
Capusa06
Éliane Victor, née le 21 octobre 1918 à Paris et morte le 7 mars 2017 dans la même ville, fut, en secondes noces, l'épouse de l'explorateur polaire Paul-Émile Victor. C'est une journaliste française, pionnière à la télévision car productrice de nombreuses émissions consacrées à la vie des femmes.
Biographie
Éliane Victor est née le 21 octobre 1918 à Paris sous l'identité Éliane Decrais. Son grand-père, Albert Decrais (1838-1915), est une figure de la vie politique et diplomatique française du xixe siècle. Après des études de droit, il devient haut fonctionnaire. En 1865, alors âgé de 27 ans, il épouse la fille d’un banquier parisien protestant, avec qui il a trois enfants — dont Jean, le père d’Éliane Victor — qu'ils élèvent dans le protestantisme. En 1871, il est préfet d’Indre-et-Loire, puis des Alpes-Maritimes en 1874, et enfin de Gironde en 1876 (une rue de Mérignac porte son nom). Il démissionne en 1877 en signe de protestation contre le coup de force antiparlementaire du maréchal Mac-Mahon. Il devient ambassadeur à Rome en 1882, à Vienne en 1886 et à Londres en 1893.
Suzanne Laugée, la mère d’Éliane, naît en 1889 et connaît à peine son père (architecte) qui meurt très jeune. Elle est élevée seule par sa mère et entreprend très tôt des études musicales. À sa sortie du Conservatoire, elle commence une carrière de soprano colorature à l’Opéra-Comique de Paris.
Alors qu'il est combattant de la Première Guerre mondiale, Jean Decrais, âgé d’environ 50 ans, déjà marié et père de trois enfants, rencontre Suzanne âgée de 28 ans, lors d’une permission à Tarascon en 1917. Ils se mettent en couple et ont ensuite trois enfants : Éliane en 1918, Monique en 1919 et Jean.
Éliane Decrais voit le jour dans le 17e arrondissement de Paris. Ses parents ne sont pas encore mariés, son père, issu de la bourgeoisie d’État, n'a pas encore divorcé.
Lorsque ses parents se marient, Éliane a sept ans et sa sœur six. Ils emménagent au numéro 9 de la rue Gounod. Sa mère renonce à sa carrière afin de se consacrer à sa famille. Elle transmet sa passion de la musique à ses enfants.
Suzanne donne des leçons de chant à domicile tandis que Jean est rédacteur en chef du Journal des débats ainsi que conseiller à la Cour des comptes .
L’été, la famille loue une villa près de la mer pendant un mois à Arcachon, Bénodet ou Saint-Brevin-les-Pins et, en septembre, les trois enfants et leur mère s’installent à Versailles à l’Hôtel Royal en attendant la rentrée scolaire pendant que Jean Decrais travaille.
En 1936, Éliane, 18 ans et encore lycéenne, épouse Alain Pieyre de Mandiargues (1915-2008), qui en a 21. Il est le frère cadet de l'écrivain André Pieyre de Mandiargues. Éliane entre ainsi dans une grande famille protestante aristocratique où règles et traditions sont de rigueur.
Elle rate son baccalauréat mais entreprend des études de philosophie. Elle a un premier enfant, Geoffroy .
En 1938, à 20 ans, Éliane et son mari sont en vacances à Saint-Véran dans les Hautes-Alpes. Elle y rencontre Paul-Émile Victor, jeune explorateur polaire à la tête d’une escouade de chasseurs alpins, en train de leur démontrer qu’en cas de guerre les traîneaux à chiens peuvent être des moyens de transport utiles.
Elle assiste quelques mois plus tard à l'une des conférences de Paul-Émile Victor sur ses hivernages chez les Eskimos d’Angmassalik sur la côte est du Groenland.
Son époux est mobilisé en tant que sous-officier à la météo à Saint-Cloud et sa belle-mère s’installe à Genève avec le petit Geoffroy qu'Éliane lui a confié.
En 1944, elle héberge, sans connaître leur engagement, un groupe de résistants.
Pendant ce temps, Paul-Émile Victor, lieutenant des American Air Forces dans un escadron aérien en Alaska, est chargé de survoler les terres polaires pour secourir les aviateurs perdus ou blessés dans le Grand Nord.
Fin décembre 1944, il revient en France, demande Éliane en mariage et s’occupe de son divorce. Elle a alors 26 ans.
En 1946, elle laisse son fils, Geoffroy, à son ex-mari et part pour les États-Unis avec Paul-Émile Victor. Ils se marient en Californie, mais ce mariage n’est pas reconnu en France. Ensemble, ils ont ensuite trois enfants : Jean-Christophe, né en 1947, et les jumeaux Daphné et Stéphane.
Lorsqu’ils rentrent à Paris six mois plus tard, Jean Decrais, le père d’Éliane, est mort d’un cancer de la gorge .
Jean-Luc Lagardère prend le contrôle du groupe Hachette, ce qui bouleverse tout. En 1982, à 64 ans, Éliane Victor prend sa retraite, mais continue d'être active pour quelques missions.
En 1990, elle réalise avec Jean-Louis Comolli un documentaire pour la télévision sur Paul-Émile Victor. Paul-Émile Victor, un rêveur dans le siècle est un portrait, mais l’histoire se confond avec celle de l’étude ethnologique et géophysique des pôles, des premières expéditions auprès des Eskimos dans les années 1930 jusqu’à l'engagement de Paul-Emile Victor dans les années 1950 pour préserver le continent antarctique de toute exploitation industrielle.
À l’âge de 80 ans par La Chaîne parlementaire, elle fait le portrait de chacune des femmes députées : Les députées aussi... qui est son dernier projet, diffusé en 2000.
Son premier fils Geoffroy Pieyre de Mandiargues meurt en 2007.
En juin 2008, elle publie chez Grasset son autobiographie, Profession femme.
Le mercredi 17 septembre 2008, Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, lui remet les insignes de commandeur de la Légion d'honneur. En mai 2011, elle est élevée à la dignité de grand officier de l'ordre national du Mérite.
Son deuxième fils, Jean-Christophe Victor, meurt en décembre 2016 ; elle le suit quelques mois plus tard le 7 mars 2017 .
Éliane Victor a été l'amie de Simone de Beauvoir et de Françoise Giroud mais n'a jamais été une féministe militante ; néanmoins son œuvre a nettement contribué à défendre la cause des femmes .
FAE
(12:52) Merci Candide !
"Son père, chimiste d’origine tchèque, est employé dans la recherche de matériel de guerre. Il est dominé par son épouse d’origine germano-roumaine issue de la bourgeoisie catholique, que la jeune Elfriede décrit comme « despotique et paranoïaque ». Elle dit ne s’être jamais libérée du poids de ses « géniteurs », tous deux détestés pour l'avoir privée d'enfance. Elle ne pardonne pas à son père, mort dans un hôpital psychiatrique, de s'être effacé face à une femme castratrice et d'avoir abandonné sa fille, contrainte de se ranger du côté maternel « sous le poids d’un darwinisme écrasant ». Sa mère l’empêche dès ses quatre ans de sortir du foyer et la force à apprendre le français, l’anglais, le piano, l’orgue, le violon, la flûte à bec et l’alto. L'auteur affirme que ce dressage l'a anéantie sur le plan intime mais a nourri sa vocation. La seule concession qu'obtient son père, engagé à gauche, est de faire défiler sa fille pour le rassemblement viennois du 1er mai. Jelinek explique que le seul point de convergence entre ses parents était le goût de la culture, la rhétorique et l'éloquence."
À 18 ans, une crise d'agoraphobie aiguë oblige la jeune Elfriede à rester cloîtrée plus d'un an dans l'appartement familial. Elle profite de cette période pour se plonger dans la lecture de classiques philosophiques et littéraires et la poésie américaine. Elle lit également avec avidité des romans d'horreur et des récits sensationnels (faits divers, histoires criminelles ou sordides) qui alimentent, plus tard, ses créations. Elle regarde également les séries télévisées autrichiennes grand public de « manière presque scientifique ».
Après des études musicales au conservatoire, Jelinek décide de prendre des cours de théâtre et d'histoire de l’art à l’université de Vienne, sans abandonner la musique. Très tôt, la jeune femme nourrit une grande passion pour l’écriture. Au contact des mouvements étudiants, elle franchit le cap et tente de publier ses premiers textes. Sa carrière, lancée dans les années 1970, est émaillée d'incidents. Chaque nouvel ouvrage, qu'elle situe dans une contre-culture et auquel elle donne une couleur de pamphlet et de critique sociale radicale, provoque chahuts et polémiques en Autriche. En 1974, elle s'inscrit au KPÖ, le parti communiste autrichien, en réaction à sa mère, très à droite, qui dit haïr la « racaille gauchiste »."
FAE
"Arthur Rimbaud est un poète français, né le 20 octobre 1854 à Charleville et mort le 10 novembre 1891 à Marseille. Bien que brève, son œuvre poétique est caractérisée par une prodigieuse densité thématique et stylistique, faisant de lui une des figures majeures de la littérature française. Arthur Rimbaud écrit ses premiers poèmes à quinze ans." [. . .]
Capusa06
20 octobre 2011
Kadhafi est tué par ses opposants et l'OTAN .
Mouammar Kadhafi (19 juin 1942, Qasr Abou Hadi ; 20 octobre 2011, Syrte) DRA .
Après quatre décennies de pouvoir sans partage, le dictateur libyen Mouammar Kadhafi voit son autorité contestée par les habitants de Benghazi. La guerre civile s'installe.
Traqué par ses opposants, qui ont reçu l'appui des Occidentaux, le dictateur résiste à Syrte, avec le dernier carré de ses fidèle, jusqu'à ce qu'une attaque aérienne de l'OTAN frappe sa ville natale, le 20 octobre 2011. En fuite et blessé, il est abattu par ses ennemis.
Pour la Libye, cette « libération » est le début d'un cauchemar aussi effroyable que la dictature antérieure, sinon davantage.
Les déboires du « printemps arabe »
Inspirés par l'exemple de la Tunisie, les peuples de l'Égypte, du Yémen, du Bahreïn, de la Syrie et de la Libye se sont soulevés à leur tour. Tandis que les Égyptiens ont pu chasser sans trop de mal le vieil autocrate Hosni Moubarak, il n'en a pas été de même des autres.
Au Bahreïn, petit émirat du Golfe à majorité chiite mais gouverné par un souverain sunnite, la contestation est sauvagement réprimée le 15 mars 2011 avec le concours de l'armée séoudienne.
En Syrie, où les minorités religieuses (chrétiens et Alaouites, musulmans apparentés aux chiites) appréhendent la dictature de la majorité sunnite, le gouvernement alaouite de Bachar El-Assad réprime la rébellion sans état d'âme, entraînant le pays dans le chaos (200 000 morts et plusieurs millions de personnes déplacées ou exilées).
Au Yémen, à la pointe de la péninsule arabique, des immolations par le feu, suivant l'exemple tunisien, débouchent sur de massives manifestations de rues. Le vieux président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, dont 21 à la tête du Yémen réunifié, quitte le pouvoir en février 2012. Son successeur, confronté à une rébellion chiite soutenue par l'Iran, doit s'enfuir en Arabie séoudite. Celle-ci engage aussitôt son armée au Yémen dans une guerre sans merci.
Rien de tel en Libye où une révolte éclate dès le 13 février 2011 à Benghazi, capitale de la Cyrénaïque, province orientale rivale de la Tripolitaine, laquelle demeure grosso modo fidèle à Mouammar Kadhafi. Celui-ci déclenche une véritable guerre contre la rébellion en faisant appel à des mercenaires africains. En suivant la côte méditerranéenne, ses troupes envahissent la Cyrénaïque en multipliant les exactions contre les populations civiles.
Une intervention occidentale mal avisée à Benghazi
En France et à l'ONU, on s'alarme du risque que la population de Benghazi ne soit massacrée en cas de victoire des kadhafistes. Le président français Nicolas Sarkozy se laisse convaincre par l'intellectuel Bernard-Henri Lévy d'intervenir activement. Le 10 mars 2011, il reconnaît le gouvernement rebelle de Benghazi et, le 17 mars 2011, son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé convainc le Conseil de sécurité de l'ONU d'organiser une zone d'exclusion aérienne autour de la capitale de la Cyrénaïque. Ainsi est votée la résolution 1973.
En attendant que les avions de l'OTAN soient opérationnels, l'aviation française donne aussitôt la chasse aux colonnes blindées kadhafistes. Rapidement, l'OTAN déborde le cadre de la mission confiée par l'ONU et traque les kadhafistes jusqu'en Tripolitaine, permettant aux insurgés de lancer une contre-offensive laborieuse mais victorieuse.
La Russie, membre du Conseil de sécurité, qui a autorisé du bout des lèvres l'intervention en Libye, manifeste son irritation devant l'initiative de l'OTAN, qui outrepasse le cadre de sa mission. Ses représentants promettent - mais un peu tard - qu'on ne les y reprendra plus !
Au bout de plusieurs mois de combats indécis et au prix de quelques milliers de morts, les opposants s'emparent de Tripoli. Les Occidentaux rejettent le projet d'une exfiltration du dictateur et de son remplacement par un gouvernement de transition.
En désespoir de cause, Kadhafi quitte Syrte avec un convoi de plusieurs véhicules civils en direction du Niger. Avertis de sa fuite, les alliés disposent sur le parcours des miliciens de l'organisation rebelle Misrata. Des avions de l'OTAN se mettent en chasse du convoi et attaquent celui-ci. Le dictateur se réfugie dans une buse en béton. Il en est extrait par les miliciens de Misrata et sauvagement assassiné.
Fiasco
Après ce succès de la coalition démocratique, l'anarchie s'installe. Les Occidentaux fuient le désordre qu'ils ont contribué à créer. Du fait de l'insécurité générale, la production pétrolière s'effondre de 1,5 million de barils/jour en 2011 à 200 000 en 2014. Le pays devient la proie de chefs de bande locaux qui tentent de s'approprier les ressources pétrolières ou spéculent sur le transit des migrants africains vers l'Europe.
Par ailleurs, les mercenaires africains de l'ancien dictateur, touaregs et autres, se replient vers le désert avec armes et bagages et ne tardent pas à déstabiliser les pays du Sahel, du Mali à la Centrafrique, obligeant la France à intervenir une nouvelle fois en catastrophe.
La chute de Kadhafi restera dans l'Histoire contemporaine comme l'un plus beaux exploits de Gribouille, ce héros de la comtesse de Ségur qui, pour échapper à la pluie, se jetait dans la rivière.
FAE
[. . .] "Jusqu'à l'âge de trois ans, il ne prononce pas un mot, sa famille le croyait muet. À l'école, il semble plutôt se destiner à une carrière scientifique : il passe à seize ans son baccalauréat en sciences. Recalé à cause des oraux d'histoire et de géographie, il est finalement reçu l'année suivante. Il devient alors stagiaire dans la pharmacie de son père qui ambitionne pour lui une succession tranquille, mais qui goûte peu ses expériences et ses faux médicaments et l'envoie étudier à Paris. En fait d'études, Alphonse préfère passer son temps aux terrasses des cafés ou dans le jardin du Luxembourg, et ne se présente pas à l'un des examens de l'école de pharmacie. Son père, s'apercevant que les fréquentations extra-estudiantines de son fils ont pris le pas sur ses études, décide de lui couper les vivres.
Pour subsister, Alphonse Allais s'essaye d'abord à la photographie, sur les traces de son ami Charles Cros, mais ne connaît pas le succès. Il décide alors de s'essayer au métier de journaliste, publiant des chroniques loufoques dans diverses revues parisiennes. Avec ses amis du Quartier latin, il fait aussi partie de plusieurs groupes fantaisistes comme « les Fumistes, « les Hydropathes » ou « les Hirsutes ».
En 1881, après avoir terminé sans succès ses études de pharmacie, il devient collaborateur du journal Le Chat noir, dans lequel il signe pour la première fois en 1883. C'est grâce à ses écrits humoristiques et à ses nouvelles, écrites au jour le jour, qu'il connaît le succès. Il collabore à l'hebdomadaire Le Chat Noir à partir du numéro 4, daté du 4 février 1882, (Feu de paille). En 1885, il fréquente le café-restaurant Au Tambourin au 62, boulevard de Clichy." [. . .]
FAE
"Alphonse Allais, né le 20 octobre 1854 à Honfleur et mort le 28 octobre 1905 à Paris, est un journaliste, écrivain et humoriste français.
Célèbre à la Belle Époque, reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il est notamment renommé pour ses calembours et ses vers holorimes. Il est parfois considéré comme l'un des plus grands conteurs de langue française."
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