
Capusa06
12 octobre 1812 : Décret « de Moscou »
Napoléon Ier réorganise la Comédie-Française par un décret supposé signé à Moscou, le 12 octobre 1812.
En bon communiquant, l'Empereur a voulu ainsi signifier qu'il pouvait garder la tête froide dans une ville en feu à des milliers de kilomètres des Tuileries. Mais l'historien Jean Tulard a montré que le décret a été en fait rédigé à Paris au retour de Russie et sciemment antidaté !
Toujours est-il que la Comédie-Française s'en trouve profondément transformée.
La troupe a été créée en 1680 par une ordonnance du roi Louis XIV prescrivant la fusion des Anciens Compagnons de Molière et des Grands comédiens de l'Hôtel de Bourgogne, deux troupes rivales de l'époque. Par cette ordonnance, la Comédie-Française obtient le monopole du répertoire français, concurrent du théâtre italien alors en vogue.
Napoléon Ier la transforme en une association de comédiens d'une trentaine de sociétaires cooptés, avec mission de sauvegarder l'héritage dramatique français et de l'enrichir avec de nouveaux chefs-d'oeuvre. La célèbre troupe a aujourd'hui plus de pièces à son répertoire et en joue chaque année une soixantaine.
Capusa06
11 octobre 1963
La France pleure Jean Cocteau et Édith Piaf .
Le vendredi 11 octobre 1963, s'éteignait dans sa 74e année le poète et académicien Jean Cocteau (1889-1963). Déjà malade, il avait appris quelques heures plus tard la disparition de sa grande amie, la chanteuse française Édith Piaf (1915-1963), à 48 ans. C'était la fin d'une longue amitié tissée depuis plus de vingt ans...
Le « Poète de tous les Arts »
Écrivain et poète (roman, théâtre, critique), peintre, dessinateur, décorateur, graphiste et céramiste, chorégraphe et cinéaste, Jean Cocteau (1889-1963) est né à Maisons-Laffitte le 5 juillet 1889 au sein d'une famille de la grande bourgeoisie parisienne. Dès l'enfance, il est inspiré par les réceptions musicales de son grand-père et les lectures de contes par sa gouvernante Joséphine .
Malheureusement, très affecté par le suicide de son père, Georges, alors qu'il n'a que 9 ans (1898), il décide d'exorciser cette tragédie qui le minera toute sa vie en découvrant le monde du cirque, de l'illusion et du trompe l'oeil, l'âme créatrice de l'imagination et du rêve. Pour l'anecdote, il oubliera même de se présenter à l'épreuve du baccalauréat au lycée Condorcet puis abandonnera ses études.
Anticonformiste mondain, il fréquente dès l'âge de seize ans (1905) les cercles artistiques parisiens (Marcel Proust, les Daudet, les Rostand, la comtesse de Noailles) et européens (Édith Wharton, la princesse Bibesco, Ezra Pound).
Édouard de Max, célèbre tragédien fasciné par l'écriture du jeune artiste poète, esthète et dandy de 19 ans, organise une matinée théâtrale pour présenter ses oeuvres oniriques (théâtre Fémina, 1908). Avec Maurice Rostand et François Bernouard, Jean Cocteau fonde alors la revue poétique Shéhérazade et publie un recueil de poèmes, La lampe d'Aladin (1909).
Véritable révélation pour lui, c'est en rencontrant le prestigieux Serge de Diaghilev, directeur des Ballets russes pour la création du Sacre du Printemps (Stravinski, 1913), qu'il se montre fervent admirateur et rallie l'avant-garde anticonformiste (« Étonne-moi ») de Montparnasse. Il travaille avec ses amis Picasso, Modigliani, Max Jacob, Apollinaire, Érik Satie (Parade, monté avec Diaghilev, Rome, 1917), Blaise Cendrars, Aragon, Tzara ou André Gide (dit «Androgyde» !), dans toutes les formes d'expressions artistiques.
Réformé durant la guerre, Jean Cocteau est versé dans l'auxiliaire à Paris et engagé comme ambulancier, puis participe aux vols de Roland Garros (Le Cap de Bonne-Espérance, 1919). Sous l'impulsion de son nouveau compagnon et très jeune écrivain Raymond Radiguet (Le Diable au corps, 1923) qui meurt brutalement, il se met à écrire des romans (Le Gendarme incompris, 1921).
À la suite d'une inévitable dépression nerveuse (1924), il commence à s'adonner à l'opium et suit une série de cures de désintoxication.
Pendant l'Occupation, détesté en raison de son homosexualité par le régime collaborationniste de Vichy (Rebatet, Brasillach, Céline), il se lie d'amitié avec l'occupant Arno Breker, sculpteur fétiche d'Adolf Hitler (Salut à Breker dans la revue Comoedia, 23 mai 1942). Il fréquente Karl Hepting, directeur de l'Institut allemandet Ernst Jünger. Parallèlement, il témoigne en faveur de Jean Genet en cour d'assises (1942). Inquiété à la Libération, il est défendu par Genet, Éluard et Aragon.
En sus d'une oeuvre précieuse et prolifique, intrigante et parfois irritante (détesté par André Breton, jalousé par André Gide), cet esthète touche à tout, créateur doué et narcissique, à la palette variée des talents, laisse un journal intime intitulé le Passé défini (1951-1963).
Élu successivement à l'Académie royale de Belgique et à l'Académie française (3 mars 1955 au fauteuil n°31 de Jérôme Tharaud par 17 voix contre 11 à Jérôme Carcopino), il dessine lui-même son épée et fait traduire son discours en argot des prisons avant d'être reçu le 20 octobre 1955 par André Maurois.
«Quand elle est morte... le Poète pleurait»
C'est dans sa retraite de la Maison du Bailli à Milly-la-Forêt que Jean Cocteau -ménagé par sa cuisinière qui connaît parfaitement la fragilité de son état de santé-, apprend la mort quelques heures plus tôt de sa grande amie Edith Piaf qu'il avait fait débuter au théâtre dans sa pièce « Le Bel Indifférent » (1940). Au même moment, à Paris, nombre d'artistes et de personnalités s'étonnent que l'écrivain et académicien, si proche de la chanteuse défunte, mette autant de temps à témoigner ses souvenirs et à lui rendre hommage.
Peu de personnes savent en réalité que, déjà victime de deux crises cardiaques et trop ému, il vient de déclarer à son proche entourage : « C'est le bateau qui achève de couler. C'est ma dernière journée sur cette terre. »
Peu de temps après, il s'éteint à son tour sans avoir eu la force d'écrire l'article que le magazine Paris-Match vient de lui commander pour être publié dès le lendemain de cette si pénible journée. Il repose dans la chapelle Saint-Blaise-des-Simples de Milly-la-Forêt, décorée par ses soins (1959).
Trop facile serait de conclure cet hommage croisé en rappelant au lecteur que, dans tous les kiosques de France et des pays francophones, le Parisien Libéré publia le lendemain un gros titre évocateur du départ crépusculaire de la somnambule du grand public et du funambule du Tout-Paris : « La mort d'Édith Piaf a tué Jean Cocteau ».
Accordons plutôt à ce dernier le mot de la fin : «Vivre me déroute plus que mourir». Mieux encore, laissons à Édith Piaf celui de fredonner l'hymne à l'amour et à son éternel retour :
«Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal
Tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
C'est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé
Balayés pour toujours
Je repars à zéro Car ma vie
Car mes joies
Aujourd'hui
ça commence avec toi...».
Misterprof-
11 octobre 1951 :
Naissance de Jean-Jacques Goldman, auteur-compositeur-interprète français, producteur et guitariste soliste de variété et de pop rock principalement.
Il est le troisième d'une famille de quatre enfants.
Sa mère, Ruth Ambrunn (1922-2008), est juive allemande ; son père, Alter Mojsze Goldman (1909-1988), né à Lublin (Pologne), est un juif polonais.
Communiste, il a participé à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale.
Son frère cadet Robert, né en 1953, est auteur-compositeur sous le pseudo J. Kapler, et sa sœur Évelyne, née en 1950, est médecin.
Il avait également un demi-frère, Pierre Goldman, militant d'extrême gauche très soutenu par de grandes figures telles Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir ou encore Simone Signoret, auteur de trois braquages qu'il a reconnus, et pour lesquels il a été condamné à douze ans de réclusion effectués ; condamné à perpétuité en 1974 pour l'affaire de la pharmacie du boulevard Richard-Lenoir et acquitté en 1976 pour les mêmes faits, il est assassiné en 1979.
Le crime, revendiqué par Honneur de la Police, un mystérieux groupe clandestin d'extrême droite, demeure à ce jour non élucidé.
Alors que ses parents tiennent un magasin d'articles de sport à Montrouge, il passe une enfance assez heureuse mais solitaire, jusqu'à ce qu'il s'ouvre aux autres dans un groupe parisien des Éclaireuses Éclaireurs de France, association laïque du scoutisme français, qu'il fréquente pendant dix ans.
De 1958 à 1968, il prend des cours de piano puis de violon, mais il est surtout passionné par la guitare qu'il a découverte au coin du feu chez les Éclaireurs.
Malgré des études médiocres au collège du Haut-Mesnil à Montrouge puis, à partir de 1966, au lycée parisien François-Villon, il décroche son baccalauréat D avec mention en 1969.
Après un passage en classes préparatoires économiques et commerciales, il intègre en 1970 l'EDHEC, dont il sort en 1973.
En parallèle, il s'inscrit en faculté de sociologie pour deux ans.
Avec son frère Robert, qui est d'ailleurs devenu son manager, il fonde la maison de production JRG10.
À quatorze ans, Jean-Jacques Goldman entre dans la chorale de l'église de Montrouge, les Red Mountain Gospellers, formation musicale dans laquelle il joue du tout nouvel orgue numérique acquis par la paroisse et s'impose rapidement comme le leader.
Ses premiers pas dans un studio d'enregistrement se font en 1966, au sein de ce groupe paroissial constitué de sept membres.
Le disque est auto produit par le père Dufourmantelle, prêtre et directeur de la chorale et vendu à la sortie de la messe.
Les Red Mountain Gospellers enregistrent un 45 tours de gospel complété d’une reprise de Donovan : Colours.
Jean-Jacques, qui a alors 18 ans, y joue de la guitare, de l'harmonica et de l'orgue.
Dans ses années lycée, Jean-Jacques Goldman découvre le rock et les protest songs de Bob Dylan. Il joue comme guitariste dans plusieurs groupes dans les bals et les discothèques.
Il fonde alors The Phalansters dont le nom lui est inspiré par les travaux du philosophe Charles Fourier.
Alex et Chris Gibson, futurs Gibson Brothers, en font partie.
Le groupe se produit même au Golf-Drouot, tremplin du rock français, mais en 1971 il ne survit pas au départ de Jean-Jacques pour Lille où il intègre l'EDHEC.
À cette époque, il se produit dans des foyers d'étudiants et des MJC, interprétant des chansons d'Elton John, du folk et du blues.
En 1975, après avoir effectué l'année précédente son service militaire dans l'armée de l'air, sur la base de Villacoublay, Jean-Jacques Goldman rejoint le groupe Taï Phong, participant à trois albums, dans un style progressive rock, avec des textes en anglais.
Au départ, il ne devait pas chanter avec le groupe, mais remplace le chanteur, alors malade.
Le succès est bientôt au rendez-vous avec la chanson Sister Jane, mixée par Andy Scott, tirée du premier album du groupe.
Il est alors persuadé que l’on peut chanter en français et sort un premier 45 tours en solo qui contient deux titres : C’est pas grave papa et Tu m'as dit, qui passent inaperçus.
En 1977, il sort un deuxième 45 tours comprenant Les Nuits de solitude et Jour bizarre, sans plus de succès.
En 1978, Goldman ne souhaitant pas participer à une tournée de Taï Phong, c’est un nouveau musicien qui est engagé pour le remplacer : Michael Jones, avec qui Goldman collaborera souvent par la suite.
Il sort en revanche un troisième 45 tours en solo avec Back to the City again et Laëtitia.
Les ventes restent médiocres mais le disque obtient une première recension favorable dans la presse spécialisée.
En 1979, Taï Phong se sépare.
Le jeune éditeur Marc Lumbroso repère Jean-Jacques Goldman en 1979 et démarche les maisons de disques pour placer ses chansons en tant qu'auteur-compositeur.
L'échec est sans appel et Goldman racontera plus tard être devenu chanteur par obligation.
En 1981, Lumbroso parvient à lui faire signer un contrat pour cinq albums avec le label Epic. Goldman sort son premier album solo ; il souhaitait l'appeler Démodé,qui deviendra son titre officieux, mais la maison de disques ayant refusé ce titre peu avenant, celui-ci est distribué sans titre, portant seulement le nom du chanteur sur la pochette.
C’est avec la chanson Il suffira d'un signe que Goldman commence à connaître le succès, le single se vendant à 500 000 exemplaires dans l'année.
Le second extrait de l'album, Quelque chose de bizarre, sera toutefois un échec commercial.
Le chanteur envisage encore de tenir le magasin familial Sport 2000 avec son frère Robert en cas de nouvel échec, et continue à y travailler jusqu'en décembre 1982.
En 1982, sa maison de disques, Epic, presse Jean-Jacques Goldman de sortir un autre album ; celui-ci est à nouveau sans titre, la maison de disques ayant refusé celui voulu par le chanteur, Minoritaire, qui deviendra de même le titre officieux, car pas assez positif.
Avec des succès comme Quand la musique est bonne, Comme toi, Au bout de mes rêves ou encore Je ne vous parlerai pas d’elle, l'album se vendra à plus de 900 000 exemplaires.
Fort de ce succès confirmé, il persévère et enregistre son troisième album, qui sort cette fois avec un titre officiel : Positif, choisi par le chanteur en réaction au refus des titres des deux premiers albums jugés négatifs.
L'album, qui contient les tubes Encore un matin, Envole-moi et Long Is the Road, se vend à plus d'un million d'exemplaires.
Pour sa tournée, il fait appel à un musicien qu’il connaît bien : Michael Jones.
C’est à partir de ce moment que la complicité entre les deux artistes commence réellement, alors que les deux se connaissaient depuis les années Taï Phong.
En 1985, le titre Je marche seul atteint la deuxième place du Top 50 et annonce un nouvel album, intitulé Non homologué.
Cet album, vendu à 1,3 million d'exemplaires, contient Je te donne en duo avec Michael Jones, mêlant des paroles en français et en anglais, qui reste huit semaines au sommet du Top 50, Pas toi , La vie par procuration et Famille.
La tournée qui s'ensuit entraîne la sortie du 1er album enregistré en public de l'artiste, dont sera extrait le simple La vie par procuration, lequel s'imposera comme le premier titre enregistré en public à atteindre les sommets du Top 50, se classant deuxième.
C'est au cours de cette tournée que l'on découvre Carole Fredericks, alors choriste de studio.
Cette même année, Jean-Jacques Goldman écrit et compose entièrement l’album Gang, interprété par Johnny Hallyday.
Plusieurs titres de l'opus deviennent des tubes, et des titres majeurs du répertoire du chanteur : Je t'attends, J'oublierai ton nom, Je te promets, Laura et L'Envie.
En 1987, sort le double album Entre gris clair et gris foncé.
Il reprend contact avec Andy Scott pour en assurer la co-production, et le suit pour le reste de sa carrière.
Porté par des tubes comme Elle a fait un bébé toute seule, Puisque tu pars, Il changeait la vie, ou encore Là-bas en duo avec Sirima, l'album se vend à plus de 2 millions d'exemplaires.
Goldman et Sirima enregistreront deux ans plus tard un duo en anglais, I Need To Know, paru sur l'unique album de Sirima.
À la suite de la tournée Entre gris clair et gris foncé, au cours de laquelle Jean-Jacques Goldman met en avant ses musiciens, il publie l'album live Traces, et enchaîne avec la création de l'album suivant.
Lors du processus de création de l'album, ce sont des chansons à plusieurs voix qui s'imposent naturellement.
En 1990, débute une nouvelle phase dans la carrière de l'artiste : il s'entoure de ses amis Carole Fredericks et Michael Jones, et publie un premier album à leurs noms, Fredericks Goldman Jones , simplement dans l'ordre alphabétique, dans une volonté de ne pas se mettre en avant, qui devient par extension le nom du trio.
Le titre initialement envisagé était Récréation, à entendre sous la sonorité Re-création.
L'album, qui contient des succès comme À nos actes manqués, Un, deux, trois, C'est pas d'l'amour ou encore Né en 17 à Leidenstadt, se vend à plus de 2 millions d'exemplaires.
En 1993, paraît l'album Rouge.
Le trio profite de la chute du rideau de fer pour enregistrer une partie de son album à Moscou. Outre la chanson titre, l'album contient les chansons Juste après et Fermer les yeux, et se vend à près de 1,3 million d'exemplaires.
Les tournées du trio Fredericks Goldman Jones alternent des concerts devant plusieurs milliers de personnes au Zénith de Paris et d'autres avec seulement une petite centaine de spectateurs dans des salles de la métropole française.
L'enregistrement qui suit cette deuxième tournée du groupe donne naissance à l'album Du New Morning au Zénith, retraçant les ambiances bien différentes des spectacles.
En 1995 c'est sa première collaboration avec Céline Dion pour D'eux.
En 1997, Jean-Jacques Goldman revient à des mélodies brutes, acoustiques et blues pour son nouvel album solo, En passant, qui connaît à nouveau un grand succès avec des chansons comme Sache que je, On ira, Bonne idée, Quand tu danses et Le coureur.
Album résolument intimiste, il traite en partie des thèmes de l'existence et de l'amour, et comporte quelques allusions personnelles comme dans Les Murailles ou Quand tu danses.
La tournée qui est, elle aussi, beaucoup plus intimiste et plus acoustique que la précédente.
En
En 1997 également, il co-signe Aïcha, le tube de Khaled.
Puis, après une nouvelle collaboration avec Patricia Kaas, il reprend sa carrière solo grâce à l'album En passant, avec les titres On ira, Nos mains et Bonne idée.
En 1998, il signe la quasi-totalité des titres du nouvel album de Céline Dion S'il suffisait d'aimer.
En 2001, Jean-Jacques Goldman se veut un auteur de chansons faites pour danser.
L'album acoustique aux percussions plus recherchées qu'était En passant fait alors place à un disque très simple musicalement, mais avec des arrangements différents pour chaque chanson, chaque nouvelle danse. Zouk, gigue, disco côtoient les traditionnelles ballades du chanteur. L'album se vend à 1,6 million d'exemplaires, soutenu par les titres Ensemble, Tournent les violons, Les Choses, Je voudrais vous revoir ou encore Et l'on n'y peut rien.
Le décès de Carole Fredericks le 7 juin 2001 le marque beaucoup.
En 2002, il rappelle sa troupe de musiciens pour une tournée qui fait l'objet de l'enregistrement en public Un tour ensemble. il s'agit là de la dernière tournée en date et du dernier album à ce jour. Il y rend hommage à Carole Fredericks avec la chanson Juste après.
En 2004, Jean-Jacques Goldman compose une chanson en l'honneur de Michael Jones sur l'album de ce dernier, Le Frère que j'ai choisi.
En fin d'année, sort le single La Chanteuse de bal, chanson écrite et composée par Goldman pour Liane Foly.
Il participe la même année au concert Les vendanges du cœur à Ouveillan et aux Francofolies de la Rochelle où il annonce à ses musiciens que c'est le dernier concert qu'il a effectué avec eux, faisant ainsi ses adieux à la scène.
En 2005, il compose trois titres et deux textes pour l'album de Patrick Fiori, Si on chantait plus fort. En 2006, il signe les paroles de Viens me chercher dans l'album de Garou, et sort en 2007 4 Mots sur un piano, un titre composé et chanté par Goldman, accompagné de Christine Ricol et Patrick Fiori.
En 2009, il écrit pour Calogero le titre C'est dit, adapte deux chansons de Michael Jones (Comme un père et D'hôtel en hôtel) et participe en décembre au concert de Patrick Fiori à Aix-en-Provence.
En 2010, il compose quatre titres et un texte sur le nouvel album de Patrick Fiori, L'Instinct masculin, dont le single Peut-être que peut-être.
En novembre 2010, il interprète La Promesse, en duo avec Grégoire.
En trente ans de carrière, c'est la seconde fois que Goldman interprète un duo sur une chanson originale qu'il n'a ni écrite, ni composée, après Petite Marie en 1993.
En fin d'année, il écrit pour Calogero C'est d'ici que je vous écris, premier extrait du best of de Calogero.
Initialement sollicité pour la composition de la bande originale du long métrage Titeuf, le film, Goldman n'a finalement ni écrit ni composé.
Il a malgré tout eu un rôle clé, puisqu'il a réussi à inciter Zep à composer lui-même la musique, avec l'aide de Robert Goldman, Nicolas Neidhardt et Thierry Blanchard.
On le retrouve tout de même sur le titre Les filles à quoi ça sert ?, accompagné par Bénabar, Francis Cabrel et Alain Souchon.
En janvier 2011, Jean-Jacques Goldman annonce que son retour en solo n'est pas à l'ordre du jour, et qu'aucun album n'est prévu dans les années à venir.
À l'occasion du concert donné par Rockaway à l'Olympia le 15 mai 2011 pour l'association ELA, Goldman interprète Border Song d'Elton John.
Le 21 juillet 2011, il donne un concert à Ouveillan pour Les vendanges du cœur en compagnie de Patrick Fiori, parrain de la manifestation, et de Mickaël Miro.
En novembre 2012, sort un album de reprises intitulé Génération Goldman, à l'initiative du label My Major Company. Vendu à plus 800 000 exemplaires, il devient l'un des albums les plus vendus de la décennie et relance l’intérêt de la jeune génération pour les chansons de Jean-Jacques Goldman. En décembre de la même année, il écrit et compose le single des Enfoirés, Attention au départ.
En décembre 2012, un sondage du journal Le Parisien consacre Jean-Jacques Goldman personnalité préférée des Français parmi un choix de réponses spontanées, et ce malgré la complète absence d'album et de concert depuis une dizaine d'années.
Ce classement est notamment à mettre en parallèle avec la sortie récente de l'album Génération Goldman qui est un grand succès.
En mars 2013, il participe à un clip visant à promouvoir les activités de la communauté de l'Arche, qui accueille des personnes handicapées mentales.
Pour le film Papa Was not a Rolling Stones, il enregistre une version d’Envole-moi en acoustique pure.
On apprend par la réalisatrice qu’il y avait un rôle pour lui mais qu’il l’a refusé.
Début août 2013, Le Journal du dimanche publie le résultat de son classement des 50 personnalités préférées des Français.
Le résultat du sondage le propulse à la première place du classement.
Le 20 juillet 2014, c'est de nouveau à Ouveillan dans l'Aude qu'il vient donner un concert pour les 20 ans des vendanges du coeur en compagnie de Yannick Noah, Patrick Fiori, Pascal Obispo, Tina Arena, Jean-Pierre Mader et son acolyte de toujours, Michael Jones.
En janvier 2016, Jean-Jacques Goldman reste la personnalité préférée des Français pour la 6e fois consécutive.
Après avoir été détrôné par Omar Sy durant plusieurs mois, le chanteur récupère la première place du classement en décembre 2017.
Que ce soit en 2018, en 2019 ou en 2020, il reste à la première place du classement.
Il écrit Chez nous paru sur l'album Promesse, sorti en 2017, de Patrick Fiori en duo avec Soprano.
En 2018, il fait une brève apparition dans le clip d'une chanson qu'il a écrite et composée pour Patrick Fiori, Les gens qu'on aime.
Le 2 septembre 2019, il déclare l'ouverture de la quatrième saison de Quotidien, dont il devient le parrain.
Durant l'été 2021, France Bleu célèbre les 70 ans de Jean-Jacques Goldman et Claire Keim raconte la création de 40 tubes.
Jean-Jacques Goldman est également connu pour son soutien aux œuvres humanitaires, notamment temps mis son talent au profit d'œuvres humanitaires, notamment Chanteurs sans frontières, Les Restos du cœur, Dernier matin d'Asie, Sidaction, Solidarité Asie, Solidarité inondation.
FAE
(13:41) Pour l'anecdote : un de mes merles (semi-apprivoisé) s'appelle Florent, en hommage à Florent Manaudou, car il adore plonger et se baigner. Son comportement est très amusant quand il est au bord de sa "piscine" et observe l'eau . . . Il me réjouit beaucoup ! 😃
Misterprof-
10 octobre 1947 :
Naissance de Francis Perrin, un acteur, scénariste et réalisateur français.
Il est père de Cécile et Fabiola, des jumelles polynésiennes, nées en 1988, adoptées avec Laurence, sa première épouse.
En 2002, il épouse Gersende Dufromentel, étudiante en 3e année au Conservatoire national d'art dramatique de Paris. Ils ont trois enfants, Louis, né en 2002, Clarisse née en 2004 et Baptiste né en 20059,10.
Ses parents, tous deux techniciens du cinéma, ont notamment fait partie de l'équipe technique de tournage des films de Sacha Guitry.
Dans sa jeunesse, il avait un léger bégaiement.
Ancien élève du Conservatoire national supérieur d'art dramatique,promotion 1972, où il remporte trois premier prix de comédie, Francis Perrin est engagé la même année à la Comédie-Française.
Il y reste un an.
Débute alors une riche carrière de comédien, où il interprète de nombreuses fois le répertoire de Molière : Le Malade imaginaire, Le Bourgeois gentilhomme, Les Femmes savantes, Les Fourberies de Scapin…
Il interprète également les œuvres de Georges Feydeau, Eugène Labiche, Jules Romains, Marcel Pagnol…
Il ne quittera plus les scènes de théâtre.
Le cinéma commence aussi à faire appel à lui pour des seconds rôles.
On le remarque en petit ami d'Isabelle Adjani dans La Gifle de Claude Pinoteau, puis chez Claude Lelouch et Philippe de Broca.
En 1980, la télé lui rend hommage avec le téléfilm Antenne à Francis Perrin, où il joue plusieurs rôles comme Perdican, Pierrot et Jean de la lune dans trois films sketches aux côtés de Claude Jade.
En 1981, il tient la vedette du film Le Roi des cons de Claude Confortès.
Il réalise Tête à claques, Le Joli Cœur, puis Ça n'arrive qu'à moi.
De la fin des années 1970 jusqu'au milieu des années 1980, Francis Perrin est populaire en France, il est ainsi par exemple invité à des émissions de variétés ou de divertissements (Collaro show, Champs Élysées…).
Francis Perrin a coécrit et joué dans Le Débutant le rôle de François Veber et dans Ça n'arrive qu'à moi le rôle de François Pépin (en référence au réalisateur Francis Veber qui utilisait à cette époque le nom de François Perrin dans plusieurs de ses films).
Dès la fin des années 1980, il se consacre essentiellement à sa carrière au théâtre.
On le revoit tout de même dans plusieurs téléfilms et en père d'Audrey Tautou dans Thérèse Desqueyroux, dernier film de Claude Miller.
De 1994 à 2001, il devient sociétaire des Grosses Têtes de Philippe Bouvard.
À la radio, on le reconnaît à son léger bégaiement et à son fou rire.
À la télévision, c'est avec la complicité de Sim, qu'il joue de nombreux sketchs tels que le kinésithérapeute, la torture médiévale, le cabinet dentaire…
De 1992 à 2000, il est directeur du théâtre Montansier à Versailles.
En 2001, Francis Perrin rejoint Jean-Claude Brialy comme codirecteur artistique du Festival d'Anjou, puis en est le directeur en 2002 et 2003.
En 2002, il épouse Gersende Dufromentel, étudiante en 3e année au Conservatoire national d'art dramatique de Paris.
Ils ont trois enfants, Louis, né en 2002, Clarisse née en 2004 et Baptiste né en 2005.
Son fils Louis est diagnostiqué autiste dès l'âge de trois ans.
Le comédien s'est engagé personnellement et médiatiquement à promouvoir la méthode qui permet à son fils de se socialiser.
Ce programme dénommé analyse appliquée du comportement a été créé par un médecin norvégien, le Dr Løvaas.
Le comédien a décidé d'utiliser sa notoriété,et le revendique comme tel, pour promouvoir ce traitement comportemental, peu utilisé en France.
Deux reportages ont été diffusés sur France 2 dans l'émission Envoyé spécial qui présentent le témoignage de Francis Perrin et de son épouse sur ce sujet.
En avril 2007, il est promu officier de la Légion d'honneur.
Début avril 2012, le centre Camus de Villeneuve-d'Ascq, parrainé par Francis Perrin est, selon Mediapart, mis en cause par un rapport d'inspection de l'Agence régionale de santé.
En 2012 également, Gersende et Francis Perrin écrivent un livre autobiographique intitulé Louis, pas à pas, publié chez Jean-Claude Lattès, qui raconte l'histoire de leur fils.
L'histoire inspire le scénario du téléfilm Presque comme les autres diffusé sur France 2 le mercredi 30 mars 2016.
De 2013 à 2021, il est le héros de Mongeville, une série télévisée diffusée sur France 3.
Malgré le succès de cette série, la direction de France 3 a décidé de la déprogrammer, et ce ne sont plus que des rediffusions qui sont proposées.
Au théâtre, il crée le spectacle Molière malgré moi, un seul en scène dans lequel il rend hommage à Molière et à sa troupe.
Ce spectacle sera présenté à Paris et en province pendant quatre ans.
Capusa06
10 octobre 1903 : Mise en vente de l'aspirine .
L''aspirine est mise en vente en Allemagne le 10 octobre 1903. C'est l'aboutissement d'une très longue recherche qui remonte aux Sumériens.
Ces derniers avaient observé que l'écorce de saule calmait les douleurs. Le Grec Hippocrate avait validé leur observation mais il avait fallu attendre le XIXe siècle pour découvrir le principe actif à l'origine de cette propriété : l'acide acétylsalicylique.
Le chimiste allemand Felix Hoffmann part en quête d'un composé équivalent mais plus facile à synthétiser. Ce sera l'acide spirique, extrait de la spirée ou reine-des-prés. Le laboratoire Dreser, qui emploie Hoffmann, dépose un brevet à Munich le 6 mars 1899 et confie à l'entreprise Bayer la commercialisation de l'aspirine.
Sitôt sur le marché, ce médicament anti-fièvre et antalgique (atténuateur de la douleur) recueille un immense succès. L'aspirine suscite en Allemagne le développement d'une puissante industrie pharmaceutique. Elle a aussi les honneurs du traité de Versailles (1919), une clause de celui-ci faisant tomber son brevet dans le domaine public (en France exclusivement !).
Dans les années 1950, l'aspirine semble condamnée par l'arrivée d'un nouvel antalgique, le paracétamol. Mais l'on découvre opportunément qu'elle peut aussi prévenir les accidents vasculaires. Et la voilà repartie pour une deuxième vie...
FAE
Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
"Jean-Antoine Watteau, plus connu sous le nom d’Antoine Watteau, né le 10 octobre 1684 à Valenciennes et mort le 18 juillet 1721 à Nogent-sur-Marne, est un peintre français devenu célèbre par ses représentations de « fêtes galantes ». Il est un des créateurs représentants du mouvement rocaille."
Misterprof-
9 octobre 1986 :
Naissance de la nageuse Laure Manaudou.
Laure Manaudou-Frérot est la fille de Jean-Luc Manaudou, employé de banque, joueur et entraîneur de handball, et d'Olga Schippers, d'origine néerlandaise, qui pratique le badminton.
Ses parents se sont rencontrés sur une plage au Cap Fréhel.
Désireux de lui apprendre à nager, ils l'ont inscrite à des cours de natation dès l'âge de 4 ans.
Elle a un grand frère, Nicolas, né un an jour pour jour avant elle, ancien nageur qui est son entraîneur de septembre 2007 à janvier 2008, et un frère cadet, Florent, né en 1990, champion olympique du 50 mètres nage libre aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
De 6 à 14 ans, elle fait partie du club de natation d'Ambérieu-en-Bugey, dans l'Ain, où elle a passé son enfance.
Elle est remarquée par Philippe Lucas, entraîneur marié à une ancienne nageuse de l'équipe de France olympique, qui convainc ses parents de la laisser partir et leur promet d'en faire une championne.
Les premières années, elle part vivre au foyer de son entraîneur à Melun avant de s'installer, à sa majorité, dans un appartement proche de la piscine de Melun.
En 2001, lors des Championnats d'Europe juniors à Malte, elle gagne deux médailles d'argent sur 50 et 100 mètres dos.
L'année suivante, lors des Championnats d'Europe juniors à Linz, en Autriche, elle devient championne d'Europe juniors sur 100 mètres dos et double vice-championne d'Europe sur 50 mètres dos et 200 mètres 4 nages.
En 2003, lors des Championnats de France à Saint-Étienne, elle obtient cinq médailles d'or (400, 800, 1 500 mètres nage libre ; 50 et 100 mètres dos), bat quatre records de France et se qualifie pour les Championnats du monde de Barcelone.
Privée de son entraîneur-mentor, elle obtient des résultats décevants (7e du 50 mètres dos, 11e du 100 mètres dos, 13e du 400 mètres nage libre et 19e du 800 mètres nage libre).
Toutefois, l'année 2003 se clôt sur une médaille de bronze sur 100 mètres dos obtenue lors des Championnats d'Europe en petit bassin à Dublin.
En 2004, lors des Championnats de France à Dunkerque, elle obtient quatre titres nationaux (400 et 800 mètres nage libre ; 50 et 100 mètres dos).
Lors des Championnats d'Europe à Madrid, elle obtient trois médailles d'or (400 mètres nage libre, 100 mètres dos et le relais 4 × 100 mètres 4 nages).
Aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004, elle gagne trois médailles olympiques (médaille d'or sur 400 m nage libre, argent sur 800 m nage libre et bronze sur 100 m dos) et donne à la France sa première médaille d'or dans une épreuve de natation depuis Jean Boiteux à Helsinki en 1952.
En 2005, lors des Championnats de France à Nancy, elle obtient cinq titres nationaux (400, 800, 1 500 mètres nage libre ; 50 et 100 mètres dos).
Aux Championnats du monde à Montréal, elle obtient la médaille d'or sur 400 mètres nage libre. Aux Championnats de France en petit bassin à Chalon-sur-Saône, elle remporte six titres nationaux (400, 800, 1 500 mètres nage libre ; 50, 100 mètres dos ; 200 mètres 4 nages) et bat huit records. Aux Championnats d'Europe en petit bassin à Trieste, elle obtient trois médailles d'or (400, 800 mètres nage libre ; 100 mètres dos) et bat les records mondiaux du 400 mètres (3 min 56 s 79) et du 800 mètres nage libre (8 min 11 s 25).
À la fin de l'année, elle remporte les interclubs avec le CN Melun.
Lors des Championnats de France 2006 à Tours, elle gagne neuf titres nationaux (200, 400, 800, 1 500 mètres nage libre ; 100 et 200 mètres dos ; 200 et 400 mètres 4 nages ; relais 4 × 200 mètres nage libre avec son club de Melun) et bat le 12 mai 2006 le mythique record du monde du 400 mètres nage libre en grand bassin (50 m), qui était détenu depuis les Jeux olympiques de Séoul en 1988 par l'Américaine Janet Evans, l'abaissant de 4 min 3 s 85 à 4 min 3 s 03.
Le 6 août 2006, elle le bat à nouveau lors de la finale des Championnats d'Europe de natation 2006 à Budapest, l'abaissant à 4 min 02 s 13.
Lors de ces Championnats d'Europe, elle obtient en tout sept médailles (4 en or : 400 et 800 mètres nage libre, 100 mètres dos et 200 mètres 4 nages ; 3 en bronze : 200 mètres nage libre, relais 4 × 200 mètres nage libre et 4 × 100 mètres 4 nages), égalant ainsi le record du nombre de titres dans un même Championnat d'Europe détenu par l'Allemande de l'Est Ute Geweniger (1981) et la Hongroise Krisztina Egerszegi (1993).
Elle a été sacrée championne des champions français par le quotidien L'Équipe en 2004, est décorée de la Légion d'honneur, se voit décerner le prix du patriotisme Maurice-Schumann, et le Grand Prix olympique de l'Académie des sports.
En 2006, elle obtient même le Grand Prix général de celle-ci, du plus bel exploit sportif dans le monde, pour ses records du monde du 400 m nage libre battu à deux reprises, titres européens et nationaux.
Un bassin olympique Laure-Manaudou a été inauguré près de son centre d'entraînement de Melun. Par ailleurs Laure, en étroite collaboration avec son équipementier Arena, a lancé le 10 octobre 2005 Catch me if you can, une collection de vêtements de sport frappée du papillon — symbole des « quatre étapes » de sa vie depuis son départ d'Ambérieu-en-Bugey pour Melun —, qu'elle s'est fait tatouer à l'épaule.
Le 12 août 2006, Philippe Lucas annonce son départ du club avec Laure Manaudou pour rejoindre celui de Canet-en-Roussillon : Canet 66 natation.
Elle reprend l'entraînement le 6 septembre 2006.
À l'occasion des championnats du monde de natation 2007 de Melbourne (Australie), elle confirme son statut de favorite en remportant deux médailles d'or sur le 400 mètres nage libre et sur le 200 mètres nage libre (dont elle bat le record du monde), deux médailles d'argent sur le 800 mètres nage libre et le 100 mètres dos et une médaille de bronze au relais féminin 4 × 200 m (avec Alena Popchanka, Sophie Huber et Aurore Mongel) et empoche 122 640 euros de récompense.
Elle est nommée meilleure nageuse de ces championnats du monde avec l'Américain Michael Phelps.
Le 22 mars 2007, François Pinault, fondateur du groupe PPR, a décidé de s'engager personnellement auprès de Laure Manaudou via Artémis, la holding patrimoniale présidée par son fils François-Henri, et de financer la carrière de la nageuse pendant les cinq années à venir.
Le contrat signé porterait sur plusieurs millions d'euros.
Le chiffre d'un million d'euros annuel a été avancé.
Il pourrait être prolongé si la championne olympique et du monde du 400 m nage libre participe aux Jeux olympiques de Londres en 2012.
Le 6 mai 2007, Laure Manaudou décide de se séparer de son entraîneur pour partir s'entraîner en Italie et se rapprocher ainsi de son petit ami d'alors, Luca Marin.
Le 9 mai, lors d'une conférence de presse à Canet-en-Roussillon, elle explique son choix de rejoindre le club turinois de LaPresse Nuoto et qu'elle va essayer de donner un nouvel élan à sa carrière.
Après de multiples tergiversations, la Fédération italienne de natation ayant le 14 mai dit préférer que Laure Manaudou ne s'entraîne pas dans la péninsule, puis ayant finalement déclaré le lendemain être disposée à l'accueillir, Laure Manaudou devrait s'entraîner trois jours par quinzaine à Vérone, soit au même endroit que son petit ami d'alors, tandis que ce dernier s'entraînerait à Turin en alternance, également pendant trois jours une semaine sur deux, information aussitôt démentie par la Federnuoto.
Le 29 mai19, Laure Manaudou, jetée à l'eau par Nicola Febbraro et Leonardo Tumiotto, deux de ses compagnons d'entraînement, est victime d'une fracture au quatrième métatarse du pied gauche, selon un communiqué de son club LaPresse.
Elle ne participe pas aux compétitions de Modène (2-3 juin), Canet-en-Roussillon (9-10 juin) et Monte-Carlo (16-17 juin).
Après sa blessure qui l'avait retenue hors des bassins pendant trois semaines, Laure Manaudou participe aux championnats de France de natation 2007 qui se disputent du 24 au 28 juin à Saint-Raphaël (Var).
Initialement, elle devait s'y aligner sur huit épreuves : les 50 et 100 m dos, les 200, 400, 800 et 1 500 m nage libre, le 200 m 4 nages et le 200 m papillon20 mais choisit de faire l'impasse sur les 1 500 m nage libre et 200 m quatre nages afin d'être à son maximum pour les courses et faciliter la récupération.
Le 24 juin, elle s'impose, non sans difficultés, sur le 800 m nage libre, en 8 min 31 s 26, devant Coralie Balmy (8 min 32 s 01) et Sophie Huber (8 min 32 s 20).
Après ce 43e titre national, Laure Manaudou finit 3e du 200 m papillon (2 min 12 s 73), derrière Aurore Mongel (2 min 10 s 63) et Magali Rousseau (2 min 10 s 87).
Le 25 juin, Laure Manaudou s'impose en finale du 50 m dos, une discipline qui n'a jamais été sa priorité lors des compétitions internationales.
Elle devance Alexandra Putra (29 s 35) et Esther Baron (29 s 43).
Mais elle a échoué, en 28 s 93, à neuf centièmes de son propre record établi en mars à Melbourne22.
Le 26 juin, lors de la troisième journée, elle fait taire ses détracteurs qui critiquaient ses performances, jugées modestes, après sa séparation avec son entraîneur Philippe Lucas et son départ pour s'entraîner en Italie, en remportant, après ses deux médailles d'or (sur le 800 mètres et le 50 mètres dos), le 400 mètres nage libre avec plus de six secondes d'avance sur Coralie Balmy. La championne olympique a signé le temps de 4 min 03 s 38, à seulement 1 s 25 de son propre record du monde, réalisant ainsi sa quatrième meilleure performance sur la distance.
Le 27 juin, Laure Manaudou remporte un 4e titre.
La nageuse de Canet s'est imposée en finale du 200 m nage libre en 1 min 57 s 48.
Elle devance Alena Popchanka et Coralie Balmy.
Le 28 juin, elle remporte deux nouveaux titres : tout d'abord la finale du 100 mètres dos où elle s'impose en 1 min 01 s 22, son dixième temps personnel, performance assez éloignée de son record d'Europe (59 s 87) établi lors de la finale du 100 m dos des Mondiaux 2007 derrière l'Américaine Natalie Coughlin (59 s 44), devançant Esther Baron (1 min 01 s 71) ; puis la finale du relais 4 × 100 m 4 nages avec son club de Canet (4 min 08 s 95 et record de France des clubs).
Ces Championnats de France ont donc vu Laure Manaudou s'imposer sur 200, 400, 800 m nage libre, 50 et 100 m dos pour un total de 47 trophées de championne de France, dont 28 en grand bassin.
Le 6 août 2007, après une participation attendue à l'Open de Paris de natation, Laure Manaudou est licenciée à cause de tensions avec son entraîneur Paolo Penso.
Le 7 août, Jean-Luc Manaudou, le père de Laure Manaudou, annonce dans un entretien accordé au quotidien sportif L'Équipe, que Nicolas Manaudou, frère aîné de Laure et entraîneur de Florent, champion de France cadets du 50 m nage libre en 2007, prendra en charge l'entraînement de la nageuse française à Ambérieu-en-Bugey (Ain) après deux semaines de vacances aux Maldives.
Le 28 août, après plusieurs rumeurs durant le mois d'août sur son futur lieu d'entraînement, Laure Manaudou annonce, lors d'une conférence de presse, qu'elle a besoin de temps avant de prendre une décision finale concernant son avenir immédiat.
La championne olympique française va s'entraîner pendant le mois de septembre sous la tutelle de son frère Nicolas, à Ambérieu.
Pour la suite, elle se donne quinze jours, trois semaines pour savoir exactement.
Après avoir exclu de retourner à Turin, elle a confirmé qu'elle ne reviendrait pas s'entraîner à Canet, aux côtés de son ancien entraîneur, Philippe Lucas, et a écarté la possibilité de rejoindre l'équipe Lagardère.
Le 22 septembre, elle annonce qu'elle reste s'entraîner à Ambérieu-en-Bugey, sous les ordres de son frère Nicolas, pour préparer les Jeux olympiques de 2008.
Elle utilisera le petit bassin d'Ambérieu et le bassin olympique d'Oyonnax.
Après une année 2007 marquée par cinq médailles mondiales dont deux médailles d'or, un record du monde et deux records d'Europe, Laure Manaudou est désignée nageuse de l'année 2007 par le mensuel américain Swimming World Magazine.
Elle devient à cette occasion la première nageuse française distinguée au niveau mondial.
Depuis son retour en France, elle entretient une relation avec le dossiste français Benjamin Stasiulis.
Programme allégé pour Laure Manaudou.
Sur 200 m dos, nouvelle épreuve pour elle sur le plan international, elle bat deux fois le record de France et emporte le titre.
Sur 100 m dos, après avoir repris son record d'Europe en demi-finale, elle échoue pour la victoire derrière la Russe Anastasia Zueva qui reprend le record.
Enfin, elle participe à la victoire française sur le relais 4 × 200 m.
Elle ne prend pas le départ du 800 m où elle était engagée et fait l'impasse sur le 400 m, course au cours de laquelle sa rivale Federica Pellegrini lui prend le record du monde de la distance en 4 min 01 s 53.
Avec le même programme et le même horaire qu'à Pékin (sur huit journées), les championnats de France sont qualificatifs pour les Jeux.
Laure est engagée dans 6 épreuves : 100 m, 200 m, 400 m, 800 m nage libre et 100 m et 200 m dos.
Le lundi 21 mai, après 2 qualifications le matin avec le meilleur temps sur 100 m dos et 400 m nage libre, elle gagne, l'après-midi, sa demi-finale du 100 m dos mais finit 3e du 400 m, battue par la Roumaine Camelia Potec et sa compatriote Coralie Balmy.
En 4 min 6 s 67, elle est qualifiée pour Pékin mais c'est sa première défaite sur cette distance depuis 2004.
Le mardi 22, elle réalise le 4e temps des séries sur 200 m nage libre le matin.
L'après-midi, elle déclare forfait pour la demi-finale de cette distance pour se consacrer à la finale du 100 m dos qu'elle remporte en 1 min 0 s 00.
Jeudi 24 mai, elle ne prend pas le départ du 100 m nage libre, ni du 800 m le lendemain.
Vendredi 25, elle réalise le 2e temps en séries du 200 m dos, remporte sa demi-finale puis la finale le lendemain en 2 min 6 s 64, nouveau record de France, gagnant ainsi son troisième billet pour Pékin.
Alignée sur 400 mètres nage libre, distance sur laquelle elle a obtenu l'or olympique lors des Jeux d'Athènes en 2004 et dont elle a longtemps détenu le record du monde, sur 100 mètres et 200 mètres dos, ainsi que sur le relais 4 × 100 mètres quatre nages36, Laure Manaudou ne parvient pas à emporter de médaille lors des Jeux de Pékin.
Le 10 août, elle finit deuxième de sa série du 400 mètres nage libre en 4 min 4 s 93 (devancée par la Roumaine Camelia Potec qui réalise 4 min 4 s 55), temps qui lui permet d'accrocher la huitième et dernière place qualificative pour la finale.
Lors de ces séries, sa rivale italienne Federica Pellegrini, détentrice du record du monde de la distance, bat le record olympique de Janet Evans en 4 min 2 s 19.
Le lendemain, en finale, partant à la ligne d'eau n°8, comme lors de la finale du 400 mètres remportée aux championnats du monde de Montréal en 2005, elle est en tête aux 150 mètres avant de lâcher prise à mi-course et de terminer dernière en 4 min 11 s 26, à 8 s 04 de la première, la Britannique Rebecca Adlington.
Sur 100 mètres dos, deuxième de sa série (1 min 0 s 09, derrière la Japonaise Reiko Nakamura, qui bat le record olympique en 59 s 36) puis quatrième de sa demi-finale (1 min 0 s 19, derrière la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, record du monde en 58 s 77, la Russe Anastasia Zueva, 59 s 77, et l'Américaine Margaret Hoelzer, 59 s 84), elle se trouve une nouvelle fois à la huitième et dernière place qualificative pour la finale.
Le 12 août, elle ne parvient pas à entrer dans sa finale et termine septième en 1 min 0 s 10.
Marquée par ce nouvel échec, elle s'aligne cependant sur 200 mètres dos le 14 août.
Troisième de sa série en 2 min 9 s 39 (derrière la Chinoise Zhao Jing, 2 min 8 s 97, et la Russe Anastasia Zueva, 2 min 9 s 01), elle échoue, le lendemain, à accéder en finale, laissant filer sa demi-finale et finissant huitième en 2 min 12 s 0441 (15e et avant-dernier temps des demi-finales).
Après avoir souhaité s'aligner sur le relais 4 × 100 mètres quatre nages, elle décide de ne pas prendre part à la course.
Le 6 octobre 2008, Laure Manaudou rend officielle son arrivée au Cercle des nageurs de Marseille, où elle rejoint le team Marseille 2012 by CNM4.
À Angers, aux Championnats de France en petit bassin, elle est inscrite sur 50 m, 100 m, 200 m, 400 m nage libre et les trois épreuves en dos.
La première journée, elle finit, en 2 min 8 s 69, 3e du 200 mètres dos, derrière Alexianne Castel (2 min 3 s 22, nouveau record de France) et Cloé Crédeville (2 min 8 s 65) et 8e des séries du 50 m nage libre en 25 s 91.
Pour la suite, elle fait l'impasse sur la nage libre et s'impose sur les 50 mètres et 100 mètres dos, respectivement en 27 s 30 et 57 s 99, nouveaux records des championnats.
Avec 52 titres depuis le début de sa carrière, dont 30 en grand bassin, elle devient la nageuse la plus titrée lors des Championnats de France de natation, dépassant ainsi Claude Mandonnaud (50 titres entre 1966 et 1974).
À Rijeka, aux Championnats d'Europe en petit bassin, elle est engagée sur 50 m, 100 m et 200 m dos. Elle gagne sa 41e médaille internationale sur 100 m dos en terminant 3e en 57 s 16. Sur 200 m dos elle termine 3e des séries derrière deux compatriotes, Alexandra Putra et Alexianne Castel ; elle ne peut donc participer à la finale pour cause de quota53.
Elle déclare forfait pour le 50 m dos et ne se qualifie pas avec l'équipe de France du 4 × 50 m 4 nages (10e en séries).
Fin décembre, elle participe au meeting international (petit bassin) de l'océan Indien à Saint-Paul de la Réunion.
Elle y bat le record de France des clubs du 4 × 100 m 4 nages en 3 min 59 s 87 (58 s 62 en dos) avec ses coéquipières du CN Marseille Andréa Baudry, Diane Bui Duyet et Angéla Tavernier. C'est son 89e record national chez les seniors.
En septembre 2009, Laure Manaudou déclare mettre un terme définitif à sa carrière de nageuse et envisage de commencer une formation de décoratrice d'intérieur.
Elle s'associe par ailleurs à son ancien mentor, Philippe Lucas, dont elle sera la marraine du futur Team Lucas, à Saint-Germain-en-Laye.
Le 2 avril 2010, elle donne naissance à Manon, fille du nageur Frédérick Bousquet.
Le 26 juin 2011, Laure Manaudou, qui avait annoncé fin septembre 2010 qu'elle reprenait les entraînements, déclare vouloir reprendre la compétition, confirmant ainsi les rumeurs d'un retour de la nageuse.
Le 14 juillet 2011, pour la première course de son retour à la compétition, Laure Manaudou bat, en séries, son record personnel sur 50 m nage libre en 25 s 93 à Athens, temps qu'elle améliore, en finale, en 25 s 84.
Cette performance lui aurait permis de figurer sur le podium des championnats de France de mars 2011.
Elle signe une performance équivalente sur 200 m dos (2 min 10 s 20).
Elle participe aussi au 100 m nage libre (56 s 51 en séries), au 200 m nage libre (1 min 59 s 30) et au 100 m dos (1 min 1 s 12).
En mars 2012, elle obtient à Dunkerque les titres de championne de France sur les trois distances de dos, se qualifiant pour les Jeux olympiques sur 100 et 200 m dos ainsi que sur les 50, 100 et 200 m dos pour les championnats d'Europe.
À cette occasion, elle bat deux fois son record de France sur 50 m dos, le portant à 28 s 13.
Laure se qualifie pour les Jeux de Londres en 2012, mais elle est éliminée dès les séries du 100 m dos avec le 22e temps et du 200 m dos avec le 30e temps global.
En novembre, elle participe aux championnats d'Europe en petit bassin, à Chartres, que les médias estiment être sa dernière compétition officielle.
Laure Manaudou monte sur le podium en trois occasions, obtenant une médaille d'or (50 m dos), une médaille d'argent (100 m dos) et une médaille de bronze dans le relais 4 × 50 m 4 nages.
Laure annonce sa retraite sportive définitive le mercredi 30 janvier 2013 en direct de l'émission Le Grand Journal sur Canal+.
Sa décision était probablement déjà prise au moment des Championnats d'Europe de novembre 2012 mais elle ne voulait pas faire d'annonce officielle alors que la compétition n'était pas terminée pour ses camarades de l'équipe de France.
Lors de cette émission chez Michel Denisot, Laure annonce également être enceinte d'un second enfant.
En 2015, elle devient consultante pour France Télévisions.
Elle commente les Championnats du monde de natation 2015 avec Alexandre Boyon, Philippe Lucas et Nelson Monfort.
Elle commente aussi les Championnats d'Europe 2016 à Londres et les Jeux Olympiques de Rio 2016 avec la même équipe.
En 2017, elle cède sa place à son frère Florent.
En 2019, elle participe à la saison 4 du Meilleur Pâtissier, spécial célébrités sur M6, émission qu'elle remporte.
En 2020, elle participe à la Saison 2 de Mask Singer sur TF1.
Cachée sous le costume du Loup, elle est la première éliminée de la saison.
Laure Manaudou commence sa carrière d’autrice avec, le 9 octobre 2014, une autobiographie aux éditions Michel Lafon où, avec la journaliste Marion Festraëts, elle évoque sa carrière de nageuse mais aussi des thèmes de sa vie privée.
À partir de 2009, ayant décidé de mettre fin à sa carrière de nageuse professionnelle, Laure Manaudou se lance alors dans une carrière d'actrice de cinéma, domaine pour lequel elle a déjà joué un petit rôle en 2008 dans le film français Le Coach réalisé par Olivier Doran aux côtés entre autres de Jean-Paul Rouve, Richard Berry et Anne Marivin.
Capusa06
Edmond Michelet
8 octobre 1899 à Paris - 9 octobre 1970 à Marcillac (Corrèze, France)
Biographie Edmond Michelet
Edmond Michelet grandit dans la foi catholique. Titulaire du certificat d'études, il se marie à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) et fonde une famille nombreuse tout en exerçant le métier de représentant de commerce.
Le 17 juin 1940, tandis que le maréchal Pétain annonce des négociations d'armistice, ce notable en colère distribue dans sa ville des tracts appelant à refuser l'armistice. À ce titre, il peut être considéré comme le premier résistant de France ! Il sera envoyé au camp de Dachau le 15 septembre 1943.
Député de la Corrèze en 1945, il devient ministre des Armées dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Sous la IVe République, il participe avec ce dernier à la reconquête du pouvoir.
Sous la Ve République, Charles de Gaulle étant président. il occupe divers postes ministériels. Garde des sceaux de 1959 à 1961, il lutte avec force contre la pratique de la torture en Algérie. Confronté au durcissement du conflit algérien, il rétablit aussi le 8 juin 1960 la peine de mort à l'encontre des citoyens qui se rebelleraient contre l'État « avec usage d'armes ». Il meurt le lendemain de son 71e anniversaire et est inhumé à Marcillac (Corrèze) dans sa tenue de déporté. Depuis 2015, le Vatican instruit son dossier en béatification...