
Capusa06
Carmen Laforet, née le 6 septembre 1921 à Barcelone (Catalogne, Espagne) et décédée le 28 février 2004 (à 82 ans) à Majadahonda (Communauté de Madrid, Espagne), est une écrivaine espagnole appartenant au mouvement du tremendisme.
Elle reçoit en 1944 le Prix Nadal pour Nada, et en 1956 le Prix national de Narration, appelé alors « Prix National de Littérature Miguel de Cervantes de Narration » pour La mujer nueva.
Biographie
À l'âge de deux ans elle part aux Îles Canaries avec sa famille et passe son enfance et son adolescence à Las Palmas de Gran Canaria. À 18 ans, elle revient à Barcelone pour des études de philosophie, droit et lettres, études qu'elle ne finira pas. À 21 ans elle part vivre à Madrid, ville où elle restera une grande partie de sa vie. Elle apparaît dans le monde littéraire en 1944 avec l'obtention de la première édition du Prix Nadal, pour son roman Nada (Rien en français). Nada représente un style nouveau de roman, situé dans l'après-guerre espagnole. Le narrateur est subjectif, plus témoin qu'acteur de l'action. La protagoniste est féminine et la thématique existentielle décrit une jeune fille pleine d'envie de vivre qui doit se confronter à la dure réalité de la vie. Presque toutes les œuvres de Carmen Laforet tournent autour de la confrontation entre les idéaux de jeunesse et la médiocrité du réel.
Carmen Laforet se marie en 1948 avec le critique Manuel Cerezales avec qui elle aura cinq enfants. Durant ces années elle se fera catholique et fera preuve d'un engagement important envers cette religion, mais elle s'en séparera de la même manière. Elle n'exploite pas le succès de son premier roman et ne fait publier le suivant que plusieurs années après, en 1952, avec La Isla y los demonios.
Elle écrit aussi des contes pour enfants, et envoie des contributions à certains journaux. Elle meurt en 2004, atteinte par la maladie d'Alzheimer. À cette occasion on republie certaines de ses œuvres, qui rencontrent le même succès que lors de leur première édition.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Julien Green, né Julian Hartridge Green à Paris 17e – 13 août 1998 à Paris 7ème, est un écrivain américain de langue française, le premier étranger membre de l'Académie française et l'un des rares auteurs à avoir été publié dans la collection de la Pléiade de son vivant. Il est considéré comme un des écrivains majeurs du xxème siècle. Son œuvre, en particulier son monumental Journal mais aussi plusieurs de ses romans (Adrienne Mesurat, Léviathan, Épaves, Moïra...), a été saluée par les plus grands et continue d'être étudiée en France comme à l'étranger."
Misterprof-
5 septembre 1972 :
Les Jeux Olympiques de Munich sont endeuillés par l' attentat d' un commando Palestinien.
Une semaine après le début des Jeux Olympiques de Munich, le 5 septembre 1972, à quatre heures du matin, huit hommes armés s'infiltrent dans le village olympique.
Ils gagnent le bloc 31 où dort la délégation israélienne et pénètrent en force dans les appartements.
Sur les quinze sportifs présents, deux sont tués en tentant de résister aux intrus, un troisième arrive à s'enfuir en arrachant une fenêtre, un quatrième s'échappera un peu plus tard.
Restent onze otages aux mains du commando.
Au réveil, le monde abasourdi découvre sur les écrans de télévision deux réalités avec lesquelles il va devoir apprendre à vivre, le terrorisme et la Palestine.
Le chef du commando, se réclamant d'un groupe terroriste palestinien appelé Septembre Noir, communique à un agent de police un texte revendicatif.
Le nom du groupe fait référence au massacre par le roi Hussein de Jordanie des groupes armés palestiniens présents sur son territoire en septembre 1970 et affiliés à l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat.
Pour le Mossad, services secrets israéliens, il ne fait guère de doute que les commanditaires de l'attentat de Munich sont à rechercher au sein de l'OLP.
Dès l'annonce de l'attentat, le président du Comité international olympique presse les autorités allemandes d'entraîner les ravisseurs et leurs otages hors de l'enceinte olympique.
À la hâte, on négocie avec les terroristes leur départ pour l'Égypte.
Dès la nuit suivante est organisé le transfert en hélicoptère des terroristes et des Israéliens à l'aéroport.
Quand les deux hélicoptères arrivent sur le tarmac, la police lance l'assaut avec une incroyable maladresse.
Trois terroristes sur les huit sont immédiatement abattus.
Les autres, se voyant assaillis, ont le temps de jeter une grenade dans un hélicoptère et de tirer dans le second où sont attachés leurs prisonniers qui ont tous tués.
Un policier allemand meurt aussi au cours des échanges de tirs, et les trois terroristes survivants restent aux mains des policiers.
Deux jours après, le gouvernement israélien, dirigé par Golda Meïr, ordonne une attaque aérienne de représailles contre des bases palestiniennes de l'OLP en Syrie et au Liban, qui font 70 morts. Entre temps, les compétitions sportives ont repris leur cours après une trêve de 34 heures.
Le drame ne s'arrête pas là.
Comme s'il ne lui suffisait pas d'avoir échoué à protéger les athlètes, le gouvernement allemand craint d'avoir à juger et condamner les trois terroristes survivants, avec le risque de représailles que cela peut entraîner de la part de leurs complices.
La solution est vite trouvée, le 29 octobre 1972, lorsqu' un Boeing 727 de la Lufthansa est détourné par trois membres de Septembre Noir après son décollage de Beyrouth.
Les terroristes exigent une rançon et la libération de leurs trois collègues de Munich.
Sitôt dit, sitôt fait.
L'avion est autorisé à atterrir à Munich et à en repartir avec les trois terroristes en direction de la Libye.
Israël n'aura de cesse qu'ils soient éliminés, et ses agents secrets arriveront à en tuer deux.
Le troisième va survivre quelque part en Afrique.
La prise d'otages de Munich marque le commencement de l'agitation palestinienne et du terrorisme moyen-oriental, lequel culminera avec la destruction des tours jumelles de New York et du Pentagone le 11 septembre 2001.
Capusa06
Pierre-Théodore Verhaegen, né le 5 septembre 1796 à Bruxelles et mort le 8 décembre 1862 dans la même ville, est un avocat et homme d'État belge, chef du parti libéral. Il est le fondateur de l'Université libre de Bruxelles, qu'il plaça en 1834 sous le signe du libre examen. Son parcours politique, académique et maçonnique fut marqué par une volonté d’engagement et de progrès.
L'homme politique .
De 1825 jusqu'à 1842, Théodore Verhaegen fut bourgmestre de Watermael-Boitsfort.
En 1836, il est élu au Conseil provincial du Brabant. Il œuvre pour la création d'un parti libéral créant en 1841 la Société de l'Alliance, ce qui aboutit à la convocation en 1846 du premier Congrès libéral. Il fonde, fin 1846, une société rivale, l'Association libérale et Union Constitutionnelle de Bruxelles.
En 1837, il fut élu député libéral de Bruxelles. Il sera vice-président de la Chambre de 1847 à 1852 et de 1857 à 1859. En juin 1859, il s'oppose à la politique militaire du ministre libéral Frère-Orban et quitte la Chambre.
La création de l'Université libre de Belgique .
En 1834, il est un des fondateurs de l'Université libre de Belgique qu'il plaça sous le signe du libre examen et où il enseigne le droit.
Le franc-maçon et le chrétien .
Membre de la loge Les Amis philanthropes du Grand Orient de Belgique, il fut ensuite le grand maître du Grand Orient de Belgique de 1854 à 1862. Ceci, tout en restant catholique pratiquant et membre de la fabrique d'église. En voici quelques témoignages : « Il y a une foi éclairée à laquelle Verhaegen lui-même adhère : c'est, de la manière dont il l'entend, la foi catholique. Voilà ce qui peut paraître à certains égards le paradoxe de l'homme, lorsqu'on lit ses sorties anticléricales : il se déclare catholique et, jusque vers la fin de sa vie au moins, il sera pratiquant. ». Plus loin : « « C'est un maçon qui pratique », disait de lui De Potter en 1851. Le témoignage du nonce à Bruxelles, Fornari, est particulièrement explicite..... Nonobstant tout cela, Verhaegen fait montre d'une certaine religion ; il se fait un devoir d'aller à la messe tous les dimanches et il n'hésite pas, au temps pascal, de s'approcher, en public et dans sa paroisse, de la Sainte-Table.... ».
Rappelons qu'à cette époque de nombreux maçons étaient catholiques pratiquants, avant que l'Église de Belgique, par un mandement des évêques belges dirigés par Mgr Engelbert Sterckx, ne réactive en décembre 1837 les condamnations anciennes prévues par la bulle In eminenti apostolatus specula du 28 avril 1738 et n'excommunie ainsi de nombreux citoyens pour ce seul motif. Sous le coup de cet acte, nombre de francs-maçons catholiques ne quittèrent pas la maçonnerie, comme l'avaient espéré les évêques, mais s'y maintinrent encore plus fermement.
Cela poussa le clergé à durcir encore sa position en provoquant ce qu'on a appelé la « sécularisation cléricale »ou déchristianisation forcée en leur interdisant toute participation à un quelconque acte religieux, avec, comme l'écrit Jeffrey Tyssens« le trop fameux « refus de sépulture » qui pouvait être entamé par le refus de l'extrême onction, relayé ensuite par un déni d'obsèques religieuses, et finalisé par un enterrement dans une tombe en terre non bénite, était sans aucun doute un des aspects les plus amers de la confrontation entre la franc-maçonnerie belge et la hiérarchie ecclésiastique ». Toutefois, à partir de 1850, on assiste à un revirement des francs-maçons, qui font l'objet de cette condamnation et qui plutôt que d'abandonner leur appartenance vont eux-mêmes organiser des funérailles civiles. C'est également le début d'une déchristianisation en profondeur d'une grande partie des élites bruxelloises qui va désormais rejeter elle-même tout encadrement par le clergé catholique .
La fin de sa vie .
Verhaegen, malgré ces sentiments religieux évoqués, n'en demanda pas moins d'avoir des funérailles purement civiles et, malgré les supplications de ses enfants, il mourut sans l'aide d'un prêtre.
En effet, « il est probable qu'à ce moment-là, Verhaegen rédigea une première fois ses volontés qui stipulaient qu'il interdisait formellement à « tout membre du clergé catholique de l'approcher ou même de séjourner dans la maison » .... « Une vieille servante, jadis attachée à sa mère, qui le soignait et qu'il écoutait quand il était indisposé, lui fit entendre qu'il était temps de songer à ses devoirs religieux. Elle voulait lui mettre un cierge bénit dans la main, mais il le cassa et lança les débris dans l'espace..... Alors M. Verhaegen entra dans une grande colère, et fit appeler MM. Van Schoor, Thiéfry, Doktor (sic) Van Hoeter et autres lumières de la loge : il leur dit de prévenir ses enfants qu'il ne voulait pas de prêtre, et à la demande de ses amis il consigna ses déclarations par écrit ». Ses enfants étaient bouleversés. Ils tentèrent de faire revenir le mourant sur sa décision, mais leurs supplications n'y feront rien ».
L'origine de ce revirement et de cette rancœur n'est pas connue, mais il fit un choix cohérent en partageant ainsi le sort de ses frères maçons, victimes eux aussi de la « déchristianisation forcée » appelée aussi « sécularisation cléricale » provoquée par le clergé lui-même qui interdisait à certaines personnes toutes pratiques religieuses.
Il est enterré au cimetière de Bruxelles, à Evere .
FAE
Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
"Gérard d'Aboville, né à Paris, est un navigateur et homme politique français. Il est l'initiateur des traversées océaniques à la rame en solitaire. Jusqu'en 2014, d'Aboville siège au conseil de Paris dans le groupe UMP, devenu maintenant le groupe Les Républicains (LR). Il est aussi le président de l'association Patrimoine maritime et fluvial."
Misterprof-
Il y a, bien sûr, la proclamation de le IIIe République (4 Septembre 1870), ais il y a aussi :
4 septembre 1894 :
Naissance de l' actrice Orane Demazis.
Henriette Marie Louise Burgart nait à Oran1 dans une famille d'origine alsacienne.
Elle a composé son nom de scène à partir du nom de sa ville de naissance, et de celui d'une autre localité des environs d'Oran, Mazis, près de Maghnia.
Elle entre au Conservatoire d'art dramatique de Paris en 1919, dans la classe de Denis d'Inès.
Malgré son talent, elle n'obtient au concours de sortie qu'un premier accessit en comédie.
La presse de l'époque lui rend cependant justice, comme Gérard Bauër dans L'Opinion du 15 juillet 1922.
À sa sortie en 1922, elle intègre la troupe du Théâtre de l'Atelier dirigée par Charles Dullin.
Entre 1922 et 1926, elle joue dans Carmosine d'Alfred de Musset, L'Occasion de Mérimée, Chacun sa vérité de Pirandello, Petite Lumière et l’Ourse et Huon de Bordeaux d'Alexandre Arnoux, Voulez-vous jouer avec moâ ? de Marcel Achard.
Sa rencontre avec Marcel Pagnol en 1923 marque un tournant dans sa carrière.
En 1926, il l’engage pour sa pièce Jazz (d'abord nommée Phaéton), puis il crée pour elle le rôle de Fanny dans la fameuse Trilogie marseillaise (Marius, Fanny, César).
Elle est la compagne de Marcel Pagnol, de 1925 à 1938, dont elle a un fils, Jean-Pierre Burgart, né en 1933.
Elle est décédée le 25 décembre 1991, à l' âge de 97 ans.
Elle est inhumée au cimetière d'Auteuil, à Paris, dans la 5e division.
Capusa06
4 septembre 1843
Drame familial à Villequier
Charles Vacquerie, fils aîné d'un riche armateur du Havre, découvre la famille de Victor Hugo par l'intermédiaire de son frère Auguste, un admirateur du poète.
Il fait la connaissance de Léopoldine, sa fille. Les deux jeunes gens s'éprennent passionnément l'un de l'autre. Ils se marient au printemps 1843 malgré l'opposition de Victor Hugo. Léopoldine a alors 19 ans et Charles 27.
Le matin du 4 septembre 1843, le couple est à Villequier, sur une boucle de la Seine, dans la maison de vacances de la famille Vacquerie.
Charles doit rendre visite à son notaire, à Caudebec-en-Caux, à trois ou quatre kilomètres en amont, sur la même rive.
Comme le temps est au beau fixe, il emprunte le canot tout neuf que vient de recevoir la famille. Son oncle et le jeune fils de celui-ci l'accompagnent...
Le drame
Léopoldine, encore à sa toilette, regrette de ne pouvoir les suivre. Là-dessus, à peine partis, les voyageurs reviennent à quai pour charger sur le canot à voile des pierres de lest. La jeune femme, qui s'est entre temps apprêtée, décide de les accompagner.
Le notaire de Caudebec fait remarquer à ses hôtes que le vent s'est levé sur la Seine.Il leur propose de les raccompagner dans sa voiture mais le petit groupe préfère les joies de la navigation.
Las, dans la boucle de la Seine, un coup de vent inattendu fait chavirer le canot. L'oncle et le neveu de Charles se noient. De la rive, des paysans distinguent un jeune homme qui, à plusieurs reprises, se hisse sur l'embarcation et replonge aussitôt. Ils diront plus tard avoir cru à un jeu.
Il s'agit en fait de Charles Vacquerie qui, une demi-douzaine de fois, tente de délivrer sa jeune épouse, piégée sous le canot par ses vêtements. N'y arrivant pas et la voyant mourir, cet excellent nageur se laisse à son tour couler.
Quelques heures plus tard, une charrette funèbre ramène à la maison quatre corps inanimés. La mère de Léopoldine, Adèle Hugo, est rapidement alertée. Il n'en va pas de même de son père, en voyage en Espagne avec sa maîtresse Juliette Drouet.
Le poète découvre le sort tragique de sa fille préférée à son arrivée à Rochefort, le 9 septembre 1843, en lisant dans Le Siècle le récit du drame par le journaliste Alphonse Karr. « On m'apporte de la bière et un journal, Le Siècle. J'ai lu. C'est ainsi que j'ai appris que la moitié de ma vie et de mon cœur était morte » écrira-t-il plus tard.
Ce drame va bouleverser la vie de Victor Hugo, chef de file de l'école romantique, pair de France, gloire du royaume. Mesurant la fragilité de la vie et du bonheur, l'écrivain mûrit très vite. Pendant plusieurs années, il s'abstient de toute publication. Il s'initie aussi au spiritisme et aux tables tournantes. Enfin, ce pilier de l'ordre monarchique et bourgeois se mue en héraut des humbles et de la République.
Auguste Vacquerie, le jeune frère de Charles, demeure l'ami de la famille et le confident de Madame Hugo. À Jersey et Guernesey, où le clan Hugo s'exile sous le Second Empire, il multiplie les reportages photographiques.
