
Misterprof-
19 novembre 1962 :
Naissance de l' actrice Jodie Foster.
Alicia Christian Foster est une actrice, réalisatrice et productrice américaine.
Elle est la fille de Lucius Foster III et d'Evelyn Brandy Foster née Almond.
Son père est un ancien lieutenant-colonel dans l'Armée de l'Air américaine reconverti dans l'immobilier où il a fait fortune avant la naissance de sa fille.
Elle commence sa carrière à deux ans avec des publicités, pendant quatre ans, et commence la série Mayberry R.F.D. (1968).
Après plusieurs spots publicitaires, Jodie tourne son premier film, Napoléon et Samantha, produit par Walt Disney Pictures, en 1972 aux côtés de Michael Douglas.
En 1972 également, elle incarne le second rôle d'une fillette appelée Alethea en proie à un mensonge involontaire dans le 11e épisode, également nommé Alethea, de la première saison de la série américaine à succès Kung-Fu, mettant notamment le personnage principal Caine, joué par David Carradine, dans la situation d'un condamné à mort.
En 1973, elle donne sa voix au personnage de Pugsley Addams dans le dessin animé The Addams Family.
En 1976, à 14 ans et aux côtés de Mort Shuman et Martin Sheen, elle tient le premier rôle dans La Petite Fille au bout du chemin, thriller franco-américano-canadien.
Elle participe à deux productions Disney Un vendredi dingue, dingue, dingue (1976) et La Course au trésor (1978).
Elle était alors sous contrat avec Disney et a dû refuser le rôle de Leia dans Star Wars (1977).
Elle compte à son actif plusieurs productions hollywoodiennes comme Tom Sawyer, Un petit Indien et Alice n'est plus ici.
Réalisateur de ce dernier film, Martin Scorsese engage l'adolescente dans le rôle d'une prostituée pour Taxi Driver (1976) où elle donne la réplique à Robert De Niro.
À 13 ans, elle joue un rôle de vamp dans une parodie de film sur la mafia, sur fond de comédie musicale.
Le premier long-métrage d'Alan Parker, Du rififi chez les mômes (Bugsy Malone) est joué exclusivement par des enfants.
En 1977, elle sort un 45 tours en français Je t'attends depuis la nuit des temps.
Elle chantera Comic Strip en duo avec Claude François dans l'émission Numéro Un du 26 décembre 1977.
Elle tourne Moi, fleur bleue d'Éric Le Hung aux côtés de Jean Yanne et Bernard Giraudeau.
En 1980, elle est diplômée du lycée français de Los Angeles et étudie la littérature anglaise à l'université Yale.
Parlant un français parfait, elle tient à réaliser elle-même les doublages de ses personnages dans cette langue, à quelques rares exceptions près pour des raisons de calendrier, par exemple Le Petit Homme, Le Silence des agneaux et Contact.
C'est donc sa propre voix que l'on entend dans la plupart des versions françaises de ses films.
Elle a par ailleurs été, pendant plusieurs années, approchée par John Warnock Hinckley Jr., un déséquilibré qui finit par tenter d'assassiner, le 30 mars 1981, le président des États-Unis Ronald Reagan afin d'attirer son attention.
Consciente des difficultés pour un enfant star de poursuivre sa carrière avec succès une fois adulte, Jodie Foster choisit de se concentrer sur ses études et entre à la prestigieuse Université Yale d'où elle obtient un Bachelor of Arts magna cum laude en 1985.
Cette période lui fait changer d'avis sur le métier d'acteur, qu'elle considérait jusqu'alors comme une profession inintelligente.
Elle tourne plusieurs films durant les vacances scolaires, à l'instar de L'Hôtel New Hampshire de Tony Richardson ou Le Sang des autres de Claude Chabrol, mais aucun d'eux n'obtient un grand succès.
Jodie Foster rencontre alors des difficultés pour trouver du travail après l'obtention de son diplôme.
En 1988, elle passe pour la première fois derrière la caméra en réalisant un épisode de la série Histoires de l'autre monde.
La même année, elle réussit à convaincre Jonathan Kaplan de lui confier le rôle principal de son film Les Accusés, celui d'une femme victime d'un viol.
Le réalisateur se montre d'abord réticent, mais finit par accepter, après l'avoir auditionnée à deux reprises, en plus des refus successifs de nombreuses actrices connues.
L'actrice reçoit des critiques élogieuses pour sa performance et se voit remettre le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique ainsi que l'Oscar de la meilleure actrice.
En 1990, Jodie Foster apparaît dans le thriller Une trop belle cible dans lequel elle joue une jeune femme témoin d'un meurtre de la mafia.
Le tournage est pour elle très difficile, ses relations avec son réalisateur et partenaire dans le film, Dennis Hopper, étant désastreuses.
Elle se montre ensuite intéressée pour jouer le personnage de Clarice Starling, une nouvelle recrue du FBI chargée d'interroger l'ancien psychiatre cannibale Hannibal Lecter au sujet du tueur en série du Silence des agneaux.
Alors qu'elle avait infructueusement tenté d'obtenir les droits du roman éponyme de Thomas Harris, Jodie Foster approche le réalisateur Jonathan Demme à plusieurs reprises pendant la préparation du film pour lui demander de la considérer comme son deuxième choix en cas de désistement de Michelle Pfeiffer, l'actrice initialement choisie.
Lorsque cette dernière finit par refuser, Jonathan Demme souhaite proposer le rôle à Meg Ryan ou Laura Dern mais les producteurs imposent Jodie Foster.
Le réalisateur est d'abord réticent, mais change d'avis peu de temps après le début du tournage et dira plus tard qu'aucune actrice ne correspondait mieux au rôle qu'elle.
Le rôle d'Hannibal Lecter est confié à Anthony Hopkins.
Terrifiée par ce dernier après une lecture du scénario, Jodie Foster évite de lui parler pendant le tournage, décision facilitée par le fait que les deux acteurs soient constamment séparés par une vitre en verre ou les barreaux d'une cellule, le personnage de Lecter étant en prison.
Sorti en 1991, Le Silence des agneaux connaît un important succès critique et commercial, avec un peu plus de 272 millions de dollars de recettes pour un budget de 19 millions.
Le film, l'un des plus marquants de sa carrière cinématographique, permet à Jodie Foster de remporter le second Golden Globe de sa carrière, celui de la meilleure actrice dans un film dramatique, un BAFTA ainsi qu'un nouvel Oscar de la meilleure actrice.
La même année, elle réalise son premier long métrage, Le Petit Homme, dans lequel elle joue une mère célibataire qui décide de confier son fils surdoué à une institution spécialisée.
Le film reçoit des critiques positives lors de sa sortie et connaît un succès commercial modéré. Toujours en 1991, Jodie Foster fait une apparition dans le film Ombres et Brouillard de Woody Allen. L'année suivante, elle fonde sa propre société de production, Egg Pictures, une filiale de PolyGram Filmed Entertainmen.
En 1993, elle donne la réplique à Richard Gere dans le drame romantique de Jon Amiel, Sommersby, où elle joue une femme soupçonnant son mari revenu de la Guerre de Sécession d'être en réalité un imposteur.
L'année suivante, elle remplace au pied levé Meg Ryan dans le western Maverick où elle côtoie pour l'occasion Mel Gibson et James Garner.
Ces deux derniers films sont des succès au box-office, avec respectivement 140 et 183 millions de dollars de recettes.
Également en 1994, Jodie Foster produit et joue le rôle titre du drame Nell, l'histoire d'une jeune fille née d'un viol et élevée à l'écart du monde, dans la crainte des hommes.
L'actrice fait de nombreuses recherches pour interpréter ce personnage où elle doit quasiment inventer une langue différente, et un comportement extrêmement particulier.
Le film est un succès commercial modéré, mais permet à Jodie Foster de remporter le prix Screen Actors Guild Award de la meilleure actrice et d'être à nouveau proposée pour un Golden Globe et un Oscar.
En 1995, elle passe de nouveau derrière la caméra et réalise son deuxième long métrage, Week-end en famille, une comédie se déroulant pendant Thanksgiving, avec Holly Hunter et Robert Downey Jr., qui rencontre un échec à la fois critique et commercial lors de sa sortie.
L'année suivante, Jodie Foster reçoit la Caméra de la Berlinale lors du 46e festival du film de Berlin. Elle prête également sa voix à l'épisode Le bal taquin de la série Frasier, ainsi qu'à celui de la série X-Files : Aux frontières du réel intitulé Plus jamais.
L'actrice est ensuite pressentie pour incarner le personnage principal du thriller The Game de David Fincher.
En raison de différends sur son rôle, la société de production choisit de l'écarter du projet et fait réécrire le scénario pour que le personnage devienne masculin.
Jodie Foster intente alors une action en justice contre le studio et l'affaire est réglée à l'amiable.
En 1997, elle fait son retour devant la caméra, trois ans après Nell, avec le film de science-fiction Contact, réalisé par Robert Zemeckis, dans lequel elle joue une scientifique à la recherche d'une intelligence extraterrestre.
Il s'agit du premier film de l'actrice tourné avec des effets spéciaux et l'expérience de filmer devant un fond bleu s'avère difficile.
Le film est un succès commercial et permet à Jodie Foster d'être à nouveau proposée pour un Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique.
Un astéroïde, le 17744 est également nommé Jodiefoster en son honneur.
En 1999, elle joue dans le drame Anna et le Roi de Andy Tennant, pour lequel elle touche un salaire de 15 millions de dollars, faisant d'elle l'une des actrices les mieux payées de Hollywood.
Le film, où elle incarne Anna Leonowens, professeur d'anglais à la cour du Siam, suscite la controverse en Thaïlande où les autorités refusent de le diffuser en raison de son contenu qu'il juge historiquement inexact et insultant envers la famille royale.
En 2000, Jodie Foster produit le film Le Fantôme de Sarah Williams de Keith Gordon.
Elle se voit ensuite proposer de reprendre le rôle de Clarice Starling dans la suite du Silence des agneaux, Hannibal.
L'actrice exprime cependant des réticences après avoir lu scénario et finit par refuser d'interpréter à nouveau son personnage en raison des attributs négatifs qu'elle n'a jamais eus.
Elle abandonne ensuite son troisième projet de long métrage en tant que réalisatrice, Flora Plum, un drame se déroulant dans l'univers du cirque durant la Grande Dépression, en raison d'une blessure à l'épaule de son acteur principal, Russell Crowe.
Ses tentatives de réaliser et d'interpréter un film biographique sur la réalisatrice allemande, Leni Riefenstahl, personnalité controversée pour sa participation au sein du régime nazi avant la Seconde Guerre mondiale, restent infructueuses.
Avant de fermer définitivement sa société de production Egg Pictures en 2001, Jodie Foster produit et joue dans le drame indépendant The Dangerous Lives of Altar Boys.
Elle renonce ensuite à la présidence du 54e Festival de Cannes afin de tenir le rôle principal du thriller Panic Room, sous la direction de David Fincher, et pour lequel elle remplace Nicole Kidman, contrainte d'abandonner après trois semaines de tournage en raison d'une blessure au genou.
Ce huis clos, pour lequel Jodie Foster touche un salaire de 12 millions de dollars, narre l'histoire d'une femme qui doit, avec sa fille, se réfugier dans la pièce de survie de leur maison pour se protéger de trois cambrioleurs.
Le film est, pour l'actrice, fatigant et difficile à faire, notamment en raison de sa grossesse.
Certaines scènes sont alors tournées après l'accouchement.
Malgré certaines difficultés, l'expérience est enrichissante pour Foster qui considère David Fincher comme le réalisateur le plus méticuleux, précis et confiant avec lequel elleait travaillé.
Panic Room reçoit des critiques élogieuses lors de sa sortie en salle et connaît un succès commercial, avec près de 200 millions de dollars de recettes pour un budget de 48 millions.
En 2004, elle joue un second rôle dans le film français Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet pour lequel elle donne la réplique à Audrey Tautou.
L'année suivante, elle tient le rôle principal du thriller Flight Plan, celui d'une femme confrontée à la mystérieuse disparition de sa fille lors d'un vol aérien.
Flight Plan reçoit des critiques mitigées lors de sa sortie, mais connaît un succès commercial, avec près de 225 millions de dollars de recettes pour un budget de 50 millions, ce qui permet à Jodie Foster d'asseoir sa crédibilité à Hollywood.
Le film est son dernier gros projet en tant que tête d'affiche.
Par la suite, l'actrice va surtout se distinguer dans des seconds rôles.
Elle prévoit ensuite de réaliser le drame Sugarland, pour lequel elle doit retrouver Robert De Niro près de trente ans après Taxi Driver, mais le film ne voit pas le jour, faute de financement.
En 2006, elle joue sous la direction de Spike Lee aux côtés de Denzel Washington et Clive Owen dans le film policier Inside Man : L’Homme de l’intérieur, succès aussi bien critique que commercial lors de sa sortie.
L'année suivante, Jodie Foster tient le rôle principal du thriller À vif de Neil Jordan, celui d'une femme victime d'une violente agression et à qui l'idée de vengeance vient progressivement à l'esprit.
Le film reçoit des critiques mitigées et ne rencontre pas le succès commercial escompté.
Il permet toutefois à Jodie Foster d'être proposée pour la sixième fois de sa carrière à un Golden Globe, celui de la meilleure actrice dans un film dramatique.
L'actrice est ensuite à l'affiche du film pour enfant L'Île de Nim, avec également Gerard Butler et Abigail Breslin.
Cette comédie, la première qu'elle tourne depuis Maverick et dans laquelle elle joue une romancière agoraphobe, est un succès commercial.
En 2009, elle prête sa voix au personnage de Maggie Simpson dans l'épisode Manucure pour 4 femmes de la série Les Simpson.
À partir des années 2010, Jodie Foster n'accepte que peu de rôles afin de se consacrer à la mise en scène.
Le 25 février 2011, elle préside la 36e cérémonie des César.
La même année, elle réalise Le Complexe du castor dans lequel elle joue également l'épouse du personnage principal, interprété par Mel Gibson, un maniaco-dépressif dont la thérapie est une marionnette de castor avec un accent.
Le Complexe du castor est présenté hors-compétition lors du 64e Festival de Cannes où il reçoit des critiques mitigées et rencontre par la suite un échec commercial, notamment en raison de la personnalité controversée de Gibson.
Toujours en 2011, Jodie Foster enchaîne avec l'adaptation de la pièce de théâtre à succès de Yasmina Reza, Le Dieu du carnage, où elle donne la réplique à Kate Winslet, Christoph Waltz et John C. Reilly.
Réalisé sous le titre de Carnage par Roman Polanski, ce huis-clos nous fait assister à la confrontation de deux couples new-yorkais après la bagarre de leurs enfants respectifs qui tourne au règlement de comptes.
Ce rôle lui vaut une nouvelle sélection aux Golden Globes, dans la catégorie de la meilleure actrice dans une comédie.
En 2013, elle se voit remettre le prix Cecil B. DeMille Award pour l'ensemble de sa carrière lors de la 70e cérémonie des Golden Globes.
La même année, elle joue le rôle de la principale antagoniste du blockbuster de science-fiction Elysium, écrit et réalisé par Neill Blomkamp.
Elle réalise ensuite deux épisodes de la série Orange Is the New Black, Traitement de faveur refusé et L'Oiseau Assoiffé, pour lesquels elle est respectivement nommée pour un Primetime Emmy Award et un prix de la Directors Guild of America Awards, tous deux dans la catégorie de la meilleure réalisation pour une série télévisée comique.
Elle est également proposée pour un prix de la Directors Guild of America Awards dans la catégorie de la meilleure réalisation pour une série dramatique pour l'épisode Orgueil et Humiliation de la série House of Cards.
En 2016, elle réalise son quatrième long métrage, Money Monster, avec George Clooney et Julia Roberts.
L'histoire est celle d'un journaliste de télévision, spécialisé dans la finance et personnalité influente à Wall Street, qui se voit un jour pris en otage sur son plateau lors d'un direct.
Le film est présenté hors-compétition lors du 69e Festival de Cannes où il reçoit des critiques positives et connaît un succès commercial.
L'année suivante, Jodie Foster réalise un épisode de la série Black Mirror avant de faire son retour devant la caméra avec le film de science-fiction Hotel Artemis (2018).
CANDIDE
Ouverture du musée du Prado:
Le 19 novembre 1819, peu après la fin de l'occupation française, le roi d'Espagne Ferdinand VII ouvre au public le Musée royal des peintures, dans un palais de Madrid dénommé Prado de San Geronimo, du nom de l'église voisine. C'est très vite d'après ce nom que sera dénommé le nouvel établissement.
Créé sur le modèle du musée du Louvre, premier de tous les musées publics, il s'en distingue car il n'est composé que des collections constituées par les monarques espagnols et ne contient rien qui vienne du pillage et des guerres de conquête...
Capusa06
Lakshmî Bai (en marathi : झाशीची राणी लक्ष्मीबाई), née Manikarnika Tambe le 19 novembre 1828 à Varanasi et morte le 18 juin 1858 à Gwâlior, maharani de la principauté de Jhansi en Inde du nord, est une héroïne de la révolte des Cipayes, considérée comme la première guerre d'indépendance par les nationalistes d'Inde. Elle est devenue un symbole de la résistance à la colonisation britannique.
Biographie
Elle naît le 19 novembre 1828 à Varanasi dans une riche famille de haute caste sous le nom de Manukarnika, un des noms du Gange. Elle reçoit une excellente éducation et apprend à monter à cheval et à manier les armes tout en jouant avec ses frères. Elle prend le nom de Lakshmi Bai lors de son mariage avec Gangadhar Rao, le maharaja de Jhansi.
Gangadhar Rao était dans sa quarantaine à l'époque de leur mariage, en mai 1842. Il avait été marié en premières noces mais sa première épouse était morte sans donner naissance à un héritier. En 1851, la nouvelle ranî accouche d'un fils qui ne survit que trois mois. Conformément à la tradition indienne, en 1853, Gangadhar adopte un enfant, Damodar Rao, pour lui succéder sur le trône.
Succession et régence .
Au décès de son père adoptif en 1853, Damodar Rao étant mineur, c'est la rani Lakshmî Bâî qui assure la régence.
Le gouverneur général Dalhousie décide alors que, suivant la doctrine de préemption qu'il a lui-même définie, puisque Gangadhar Rao n'a laissé aucun héritier, l'État de Jhânsi est annexé par la Compagnie anglaise des Indes orientales, rejetant les prétentions de Damodar Rao comme héritier de droit. La rani envoie une pétition à Dalhousie, puis en appelle à Londres, mais sans succès. En mars 1854, elle se voit attribuer une pension annuelle de 60 000 roupies et doit quitter le palais de Jhansi .
Héroïne de la révolte des cipayes .
Refusant de renoncer à son royaume, Lakshmî Bâî rassemble en pleine révolte des cipayes une armée de volontaires forte de 14 000 femmes et fait améliorer les défenses de la ville qui est attaquée par les Britanniques le 25 mars 1858. La bataille de Jhansi est féroce, hommes et femmes participent à repousser les assiégeants et la rani elle-même mène ses troupes pour la défense de la ville qui finit par tomber, après deux semaines de siège.
Un prêtre hindou, Vishnubhat Godse, témoin de la victoire britannique, relate qu'elle fut suivie de quatre jours d'incendies, de pillages et de meurtres, et que l'air empestait l'odeur forte de la chair brûlée. Les historiens britanniques, de leur côté, affirment que seuls quatre à cinq mille combattants ont été exécutés tandis que les civils étaient épargnés.
La rani réussit cependant à s'échapper à dos de cheval à la faveur de l'obscurité et parcourt en vingt-quatre heures les cent cinquante kilomètres qui la séparent de la forteresse de Kalpi où elle est rejointe par plusieurs princes rebelles. Là, elle les persuade de reprendre l'offensive et de s'emparer de la forteresse de Gwâlior. La réussite de cette opération resserre les rangs des rebelles. Cependant, les forces britanniques (les Irish Hussars) ne tardent pas à reprendre la forteresse et Lakshmî Bâî meurt le deuxième jour des combats, le 18 juin 1858.
CANDIDE
Ouverture du musée du Louvre:
Le 18 novembre 1793 ouvre officiellement le musée du Louvre, dans l'ancien palais de la monarchie.
Le 10 août précédent, pour fêter le premier anniversaire de la chute de la royauté, l'assemblée révolutionnaire de la Convention avait décidé la création d'un « Museum de la République » où seraient mis à disposition du peuple collections royales et oeuvres d'art confisquées aux émigrés et aux églises.
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18 novembre 1987 :
Décès du coureur cycliste Jacques Anquetil.
Il est le fils d'Ernest, qui exerce la profession de maître-maçon, et de Marie, confiée à l'âge de deux ans à l'Assistance publique, où elle a appris le métier de lingère.
La famille s'installe dans une petite maison normande à Bois-Guillaume, dans laquelle Marie Anquetil choisit d'assumer le statut de femme au foyer après la naissance de Jacques.
Le 12 avril 1940, naît le deuxième enfant du couple, Philippe.
Ernest Anquetil refuse de collaborer avec l'occupant allemand pour construire les ouvrages de défense du Mur de l’Atlantique et se voit licencié par son entreprise.
Il se lance alors dans la culture des fraises et la famille s'établit à Quincampoix.
Jacques Anquetil reçoit sa première bicyclette, une Alcyon, à l'âge de 4 ans et parcourt chaque jour un kilomètre et demi pour se rendre à l'école du village.
En 1947, après l'obtention du Certificat d'études primaires, il entre au lycée Marcel-Sembat de Sotteville-lès-Rouen pour une formation d'ajusteur-fraiseur de trois ans.
Il y rencontre Maurice Dieulois, qui devient rapidement son ami le plus fidèle et avec qui il partage sa passion pour le sport.
Maurice Dieulois, qui pratique le cyclisme en club, incite son ami à le rejoindre.
Professionnel de 1953 à 1969,Jacques Anquetill est considéré comme l'un des plus grands coureurs de l'histoire du cyclisme et possède l'un des palmarès les plus riches de son sport.
Surnommé « Maître Jacques », il est le premier coureur de l'histoire à remporter cinq fois le Tour de France et compte également deux victoires sur le Tour d'Italie et une victoire sur le Tour d'Espagne, ce qui en fait le premier cycliste à remporter les trois grands tours.
Il détient aussi le record du nombre de podiums dans les trois grands tours, avec treize podiums. Formidable rouleur, il bat le record de l'heure de Fausto Coppi en 1956 et compte neuf victoires en autant de participations au Grand Prix des Nations, une épreuve individuelle chronométrée qu'il affectionne particulièrement.
Parmi ses succès les plus notables, il compte cinq victoires sur Paris-Nice et le doublé Dauphiné libéré-Bordeaux-Paris en 1965, en ayant pris le départ de la deuxième épreuve seulement huit heures après l'arrivée de la première.
Sa carrière a été marquée par sa rivalité avec Raymond Poulidor, qui atteint son paroxysme, lors du Tour de France 1964, avec l'épisode mythique de l'ascension du puy de Dôme.
Perfectionniste, endurant et pragmatique, Jacques Anquetil construit la plupart de ses succès dans les courses par étapes, grâce à sa supériorité dans les contre-la-montre.
Il étonne également les suiveurs de l'époque en s'affranchissant des règles diététiques régissant le mode de vie des sportifs.
Condamnant le principe de la lutte antidopage, Jacques Anquetil, qui a souffert de problèmes de santé chroniques, avoue à plusieurs reprises s'être dopé durant sa carrière, au point que certains journalistes évoquent la possibilité d’un lien entre les pratiques dopantes du champion et le cancer de l'estomac qui entraîne sa mort, à l’âge de 53 ans.
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Pauline Mary Tarn, alias Renée Vivien, est née le 11 juin 1877 à Londres et morte le 18 novembre 1909 dans le 16e arrondissement de Paris, surnommée « Sapho 1900 », est une poétesse britannique de langue française aux multiples appartenances littéraires, relevant à la fois du Parnasse, du Symbolisme, du Préraphaélisme, et du romantisme tardif qu'est le Naturisme à la Belle Époque. Demeurée l'une des grandes icônes du génie féminin à travers les siècles, son œuvre fait constamment l'objet de nouvelles recherches.
Il existe un prix de poésie en son hommage, le prix Renée-Vivien, décerné annuellement pour honorer un recueil de poésie possédant des affinités thématiques avec la poétesse. De grands noms de la littérature française se sont vu remettre ce prix (Lucie Delarue-Mardrus, Marguerite Yourcenar, etc.).
Une place porte son nom à Paris : place Renée-Vivien, dans le quartier du Marais dans le 3e arrondissement de la capitale.
Biographie
Pauline Mary Tarn, dont le pseudonyme est Renée Vivien, est la fille d'une Américaine et d'un Britannique fortuné (John Tarn) qui meurt en 1886, lui laissant un héritage qui la met à l'abri du besoin. Après sa scolarité – au cours de laquelle elle se fait remarquer par son attachement (amical et « sororal ») à son amie Violet (ou Violette) Shillito (qui décédera en 1901) — faite d'abord à Paris, puis à Londres, elle revient, à sa majorité en 1899, s'établir à Paris dans un luxueux appartement situé au rez-de-chaussée du 23 de l'avenue du Bois de Boulogne donnant sur un jardin japonais. Elle voyage beaucoup à travers le monde, le Japon, Mytilène et Constantinople figurent au nombre de ses destinations préférées. Elle vit une relation orageuse avec Natalie Barney, qu'elle quitte, trouvant ses multiples et quotidiennes infidélités accablantes, refusant même, à son retour des États-Unis, de la revoir. Natalie, qui ne se résignera jamais à cette séparation, fera des efforts acharnés jusqu'à la mort de Renée pour la reconquérir, envoyant des amis communs, Pierre Louÿs notamment, plaider en son nom, ou lui adressant des fleurs et des lettres où elle lui demandait de revenir sur sa décision .
À partir de 1901, elle vécut une liaison stable qui dura plus de six ans avec la richissime baronne Hélène de Zuylen, mariée et mère d'une fille et d'un fils. Hélène lui apporte un équilibre émotif et une stabilité bénéfiques à sa création littéraire, tandis qu'elle apporte à la baronne, amoureuse de littérature, une collaboration avec elle sous le pseudonyme collectif de Paule Riversdale. L'attribution réelle de ces ouvrages est incertaine, mais les chercheurs pensent qu'ils ont été écrits uniquement par Renée Vivien ou au minimum en très grande partie par Renée Vivien. Les livres publiés sous le nom d'Hélène de Zuylen seraient, en réalité, dus à sa plume. Bien que la position sociale de la baronne de Zuylen fasse obstacle à une relation publiquement affichée, toutes deux voyagent souvent ensemble et poursuivent une liaison discrète de 1902 jusqu'à 1907. Les lettres de Renée à son confident, le journaliste et érudit Jean Charles-Brun (qu'elle appelle « Suzanne »), révèlent qu'elle se considère mariée à la baronne. Seules quelques lettres étaient jusque-là connues, les quelque 500 autres de la poétesse étant conservées depuis plus d'un siècle par la famille de Jean Charles-Brun. On peut désormais les découvrir dans un livre publié en 2020 par les éditions du Mauconduit : Lettres inédites à Jean Charles-Brun (1900-1909). Alors qu'elle vit toujours avec la baronne de Zuylen, Renée Vivien reçoit la lettre d'une mystérieuse admiratrice stambouliote, Kérimé Turkhan Pacha, épouse d'un diplomate turc (probablement Turhan Hüsnî Pacha), d'où s'ensuit, quatre ans durant, une correspondance intense, passionnée, suivie de brèves rencontres clandestines. Bien qu'éduquée à la française, Kérimé vit selon la tradition islamique (cf. Lettres à Kérimé parues en 1998). Le départ en 1908 de Kérimé pour Saint-Pétersbourg, pour suivre son mari en poste, met un terme à leur liaison, un nouveau coup dur pour Renée. Terriblement affectée par les pertes qu'elle a subies, elle voit s'accélérer la détresse psychologique dans laquelle elle se trouve déjà. Elle s'adonne toujours plus à l'alcool.
Dans une perspective idéologique où l'homosexualité était encore associée à une maladie mentale classée dans les névroses et le péché, des auteurs d'ouvrages critiques tels que Martin-Mamy, Le Dantec, Kyriac et Brissac ont fait de Renée Vivien une femme du mal et de la damnation, perverse et libertine à la fin de sa vie, allant jusqu'à lui inventer une vie de débauches et d'orgies mariées à la consommation de cocaïne. Si rien de tout ceci ne fut vrai, de tels ouvrages attestent de la perversion et de la dégradation de l'image d'un auteur homosexuel, victime des différentes idéologies des époques.
Plongée dans une dépression suicidaire, elle refuse de se nourrir convenablement, facteur qui finit par contribuer à sa mort dont elle a une image romantique. Lors de son séjour à Londres en 1908, dans un moment de découragement extrême et profondément endettée, elle tente de se suicider au laudanum. Après ce suicide raté, elle contracte une pleurésie qui la laisse affaiblie après son retour à Paris. Souffrant d'une gastrite chronique due à des années d'abus d'alcool et d'hydrate de chloral, elle commence à refuser de s'alimenter. De multiples névrites lui paralysent les membres, et elle meurt au matin du 18 novembre, âgée de seulement de 32 ans. Son décès serait attribué, à l'époque, à une « congestion pulmonaire », sans doute due à une pneumonie compliquée par l'alcoolisme et l'anorexie. Au sujet de cette première pathologie, Le Monde note que Renée Vivien faisait partie d'un groupe de femmes qui, comme d'autres, « buvaient comme pour prendre la parole contre un monde qui ne voulait pas d’elles, qui retournaient la violence de la société contre elles-mêmes ».
Enterrée dans le quartier où elle a vécu, au cimetière de Passy, sa tombe, située non loin de celle de Marie Bashkirtseff, est constamment fleurie, preuve que sa figure et son œuvre continuent de susciter une intense ferveur .
Il est possible de lire cette fin de vie difficile par les yeux de son amie Colette, dans Le Pur et l'Impur, paru en 1932, ou dans les Souvenirs indiscrets de Natalie Clifford Barney parus en 1960, ou par Une soirée chez Renée Vivien de Marcelle Tinayre .
FAE
[...] "En 1961, il adopte son pseudonyme de Barrière et participe au concours du Coq d'or de la chanson française dont la finale se déroule à l'Olympia. Il parvient en finale avec sa chanson Cathy et se classe 11e sur 12. Mais pendant ce concours, Bruno Coquatrix l'a remarqué et Alain Barrière signe un contrat avec la maison de disques RCA.
En février 1962, il passe à l'Olympia dans le programme de Colette Renard où il interprète cinq chansons. Il vit alors de quelques cachets dans les petites salles parisiennes avant de se faire un nom, en 1963, avec Elle était si jolie. Sélectionné pour représenter la France au concours Eurovision de la chanson, il finit 5e sur 16 participants. Le pianiste et chef d'orchestre André Livernaux assure les arrangements de ses premières chansons.
En septembre 1963, il revient à l'Olympia dans le spectacle de Paul Anka où il interprète dix chansons."
FAE
Bonjour à tous !
18 novembre :
"Fils de mareyeurs, Alain Bellec naît le 18 novembre 1935 à La Trinité-sur-Mer. D'origine bretonne par sa mère Marie-Louise Bellec (1903-1977) qui l'a élevé, mais d'origine italienne par son père (d'où sa chanson "Un peu de sang breton"), il grandit en Bretagne dans un environnement assez difficile où il rêve d’évasion. Entre les plages et la lande, il devient un enfant de la nature, rebelle et solitaire. Un instituteur providentiel se prend d’affection pour le gamin et lui ouvre les chemins de la connaissance. Contre toute attente, le futur Alain Barrière devient un élève modèle, curieux de tout. À la fin de ses études secondaires, il part pour Angers où il entre à l’École nationale des ingénieurs des arts et métiers en 1955, dont il sort diplômé. Il exerce sa profession d'ingénieur chez Kléber-Colombes en 1960-1961. Mais depuis 1958, il a une autre passion : il s’achète une guitare et commence à écrire ses premières mélodies.
L’année suivante, il s’émerveille de la découverte des poésies modernes de Francis Carco et Robert Desnos. Il commence à glisser des mots sur ses premières compositions qu’il fait écouter à ses amis étudiants." [...]
CANDIDE
Inauguration du canal de Suez:
Le 17 novembre 1869, le canal de Suez est inauguré en présence de l'impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III, et de l'empereur d'Autriche François-Joseph.
Aïda, cadeau de Verdi à l'Égypte
L'ouverture du canal intervient à un moment où l'Occident se prend de passion pour l'Égypte : autant la civilisation pharaonique redécouverte par Champollion que l'Égypte moderne, réformée par le vice-roi Méhémet-Ali et ses successeurs.
En prévision de l'inauguration d'un nouvel Opéra au Caire, le compositeur Giuseppe Verdi écrit Aïda sur une suggestion de l'égyptologue français Auguste Mariette. Les décors ayant été bloqués à Paris du fait de la guerre franco-prussienne de 1870, la première représentation a finalement lieu le 23 décembre 1871 dans l'opéra flambant neuf.
Le triomphe de Lesseps
La construction du canal put être menée à bien grâce à la séduction et au don de persuasion du diplomate Ferdinand de Lesseps. Celui-ci représentait la France en Égypte et bénéficiait par ailleurs d'une bonne réputation à la cour de Napoléon III.
Ferdinand de Lesseps et le canal de Suez, caricature de CarjatVice-consul à 27 ans à Alexandrie, il avait donné des leçons d'équitation au fils préféré du vice-roi Méhémet-Ali qui gouvernait l'Égypte au nom du sultan d'Istamboul.
Dans le même temps, en 1833, il avait rencontré à Alexandrie l'ingénieur saint-simonien Prosper Enfantin et avait adhéré à son projet de construction d'un canal dans l'isthme de Suez.
Beaucoup plus tard, en 1854, son élève Muhammad Saïd était devenu à son tour souverain d'Égypte.
De Paris, Ferdinand de Lesseps lui adressa ses félicitations. Il fut invité en Égypte et profita de l'occasion pour lui présenter le projet de canal.
Ferdinand de Lesseps, qui était apparenté à l'impératrice Eugénie et jouissait d'une bonne réputation à la cour de Napoléon III, usa de son entregent pour convaincre l'opinion européenne et rassurer le sultan d'Istamboul.
Il renonça à solliciter les banquiers car ils réclamaient une part de la future société d'exploitation du canal en échange de leurs prêts. Foin de banquiers ! Il fit appel à l'épargne publique et multiplia les conférences en Angleterre et en France en vue de séduire les futurs souscripteurs.
Il dut surmonter l'opposition du gouvernement anglais qui craignait pour sa domination sur le trafic Europe-Asie et pour son propre projet d'un chemin de fer entre la Méditerranée et l'Océan Indien.
Le khédive souscrivit lui-même au projet et acheta près de la moitié des actions. Il engagea aussi le crédit de l'Égypte dans la construction du canal... Ses emprunts, à des taux d'intérêt prohibitifs, allaient contribuer à ruiner le pays et finalement le faire passer sous la tutelle anglaise.
En attendant, Ferdinand de Lesseps obtint le 25 novembre 1854 une concession de 99 ans. Il fonda le 19 mai 1855 la Compagnie de Suez dont le nom est encore porté par un groupe industriel (Suez Lyonnaise des Eaux).
Une voie prometteuse
Au terme des travaux, le canal, d'une longueur de 162 km, sur 54 mètres de largeur et 8 mètres de profondeur, traversa l'isthme de part en part. Des villes nouvelles naquirent dans le désert : Port-Saïd sur la Méditerranée (ainsi nommée en l'honneur du khédive) et Suez sur la mer Rouge, ainsi qu'Ismaïla, entre les deux.
La jonction des eaux eut lieu le 15 août 1869. De ce jour, le canal abrégea de 8000 kilomètres la navigation entre Londres et Bombay en évitant de contourner le continent africain !
Ferdinand de Lesseps tentera de renouveler dix ans plus tard son exploit à Panama mais n'aboutira qu'à un désastre financier et politique...
Capusa06
Nicolas Appert (appelé par erreur François, Nicolas-François, Charles ou Charles-Nicolas), né le 17 novembre 1749 à Châlons-sur-Marne et mort le 1er juin 1841 à Massy, est un inventeur français.
Il est le premier à mettre au point une méthode de conservation des aliments en les soumettant à la chaleur dans des contenants hermétiques et stériles (bouteilles en verre puis boîtes métalliques en fer-blanc). Il crée en France la première usine de conserves au monde.
Biographie
Neuvième enfant d’un couple d’aubergistes de Châlons-sur-Marne (aujourd'hui Châlons-en-Champagne), Nicolas Appert se familiarise dès sa jeunesse avec les métiers de cuisinier et de confiseur, et avec les modes de conservation des denrées alimentaires.
En 1772, il entre au service de bouche du duc palatin Christian IV de Deux-Ponts-Birkenfeld au château de Deux-Ponts en Allemagne, puis, à la mort de ce dernier en 1775, il reste comme officier de bouche au service de la comtesse de Forbach Marianne Camasse, veuve de Christian IV, dans son château de Forbach (département de la Moselle) jusqu'en 1784, date à laquelle il quitte Forbach et s’installe à Paris. Il y ouvre, au 47 rue des Lombards, une boutique de confiseur à l'enseigne de la Renommée.
Il épouse en 1785 Élisabeth Benoist ; ils auront cinq enfants, un garçon et quatre filles .
Dans cette boutique de détaillant, après quelques années, Appert devient grossiste, emploie six employés, et a des correspondants à Rouen et à Marseille. Après s’être engagé dans l’action révolutionnaire dès 1789, et jusqu’en 1794, il devient président de la Section des Lombards et passe alors trois mois en prison. Il ne sera jamais jugé, sans doute grâce à l'intervention de deux amis, Louis-Joseph Charlier et Pierre-Louis Prieur de la Marne, qui avaient soudoyé un greffier. Libéré après Thermidor, il oriente ses travaux sur les solutions à apporter aux faiblesses des moyens de conservation de l’époque. En effet, en cette fin du xviiie siècle, les procédés de conservation des aliments (par le froid, par fumage, par des agents conservateurs tels que le sel, l'alcool, le vinaigre, la graisse, le sucre…) ont une efficacité partielle (quantité limitée d'agents de conservation qui ne stoppent pas complètement la prolifération bactérienne et ne gardent pas les substances dans leur intégralité) et sont onéreux : l'Ancien régime l'a compris en instituant un instrument politique et fiscal très lucratif, la gabelle du sel.
Prenant en compte plusieurs critères (modification du goût, coût important et piètres qualités nutritives des produits salés, séchés, fumés et confits), il met au point le procédé qui rend possible la mise en conserve (appelée appertisation) des aliments en 1795, soit soixante ans avant Louis Pasteur et la pasteurisation.
Installé à Ivry-sur-Seine, Nicolas Appert améliore sa découverte. La Verrerie de la Gare, créée en 1792 par Jean André Saget, lui fournit des bouteilles à large col pour ses essais de conserves dans des navires (tests sur leur bonne tenue en mer et leur efficacité sur les équipages souvent décimés par le scorbut). En 1802, il crée à Massy la première fabrique de conserves au monde, où il emploie une dizaine, puis une cinquantaine d’ouvrières. En 1806 il présente pour la première fois ses conserves lors de l'exposition des produits de l'industrie française mais le jury ne cite pas la découverte. Les tests sur les navires de la marine française sont concluants : les rapports des préfets maritimes sont favorables et la presse publie divers articles élogieux, si bien qu'il décide d'en informer le gouvernement et de solliciter un prix. Le 15 mai 1809, il adresse au ministre de l'Intérieur, Montalivet, un courrier l'informant de sa découverte. Dans sa réponse du 11 août, le ministre lui laisse le choix : soit prendre un brevet, soit offrir sa découverte à tous et recevoir un prix du gouvernement, à charge pour Appert de publier à ses frais le fruit de ses découvertes. Nicolas Appert opte pour la seconde solution, préférant faire profiter l'humanité de sa découverte plutôt que de s'enrichir. Une commission est alors nommée. Le 30 janvier 1810, le ministre notifie à Nicolas Appert l'avis favorable de la commission et lui accorde un prix de 12 000 francs. En juin, Nicolas Appert publie à 6 000 exemplaires L'Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales. Il doit en remettre 200 exemplaires au Gouvernement impérial ; dès juillet, toutes les préfectures en reçoivent, et diffusent l'information. Trois éditions suivront en 1811, 1813 et 1831.
Dès ce moment, sa méthode de conservation très appréciée chez les soldats et les marins, se voit copiée par les conserveurs anglais. Il voyage en 1814 en Angleterre où il constate qu'ils utilisent la technique Appert, reprise dans un brevet déposé par Peter Durand et Bryan Donkin, en conservant les aliments dans des boîtes en fer-blanc plus légères, qui ne cassent pas et supportent mieux la chaleur du bain-marie (leur seul inconvénient étant une ouverture difficile). Les Britanniques ne lui versent aucune compensation financière, et se contentent de l’honorer du titre symbolique de « bienfaiteur de l’humanité ».
Le déclin de la marine impériale de Napoléon après la défaite de Trafalgar, et le blocus continental, réduisent drastiquement la demande de conserves pour les voyages au long cours et pour les guerres. La concurrence des Britanniques, favorisés par un accès à un fer-blanc de meilleure qualité et moins coûteux, finit par ruiner Appert. En 1814, lors de la première invasion par la Sixième Coalition, sa fabrique de conserves de Massy est saccagée et un an plus tard, elle est transformée en hôpital par les Anglais. Ayant besoin de recréer une usine, en 1817 il obtient du Ministère de l'intérieur gratuitement un local dans l'hospice des Quinze-Vingts où il reprend ses recherches et ses fabrications de conserves en fer-blanc mais l'absence de gisement d'étain en France rend cet acier très cher. Grâce à l'aide de Claude Berthollet, il poursuit d'autres recherches sur la dépuration de la gélatine pour la clarification des vins, sur les tablettes de jus de viande et de bouillons de légumes .
Devant faire face à ses dépenses, il cède son affaire en 1840 à son neveu Auguste Prieur, qui poursuivra l'exploitation sous l'enseigne « Prieur-Appert ». Ce dernier révisera, sous le nom de Prieur-Appert, et conjointement avec Gannal, la cinquième édition en 1842 de L'Art de conserver. Prieur-Appert cède à son tour, en 1845, l'affaire à Maurice Chevallier et un procès opposera les deux hommes sur le droit d'utiliser le nom d'Appert.
Âgé de quatre-vingt-onze ans, veuf, sans argent pour s’offrir une sépulture, Appert meurt le 1er juin 1841 à Massy, où son corps est déposé dans la fosse commune.
Misterprof-
17 novembre 1966 :
Naissance de l' actrice Sophie Marceau.
Sophie Danièle Sylvie Maupu est une actrice et réalisatrice française.
Elle est la fille de Benoît Maupu, chauffeur routier, et de son épouse Simone Morisset, employée dans un grand magasin parisien, puis dans une brasserie.
Sophie Maupu passe sa petite enfance à Chelles dans une maison avec ses parents, son frère et son cousin, puis déménage à Gentilly.
Son frère Sylvain, de trois ans son aîné, est très proche d'elle.
Ses parents divorcent lorsqu'elle est âgée de 9 ans, mais ils se remarient ultérieurement.
Sa mère meurt à l'âge de 78 ans le 18 décembre 2016, son père à l'âge de 85 ans le 3 octobre 2020.
Elle suit des études secondaires, notamment au lycée Élisa-Lemonnier dans le 12e arrondissement de Paris jusqu'en 1981-1982.
Elle est petite-cousine de François Maupu, évêque de Verdun de 2000 à 2014.
Pour gagner un peu d'argent, Sophie Maupu s'inscrit dans une agence de publicité pour enfants et adolescents où elle est repérée.
Après une audition passée par hasard, elle obtient en 1980, à l'âge de 13 ans, le premier rôle du film culte de Claude Pinoteau, La Boum, qui semble traverser les frontières et les générations.
Le personnage de Vic, adolescente romantique et rebelle, lui apporte une célébrité immédiate.
Elle reprend d'ailleurs le même rôle dans le second volet de la série, La Boum 2, en 1982, qui lui vaut le César du meilleur espoir féminin en 1983.
Claude Pinoteau lui offre en 1988 le rôle de Valentine dans L'Étudiante, comédie romantique qui obtient elle aussi un franc succès.
Pendant le tournage de La Boum, Claude Pinoteau lui suggère de prendre un pseudonyme et lui propose de choisir dans une liste de noms d'avenues de Paris.
Son choix se porte sur Marceau afin de conserver l'initiale de son nom de famille.
À l'âge de 16 ans, elle rachète son contrat d'exclusivité à Gaumont pour un million de francs de l'époque, qu'elle emprunte.
Elle est désormais libre de choisir ses films.
Elle tourne en 1983 dans Fort Saganne, film initiatique avec Gérard Depardieu, puis dans Joyeuses Pâques, avec Jean-Paul Belmondo comme partenaire.
En 1984, elle est choisie par son futur compagnon, le réalisateur polonais Andrzej Żuławski, pour tenir le rôle de Mary dans le film L'Amour braque.
Ce rôle tranche complètement avec ses premiers films et casse son image.
Cette collaboration lui permet de faire quelques incursions remarquées dans le cinéma d'auteur, notamment en 1985 dans Police de Maurice Pialat (qui avait exigé de Gérard Depardieu qu'il lui inflige de vraies gifles) ou encore Par-delà les nuages en 1996.
Durant les années 1990, Sophie Marceau parvient à percer à Hollywood, grâce à des rôles remarqués, tout en s'imposant comme tête d'affiche de grosses productions françaises, souvent en costumes.
En 1993, elle tient le rôle-titre de la romance Fanfan, d'Alexandre Jardin, face à Vincent Perez.
Puis en 1994, elle joue dans le film de cape et d'épées La Fille de d'Artagnan, de Bertrand Tavernier.
En 1995, elle impressionne dans le blockbuster américain Braveheart, de Mel Gibson, où elle prête ses traits à Isabelle de France.
Sa performance lui ouvre en grand les portes de Hollywood et marque le début d'une carrière internationale.
La même année, elle joue dans le drame indépendant Par-delà les nuages, de Michelangelo Antonioni et Wim Wenders.
En 1997, elle reste en robe d'époque pour Anna Karenine, de Bernard Rose, puis le biopic français Marquise, de Véra Belmont.
Elle renie cependant le film à sa sortie.
Avec sa forte personnalité, son franc-parler choque, en particulier lorsqu'elle critique le cinéma français.
Sa réputation d'avoir un caractère difficile lui vaut d'être délaissée par les producteurs français, même si elle est décrétée par plusieurs sondages actrice préférée des Français.
Si, en 1998, le film d'action américain Firelight, le lien secret, de William Nicholson, passe inaperçu, en 1999, elle fait l'unanimité en James Bond girl dans Le monde ne suffit pas de Michael Apted, où elle incarne la méchante principale du film, Elektra King (la fille de l'industriel Robert King).
En 2000, elle joue dans le drame intimiste La Fidélité, d'Andrzej Żuławski.
Son dernier gros film français, le thriller fantastique Belphégor, le fantôme du Louvre, de Jean-Paul Salomé, reçoit cependant un accueil tiède en 2001.
La décennie suivante va ainsi être marquée par un retour vers un cinéma plus intimiste.
En 2002, Sophie Marceau passe à la réalisation avec le drame Parlez-moi d'amour, fiction largement autobiographique auréolée du prix de la mise en scène du Festival de Montréal.
Elle y dirige Judith Godrèche et Niels Arestrup.
L'année suivante, elle tient un second rôle dans la comédie romantique hollywoodienne Alex et Emma réalisée par Rob Reiner et portée par Kate Hudson et Luke Wilson.
En France, elle est la tête d'affiche de la comédie Je reste !, de Diane Kurys, qui orchestre ses retrouvailles avec Vincent Perez.
En 2004, elle tient le premier rôle du film d'auteur À ce soir, de Laure Duthilleul, où elle joue une infirmière.
La même année, elle tourne le thriller Anthony Zimmer, de Jérôme Salle.
Elle y redevient une femme fatale, face à Yvan Attal.
En 2007, elle dévoile sa seconde réalisation, le polar La Disparue de Deauville, où elle tient un double rôle, et a pour partenaire Christophe Lambert.
Il devient son compagnon à la ville et elle le retrouve pour le drame L'Homme de chevet, sorti en 2009.
Mais cette année-là, elle renoue avec le succès populaire en incarnant Anne, quadragénaire mère d'une ado rebelle de 16 ans, dans la comédie dramatique LOL, gros succès de l'année avec 3,6 millions d'entrées en France.
La même année, la réalisatrice Marina de Van la fait tourner avec Monica Bellucci dans son film Ne te retourne pas.
Le film est présenté au Festival de Cannes 2009, mais c'est un échec commercial.
En 2010, Sophie Marceau est la tête d'affiche de la comédie dramatique L'Âge de raison, écrite et réalisée par Yann Samuell.
L'année suivante, elle joue dans la comédie romantique Un bonheur n'arrive jamais seul avec Gad Elmaleh, qui obtient un joli succès à sa sortie en juin 2012.
La même année, elle est la voix-off du film documentaire La France sauvage diffusé le 29 janvier 2012 sur ARTE, puis de la série documentaire en dix épisodes du même nom diffusée du 9 au 20 avril 2012.
En 2013, elle partage l'affiche du thriller indépendant Arrêtez-moi, de Jean-Paul Lilienfeld, avec une autre révélation féminine du cinéma français des années 1980, Miou-Miou.
L'année suivante, elle retrouve la réalisatrice Lisa Azuelos pour la romance Une rencontre, qui l'oppose à François Cluzet.
Elle reste dans le registre de la romance pour Tu veux ou tu veux pas, cette fois sous la direction de Tonie Marshall et face à Patrick Bruel.
En 2015, elle fait partie du jury des longs-métrages du festival de Cannes sous la présidence de Joel et Ethan Coen, aux côtés des actrices Rossy de Palma et Sienna Miller ; de la chanteuse Rokia Traoré, de l'acteur Jake Gyllenhaal et des réalisateurs Guillermo del Toro et Xavier Dolan.
La même année, elle tourne le thriller indépendant La Taularde, qui sort l'année suivante.
En 2017, elle commence en Chine le tournage de son quatrième long-métrage comme réalisatrice, la comédie Mme Mills, une voisine si parfaite.
Elle en partage aussi l'affiche avec Pierre Richard.