres au service du prince régent, futur George IV, pour lequel il réalise des dîners en ambigu – repas où tous les plats sont servis simultanément – restés célèbres. De retour sur le continent, il accepte l'invitation du tsar Alexandre Ier de venir à Saint-Pétersbourg où où son séjour est tellement bref qu'il n'a jamais l'occasion de préparer un repas pour l'empereur de Russie. Il travaille également pour l'empereur d'Autriche, François Ier, ou la princesse Catherine Bagration . Il retourne à Paris où il devient en 1826 le chef du banquier James de Rothschild, pour lequel il compose pendant plus de quatre ans des menus exceptionnels pour ses soirées mondaines .
En 1828, il publie Le Cuisinier parisien ou l'art de la cuisine française au XIXe siècle. En introduction, Il rend un grand hommage au chef Laguipière qui, ayant suivi l'Empereur, en 1812 en Russie, meurt durant la terrible retraite du froid. Carême à la fin de sa vie appelle le nom de son ancien maître : « Lève toi, ombre illustre de Laguipière ! Entends la voix de l'homme qui fut ton admirateur et ton élève. »
Cuisinant au charbon de bois, il inhale durant des années de grandes quantités de fumées toxiques. Il meurt à l'âge de 48 ans, le 12 janvier 1833 à Paris, rue Neuve-Saint-Roch l'absorption de ces fumées étant évoquée comme une cause possible de sa mort. Il est enterré au cimetière de Montmartre.
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8 juin 1960 :
Naissance de l' actrice Agnès Soral.
Agnès Marielle Christiane Bonnet est une actrice franco-suisse.
Peu après sa naissance, sa famille s'établit à Meudon-la-Forêt avant la préemption par l'État de terrains forestiers appartenant au père, qui exerce la profession de conseiller juridique.
Puis elle s'installe avec sa famille à Paris, rue de Vaugirard, où elle fréquente notamment le cours Maupré (aujourd'hui lycée Paul-Claudel-d'Hulst, dans le 7e arrondissement de Paris), tenu par des dominicaines.
En 1973, le père d'Agnès Soral est condamné pour escroquerie et incarcéré à la prison de Champ-Dollon à Genève.
La famille s’installe alors à Grenoble dans le quartier de la Capuche.
Agnès s'inscrit au Conservatoire à rayonnement régional de Grenoble et finit même par intégrer la troupe « Le foyer Parmentier » qui se produit dans les écoles maternelles de la région.
L’année de ses 16 ans, alors ouvreuse au Théâtre d'art et d'essai à Paris, elle remplace au pied levé une comédienne dans Voyage avec la drogue et la mort de Dimítris Kollátos.
Elle rencontre un jour dans la rue l’acteur Jean-Claude Drouot, dont la notoriété date de la série télévisée des années 1960 Thierry la Fronde, qui lui donne l'envie de devenir comédienne.
À 17 ans seulement, sous le pseudonyme d' Agnès Soral, elle tient son premier rôle à l'écran dans Un moment d'égarement, réalisé par Claude Berri (1977).
Six ans plus tard, elle retrouve Claude Berri dans Tchao Pantin (1983), qui lui permet de confirmer son talent dans un rôle plus dramatique, celui d'une jeune punk fragile.
Sa prestation lui vaut deux nominations aux César 1984 : « meilleur jeune espoir féminin » et « meilleure actrice dans un second rôle ».
Dans les années 1980, elle apparaît aussi chez Yves Boisset, Denys Granier-Deferre et Jean-Marie Poiré.
Plus discrète au cinéma dans les années 1990, elle s'investit davantage au théâtre, puis à la télévision, où elle participe à plusieurs téléfilms.
Elle tourne cependant régulièrement avec Claude Lelouch à partir de 1996.
Elle réalise le court métrage Ça boume, et assure la mise en scène de la pièce Train de vie de Nathalie Mongin au théâtre du Chaudron au sein de La Cartoucherie, à Vincennes.
En 2006, elle participe à l'émission Je suis une célébrité, sortez-moi de là !, où elle prend fait et cause pour la protection de la forêt amazonienne et, depuis 2007, elle est marraine de l'association Aquaverde qui soutient le peuple indigène Suruí d'Amazonie dans son combat pour sauver la forêt amazonienne et ses peuples autochtones.
Elle a également participé à l'émission Vis ma vie dans l'épisode Agnès Soral : toiletteuse pour chiens.
En cette même année 2007, elle se produit dans un one woman show intitulé Agnès Soral aimerait bien vous y voir.
En 1993, elle obtient de l’État français de prendre son nom d'actrice — Soral — comme nom de famille officiel.
Agnès Soral est la mère de deux filles, dont l’une est née en 1988.
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Roger Borniche, né le 7 juin 1919 à Vineuil-Saint-Firmin (Oise) et mort le 16 juin 2020 à Mougins (Alpes-Maritimes), est un inspecteur de police et écrivain français. Il a participé à la répression du grand banditisme et prétend avoir été impliqué dans cinq cent soixante-sept arrestations. Il a publié vingt-huit livres.
Roger Borniche naît à Vineuil-Saint-Firmin, dans l’Oise, le 7 juin 1919. Son père, rescapé de Verdun, est peintre en bâtiment.
Il est d’abord comique troupier en 1937, puis chansonnier au Caveau de la République.
Il entre dans la police pendant la Seconde Guerre mondiale pour échapper au service du travail obligatoire, mais en démissionne pour ne pas servir le régime de Vichy. Il réintègre en 1944 et devient inspecteur de la Sûreté nationale.
Après avoir quitté la Sûreté nationale en 1956, il obtient une autorisation du ministre de l'Intérieur pour exercer la profession d’agent privé de recherches et ouvre, à Paris, un cabinet d'enquêtes privées spécialisé dans les fraudes aux assurances (enquêteur d'assurances). Son fils Christian qui a repris le cabinet d’enquêtes privées, est à l’origine de la création du diplôme professionnel d'enquêteur privé créé à l'université Panthéon-Assas.
Inspirés par sa lutte contre le gang des Tractions Avant et en particulier Émile Buisson, un braqueur psychotique, Flic Story, Le Gang et L'Indic ont été portés à l'écran (avec une adaptation d'Alphonse Boudard). L'Indic servit de base au scénario du film du même nom de Serge Leroy.
Roger Borniche vit pendant de longues années en Californie aux États-Unis. De retour en France depuis 2015, il s’installe avec sa femme Michèle à Cannes dans les Alpes-Maritimes où il meurt le 16 juin 2020 à l’âge de 101 ans .
Les arrestations les plus célèbres .
Émile Buisson, ennemi public no 1, arrêté le 10 juin 1950 par Roger Borniche, qui le ceintura pendant que son épouse lui passait les menottes.
L'arrestation a donné lieu à plusieurs versions. Les recherches historiques effectuées permettent de retracer les faits, dignes des meilleurs polars, tels qu'ils se sont déroulés et les rôles des uns et des autres dans la traque de l'ennemi public no 1 de l'époque.
René Girier, dit « René la Canne ».
C'est le 26 janvier 1951, place de l'Opéra à Paris que Roger Borniche ceintura « René la Canne », pendant que son collègue, l'inspecteur Leclerc, lui passait les menottes. Borniche en raconte l'histoire dans le roman « René la Canne » qui lui est consacré et qui sera ensuite porté à l'écran. René Girier, lui aussi, racontera, dans ses mémoires en 1988, son arrestation par Roger Borniche. Il est assez étonnant de constater que ce policier, dont le nombre d'arrestations et le succès littéraire et cinématographique susciteront tant de jalousies et de désinformations, fut apprécié par celui qu'il arrêta au point de nouer — lorsque le gangster décida de se réinsérer — des relations quasi-amicales que René Girier relate lui-même dans ses mémoires.
Pierre Carrot dit « Pierrot le fou no 2 ».
Au cours du procès de Pierre Carrot, l'avocat général Lindon saluera le courage de l'inspecteur Borniche et relèvera qu'à cette date (juillet 1951), il avait déjà arrêté cinq cents malfaiteurs dont cent individus armés.
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7 juin 1940 :
Naissance du chanteur Tom Jones.
Thomas John Woodward est un chanteur et acteur gallois.
Populaire durant les années 1960 et 1970 avec des titres tels It's Not Unusual, Thunderball, Delilah, She's a Lady et What's New Pussycat?, il connaît un regain de succès mondial en 1999, particulièrement en Europe avec Sex Bomb.
Élu artiste du millénaire par le magazine Rock & Folk en 1999, il est fait officier de l'ordre de l'Empire britannique en 1998 par la reine Élisabeth II pour services rendus à la musique, puis anobli en 2005.
Il épouse à 17 ans une amie d'enfance, Linda Trenchard, qui lui donne un fils, Mark, devenu son producteur à la fin des années 1980.
Subvenant aux besoins de sa famille à travers différents emplois, il chante le soir dans les pubs avant d'apparaître avec son groupe dans des clubs privés. Il prend d'abord le pseudonyme de Tommy Scott, lorsqu'il intègre un groupe nommé The Senators.
Il est alors remarqué par Gordon Mills, chanteur du groupe The Viscounts, qui devient son agent en 1963.
Sur une suggestion de Mills, il adopte en 1964 le nom de scène de Tom Jones, en référence au héros du film sorti l'année précédente, adaptant à l'écran les aventures du héros éponyme de Henry Fielding.
Le premier contrat est signé en 1964 et les chansons écrites par Mills rencontrent un franc succès, en particulier It's Not Unusual (1965), le deuxième single de Jones, ainsi que What's New Pussycat?. Il interprète le titre Thunderball pour le film de la saga basée sur le personnage de James Bond, Opération Tonnerre.
En 1966, il reçoit le Grammy Award du meilleur nouvel artiste.
En 1968 il interprète Silent Voices, version anglaise de La voce del silenzio
En 1971, il interprète She's a Lady, chanson composée par Paul Anka, qui remporte un très grand succès.
Tom Jones a une émission de télévision de variétés au succès international intitulée This Is Tom Jones de 1969 à 1971.
De 1980 à 1981, une seconde émission de télévision de variétés, appelée Tom Jones, est produite à Vancouver (Canada) et dure un total de 24 épisodes.
Il s'installe à Las Vegas dans les années 1970, où il donne un grand nombre de concerts.
En 1979, il revient aux premières places des charts internationaux avec la reprise disco du tube Love Is in the Air de John Paul Young.
Il continue à parcourir le monde au rythme de plus de 200 concerts par an et rencontre partout un véritable succès populaire.
Après la mort de son premier agent Gordon Mills en 1986, son fils Mark reprend le management et donne une nouvelle impulsion à la carrière de Tom avec une collaboration remarquée en 1988 avec Art of Noise, pour une reprise de Kiss de Prince.
Le titre se classe numéro 1 dans les charts britanniques pendant plusieurs semaines.
En 1996, Tom Jones fait une apparition aussi remarquée que kitsch dans Mars Attacks! de Tim Burton, où il joue son propre rôle et chante son tube It's Not Unusual ; il participe également à la bande originale de The Full Monty de Peter Cattaneo, sorti en 1997.
Il apparaît dans Agnes Browne (1999) et participe aux bandes originales de Kuzco, l'empereur mégalo (2000), et d'Intolérable Cruauté (2003).
En 1999, il sort un nouvel album, Reload.
Le single Sex Bomb (une reprise de All American Girls de Sister Sledge), avec le disc jockey allemand Mousse T., est un tube, ramenant Tom Jones sur le devant des scènes internationales.
Sa reprise de Never Tear Us Apart en duo avec la chanteuse australienne Natalie Imbruglia sera aussi remarquée.
Il est suivi en 2002 d'un album en collaboration avec Wyclef Jean : Mr Jones.
L'album, aux couleurs hip-hop, déconcerte les fans de longue date et le succès est assez mitigé ; quelques chansons réussissent tout de même de beaux parcours dans les tubes européens (Black Betty, reprise de Leadbelly, notamment).
Cet album est suivi en 2004 d'un projet, avec le pianiste britannique Jools Holland, de reprises de grands classiques du rock 'n' roll, du rhythm and blues, puis en 2006 d'un single en collaboration avec le groupe electro Chicane Stoned in Love, qui reste au Top 10 britannique pendant plusieurs semaines.
En 2008, il sort l'album 24 Hours publié par S-Curve Records, son premier album de chansons originales depuis plus de 15 ans.
En mars 2009, Tom Jones est en tête des charts au Royaume-Uni pour la troisième fois de sa carrière, grâce à une reprise d'Island in the Streams chantée au profit de l'organisation caritative Comic Relief.
En juillet 2010, Tom Jones apparaît dans l'avant-dernier épisode de Friday Nigh avec Jonathan Ross.
Il y interprète une chanson intitulée Burning Hell.
Le 31 juillet 2010, il devient à Monaco le chanteur le mieux payé au monde pour un concert, avec un cachet de 3,74 millions d'euros, dont une grande partie sera reversée par le chanteur à diverses œuvres caritatives.
Au mois d'août de la mçeme année, Praise & Blame est classé en deuxième position dans les charts britanniques.
Le 9 mai 2011 sort l'album de reprises de chansons blues Let Them Talk de Hugh Laurie, où Tom Jones interprète la chanson Baby please make a change (reprise des Mississippi Sheiks).
Le 19 mars 2012, Tom Jones collabore avec Jack White, ancien membre de White Stripes, sur reprise de Evil chantée originellement par Howlin' Wolf.
En mars 2012, Tom Jones devient coach dans l'émission télévisée The Voice UK,
En avril 2021, Tom Jones présente pour ses 81 ans un nouvel album Surrounded by time, co-produit par Ethan Johns et Mark Woodward.
Outre « des titres qui ont marqué l'artiste tout au long de son impressionnante carrière », s'ajoute le titre inédit One more cup of coffee.
FAE
"Paul Gauguin, né le 7 juin 1848 à Paris et mort le 8 mai 1903 à Atuona (Hiva Oa) aux îles Marquises, est un peintre postimpressionniste français.
Chef de file de l'École de Pont-Aven et inspirateur des nabis, il est considéré comme l'un des peintres français majeurs du xixe siècle, et l'un des plus importants précurseurs de l'art moderne avec Klimt, Cézanne, Munch, Seurat et van Gogh."
FAE
"Pierre Corneille (1606-1684) Corneille est né à Rouen le 6 juin 1606 dans une famille bourgeoise. Il fait de brillantes études au collège des Jésuites de Rouen (de 1615 à 1622) et devient avocat en 1624. Après le succès de sa première pièce, Mélite, une comédie jouée à Paris en 1629, il remporte un triomphe avec Le Cid en janvier 1637."
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6 juin 1974 :
Naissance de l' écrivain Guillaume Musso.
Sa mère dirigeait la bibliothèque municipale d'Antibes et son père était secrétaire général et directeur des finances de la mairie de la ville.
Il est également le frère de Valentin Musso, auteur de romans policiers et de Julien Musso, professeur de français et latin-grec au Centre International de Valbonne.
Il commence à écrire alors qu’il est étudiant.
Âgé de 19 ans, fasciné par les États-Unis, il séjourne quelques mois à New York, où il travaille comme vendeur de crèmes glacées.
En rentrant des États-Unis, il passe une licence de sciences économiques à l'université de Nice, poursuit des études à Montpellier et passe le CAPES de sciences économiques et sociales.
De 1999 à 2003, il est professeur de sciences économiques et sociales au lycée Erckmann-Chatrian de Phalsbourg et formateur à l’Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Lorraine. En septembre 2003, il intègre le Centre international de Valbonne, où il enseignera au lycée les sciences économiques et sociales pendant cinq ans.
En mai 2001 paraît son premier roman, Skidamarink, un thriller en forme de jeu de piste débutant par le vol de La Joconde au musée du Louvre.
Après un grave accident de voiture, Guillaume Musso imagine en 2004 l’histoire d’un enfant revenu de la mort : Et après... qui se vend à plus de deux millions d’exemplaires et est traduit dans une vingtaine de langues.
Le film tiré de ce roman et réalisé par Gilles Bourdos, avec John Malkovich, Romain Duris et Evangeline Lilly, sort en salles le 14 janvier 2009.
Viennent ensuite différents romans : Sauve-moi (2005), Seras-tu là ? (2006), Parce que je t’aime (2007), Je reviens te chercher (2008), Que serais-je sans toi ? (2009), La Fille de papier (2010), L'Appel de l'ange (2011), 7 ans après (2012), Demain (2013), Central Park (2014), L'Instant présent (2015), La Fille de Brooklyn (2016), Un appartement à Paris (2017), La Jeune Fille et la nuit (2018) et La Vie Secrète des Écrivains (2019).
En octobre 2009, succédant à Philippe Claudel, Daniel Picouly, François Morel, Daniel Pennac et Éric-Emmanuel Schmitt, il est l’auteur de la « dictée d’ELA », donnant le coup d’envoi de la campagne annuelle « Mets tes baskets et bats la maladie » pour lutter contre les leucodystrophies.
Dans la lignée de Et Après et de La Traversée, deux autres œuvres de Guillaume Musso sont adaptées sous la forme d'une série et d’un long-métrage : Central Park et L’Appel de l’ange.
En 2012 il est fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres
En septembre 2017, il quitte XO éditions, son ancien éditeur, pour rejoindre les éditions Calmann-Levy, où il retrouve son éditrice Caroline Lépée.
En décembre 2021, il reçoit le prestigieux prix Raymond-Chandler récompensant la carrière d'un maître du thriller et du roman noir, succédant notamment à Michael Connelly, John Le Carré, Margaret Atwood ou Jo Nesbø
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Frédéric Dard, né Frédéric Charles Antoine Dard le 29 juin 1921 à Bourgoin-Jallieu (Isère) et mort le 6 juin 2000 à Bonnefontaine (Fribourg) en Suisse, est un écrivain français principalement connu (dans une production extrêmement abondante) pour les aventures du commissaire San-Antonio, souvent aidé de son adjoint Bérurier, dont il a écrit 175 aventures depuis 1949.
Parallèlement aux San-Antonio (l'un des plus gros succès de l'édition française d'après-guerre), Frédéric Dard a produit sous son nom ou sous de nombreux pseudonymes des romans noirs, des ouvrages de suspense psychologique, des « grands romans », des nouvelles, ainsi qu'une multitude d'articles. Débordant d'activité, il fut également auteur dramatique, scénariste et dialoguiste de films.
Biographie
Le père de Frédéric Dard, Francisque, d'abord chaudronnier dans la société Diederichs, lance une entreprise de chauffage central à Bourgoin-Jallieu. Sa mère, Joséphine-Anna Cadet, est fille d'agriculteurs. Frédéric Dard naît avec le bras gauche atrophié, inerte. Ses parents, très occupés par l'affaire familiale, le font élever par sa grand-mère Claudia Berlet qui l'incite à dévorer Les Pieds Nickelés autant que Les Misérables. Il en gardera un souvenir ému et le goût pour la lecture. Le jeune Frédéric surmonte ce handicap en puisant dans ses lectures et son imagination. Ne pouvant jouer avec les autres enfants, il se rattrape en leur racontant pendant les récréations les derniers films à l'affiche, et quand il ne les a pas vus, rivalise d'imagination pour les inventer.
Le krach de 1929 précipite le déclin de l'entreprise familiale, qui est mise en faillite. Tous leurs biens sont saisis, sous les yeux du jeune Frédéric. La famille émigre alors à Lyon, dans un petit appartement 45, boulevard des Brotteaux. Son père devient contremaître en usine et sa mère travaille dans une boulangerie. Frédéric suit sans grand intérêt des études de comptable à l'école La Martinière. Il est présenté en 1938 à Marcel E. Grancher, le fondateur des Éditions Lugdunum et du journal Le Mois à Lyon, par son oncle, ouvrier-mécanicien dans un garage automobile que Grancher fréquente. Engagé comme stagiaire, il assume peu après un rôle de secrétaire de rédaction, officiellement à la fin de l'été 1940, puis de courtier en publicité. Ses premiers articles, certainement encouragés par ses aînés comme le docteur Edmond Locard ou le romancier Max-André Dazergues sont publiés anonymement dans le journal dès 1939. Enfin journaliste, le métier qui l'attire depuis longtemps, il passe à l'écriture à proprement parler et publie fin octobre 1940 son premier livre La Peuchère (une nouvelle paysanne, ainsi que la qualifiera son éditeur Marcel Grancher), son premier vrai roman, Monsieur Joos, récompensé par le premier Prix Lugdunum décerné sur manuscrit lui apportant enfin en mars 1941 la notoriété.
Frédéric Dard se marie en novembre 1942 avec Odette Damaisin (1923–2018), dont il aura deux enfants, Patrice (né en 1944) et Élizabeth (1948–2011). Il s'installe avec sa femme à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse, au 4 rue Calas, où il réside entre juillet 1944 et mars 1949.
Plaque commémorative au 4 rue Calas, à Lyon dans le quartier de la Croix-Rousse.
Frédéric Dard écrit des livres pour enfants et des romans populaires pour nourrir sa petite famille, rencontre des écrivains repliés à Lyon. Sa notoriété commence à dépasser les limites de la capitale rhodanienne. Très influencé par le roman américain (Faulkner, Steinbeck) et surtout par le Britannique Peter Cheyney, il se lie avec Georges Simenon, qui lui rédige une préface pour son livre Au Massacre mondain. Sous la houlette de Clément Jacquier, il écrit des romans avec ses premiers pseudonymes pittoresques : Maxell Beeting, Verne Goody, Wel Norton, Cornel Milk, etc.
Sur un coup de tête (il a pris ombrage d'un livre de Marcel E. Grancher, qui le cite dans ses souvenirs), il part en 1949 s'installer aux Mureaux avec sa famille, dans un pavillon de banlieue. Après quelques années de vaches maigres, il connaît ses premiers succès d'écriture, au théâtre (notamment La Neige était sale, adaptation du roman de Simenon, est montée par Raymond Rouleau au Théâtre de l'Œuvre en décembre 1950). C'est en 1949 que paraît Réglez-lui son compte !, roman policier signé San-Antonio, et qui est un échec commercial. Il rejoint alors les éditions du Fleuve noir, où il va côtoyer Jean Bruce et Michel Audiard, et y publie deux romans : Dernière Mission, et le second San-Antonio, Laissez tomber la fille.
En 1954, Frédéric Dard et Robert Hossein montent au Grand-Guignol Les Salauds vont en enfer, première pièce d'une longue collaboration théâtrale.
La notoriété naissante du commissaire San-Antonio engendre le succès, qui, dès lors, ne le quittera plus. Dard écrit vite et beaucoup, au rythme de quatre à cinq ouvrages par an romans policiers, romans d'espionnage ou d'épouvante, scénarios, adaptation de roman pour le cinéma. En 1964, il obtient le record du nombre de ventes de l'année en France avec L'Histoire de France vue par San-Antonio (350 000 exemplaires vendus).
Cependant, sa vie de couple avec Odette Damaisin n'est pas heureuse. De 1966 à 1968, trois de ses romans illustrent cette période rendue encore plus douloureuse par son trouble bipolaire. Le mercredi 29 septembre 1965 , il tente de se pendre dans sa propriété « Les Gros Murs » à Meulan (Yvelines), transféré dans une clinique parisienne, il sera sauvé in-extremis et pourra reprendre ses activités les semaines suivantes. Il se remarie le 14 juin 1968 avec Françoise de Caro, la fille d'Armand de Caro, le fondateur des éditions Fleuve noir. En 1968, il prend la route de la Suisse avec sa nouvelle femme. Le couple se fait construire le « chalet San-Antonio » à Gstaad. Ils ont une fille, Joséphine, née en 1970 qui épousera Guy Carlier en 2006. Quelques semaines après sa naissance, le couple Dard adopte un jeune Tunisien, prénommé Abdel.
Avec le temps, il commence à prendre du recul, il accorde de longues interviews à la presse. En 1975, il fait paraître Je le jure, signé San-Antonio, un livre d'entretiens où il évoque son enfance, ses débuts, sa famille, ses idées . En 1978, il acquiert à Bonnefontaine une ferme du xviiie siècle qu'il restaure : c'est dans ce domaine de L'Eau vive qu'il poursuit son œuvre en composant une centaine de romans et de nombreuses peintures, sa vocation contrariée. La même année, il écrit Y a-t-il un Français dans la salle ? Son éditeur et beau-père lui fait réaliser que s'il signe Frédéric Dard, il en vendra 50 000 exemplaires et s'il signe San-Antonio, il en vendra dix fois plus. Il choisit la seconde option : l'auteur Frédéric Dard disparaît pour toujours derrière l'écrivain San-Antonio .
Le 23 mars 1983, Joséphine, âgée de 13 ans à l'époque, est enlevée la nuit pendant son sommeil par un homme qui monte au premier étage de leur villa de Vandœuvres, se faufile dans sa chambre, la drogue et s'enfuit avec elle dans un appartement à Annemasse. Le ravisseur, Édouard Bois-de-Chesne est le cadreur d'une équipe de télévision suisse qui était venu faire un reportage sur le romancier. Elle sera libérée cinquante heures plus tard contre le versement d'une rançon de 2 millions de francs suisses grâce au chalet de Gstaad qui venait d'être vendu. Le ravisseur sera arrêté (repéré lorsqu'il parlementait avec Dard au téléphone sous un masque de Mitterrand, pour fausser sa voix), condamné à 18 ans de prison en septembre 1984 et la rançon récupérée, mais l'épisode a longtemps traumatisé Frédéric Dard et sa fille .
Il noue des liens très forts avec le R. P. Bruckberger (à qui il dédiera La Sexualité…) et avec Albert Cohen. Il se passionne pour la peinture, notamment les œuvres de Domenico Gnoli, peintre hyperréaliste, ou celles de René Magritte, peintre surréaliste. Il rend hommage à l'œuvre du poète belge Louis Scutenaire.
Mort et hommages
Frédéric Dard meurt le 6 juin 2000, à son domicile de Bonnefontaine, en Suisse. Il est inhumé suivant ses volontés au nouveau cimetière de Saint-Chef en Dauphiné (Isère), village où il a vécu, enfant, en 1930, dans une maison appartenant à la famille de sa mère et où il aimait se ressourcer. Un musée y est en partie consacré à son œuvre. L'ancienne école de Saint-Chef qu'il a fréquentée, porte une plaque commémorative rappelant ce fait.
À la mort de son père, son fils Patrice a poursuivi jusqu'en 2016 l'écriture des San-Antonio.