
Capusa06
Jeanne d'Albret, née le 16 novembre 1528 au château de Saint-Germain-en-Laye, morte le 9 juin 1572 à Paris, fut reine de Navarre de 1555 à sa mort sous le nom de Jeanne III. Elle était la fille unique d'Henri II, roi de Navarre, et de Marguerite d'Angoulême.
Nièce du roi de France François Ier, elle fut élevée sous son autorité à la cour de France. Elle épousa Antoine de Bourbon, premier prince du sang et duc de Vendôme, elle fut la mère du roi Henri IV. Figure importante du protestantisme en France, elle s'illustra par sa rigueur morale et son intransigeance religieuse. Au début des guerres de religion, elle se sépara de son époux, qui avait rejoint le camp catholique, et implanta durablement la Réforme calviniste sur ses terres.
Biographie
Jeanne est née au château de Saint-Germain-en-Laye le 16 novembre 1528. Elle est la fille unique du roi de Navarre Henri II d'Albret et de Marguerite d'Angoulême.
Son oncle maternel, le roi François Ier, la fait installer en 1538 dans l'austère château de Plessis-lèz-Tours afin de la soustraire à son père qui entendait la marier au fils ou au neveu de Charles Quint, ce qui aurait fait passer à terme toutes les possessions de la famille d'Albret sous la coupe de l'Espagne. Il assigne ainsi la jeune fille dans cette résidence à quelques lieues du château de Blois, résidence favorite des rois de France à la Renaissance. Jeanne grandit ainsi à la cour de France et assiste aux principaux événements politiques de son temps.
En 1541, elle essaye de résister au projet de mariage que le roi de France veut lui faire contracter avec Guillaume (1516-1592), duc de Clèves. Bien que n'ayant que douze ans, elle tient tête au roi jusqu'au jour de la cérémonie, où elle est physiquement poussée jusqu'à l'autel. La noce a lieu le 9 juin 1541 dans le Haut-Poitou, à Châtellerault. Les fêtes qui se tiennent à cette occasion, en juin et juillet 1541, sont restées « légendaires »[. Jeanne accumule les preuves que ce mariage lui a été imposé par la contrainte et repousse sans cesse sa consommation. Lorsque le duc de Clèves signe le traité de Venlo qui met fin à son alliance avec le roi François Ier, ce dernier laisse carte blanche à la jeune fille pour faire valoir ses arguments permettant d'obtenir l'annulation de mariage par un bref du pape Paul III le 12 octobre 1545 .
Après la mort de François Ier en 1547, Jeanne épouse à Moulins, le 20 octobre 1548, Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, « premier prince du sang ».
Le 25 mai 1555, elle succède à son père sur le trône de Navarre qu'elle gouverne conjointement avec son mari.
Fidèle à l'esprit de sa mère, elle favorise l'implantation de la réforme protestante, mais rechigne encore à l'idée de rompre avec l’Église catholique à laquelle elle reste attachée. Dans le domaine des affaires extérieures, elle cherche en vain à obtenir la restitution de la Haute-Navarre, que les Espagnols ont annexée en 1512, en envoyant son oncle Pierre d'Albret en ambassade auprès de la cour pontificale.
Action en faveur du protestantisme .
C’est au cours de l'année 1560 qu’elle passe au protestantisme. Jusqu'à cette date, elle s'était montrée particulièrement prudente quant à afficher sa sympathie pour la nouvelle religion. C'est probablement sous l'influence de Théodore de Bèze arrivé à sa cour, à Nérac, en août 1560 qu'elle se convertit. Sa rupture définitive avec le catholicisme devient officielle à Noël. À la même époque, son époux Antoine qui vit seul à la cour de France à Paris (le couple est séparé depuis que Jeanne a appris que son mari infidèle a eu un fils avec une autre femme affiche sous l'influence du roi qui lui promet la lieutenance générale du royaume de plus en plus ses préférences pour le catholicisme. Elle s'oppose fortement à Pierre d'Albret, devenu évêque de Comminges, qui garde l'appui du pape et du roi d'Espagne qui souhaitent garder la Navarre catholique.
Par l’ordonnance du 19 juillet 1561, elle autorise le calvinisme dans son royaume. Elle entame après la mort d'Antoine, en 1562 une série de mesures visant à implanter la Réforme en Béarn. Parmi elles, on compte la publication du catéchisme de Calvin en béarnais (1563), la fondation d'une académie protestante à Orthez (1566), la rédaction de nouvelles Ordonnances ecclésiastiques (1566, 1571), la traduction en basque du Nouveau Testament par Jean de Liçarrague (1571), et la traduction en béarnais du Psautier de Marot, par Arnaud de Salette (1568). En 1567, Jean de Lacvivier devient un de ses plus proches conseillers. Une farouche opposition catholique se manifeste qui aboutit à ce que leur culte soit interdit et le clergé expulsé (1570).
En plus de ces publications, Jeanne a écrit ses Mémoires et quelques poèmes. Parmi ceux-ci quatre sonnets dont Response de la Royne aux louanges de du Bellay ; une Chanson sur les amours de Condé et de Mademoiselle de Limeuil ; un impromptu écrit lors d'une visite à l'imprimeur Henri Estienne .
Chef politique du parti protestant .
En 1568, elle prend la tête du mouvement protestant et emmène le prince Henri de Navarre, son fils âgé de quinze ans, à La Rochelle que Jeanne administre dans tous les domaines, à l'exception des affaires militaires. Elle assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien, surtout après la mort de Condé en mars 1569. Contrairement aux prévisions, le parti huguenot tient bon, et même après la défaite de Moncontour, Jeanne refuse de se rendre. Mais au début de 1570, elle doit s'incliner devant la volonté de négocier de ses coreligionnaires. Elle quitte La Rochelle en août 1571, pour revenir sur ses terres. Une fois la paix de Saint-Germain signée, elle proteste à cause de sa mauvaise application.
Jeanne d’Albret va ensuite entreprendre de longues négociations à Paris, pour unir son fils Henri à Marguerite de France, la troisième fille de Catherine de Médicis. Elle doit cependant accepter une condition : Marguerite ne se convertira pas à la religion protestante. Le mariage doit avoir lieu le 18 août 1572. Jeanne arrive à Paris le 16 mai et s'installe à l’hôtel Guillard, mis à sa disposition par le prince de Condé, pour les préparatifs du mariage. Cependant, Jeanne III d’Albret n'y participera pas : elle s'alite le 4 juin et meurt de la tuberculose le 9 juin 1572. Son décès soudain, affaiblissant opportunément le parti huguenot peu de temps avant le massacre de la Saint-Barthélemy, suscitera a posteriori des rumeurs infondées d'empoisonnement. Le premier pamphlet à formuler cette accusation date de 1574. Dans son Histoire universelle, Agrippa d'Aubigné accuse René Bianchi, le parfumeur florentin de Catherine de Médicis, d'avoir procuré des gants empoisonnés à la reine de Navarre. Dans son roman La reine Margot (1845), Alexandre Dumas reprendra cette accusation. Repris par Diderot mais pas par Voltaire, ces soupçons seront maintenus sans preuves au xixe siècle par Émile et Eugène Haag, historiens du protestantisme. Aujourd'hui, ces accusations sont reléguées au domaine romanesque, plus aucun historien contemporain ne les reprenant à son compte.
Contrairement à ses vœux, elle fut inhumée à la collégiale Saint-Georges à Vendôme, en compagnie des Bourbons, et non pas dans la cathédrale de Lescar.
Misterprof-
7 janvier 2015 :
Attentat à Paris contre Charlie Hebdo.
La France est sidérée en suivant quasiment en direct, dans les médias, l’agression du magazine satirique par deux jeunes hommes, dans le 11e arrondissement de Paris.
Douze personnes sont massacrées et quatre grièvement blessées avant que les terroristes, qui se réclament de l’islamisme radical, ne soient pris en chasse par la police.
Parmi les victimes figurent huit membres de la rédaction de Charlie Hebdo :
Cabu, (76 ans) dessinateur, Charb, (47 ans) dessinateur et directeur de la publication, Tignous, (57 ans) dessinateur, Honoré, (73 ans) dessinateur, Wolinski, (80 ans) dessinateur, Bernard Maris, (68 ans) économiste et chroniqueur, Mustapha Ourrad, (60 ans) correcteur, Elsa Cayat, (54 ans) psychanalyste et chroniqueuse.
Le lendemain, un comparse tue une policière à Montrouge, au sud de la capitale, avant de prendre en otage les clients d’un supermarché casher, à la porte de Vincennes.
Il en assassine quatre avant d’être lui-même tué par la police.
Les deux autres terroristes, traqués, se réfugient dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële, à l’est de Paris, où ils sont abattus le 9 janvier par les forces de l’ordre.
Quelques heures avant l’agression de Charlie Hebdo, l’écrivain Michel Houellebecq présentait sur les ondes son nouveau roman, Soumission, qui mettait en scène une hypothétique soumission de la France à l’ordre islamique !...
Misterprof-
6 janvier 1938 :
Naissance d' Adriano Celentano, auteur-compositeur-interprète, chanteur, acteur, réalisateur, scénariste et présentateur italien.
Certains de ses succès ont été adaptés en France, notamment par Johnny Hallyday.
Né de parents originaires de Foggia dans les Pouilles, Adriano Celentano voit le jour à Milan, au numéro 14 de la mythique via Gluck, dont il a fait une chanson célèbre : Il ragazzo della via Gluck (reprise la même année 1966 par Françoise Hardy sous le titre La maison où j'ai grandi).
Cette rue se trouve à proximité immédiate de la gare centrale de Milan qui, après la Seconde Guerre mondiale, était en pleine reconstruction.
La famille déménage à Via Correnti en 1951 dans le centre de Milan.
Il entre en apprentissage après sa scolarité obligatoire et enchaîne plusieurs boulots dont celui d'horloger.
Il est un des premiers à avoir saisi l'importance de la musique rock anglo-saxonne et à l'avoir adaptée en italien.
Après un concert de Bill Haley, Adriano fonde en 1956 avec des amis le groupe des Rocks Boys.
L'un d'entre eux, Antonio Ciacci, deviendra célèbre sous le nom de Little Tony.
Adriano trouve son style en dansant de façon désarticulée sur la musique de son groupe et en imitant Jerry Lee Lewis.
Lors de l’unique festival du rock 'n' roll italien, le 18 mai 1957, il remporte le premier prix avec Ciao ti diro, mais le groupe se sépare peu après.
Il rencontre Miki del Prete, qui vient aussi des Pouilles et qui deviendra son parolier.
Ses premiers 45 tours, faits de reprises de rock américain, sortent en 1958 mais connaissent peu de succès.
Adriano Celentano produit ses premières chansons en italien à partir de 1959.
En 1960 il apparait dans son propre rôle de chanteur de rock dans une scène de La dolce vita de Federico Fellini.
Au festival de San Remo de 1961, la chanson 24.000 baci interprétée par Adriano Celentano et Little Tony, termine deuxième.
Entre 1962 et 1968, il fonde le Clan Celentano, une société de production pour gérer la vente de ses disques (de l'ordre du million d'exemplaires à l'époque).
En 1964, il rencontre celle qui deviendra sa femme, Claudia Mori, avec laquelle il aura trois enfants. Les succès sont nombreux (Ciao ragazzi, Pregherò, Tre passi avanti, Mondo in mi 7a) même si Celentano, réputé despotique, est soudain pris d'une révélation mystique et mettra bientôt fin au clan.
Il Ragazzo della via Gluck ne marche pas à Sanremo en 1966, mais La Coppia più bella del mondo et Azzurro de Paolo Conte sont des succès.
Chi non lavora non fa l'amore chanson chantée avec sa femme Claudia Mori, arrive première au Festival de Sanremo de 1970.
Celentano tourne aussi de nombreux films, parfois considérés comme excessivement mystiques (12 dans les années 1975-1980).
Il est aussi considéré comme le premier rappeur italien avec Prisencolinensinainciusol en 1973, qui est rentré dans les charts américains, produit en France par Robert Donat sous le label Galloway. Ses sujets de prédilection sont d'ordre écologique et moraliste, comme dans Un albero di trenta piani, Svalutation, I Want to Know ou L'unica chance.
Le film-comédie musicale Joan Lui n'a pas le succès espéré en Italie, mais est un énorme succès à Moscou.
Adriano Celentano est connu pour son engagement et ses prises de position sur différents sujets politiques, écologiques, etc. qui donnent lieu à de longs monologues lors de ses shows télévisés, certains ayant fait beaucoup de vagues.
Il présente occasionnellement des séries de shows télévisés en direct sur la RAI : Fantastico 8 (1987) ; Notte Rock (1991) ; Svalutation (1992) ; Francamente me ne infischio (1999).
Dans les années 2000, il présente 125 milioni di caz..te (2001) ; Rockpolitik (2005) ; La situazione di mia sorella non é buona. (2007).
Après dix-huit ans d'absence, Adriano Celentano remonte sur scène les 8 et 9 octobre 2012 pour deux concerts historiques, en plein air dans les Arènes de Vérone, retransmis tous deux en direct sur Canale 5 sous le titre Rock Economy.
Afin que le spectacle soit accessible au plus grand nombre de spectateurs (chômeurs, étudiants, retraités, etc.), Celentano insiste pour mettre, à chaque représentation, 6 000 places au prix symbolique d'un euro.
D'après Wikipédia, Adriano Celentano serait décédé le 13 août 2021 (mais méfions - nous des fake news ! 😡)
Capusa06
L'Épiphanie est une fête chrétienne qui célèbre le Messie venu et incarné dans le monde et qui reçoit la visite et l'hommage des trois Rois mages. Elle a lieu le 6 janvier .
Pour les catholiques, depuis 1971, dans les régions où l'Épiphanie n'est pas un jour férié, elle peut se fêter le deuxième dimanche après Noël (c'est-à-dire le premier dimanche qui suit le 1er janvier). En France, c'est le cas depuis 1802, règle qui a été instaurée par un décret du cardinal Caprara, légat du pape Pie VII.
La fête s'appelle aussi – en particulier chez les orthodoxes – « Théophanie », qui signifie également la « manifestation de Dieu ».
Diverses coutumes sont observées à cette occasion. En France, en Suisse et en Belgique, depuis le Moyen Âge, une « galette des rois » ou un « gâteau des rois », pâtisseries contenant une fève, sont partagées ce jour-là ; celui ou celle qui trouve la fève dans sa part est surnommé « roi » ou « reine ».
Misterprof-
5 janvier 1956 :
Décès de Mistinguett, chanteuse et actrice française.
Jeanne Florentine Bourgeois, née le 3 avril 1875 à Enghien-les-Bains, est la fille d'Antoine Bourgeois, travailleur journalier de 31 ans, et de Jeannette Debray, couturière de 21 ans.
La famille travaillant comme garde-barrière déménage à Soisy-sous-Montmorency où elle passe son enfance.
Après avoir suivi des cours de danse, de théâtre, de chant et de maintien avec l'actrice de vaudeville Alice Ozy, elle commence sa carrière en 1885 : dans le train qui l'amène à Paris pour ses leçons de violon avec Boussagol, de l'Opéra de Paris, elle rencontre Saint-Marcel, responsable de revue au Casino de Paris, qui l'engage pour le lever de rideau.
Le 5 décembre 1893, elle monte sur scène avec le trac, entonnant son air La Môme du Casino.
Elle cherche sa vocation, sa voix et son nom de scène.
Saint-Marcel lui donne le surnom de Miss Hélyett (s'inspirant du nom de l'héroïne de Miss Helyett, l'opérette en vogue de Maxime Boucheron et Edmond Audran alors à l'affiche aux Bouffes-Parisiens depuis fin 1890), déformé peut-être phonétiquement par le caprice de ses employeurs en Miss Tinguette, Mistinguette, et pour simplifier, elle supprime le e final afin de donner plus de force au graphisme.
Selon un article paru en 1939, son pseudonyme de Miss Tinguette aurait été inspiré à Saint-Marcel alors qu’elle chantait l'air de La Vertinguette, une de ses chansons à succès du moment.
Elle entre en 1894 au Trianon-Concert où elle lance Max, Ah c'que t'es rigolo, mais sans grand succès.
De 1897 à 1907, elle se produit à l'Eldorado en chanteuse comique, et découvre petit à petit l'art de tenir la scène.
Après avoir appris à pallier son insuffisance vocale par un brin de comédie, une mimique unique, une voix gouailleuse et des pas de danse, elle en sort vedette consacrée.
Le public commence à l'aimer.
Après sa rencontre avec Jacques-Charles (1882-1971), considéré comme le « père de la revue moderne », elle fait ses débuts sur la scène du Moulin-Rouge, le 29 juillet 1907, dans « La Revue de la Femme ».
Très vite, son talent éclate au grand jour.
L'année suivante Max Dearly la choisit comme partenaire pour créer « La Valse chaloupée », toujours au Moulin-Rouge, et c'est un nouveau triomphe.
Puis, dans La Revue, c'est La Valse renversante avec Maurice Chevalier aux Folies Bergère en 1912, qui donnera lieu à une histoire d'amour longue de dix ans.
Le couple est surnommé par la presse « les danseurs obsédants ».
Elle se rapproche de sa tante, qui était matelassière à Montlignon, en achetant une maison, dans le même village, où elle donne naissance, le 8 juillet 1901, à un enfant naturel, Léopold-Marcel-Jean Bourgeois (décédé en 1971).
Le père, Léopold de Lima, reconnaît son fils le 27 mars 1903.
En 1908, elle tourne son premier film L'Empreinte ou la Main rouge de Paul-Henry Burguet et, pendant quelques années, elle alterne pièces de théâtre, revues et films, expériences qui lui seront profitables pour devenir finalement la « Mistinguett » telle qu'on la connaît et telle qu'elle le restera jusqu'à la fin de sa longue carrière.
Au cinéma, jusqu'en 1917, elle tourne dans de nombreux films muets, travaillant avec des réalisateurs comme Michel Carré, Albert Capellani, Georges Monca, Georges Denola, Henri Diamant-Berger, Augusto Genina ou André Hugon .
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, Maurice Chevalier est blessé au front et fait prisonnier en Allemagne.
Voulant le faire libérer, elle se porte volontaire pour jouer le rôle d'espionne.
Elle offre ses services au général Gamelin et est autorisée à circuler librement en Europe : elle récolte de nombreux renseignements du prince allemand de Hohenlohe alors à Berne ou du roi Victor-Emmanuel III en Italie.
Elle parvient à faire libérer son amant en 1916 grâce à ses relations avec le roi d'Espagne Alphonse XIII.
En 1918, elle succède à Gaby Deslys au Casino de Paris, sous la direction de Léon Volterra, dont elle reste la vedette incontestée jusqu'en 1925.
Dans les années 1920, elle enchaîne les opérettes à succès : Paris qui danse, Paris qui jazz, En douce, Paris qui Brille!, Ça, c'est Paris.
Durant cette période, avec successivement Harry Pilcer, Earl Leslie, Jean Gabin, Lino Carenzio, Georges Guétary, elle est la Miss des grandes revues qui feront accourir le Tout-Paris.
À partir de 1916, elle s'entiche d'un tout jeune affichiste de 16 ans nommé Charles Gesmar.
Jusqu'à ce qu'il meure en 1928, il lui dessine nombre d'affiches et de costumes qui font sa gloire dans les années 1920.
Il est son confident au point d'habiter sur son palier et de la surnommer « Maman ».
En 1923, 1924 et 1925, elle fait les tournées sud-américaines avec la troupe du Ba-Ta-Clan de Madame Rasimi.
Elle et son partenaire et amant le chorégraphe Earl Leslie arrivent le 16 juin 1923 à Buenos Aires.
Elle apparaît avec Maurice Chevalier.
Elle est la vedette du grand bal d’ouverture du Copacabana Palace, à Rio de Janeiro, en 192319.
Devenue une gloire nationale, elle chante Ça c'est Paris composé par Jose Padilla, Mon homme sur les paroles d'Albert Willemetz, qui écrit aussi pour elle de nombreuses chansons et revues pour les Folies Bergère et jusqu'aux États-Unis.
Image type de la Parisienne, elle fut en concurrence avec Joséphine Baker.
En 1937, elle tourne son premier film parlant, Rigolboche.
Mistinguett meurt début 1956 à Bougival, d'une congestion cérébrale, à l'âge de 80 ans.
Elle est enterrée dans sa ville natale.
Capusa06
Ella Harper née dans le Tennessee, le 5 janvier 1870 et morte à Nashville, le 19 décembre 1921, connue sous le nom de The Camel Girl, « la fille chameau », naît avec une maladie orthopédique très rare qui a amené ses genoux à se plier vers l'avant, ce qu’on appelle un genu recurvatum (en) congénital. Sa préférence pour la marche à quatre pattes lui vaut son surnom de « fille chameau ». En 1886, elle est présentée comme la vedette dans le Nickel Plate Circus de W. H. Harris, et elle apparaît dans les journaux partout où le cirque se rend. Sur le dos de la carte où elle se présente on peut lire :
« On m’appelle la fille chameau parce que mes genoux sont retournés vers l'arrière. C’est sur mes mains et mes pieds que je puis le mieux marcher comme l'image vous le montre. J'ai beaucoup voyagé dans le show business pendant les quatre dernières années et maintenant, c'est-à-dire en 1886, j’ai l’intention d’abandonner le monde du spectacle et d’aller à l'école afin de me préparer à faire autre chose. »
Elle est payée 200 $ par semaine ; cette aisance financière acquise l'aide probablement à s'insérer d'une autre façon dans la société.
Sa vie par la suite .
Selon un blogueur, Harper revient chez elle dans le comté de Sumner au Tennessee et elle vit avec sa mère et une nièce d’après le recensement de 1900. Le 26 juin 1905, elle et Robert L. Savely concluent un contrat de mariage et s'unissent dans le comté de Sumner le 28 juin 1905. En 1906, elle donne naissance à une fille, Mabel E. Savely, morte en novembre de la même année. Harper et son mari s'installent à Nashville dans le Tennessee en 1909, où ils figurent dans le recensement de 1910 avec la mère de l’épouse. En 1918, elle et son mari adoptent une petite fille nommée Jewel Savely, qui meurt âgée de moins de trois mois. Lors du recensement de 1920, elle et son mari vivent encore à Nashville, où elle meurt le 19 décembre 1921 d’un cancer du côlon.
Elle est enterrée le lendemain au cimetière de Spring Hill dans la concession familiale de ses parents .
FAE
"Jean Baptiste Say, né le 5 janvier 1767 à Lyon et mort le 14 novembre 1832 à Paris, est le principal économiste classique français. Industriel du coton, il fut l'un des entrepreneurs huguenots de cette industrie alors en plein essor. Il fut également journaliste. Il est réputé pour ses positions libérales.
Il est l'auteur de la distinction tripartite « production – répartition – consommation », devenue classique. Celle-ci sert de plan au Traité d'économie politique, son maître-ouvrage paru en 1803. Il est également connu pour la « loi des débouchés » ou loi de Say. En outre, il fut l'un des premiers économistes à étudier l'entrepreneuriat et les entrepreneurs, conceptualisés comme organisateurs et moteurs du tissu économique."
Misterprof-
4 janvier 1920 :
Naissance de Robert Lamoureux, acteur, humoriste, auteur dramatique, réalisateur, poète, parolier et scénariste français.
Né dans un milieu modeste, il met fin à sa scolarité à la fin de l'école primaire, puis effectue des petits boulots, dès l'âge de 19 ans.
En 1940, il est mobilisé à Issoire, puis aux Chantiers de jeunesse, avant de reprendre la vie civile dans Paris occupé.
Après la fin de la guerre, il devient comptable dans la Société des Houillères du Sud-Oranais de Kenadsa, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Colomb-Béchar, en Algérie.
Il fait ses premières armes de bonimenteur sur le plateau de théâtre de la salle des fêtes des Houillères de Kenadsa.
Il revient ensuite à Paris, pour exercer la profession de représentant commercial pour des machines à écrire.
Robert Lamoureux commence sa carrière au Théâtre des Trois Baudets où le producteur Jacques Canetti le fait débuter en 1949, dans le spectacle 39,5° une revue montée par Pierre Dac et mise en scène par Yves Robert.
Lamoureux commence son numéro, assis dans la salle, puis grimpe sur scène pour interprèter ses propres chansons et réciter des monologues cocasses.
Il touche dès 1950 toutes les facettes du spectacle : music-hall, disque, radio, théâtre, etc.
Il est l'auteur de quatorze pièces plaisantes, drôles et non exemptes d'une certaine critique sociale, dont certaines tiennent l'affiche plusieurs années et font l'objet de multiples reprises comme La Soupière en 1971 ou L'Amour foot en 1993.
En 1950, il enregistre son premier disque qui reçoit le Grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros pour la chanson Papa, Maman, la Bonne et moi avant que le cinéma ne s'intéresse à lui.
De cette année date le sketch qu'il a écrit et interprété, La Chasse au canard, dans lequel se trouve la fameuse phrase : « Et le canard était toujours vivant... », rapidement devenue une expression qui signifie désormais : « Le problème est toujours présent ».
Il connaît de gros succès dans les années 1950, avec des comédies de théâtre de boulevard, où il impose un personnage mince, séduisant et drôle.
De cette époque, on peut aussi retenir les films Papa, Maman, la Bonne et moi (1954) de Jean-Paul Le Chanois, inspiré d'un de ses numéros de cabaret, et Papa, Maman, ma Femme et moi (1955), du même réalisateur.
En 1955, il joue avec Betsy Blair dans Rencontre à Paris.
Il incarne deux fois un Arsène Lupin plein de gouaille (Les Aventures d'Arsène Lupin, 1956, de Jacques Becker ; Signé Arsène Lupin, 1959, d'Yves Robert).
En 1960, il passe derrière la caméra pour réaliser des films adaptés de pièces de boulevard dont il est l'auteur (Ravissante et La Brune que voilà), qui connaissent des succès en salles mais rebutent la critique.
Après une longue éclipse au cinéma, Robert Lamoureux réinvente le vaudeville militaire avec notamment la série de la Septième Compagnie, dont les exploits remplissent les salles : Mais où est donc passée la septième compagnie ? (1973), On a retrouvé la septième compagnie (1975), La Septième Compagnie au clair de lune (1977).
On le retrouve dans L'Apprenti salaud (1977) de Michel Deville.
Mais Robert Lamoureux avoue que le cinéma l'ennuie : il préfère le théâtre auquel il consacre l'essentiel de sa carrière.
Robert Lamoureux écrit des chansons comme Papa, Maman, la Bonne et moi ou Histoire de roses, ainsi que quelques poèmes comme L'Éloge de la fatigue, écrit après avoir vu Cyrano de Bergerac au théâtre.
En 1972, il a un différend avec Claude François : Robert Lamoureux avait écrit le texte d'une chanson Viens à la maison et Claude François interprète alors une chanson portant le même titre (paroles : Frank Thomas, Jean-Michel Rivat, musique : Jean-Pierre Bourtayre, Claude François, Jean-Michel Rivat).
Robert Lamoureux et le compositeur (Henri Bourtayre, père de Jean-Pierre Bourtayre) portent plainte pour plagiat et obtiennent gain de cause.
Claude François portera finalement le titre Y'a le printemps qui chante.
De sa première femme, Simone Chailneau, une amie d'enfance épousée le 31 août 1942, il a eu trois enfants.
Leur divorce est effectif en février 1964.
Robert Lamoureux épouse en septembre de la même année, Magali Vendeuil, pensionnaire de la Comédie-Française, morte le 12 janvier 2009 et dont il a eu une fille.
Décédé le 29 octobre 2011 des suites d'un coma, il est inhumé le 4 novembre 2011 auprès de sa femme Magali Vendeuil à Neauphle-le-Vieux, après des obsèques religieuses en l'église de Boulogne-Billancourt.
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Michel Galabru, né le 27 octobre 1922 à Safi (protectorat français du Maroc) et mort le 4 janvier 2016 à Paris 18e, est un acteur français.
Il a également été metteur en scène et directeur du théâtre Montmartre-Galabru et du théâtre de Dix Heures.
Premier prix du Conservatoire national d'art dramatique, Michel Galabru est pensionnaire de la Comédie-Française durant sept ans, de 1950 à 1957. Il acquiert un début de notoriété au cinéma avec le film La Guerre des boutons d'Yves Robert, succès de l'année 1962. Le Gendarme de Saint-Tropez, en 1964, le révèle auprès du grand public. Auprès de Louis de Funès, il interprète l'adjudant Gerber de la gendarmerie de Saint-Tropez.
Dès lors, il devient un acteur omniprésent dans le cinéma comique français, tournant régulièrement sous la direction de Jean Girault, Jean-Pierre Mocky, Georges Lautner, Claude Zidi et Bertrand Blier. Très populaire, il joue dans de nombreuses comédies à succès telles que Le Viager, Le Grand Bazar, Flic ou Voyou, Papy fait de la résistance, La Cage aux folles ou Les Sous-doués, tout en retrouvant Louis de Funès dans les cinq suites du Gendarme ou encore dans L'Avare. En parallèle, pour des raisons alimentaires, il participe à d'innombrables films comiques qualifiés de « nanars ».
Il livre aussi des prestations dramatiques remarquées dans L'Ibis rouge, Monsieur Balboss, Le Juge et l'Assassin, Le Choix des armes, Subway, Kamikaze ou encore Uranus. En 1977, son interprétation d'un tueur en série dans Le Juge et l'Assassin lui vaut le César du meilleur acteur. Il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle, en 1986 pour Subway et en 1991 pour Uranus.
Figure du cinéma français avec plus de soixante ans de carrière et son nom aux génériques de plus de deux cent cinquante films, Michel Galabru reste également fidèle à la scène, étant souvent à l'affiche des théâtres de boulevard mais aussi de pièces d'auteurs comme Molière, Jean Anouilh et surtout Marcel Pagnol, qu'il affectionne particulièrement. En 2008, le Molière du comédien lui est décerné pour son rôle dans Les Chaussettes-Opus 124. Il poursuit sa carrière quasiment jusqu'à sa mort, notamment avec Le Cancre, spectacle seul en scène qui revient avec humour sur sa carrière.