
Capusa06
Ora Namir (en hébreu : אורה נמיר ), née le 1er septembre 1930 à Hadera, morte le 7 juillet 2019 à Tel Aviv, est une femme politique et diplomate israélienne.
Elle est membre de la Knesset de 1974 à 1996, et occupe les postes de ministre de l'Environnement et de ministre du Travail et de la Protection sociale pendant les années 1990. Elle est ensuite ambassadrice de son pays en Chine et en Mongolie.
Biographie
Ora Namir naît à Hadera le 1er septembre 1930, à l'époque du mandat britannique en Palestine. Elle sert comme officière dans l'armée israélienne pendant la guerre israélo-arabe de 1948[1]. Elle part ensuite étudier les classiques et la littérature anglaise au Hunter College de New York.
Ora Namir meurt chez elle à Tel Aviv le 7 juillet 2019.
Carrière politique et diplomatique
Ora Namir est secrétaire du groupe parlementaire de Mapai et de l 'administration de la coalition de gauche pendant la deuxième Knesset (1951-1955), avant de devenir secrétaire de la délégation israélienne auprès des Nations Unies. De 1967 à 1974, elle est secrétaire générale de la branche de Tel Aviv de l'organisation Na'amat.
Aux élections législatives israéliennes de 1973, Ora Namir est élue à la Knesset sur la liste de l'Alignement (alliance des principaux partis de gauche) et est présidente du Conseil du Premier ministre chargé de l'examen de la condition féminine en Israël de 1975 à 1978.
Réélue aux élections législatives en 1977, 1981, 1984 et 1988, Ora Namir se présente aux élections pour la direction du Parti travailliste en 1992, mais elle termine quatrième. Après avoir conservé son siège aux élections de 1992, elle est nommée ministre de l'Environnement dans le gouvernement d'Yitzhak Rabin, mais elle est impopulaire auprès du personnel de son ministère.
En décembre de la même année, elle devient ministre du Travail et de la Protection sociale (Rabin avait gardé le poste libre dans l'espoir d'attirer l'un des partis ultra-orthodoxes à rejoindre la coalition), rôle qu'elle conserve lorsque Shimon Peres forme un nouveau gouvernement après l'assassinat de Rabin.
Le 21 mai 1996, Ora Namir démissionne de la Knesset et du gouvernement pour devenir ambassadrice en Chine et ambassadrice non résidente en Mongolie, fonctions qu'elle exerce jusqu'en 2000. Son siège à la Knesset est occupé par Zvi Nir. Après son retour en Israël, elle rejoint le parti One Nation et est classée cinquième sur la liste de ce parti pour les élections de 2003, mais son parti ne remporte que trois sièges, elle n'est donc pas élue.
FAE
"Mikhaïl Gorbatchev, premier et dernier président de l'URSS, père de la perestroïka et de la glasnost, est mort dans la soirée du 30 août 2022 à Moscou.
Comme l'a rappelé Gorbatchev lui-même, « un long processus consistant à repenser l'histoire du pays, s'étalant sur des années » a commencé alors qu'il était étudiant. Son accession au poste de secrétaire général du Parti communiste soviétique le 11 mars 1985 n'a pas surpris la nomenklatura du pays : Mikhaïl Gorbatchev était très respecté par Leonid Brejnev, bénéficiait du parrainage des deuxième et troisième hommes du pays, et avait fait ses preuves en tant que ministre de l'Agriculture de l'URSS."
Misterprof-
Né à Saint-Lô le 11 mars 1811. Urbain-Jean-Joseph Le Verrier est entré à l'École polytechnique en 1831. Il en est sorti huitième de sa promotion deux ans plus tard.
Après s'être d'abord consacré à la chimie, il obtient en 1836 un poste de répétiteur en astronomie à l'École polytechnique.
Ce choix décidera de sa carrière future, qui culminera avec la découverte de Neptune.
Honoré par le pays tout entier, le jeune homme tâte de la politique en se faisant élire député de la Manche en 1849. Faute de briller à l'Assemblée, il succède en 1854 à François Arago à la direction de l'Observatoire de Paris.
Cette même année, durant la guerre de Crimée, une tempête surprend la flotte alliée de mer Noire et la décime.
Le Verrier reconstitue son trajet grâce aux observations de ses correspondants européens et comprend que la route de ces phénomènes atmosphériques est prévisible.
C'est ainsi qu'il met en place le premier réseau d'observation météorologique, avec des stations reliées par le télégraphe électrique.
D'abord national puis international, le réseau permet d'alerter les marins sur les dangers météorologiques.
Le génial astronome se signale toutefois à l'Observatoire par un comportement excessivement autoritaire, ce qui lui vaut d'être congédié en 1870... et réintégré deux ans plus tard.
Il poursuivra infatigablement ses travaux jusqu'à sa mort le 1er septembre 1877.
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Vladimir Jankélévitch (/vladimiʁ ʒɑ̃kelevitʃ/), né le 31 août 1903 à Bourges et mort le 6 juin 1985 à Paris, est un philosophe et musicologue français.
Biographie
Vladimir Jankélévitch naît de parents intellectuels russes ashkénazes qui ont fui les pogroms. Il est naturalisé français à l'âge de un an. Son père, Samuel Jankélévitch, est un médecin otorhinolaryngologue, qui est un des premiers traducteurs de Sigmund Freud en France. Également traducteur de Hegel et Schelling, il publie des articles dans les revues de philosophie.
En 1922, Vladimir Jankélévitch entre à l'École normale supérieure, où il étudie la philosophie ; il y a pour maître Léon Brunschvicg (1869-1944). En 1923, il rencontre Henri Bergson, avec qui il entretient une correspondance.
Reçu premier à l’agrégation de philosophie en 1926 , Jankélévitch part pour l'Institut français de Prague l'année suivante. Il y enseigne jusqu'en 1932 et rédige une thèse sur Schelling. De retour en France, il enseigne au lycée Malherbe de Caen, puis au lycée du Parc de Lyon avant d'intégrer l'université de Toulouse en 1936, puis celle de Lille en 1938 en tant que professeur de philosophie morale.
Sous-lieutenant de réserve comme tout normalien à l'époque, il est mobilisé quand la Seconde Guerre mondiale est déclenchée et envoyé au front comme lieutenant d’infanterie. Blessé à l’épaule, il est évacué à Marmande. En janvier 1940, il retourne à Toulouse.
Le 18 juillet 1940, huit jours après la prise du pouvoir par Pétain, il est révoqué de la fonction publique comme n’ayant pas la nationalité française « à titre originaire ». Il enseigne alors à Toulouse sous une fausse identité, les registres de Lille étant inaccessibles à l'administration française depuis que le Nord est en zone Reich. Il est destitué irrévocablement en décembre 1940 en vertu du « statut des juifs ». Poussé dans une clandestinité de tous les instants, il passera les années d'Occupation sous plusieurs identités, dont celle d’André Dumez, des années de peur et de misère matérielle.
Il s'engage aussitôt dans la Résistance en distribuant des tracts et déclare : « Les nazis ne sont des hommes que par hasard ». Il dira, contre Sartre, que là était le vrai moment de s'engager, et qu'alors, faire de la morale, ce n'était pas écrire un Cahier pour une morale ou rédiger un Traité des vertus, comme il le fera plus tard, mais distribuer des tracts en pleine rue au péril de sa vie. Pour lui, la morale consiste à s'engager, « non à effectuer une tournée de conférences au cours desquelles on s'engage à s'engager ». Des armes sont trouvées chez lui en janvier 1941. Une intervention de Léon Brunschvicg auprès de Jérôme Carcopino, directeur de l'École normale supérieure devenu en février 1941 secrétaire d’État à l'Éducation nationale dans le gouvernement Darlan, le met à l'abri des poursuites : ce ne serait que pour se défendre.
Pour survivre, Vladimir Jankélévitch enseigne à la pige dans des écoles privées de « bachotage ». Au Café du Capitole, des étudiants résistants viennent écouter ses discours philosophiques, prêts à user de leurs armes au cas où une rafle se produirait. En 1943, il intègre un réseau de la Résistance, le groupe Étoile du Mouvement national contre le racisme (MNCR), dont certains membres constituent aussi le Front national universitaire (FNU). Il y participe au « travail allemand » en rédigeant des tracts en russe appelant les prisonniers soviétiques enrôlés de force dans la Wehrmacht à déserter.
Sa sœur Ida (1898-1982) épouse le poète Jean Cassou. Il réussit à faire venir toute sa famille à Toulouse, où Jean Cassou deviendra commissaire de la République en juin 1944. Il reçoit l'aide du recteur de l'Institut catholique de Toulouse, Mgr Bruno de Solages, ainsi que des francs-maçons, notamment la famille de Henri Caillavet. Il rejoint alors les réseaux catholiques de la Résistance.
Il retrouve en octobre 1947 son poste de professeur à la Faculté de Lille. De 1951 à 1979, il est titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne. Il est fait docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles en 1965. À la Sorbonne, en mai 1968, il épouse « corps et âme l'insurrection étudiante ».
En 1979, lors des États généraux de la philosophie qui se sont tenus à la Sorbonne, il a puissamment contribué, avec Jacques Derrida, à sauver l'enseignement de la philosophie en classe de terminale en France.
Il meurt à Paris le 6 juin 1985 et est inhumé au Nouveau Cimetière de Châtenay-Malabry, Division 3, allée E. Sa seconde épouse, née Lucienne Lanusse le 28 décembre 1911, est décédée le 13 novembre 2007 à Paris.
Source : Wikipedia
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Geertruida Wijsmuller-Meijer, née le 21 avril 1896 à Alkmaar, morte le 30 août 1978 à Amsterdam, est une résistante néerlandaise qui a sauvé un grand nombre d'enfants et adultes juifs avant et pendant la Seconde Guerre mondiale. Avec d'autres personnes ayant participé au transport d'enfants, elle a sauvé la vie de plus de 10 000 enfants juifs fuyant l'antisémitisme, notamment en organisant des convois emmenant les enfants par train ou bateau vers des pays plus sûrs. Elle est reconnue comme Juste parmi les Nations par le Yad Vashem.
Biographie
Geertruida Meijer, appelée « Truus » dans sa famille, est née en 1896 dans la ville d'Alkmaar. Elle est l'aînée des enfants de Jacob Meijer, employé dans une pharmacie, et de Hendrika Boer, couturière. Elle fréquente pendant deux ans l'École de commerce, sans succès ; ses professeurs la décrivent d'abord comme un « cas désespéré », « même si elle est diligente », puis sa situation s'améliore progressivement. En 1913, la famille déménage à Amsterdam. Ses parents lui apprennent à prendre la défense des autres et, après la Première Guerre mondiale, lui donnent l'exemple en aidant les personnes sans ressources et en recueillant un jeune autrichien sans-abri.
Début de carrière et bénévolat social .
L'année suivante, elle obtient son premier emploi, dans une banque. Elle y rencontre son futur mari, le banquier J.F. (Joop) Wijsmuller. Ils se marient en 1922, puis s'installent sur le Nassaukade. Après son mariage, Geertruida Wijsmuller arrête de travailler. Quand il s'avère qu'ils n'auront pas d'enfants, elle s'investit dans le travail social. Son mari la soutient dans ses œuvres. À partir de 1933, ils sont aidés par une gouvernante, Cietje Hackmann, qui gère la maison et s'occupe des enfants accueillis pendant les absences de Geertruida Wijsmuller.
Geertruida Wijsmuller occupe plusieurs postes bénévoles d'assistante sociale. Elle est ainsi coordonnatrice d'une association d'aide à domicile et administratrice d'une garderie pour les enfants de femmes actives. À partir de 1939, elle participe au conseil d'administration de Beatrix-Oord, un sanatorium d'Amsterdam, qu'elle fera plus tard transformer en hôpital général. Elle fait partie de l'association Vereeniging voor Vrouwenbelangen en Gelijk Staatsburgerschap (« Association pour les intérêts des femmes et pour l'égalité de citoyenneté »), et elle en rencontre la présidente Mies Boissevain-van Lennep, qui deviendra elle aussi résistante.
En plus de cela, Geertruida Wijsmuller se présente aux élections du conseil municipal d'Amsterdam en 1935, en sixième position sur la liste des candidats libéraux. En raison des menaces de guerre, elle fonde en 1938 le Korps Vrouwelijke Vrijwilligers (KVV, « Corps des volontaires féminines »), qu'elle dirige depuis son domicile. Elle bénéficie rapidement d'un vaste réseau de correspondants.
Premiers sauvetages .
À partir de 1933, Geertruida Wijsmuller se rend régulièrement en Allemagne pour y chercher des membres des familles juives qu'elle connaît et les amener en sécurité aux Pays-Bas, et continue à le faire pendant de nombreuses années. Après la Nuit de Cristal en 1938, elle est informée d'une rumeur signalant que des enfants juifs errent sans surveillance dans les bois ; elle part à la frontière germano-néerlandaise pour voir ce qui s'y passe, rencontre un garçon polonais parlant yiddish, lui fait passer clandestinement la frontière sous ses jupes et l'emmène à Amsterdam.
Elle retourne en Allemagne le 17 novembre 1938 pour emmener un premier groupe de six enfants, en les accompagnant de la salle d'attente du consulat néerlandais jusqu'au train. Les douaniers allemands voulurent les faire sortir du train ; mais Geertruida Wijsmuller ayant remarqué que la princesse Juliana est à proximité, elle dit aux enfants de se recoiffer pour les présenter tous les six à la princesse, ce qui fait renoncer les douaniers n'osant plus intervenir.
Rencontre avec Eichmann, décembre 1938 .
Le gouvernement britannique décide en novembre 1938 d'autoriser les enfants juifs de moins de 17 ans en provenance des pays nazis à entrer au Royaume-Uni pour un séjour temporaire. Diverses organisations commencent à œuvrer ensemble au sein du Mouvement des enfants réfugiés (RCM) pour prendre soin de ces enfants.
Geertruide Wijsmuller reçoit le 2 décembre la demande de se rendre au Comité néerlandais des enfants nouvellement créé à Amsterdam. Lors de cette visite, elle rencontre l'Anglais Norman Bentwich, qui lui demande d'aller à Vienne pour rencontrer un certain Dr Eichner, qu'ils croyaient être le nom d'Adolf Eichmann. Elle part le même jour pour Vienne.
Adolf Eichmann est alors le responsable nazi de l'émigration forcée des Juifs. On pensait que Geertruide Wijsmuller, en tant que femme non juive, pourrait obtenir la permission des nazis pour que les enfants se rendent en Grande-Bretagne. Eichmann s'emporta contre elle, mais elle resta imperturbable. Elle lui dit pourquoi elle était venue. « Incroyable, si purement aryenne et si folle ! », dit Eichmann. Il répond en lui permettant de faire le voyage avec 600 enfants, à condition que ce soit le samedi suivant, le jour du sabbat, seulement cinq jours après, une date rapprochée qu'il ne pensait pas qu'elle pourrait respecter.
Elle réserve d'abord à la gare les trains nécessaires. Ensuite, les parents, les organisations juives et Geertruide Wijsmuller réussissent à faire quitter Vienne à 600 enfants le 10 décembre. Le trajet de Vienne à Hoek van Holland dure environ 30 heures. Cent des enfants sont hébergés aux Pays-Bas, et 500 autres sont emmenés en Grande-Bretagne. En Angleterre, Geertruide Wijsmuller prend contact avec Lola Hahn-Warburg, présidente du RCM, qui lui dit avec étonnement : « mais vous n'avez été envoyée que pour parler ? »lorsque Geertruide Wijsmuller arrive avec les 600 enfants. Elle contacte aussi d'autres personnes. Aux Pays-Bas, elle coopère avec l'assistante sociale Gertrude van Tijn du Comité pour les réfugiés juifs, avec Mies Boissevain-van Lennep et avec bien d'autres personnes.
Les actions énergiques de Geertruide Wijsmullers sont motivées par ses souvenirs de Vienne, où elle a vu les Juifs maltraités de façon dégradante. Mais aux Pays-Bas, personne n'avait voulu croire ce qu'elle avait vu.
Transports d'enfants, décembre 1938 - septembre 1939 .
Jusqu'au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939, Geertruide Wijsmuller continue à organiser des transports d'enfants, jusqu'à 17 ans, en partant de l'Allemagne nazie et des territoires annexés, pour les emmener surtout en Grande-Bretagne, mais aussi vers les Pays-Bas, la Belgique et la France. Les trains du sud-est arrivent via Emmerich les mardis et mercredis ; les trains du nord-est passent par Bentheim le jeudi .
Après le premier grand voyage, les transports suivants s'organisent de façon plus structurée, avec un maximum de 150 enfants par voyage. Plusieurs fois par semaine, Geertruide Wijsmuller part en Allemagne et dans les territoires occupés par les nazis pour récupérer des enfants et préparer sur place les opérations avec les autres participants.
Les enfants sont autorisés à emporter une valise et 10 marks allemands mais aucune photo ni objet de valeur. La plupart du temps, sans que ce soit toujours permis, des accompagnateurs juifs peuvent voyager avec les enfants jusqu'à la frontière britannique, à condition que ces accompagnateurs reviennent tous, sinon les transports auraient pris fin.
C'est une opération exceptionnelle menée avec la collaboration de parents, d'accompagnateurs et d'associations de bénévoles dans de nombreux pays et villes. Ce sont principalement les femmes qui s'occupent du voyage et de l'hébergement des enfants.
Geertruida Wijsmuller est convaincue de l'urgence de ces transports et donne l'impulsion à ces évacuations, surnommées « Kindertransporte ». Elle entretient des contacts avec l'ensemble des acteurs impliqués dans plusieurs pays, les principaux comités étant à Vienne, à Hambourg, à Francfort et à Berlin, ainsi qu'à partir de mars 1939 à Prague et à Dantzig. Les compagnies ferroviaires et maritimes sont également impliquées.
Elle emporte toujours dans son sac à main une brosse à dents, du savon et une serviette, pour être toujours prête à un nouveau voyage. Elle s'occupe des documents officiels lors des voyages. Elle fait en sorte que la police des frontières et les contrôles douaniers soient effectués autant que possible avant la frontière, et sous sa direction ou celle de l'une des autres bénévoles néerlandaises, pour éviter les retards.
Le 24 août 1939, elle est accueillie à la frontière par une délégation de la Gestapo avec fanfare. Elle est obligée de célébrer avec eux son cinquantième franchissement de la frontière à Bentheim.
Selon Geertruida Wijsmuller, le succès de l'opération est surtout dû aux comités juifs de Vienne, Francfort, Hambourg, Berlin et Breslau, et ensuite de Prague, Dantzig et Riga. C'est un miracle de maîtrise de soi à ses yeux, car elle se rend compte combien les gens devaient avoir peur d'envoyer leurs enfants dans d'autres pays.
D'autres personnes ont organisé des transports similaires, comme Nicholas Winton et Recha Freier. Au total, 10 000 enfants jusqu'à 17 ans ont été sauvés d'une mort certaine en étant transportés par la route à travers les Pays-Bas vers la Grande-Bretagne. Environ 1 800 enfants réfugiés de pays nazis sont restés aux Pays-Bas.
Le déclenchement de la guerre entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne en septembre 1939 interrompt ces transports, les frontières avec le Royaume-Uni étant fermées.
Hébergement des enfants dans la Burgerweeshuis, mars 1939 .
Geertuide Wijsmuller devient en mars 1939 membre du conseil d'administration de l'orphelinat d'Amsterdam Burgerweeshuis (aujourd'hui le musée d'Amsterdam), qui commence à accueillir les enfants réfugiés. Elle et son mari s'impliquent beaucoup pour ces enfants qui arrivent en petits groupes pour passer la nuit chez eux. Joop Wijsmuller les emmène faire des sorties, par exemple à Artis, le zoo d'Amsterdam. Les enfants appellent Geertruide Wijsmuller « Tante Truus ».
Navires de réfugiés, juin - juillet 1939 .
Des négociations internationales ont lieu à Anvers en juin 1939 entre pays européens au sujet de la répartition de près d'un millier de réfugiés juifs à bord du paquebot Saint Louis, dont le débarquement a été refusé à Cuba, aux États-Unis et au Canada. Geertruida Wijsmuller participe aux négociations comme membre de la délégation néerlandaise, elle monte à bord du navire et accueille 181 réfugiés aux Pays-Bas. Le mois suivant, elle participe au départ d'enfants à bord du cargo Dora qui accoste en Palestine alors sous mandat britannique, avec ses 450 réfugiés.
Derniers voyages à partir de la frontière allemande, septembre - décembre 1939 .
La mobilisation pour la guerre perturbe fortement le trafic ferroviaire ; la frontière de Bentheim en Allemagne est fermée. Geertruida Wijsmuller apprend le 31 août 1939 qu'un groupe d'enfants de la Youth Aliyah est bloqué à Clèves. Elle prépare alors les documents de voyage, récupère les enfants et les emmène dans des bus jusqu'au bateau à Hoek van Holland.
Elle reçoit le 1er septembre un appel téléphonique d'Allemagne, l'informant que des garçons orthodoxes sont bloqués en gare de Clèves. Les chemins de fer néerlandais organisent pour elle un train composé de wagons-restaurants. À la gare de Clèves, elle trouve aussi un groupe de 300 hommes orthodoxes de Galicie. Elle dit aux Allemands qu'« après tout, ce sont aussi des garçons » et elle obtient pour eux aussi la permission de partir. C'est le dernier groupe à quitter le territoire nazi, ils partent pour l'Angleterre via Flessingue.
En novembre et décembre 1939, elle rassemble légalement des réfugiés juifs à Bentheim, venant de Vienne et d'ailleurs, ayant des papiers pour l'Amérique. Ils partent de Rotterdam avec la Holland America Line.
Voyages en Angleterre et dans le sud de la France, septembre 1939 - mai 1940 .
De septembre 1939 à mai 1940, Geertuida Wijsmuller aide des enfants et des adultes juifs bloqués aux Pays-Bas, en Belgique, au Danemark et en Suède. Elle les accompagne et voyage avec eux jusqu'en Angleterre et dans des régions faiblement peuplées de la France et de l'Espagne. Au Danemark, elle organise un avion et de l'essence pour emmener les réfugiés. Elle accompagne les réfugiés pour prendre l'avion jusqu'à Amsterdam puis vers l'Angleterre, et en train jusqu'à Marseille. Pour chaque voyage, elle établit les documents nécessaires, difficiles à obtenir.
Geertruida Wijsmuller est décrite comme une organisatrice de voyages née , capable de rassurer les réfugiés et de dénicher tous les enfants talentueux à bord pour chanter, pour des récitations et pour de petits spectacles pendant le long voyage en train. De Marseille, les réfugiés partent en bateau pour essayer d'atteindre la Palestine, alors sous mandat britannique.
En novembre 1939, Geertruida Wijsmuller est arrêtée et malmenée par les Français à Marseille, la soupçonnant d'être une espionne allemande très recherchée, appelée « Erika ». Elle est relâchée faute de preuves.
Les enfants de l'orphelinat Burgerweeshuis .
Le 10 mai 1940, Geertruida Wijsmuller se trouve à Paris pour emmener un enfant lorsqu'elle apprend l'invasion des Pays-Bas par l'Allemagne. Dans les trois jours qui suivent, elle retourne à Amsterdam où elle est immédiatement arrêtée et interrogée par la police néerlandaise, soupçonnée d'espionnage. Après sa libération, elle se rend à l'orphelinat Burgerweeshuis pour voir les enfants. Le commandant de la garnison locale lui transmet une demande de Londres pour organiser le voyage aussi rapide que possible des enfants juifs de l'orphelinat jusqu'à la ville côtière d'IJmuiden pour qu'ils puissent prendre à temps un bateau pour l'Angleterre.
Geertruida Wijsmuller emmène alors autant d'enfants qu'elle peut, amenant un total de 74 enfants au tout dernier bateau à quitter le port, le SS Bodegraven. Quelques minutes plus tard, le gouvernement néerlandais se rend. Le Bodegraven navigue vers l'Angleterre, mais en raison de la nationalité allemande des enfants, ils ne sont d'abord pas autorisés à débarquer. Finalement, le navire peut accoster le 19 mai à Liverpool.
Ces enfants passent ensuite la guerre dans des familles d'accueil et dans diverses institutions en Angleterre. Geertruida Wijsmuller décide de rester aux Pays-Bas. Elle veut être avec son mari et se rend compte en plus de tout le travail qu'elle peut y faire .
Mai 1940-1943, aide accrue en période de guerre
Après la capitulation des Pays-Bas, Geertruida Wijsmuller part à Bruxelles où elle consulte la Croix-Rouge belge et le Comité belge des enfants. Elle prend aussi contact à Paris avec la Croix-Rouge française et avec l'Œuvre de secours aux Enfants (OSE), association juive d'aide à l'enfance. Pendant cette période, Geertruida Wijsmuller se consacre à réunir les familles. Elle emmène les enfants chez leurs parents qui s'étaient enfuis en Belgique et en France. Au retour, elle remmène avec elle des enfants dont les parents sont restés aux Pays-Bas. Elle emmène parfois des enfants chez leurs parents en Allemagne. Elle place les nouveaux-nés de femmes juives dans des familles sûres, peu de temps après la naissance. À Bruxelles, elle contacte Benno M. Nijkerk, homme d'affaires néerlando-belge. Ils conviennent d'emmener autant d'enfants que possible vers le sud, légalement ou illégalement.
Benno M. Nijkerk fait fabriquer de fausses cartes d'identité à Bruxelles. Il était le trésorier du « Comité de Défense des Juifs », un groupe de résistance juive belge. Plus tard, il devient membre de « Dutch-Paris », un réseau clandestin de la résistance hollandaise, belge et française. Il fait passer en contrebande de fausses cartes d'identité, avec des informations sur les possibilités d'évacuation vers la Hollande. Il continue cette activité au moins jusqu'en 1943.
En juin 1943, Geertruida Wijsmuller effectue son dernier trajet avec des enfants juifs vers la frontière espagnole .
Aide à la Croix-Rouge d'Amsterdam en France, jusqu'en mars 1941 .
Avec la Croix-Rouge d'Amsterdam, Geertruida Wijsmuller transporte de la nourriture et des médicaments jusqu'aux camps d'internement de Gurs et de Saint-Cyprien dans le sud de la France. Le financement est en partie assuré par elle-même. Elle a obtenu les permis de voyage et de passage allemands requis par Amsterdam et la Croix-Rouge belge. Elle emmène autant d'enfants juifs que possible et les fait passer clandestinement en France ou en Espagne. Cette aide se termine en février 1941, lorsque la Croix-Rouge néerlandaise met fin à ses autorisations de voyage après des critiques de Geerrtruida Wijsmuller à propos de leur représentant à Paris.
Voyages vers l'Espagne de fin 1941 à juin 1942 .
De mai 1941 à juin 1942, Geertruida Wijsmuller s'implique auprès des réfugiés pour l'agence Hoymans & Schuurman et d'autres parties prenantes. À la demande des SS, Geertruida Wijsmuller sert de liaison entre les SS, les juifs hollandais et l'agence. Elle accompagne des groupes ayant encore l'autorisation des nazis – moyennant finance – pour quitter l'Europe via l'Espagne et le Portugal. La condition de la coopération de Geertruida Wijsmullers est que les enfants juifs puissent voyager gratuitement. Elle aide alors à mettre environ 150 personnes en sécurité. Les voyages en Espagne se sont poursuivis après mai 1942. Grâce aux efforts de plusieurs personnes impliquées, un total de 341 personnes ont ainsi échappé aux nazis.
Contacts avec les nazis .
Avec les nazis, Geertruida Wijsmuller a des contacts à tous les niveaux de la hiérarchie. Elle les utilise quand elle veut obtenir quelque chose d'eux. Par exemple, elle a obtenu des documents de voyage permettant aux enfants juifs de quitter le pays, grâce à un employé de la Gestapo qui croyait que les enfants étaient avec leurs parents, et qui l'avait connue lorsqu'il était fonctionnaire aux frontières lors du "Kindertransport".
En mai 1941, le SS Rajakowitsch l'appela à La Haye. Elle devait écrire ce qu'elle faisait et arrêter son aide. Sinon, ce serait terminé pour elle. Geertruida Wijsmuller a feint son ignorance, et de ne pas comprendre la gravité de la situation.
Geertruida Wijsmuller a plus tard remercié des officiers allemands pour l'avoir aidée dans des situations difficiles.
Aide aux soldats français, 1941-1942 .
De 1941 à juin 1942, Geertruida Wijsmuller organise l'aide aux soldats français voulant s'échapper. À la demande de Benno M. Nijkerk, elle contacte un Allemand juste de l'autre côté de la frontière néerlandaise. Elle participe à la fourniture de vêtements civils, met en place un sortie de secours et un abri à Nispen. Là, les soldats devaient dire qu'ils étaient de « Madame Odi », le pseudonyme de Geertruida Wijsmuller .
Arrestation, mai 1942 .
En mai 1942, Geertruida Wijsmuller est arrêtée et placé en détention dans la prison de l'Amstelveenseweg à Amsterdam. La Gestapo la soupçonne d'aider les réfugiés juifs à fuir les Pays-Bas vers la France et la Suisse. Un groupe de juifs et les gens qui les cachaient ont été arrêtés à Nispen. Geertruida Wijsmuller leur avait fourni de faux papiers d'identité et des filières d'évacuation, qu'elle avait envoyés clandestinement de Bruxelles aux Pays-Bas. Mais les réfugiés ne connaissaient que son pseudonyme « Madame Odi ». Son mari est venu plaider son innocence auprès des nazis. Geertruida Wijsmuller est libérée après quelques jours, pour manque de preuves. Elle reste cependant en contact avec Benno M. Nijkerk, mais à la fin de 1943, voyager à l'étranger devient impossible.
1942-1944, aide alimentaire et colis de nourriture .
Depuis 1942, Geertruida Wijsmuller est aussi membre du Groupe 2000, un groupe de résistance dirigé par Jacoba van Tongeren, responsable de la Croix-Rouge, qui se concentre surtout sur l'envoi de colis de nourriture. Tous les enfants du camp de Westerbork reçoivent un colis à Noël 1943. Dans ce cadre, Geertruida Wijsmuller travaille trois jours par semaine avec d'autres dans la Nouvelle église d'Amsterdam pour préparer et envoyer des colis de nourriture. Ils les envoient d'abord aux détenus de Westerbork, et de février à septembre 1944 aux internés des camps de concentration de Bergen-Belsen et de Theresienstadt. Au total, 7 000 colis ont été envoyés nominativement. Selon les témoignages, c'est grâce à Geertruida Wijsmuller que ces envois ont pris une telle ampleur. Les gens lui apportent même chez elle de la nourriture à distribuer. Un marchand d'œufs de Landsmeer lui apporte environ 1 000 œufs de canard chaque semaine. Geertruida Wijsmuller les livre ensuite aux maisons de retraite et aux hôpitaux de la ville. Elle appelle cette œuvre son « entreprise alimentaire ».
Les enfants de Westerbork .
septembre 1944
En septembre 1944, Geertruida Wijsmuller découvre que cinquante « orphelins » (enfants juifs emmenés sans leurs parents) de Westerbork doivent être déportés. Elle avait régulièrement apporté de la nourriture à un certain nombre de ces enfants à une maison de détention à Amsterdam. Alarmée par cette nouvelle, elle se rend chez les nazis. Elle leur affirme qu'elle sait que ces enfants ne sont pas juifs, mais nés de mères néerlandaises non juives et de soldats allemands. Selon la loi, ces enfants sont néerlandais. Pour prouver son point de vue, elle montre un texte de loi néerlandais qu'elle avait elle-même fabriqué. Elle insiste sur un « traitement spécial » pour ces enfants. Les enfants sont emmenés au camp de Theresienstadt, mais ils y restent en groupe et en sont revenus après la guerre.
1944-1945, famine alimentaire .
La famine de 1944 aux Pays-Bas devient un problème vital dans les villes néerlandaises. Lorsqu'il n'est plus possible d'envoyer des colis de nourriture dans les camps, Geertruida Wijsmuller, comme membre d'un groupe interconfessionnel, organise l'évacuation de 6 649 enfants affamés d'Amsterdam à travers l'IJsselmeer vers la campagne. Les enfants peuvent alors s'y rétablir et récupérer.
Le 7 avril 1945, la police d'Amsterdam informe Geertruida Wijsmuller que 120 soldats alliés sont détenus dans un monastère à Aalsmeer, et qu'ils vont mal. Voulant les aider, Wijsmuller se rend en bicyclette à Aalsmeer, la première fois avec des médicaments, et réussit à y entrer. Elle menace les Allemands, leur disant qu'ils pourraient être inculpés après la guerre. Immédiatement après la capitulation de l'Allemagne, Geertruida Wijsmuller chercha le contact avec les Allemands à Utrecht, qui la connaissaient par son surnom « die verrückte Frau Wijsmuller »(« la folle Mme Wijsmuller ») en raison de son aide aux Juifs. Ils en ont référé aux Canadiens à Hilversum, qui ont envoyé des voitures, et Geertruida Wijsmuller leur confia les soldats.
Seconde Guerre mondiale .
Après la guerre, Geertruida Wijsmuller retrouve les enfants déplacés en Allemagne, en tant que membre numéro 1 du KVV et comme envoyée de l'UNRRA, un des organismes précurseurs de l'ONU. Elle continue en organisant des voyages en Angleterre, en Suisse et au Danemark d'enfants sous-alimentés originaires des Pays-Bas . De 1945 à 1966, elle est membre du conseil municipal d'Amsterdam pour le Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD). Elle s'implique dans le travail social et dans de nombreux projets sociaux aux Pays-Bas et à l'étranger.
Elle siège dans une douzaine de conseils et comités. Elle participe notamment à la création de lieux de travail pour personnes handicapées à Amsterdam et à la fondation d'un hôpital au Suriname. Elle est cofondatrice et membre du conseil d'administration de la Maison Anne Frank. La plupart des enfants juifs ont découvert que leurs parents n'avaient pas survécu à la Shoah, mais certains retrouvent leur famille. Jusqu'à sa mort, Geertruida Wijsmuller reste en contact avec les enfants qu'elle a sauvés, d'Enkhuizen à l'Angleterre et en Israël.
Son mari Joop Wijsmuller meurt le 31 décembre 1964. Elle vit avec sa gouvernante Cietje Hackman, et meurt le 30 août 1978. Elle a fait don de son corps pour la recherche scientifique. Elle est décrite après sa mort comme mère de 1001 enfants, qui s'est donnée la tâche de sauver les enfants juifs. 💐 👏
Misterprof-
30 août 1797 :
Naissance de l' écrivaine Mary Shelley.
Mary Wollstonecraft Godwin est une femme de lettres britannique, romancière, dramaturge, essayiste, biographe et auteure de récits de voyage.
Elle est surtout connue pour son roman Frankenstein ou le Prométhée moderne.
Deuxième enfant de la philosophe féministe, éducatrice et femme de lettres Mary Wollstonecraft et première enfant de l'écrivain politique, philosophe, romancier et journaliste William Godwin, elle perd sa mère, qui meurt de fièvre puerpérale, alors qu'elle-même n'est âgée que de dix jours et Godwin se retrouve seul à élever Mary et sa demi-sœur, Fanny Imlay, née hors mariage de l'union de Mary Wollstonecraft avec le spéculateur Gilbert Imlay.
Il offre à sa fille une éducation riche et l'encourage à adhérer à ses théories politiques libérales.
Son père se remarie quatre ans plus tard, en décembre 1801, et épouse Mary Jane Clairmont, femme instruite, déjà mère de deux enfants (Charles et Claire).
Mary Godwin déteste sa belle-mère, probablement, comme le suggère C. Kegan Paul, biographe de William Godwin au XIXe siècle, parce que cette dernière préfère ses propres enfants.
Les époux Godwin ouvrent une maison d'édition nommée M.J. Godwin, qui vend des livres pour enfants, ainsi que de la papeterie, des cartes et des jeux.
Les affaires ne sont pas cependant florissantes et Godwin est obligé d'emprunter des sommes importantes pour assurer la survie de son entreprise.
En 1809, l'affaire de Godwin est proche de la faillite, et il est sauvé de la prison pour dettes par des admirateurs de sa philosophie tels que Francis Place, qui lui prête de l'argent.
Mary ne suit pas une scolarité régulière, mais son père assure lui-même en partie son instruction, lui enseignant les matières les plus diverses.
Godwin a l'habitude d'offrir à ses enfants des sorties éducatives.
Ils ont accès à sa bibliothèque et côtoient les nombreux intellectuels qui lui rendent visite, comme Samuel Taylor Coleridge, le poète romantique, ou Aaron Burr, ancien vice-président des États-Unis.
Mary reçoit une éducation poussée et rare pour une fille de son époque.
Elle a une gouvernante, un professeur particulier, et lit les manuscrits de son père portant sur l'histoire grecque et romaine pour les enfants.
En 1811, et durant 6 mois, elle est mise en pension à Ramsgate.
En juin 1812, son père envoie Mary faire un séjour dans la famille dissidente du radical William Baxter, près de Dundee en Écosse.
Mary Godwin se plait dans le vaste cadre de la maison des Baxter et dans la compagnie de ses quatre filles, et elle y retournera, à l'été 1813, pour un séjour de dix mois.
En 1814, Mary Godwin entame une liaison avec un homme marié, partisan de son père, Percy Bysshe Shelley.
Accompagné de Claire Clairmont, la fille de la belle-mère de Mary, le couple voyage à travers l'Europe.
Au cours des deux années qui suivent, Mary et Percy affrontent un endettement permanent et la mort de leur fille.
Ils se marient en 1816, après le suicide de la première épouse de Percy.
En 1816, lors d'un séjour près de Genève, Mary Shelley écrit son premier roman, Frankenstein.
En 1818, les Shelley quittent le Royaume-Uni pour l'Italie, où meurent leur deuxième et leur troisième enfant, avant que Mary Shelley ne donne naissance à son fils, Percy Florence Shelley, qui seul survivra.
En 1822, son mari se noie dans le golfe de la Spezia, au cours d'une tempête.
Un an plus tard, Mary Shelley retourne en Angleterre et, dès lors, se consacre entièrement à l'éducation de son fils et à sa carrière d'auteure.
Les dix dernières années de sa vie sont marquées par la maladie.
Elle meurt d'une tumeur du cerveau le 1er février 1851.
