
Capusa06
Michel Galabru, né le 27 octobre 1922 à Safi (protectorat français du Maroc) et mort le 4 janvier 2016 à Paris 18e, est un acteur français.
Il a également été metteur en scène et directeur du théâtre Montmartre-Galabru et du théâtre de Dix Heures.
Premier prix du Conservatoire national d'art dramatique, Michel Galabru est pensionnaire de la Comédie-Française durant sept ans, de 1950 à 1957. Il acquiert un début de notoriété au cinéma avec le film La Guerre des boutons d'Yves Robert, succès de l'année 1962. Le Gendarme de Saint-Tropez, en 1964, le révèle auprès du grand public. Auprès de Louis de Funès, il interprète l'adjudant Gerber de la gendarmerie de Saint-Tropez.
Dès lors, il devient un acteur omniprésent dans le cinéma comique français, tournant régulièrement sous la direction de Jean Girault, Jean-Pierre Mocky, Georges Lautner, Claude Zidi et Bertrand Blier. Très populaire, il joue dans de nombreuses comédies à succès telles que Le Viager, Le Grand Bazar, Flic ou Voyou, Papy fait de la résistance, La Cage aux folles ou Les Sous-doués, tout en retrouvant Louis de Funès dans les cinq suites du Gendarme ou encore dans L'Avare. En parallèle, pour des raisons alimentaires, il participe à d'innombrables films comiques qualifiés de « nanars ».
Il livre aussi des prestations dramatiques remarquées dans L'Ibis rouge, Monsieur Balboss, Le Juge et l'Assassin, Le Choix des armes, Subway, Kamikaze ou encore Uranus. En 1977, son interprétation d'un tueur en série dans Le Juge et l'Assassin lui vaut le César du meilleur acteur. Il est nommé au César du meilleur acteur dans un second rôle, en 1986 pour Subway et en 1991 pour Uranus.
Figure du cinéma français avec plus de soixante ans de carrière et son nom aux génériques de plus de deux cent cinquante films, Michel Galabru reste également fidèle à la scène, étant souvent à l'affiche des théâtres de boulevard mais aussi de pièces d'auteurs comme Molière, Jean Anouilh et surtout Marcel Pagnol, qu'il affectionne particulièrement. En 2008, le Molière du comédien lui est décerné pour son rôle dans Les Chaussettes-Opus 124. Il poursuit sa carrière quasiment jusqu'à sa mort, notamment avec Le Cancre, spectacle seul en scène qui revient avec humour sur sa carrière.
FAE
"L' alphabet braille est un système de lecture tactile dont les caractères sont formés de points en relief disposés de différentes façons. Le nom du système vient de celui de son inventeur, Louis Braille, devenu aveugle à la suite d'un accident survenu dans son enfance."
FAE
"Guy Forget, né le 4 janvier 1965 à Casablanca, est un joueur de tennis français, professionnel de 1982 à 1997. Après sa carrière sportive, il a notamment été capitaine des équipes de France de Coupe Davis et de Fed Cup, et directeur du tournoi de Roland-Garros.
En tant que joueur, il possède l'un des plus beaux palmarès du tennis français. Il a été 4e mondial en simple et a remporté onze titres, notamment ceux de Cincinnati et de Paris-Bercy en 1991. En double, il a accédé à la 3e place mondiale et gagné 28 titres, dont le Masters, qu'il est le premier Français à avoir remporté en 1990 aux côtés du Suisse Jakob Hlasek. Il a aussi remporté la Coupe Davis à deux reprises, en 1991 et 1996, et atteint deux fois la finale du double à Roland-Garros en 1987 et 1996.
Comme capitaine, il a été à la tête de l'équipe de France de Coupe Davis pendant 14 ans de 1999 à 2012, ce qui constitue un record, remportant le trophée en 2001 et guidant l'équipe jusqu'à trois autres finales. Il a aussi dirigé l'équipe de France de Fed Cup entre 1999 et 2004, conduisant l'équipe à la victoire en 2003 et une autre finale l'année suivante."
Misterprof-
3 janvier 1950 :
Naissance de l'actrice Victoria Principal, particulièrement connue pour avoir tenu le rôle de Pamela Ewing dans la série télévisée américaine Dallas.
Vicki Ree Principal (ou Concettina Principale) est une actrice et productrice américaine.
Elle est la fille de Victor R. Principal, un sergent de l'US Air Force et de Bertha Ree Veal.
Elle a une sœur plus jeune.
La famille change de résidence constamment, et c'est ainsi que Victoria grandit à Londres, en Floride, à Porto Rico, dans le Massachusetts, en Géorgie.
Sa sœur et elle fréquenteront dix-sept écoles différentes.
Elle commence sa carrière d'actrice à cinq ans dans la publicité, puis commence à travailler comme mannequin à partir du lycée.
Elle est ensuite inscrite dans un collège de Miami et veut étudier la chiropractie ou la médecine. Cependant, elle est sérieusement blessée dans un accident de voiture à l'âge de 18 ans.
Elle se tourne alors vers une carrière de modèle, puis d'actrice, abandonnant ses études.
À 19 ans, elle est élue Miss Miami.
Elle part ensuite pour New York1 où elle travaille comme mannequin et actrice.
En 1973, durant la promotion de son second film, elle pose nue pour le magazine Playboy.
Elle étudie à l'Académie royale d'art dramatique de Londres et débute à l'écran dans Juge et Hors-la-loi, réalisé par John Huston en 1971, film dans lequel elle joue l'épouse du personnage interprété par Paul Newman.
La jeune actrice joue ensuite dans un épisode de la série télévisée américaine Banacek, avec George Peppard, et au cinéma dans le film catastrophe Tremblement de terre avec Charlton Heston.
Deux films suivent.
Malgré ses débuts prometteurs, déçue par la suite, elle veut mettre sa carrière un peu en suspens pour entamer des études de droit.
En même temps, elle devient agent pendant trois ans.
Cependant, en 1977, Aaron Spelling lui propose de jouer dans le pilote de la série L'Île fantastique. Elle ne tarde pas à avoir le script du feuilleton télévisé Dallas entre les mains et rejoint l'équipe pour interpréter le rôle de Pamela Ewing, qui est également l'épouse de Bobby Ewing : la série et ce rôle lui permettront d'acquérir une renommée internationale ; elle incarnera le personnage jusqu'en 1987.
Cataloguée vedette du petit écran, elle s'illustre également dans Hawaï police d'État et en héroïne biblique.
Estimant avoir fait le tour des facettes de son personnage, elle quitte la série en 1987, pour se consacrer à ses affaires, ainsi qu'à la production et au tournage de téléfilms.
En 1978, elle épouse l'acteur Christopher Skinner, dont elle divorce en 1980.
Elle a ensuite une relation avec le chanteur et auteur-compositeur britannique Andy Gibb, celle-ci se terminant en 1982.
En 1985, elle se marie avec Harry Glatzman (ou Glassman1,), un médecin, dont elle divorce en 2006.
Victoria Principal n'a pas d'enfants.
À partir des années 1990, elle apparaît comme invitée dans les séries Voilà !, The Practice : Bobby Donnell et Associés, Providence (3 épisodes), Titans (14 épisodes), et, aventure d'un genre différent, dans Michael Kael contre la World News Company.
Au début des années 2000, Victoria Principal a mis un terme à sa carrière d'actrice1, et s'est reconvertie dans les affaires, notamment la cosmétique par correspondance.
En outre, elle est l’auteur de trois livres sur la forme physique et professionnelle, le charme et la cosmétique.
Elle est par ailleurs vice-présidente d’une association de lutte contre la violence domestique.
Capusa06
Jozef de Veuster, né le 3 janvier 1840 à Tremelo en Belgique et mort le 15 avril 1889 à Molokaï à Hawaï, est un prêtre missionnaire catholique membre de la congrégation des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie connu sous le nom de Père Damien. Il est célèbre pour son travail de missionnaire dans le Pacifique, spécialement auprès des lépreux relégués par les gouvernements locaux sur l'île de Molokai à Hawaï. Durant son ministère, il contracta lui-même la lèpre en 1884. S'identifiant totalement avec ses fidèles, il accepta de ne plus quitter Molokai et y poursuivit son travail pastoral et missionnaire jusqu'à sa mort en 1889.
Pour cette raison, il est considéré par l'Église catholique comme un « martyr de la charité ». Pour les catholiques, saint Damien de Molokaï est le saint patron protecteur des lépreux. Il est célébré localement par les Hawaïens le 15 avril. L'Église catholique universelle le célèbre le 10 mai, date de son arrivée sur l'île de Molokai[1]. Il a été canonisé le 11 octobre 2009 par le Pape Benoît XVI en la basilique Saint Pierre à Rome.
Biographie
Jenesse et formation .
Jozef (Jef) de Veuster est né le 3 janvier 1840 dans le hameau de Ninde de Tremelo dans le Brabant flamand en Belgique. Il est le septième enfant de Frans de Veuster, un marchand de maïs, et d'Anna-Katrien Wouters. Après avoir suivi l'enseignement primaire en flamand dans une école de Werchter, un village voisin, il est envoyé, en 1858, à Braine-le-Comte pour y améliorer son français. Il n'y reste pas longtemps puisqu'au début de l'année 1859, il arrive à Louvain pour y demander son admission chez les Pères des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (dits Picpuciens), un ordre missionnaire chrétien fondé par Pierre Coudrin et Henriette Aymer de la Chevalerie en 1800. Il commence son noviciat en février et prend pour nom religieux Damien en référence à saint Damien. Il suit ainsi les pas d'Auguste, son frère aîné.
À la fin de son noviciat à Louvain, Damien est envoyé à Paris (au couvent de la rue de Picpus). Il y prononce ses vœux le 7 octobre 1860. Il fait "du latin et du grec du matin au soir" écrit-il à ses parents.
En septembre 1861, il est de retour à Louvain pour les études de philosophie et théologie qui le préparent plus immédiatement au sacerdoce.
Départ pour les îles du Pacifique .
En octobre 1863, un groupe de missionnaires est prêt à partir pour les îles du Pacifique. Auguste (en religion père Pamphile, qui vient d'être ordonné prêtre) devrait en faire partie. Mais il tombe gravement malade, sans doute du typhus. Damien se porte immédiatement volontaire pour le remplacer. Son offre est acceptée. Après un dernier pèlerinage, en famille, à Notre-Dame de Montaigu, il part pour Brême. Le 30 octobre 1863, Damien s'embarque.
Son frère Auguste restera de santé fragile et ne partira jamais en pays de mission. Cependant, ils resteront très liés et leur correspondance assidue est une source importante d'informations sur ce que fut la vie de Damien.
Un prêtre missionnaire .
La progression de la maladie est rapide et effrayante ; la mortalité élevée. Il partage leur vie et est amené à prendre en main les problèmes matériels de ses fidèles. Peu à peu, il construit une vraie communauté avec une église, des chemins, un hôpital, une école, un orphelinat, et organise la vie sociale et éducative comme religieuse de ses lépreux. Il s'identifie à eux : « Nous autres lépreux », écrit-il dans ses lettres.
Son amour évangélique pour les lépreux force l'admiration de tous, y compris d'un médecin agnostique, Arthur Mouritz, qui visite régulièrement l'île entre 1883 et 1888. Il lui rendra un vibrant témoignage. Les protestants également sont admiratifs même si le Père Damien n'est pas tendre avec eux : Les hérétiques sont toujours en embuscade pour surprendre mes pauvres chrétiens. Son catholicisme intransigeant ne l'empêche pas de voir le bien que font certains protestants, comme ce luthérien allemand, représentant du gouvernement dans la léproserie de Molokai. « Il n'a plus qu'un petit pas à faire pour être tout à fait catholique ».
En octobre 1881, Damien reçoit la plus haute décoration hawaïenne. Dans la lettre qui accompagne la décoration de Chevalier-Commandeur de l'Ordre royal de Kalakaua, la princesse Liliʻuokalani, alors régente du Royaume d'Hawaï, lui exprime en termes très chaleureux sa profonde admiration. À en juger par la mention qu'il en fait dans ses lettres, Damien est touché par cette reconnaissance publique de son œuvre.
Lépreux parmi les lépreux .
En décembre 1884, le docteur Arning informe le père Damien : il est atteint par la lèpre. Le diagnostic est confirmé en janvier 1885. Il en parle à son ami Charles Stoddard : « Je suis réputé moi-même attaqué de la terrible maladie. Les microbes de la lèpre se sont finalement nichés dans ma jambe gauche et dans mon oreille. Ma paupière commence à tomber ».
Au début de 1886 une lettre de l'évêque d'Honolulu en annonce la nouvelle dans un périodique missionnaire catholique. Mais, débordant la presse confessionnelle et locale, elle fait rapidement le tour du monde. Les médias font de Damien un soldat héroïque blessé à mort sur le champ de bataille de la lèpre. Les dons affluent. Une souscription est ouverte sur le journal The Times londonien par l'ecclésiastique anglican, le Docteur Chapman. Des volontaires arrivent à Molokai : l'abbé Conrardy en mai 1888 et trois religieuses franciscaines en novembre. Les supérieurs religieux de Damien sont débordés, et peu contents de voir toute l'attention du monde et des bienfaiteurs se tourner vers un seul homme, ignorant le travail des autres missionnaires.
Damien n'accepte pas facilement ce qui lui arrive. Il était tellement convaincu d'être protégé par la Vierge Marie pour qui il a une dévotion sans bornes ! Dans sa correspondance il évite d'abord le mot 'lèpre'. Après quelques mois, il se résigne et fait face avec courage. Dans une lettre à son provincial : « Il n'y a plus de doute pour moi : je suis lépreux ». Homme de foi, il ajoute « Que le Bon Dieu soit béni ! »
À l'épreuve physique s'ajoute une épreuve morale. Son compagnon lui est retiré. Damien est de nouveau seul prêtre à Molokai. Plus grave encore - la lèpre étant souvent associée à la syphilis à l'époque - il est soupçonné d'avoir eu des relations sexuelles. Il accepte de se soumettre à un examen médical (le docteur Arning) qui se révèle négatif. Finalement, son supérieur restreint drastiquement ses visites et contacts à Honolulu. Damien est un homme très seul, soutenu cependant par l'amour de ses lépreux. Il l'écrit lui-même dans ses lettres : plus que la lèpre ce sont les soupçons et incompréhensions de ses supérieurs qui le font souffrir.
Sa mort .
Damien continue cependant ses activités pastorales comme le développement des deux villages sous sa responsabilité, Kalawao et Kalaupapa : canalisations d'eau, agrandissement de l'hôpital, route entre les deux villages, reconstruction de l'église. Médicalement il s'observe et s'analyse, communiquant ses idées sur la propagation de la lèpre. Il reçoit beaucoup d'aide financière, et des volontaires le visitent, mais il reste seul.
Avec quatre collaborateurs, il continue ainsi d'assumer sa mission jusqu'à 2 semaines avant sa mort, le 15 avril 1889, à Kalaupapa sur l’île de Molokai, Hawaï à l'âge de 49 ans. Le 12 février 1889 il avait écrit une dernière lettre à son frère, le Père Pamphyle : « je suis toujours heureux et content, et quoique bien malade, je ne désire que l'accomplissement de la sainte volonté du bon Dieu… »
Robert Louis Stevenson se rend à Hawaï pour rencontrer toutes les personnes ayant connu le père Damien, à la fois des amis et des accusateurs. Il revient en Angleterre et publie dans le Times une longue description de la vie de Damien, balayant au passage les violentes critiques et démontrant leur fausseté une par une. D'après lui, les deux raisons principales sont la méconnaissance de la maladie (on croyait que la syphilis était le premier stade de la lèpre, donc que Damien n'aurait pas respecté son vœu de chasteté) et la jalousie des missionnaires protestants dont C. M. Hyde de l'île d'Hawaï qui ont vu leur « public » décroître au fur et à mesure que la célébrité de Damien croissait.
Hommages .
Son corps est rapatrié en Belgique par le Mercator en 1936, et termine son long périple à Louvain, où il est inhumé dans la crypte de l'église Saint-Antoine.
En 1945, le Mahatma Gandhi rend hommage à l'héroïsme du Père Damien : « Le monde politique et journalistique ne connait pas de héros dont il peut se glorifier et qui soit comparable au père Damien de Molokai».
Lorsque Hawaï accède à la fédération des États-Unis, ce sont les statues du roi Kamehameha (1959) et du Père Damien que ce nouvel État choisit de placer au Capitole de Washington comme « personnes ayant joué un rôle important dans son histoire ».
En 1989, la Belgique organise l'année Damien.
La ville de Tremelo a fait une fête en l'honneur de Damien. Le bourgmestre y a invité Barack Obama.
Plusieurs villes et communes de Belgique (et d'ailleurs) l'ont publiquement honoré.
Béatification .
Le 4 juin 1995 à Bruxelles, sur le parvis de la basilique du Sacré-Cœur, il est béatifié par le Pape Jean-Paul II. Après cette cérémonie une relique (main droite) du père Damien a été transférée à Molokaï et y a été enterrée le 22 juillet 1995 à Kalawao.
Canonisation .
Le 3 juillet 2008, il a été annoncé que la Congrégation pour la Cause des Saints, puis le Pape Benoît XVI ont approuvé la canonisation du père Damien. La nouvelle a été transmise au cardinal et primat de Belgique Godfried Danneels. Benoît XVI l'a canonisé le 11 octobre 2009. Barack Obama affirme le jour même son « admiration » pour la vie du père Damien de Molokai .
FAE
"Sergio Leone est le fils de Vincenzo Leone dit Roberto Roberti, pionnier du cinéma italien réduit au chômage du fait de son opposition au fascisme, et de l'actrice Bice Waleran (Edwige Valcarenghi de son vrai nom). Son père réalise le premier western italien, La Vampire indienne en 1913, dans lequel sa mère tient le rôle de l'Indienne. Par la suite, président des réalisateurs italiens, il réalise de nombreux films avec l'actrice Francesca Bertini et fait débuter l'acteur Lido Manetti. Sergio naît après 14 années de mariage du couple ; son parrain est le réalisateur italien Mario Camerini. Il fait ses études chez les Frères Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle, où il est un élève moyen et où il se retrouve dans la même classe qu'Ennio Morricone. Mais les deux enfants ne sont pas très proches et se perdent de vue. Enfant, il connaît la Seconde Guerre mondiale à travers les fumetti, des bandes dessinées italiennes qu'il lit beaucoup. En 1941, son père lui fait jouer le rôle d'un enfant dans La bocca sulla strada.
Il finit ses études à 18 ans et commence sa carrière dans le cinéma comme assistant pour Carmine Gallone dans l'adaptation d'opéras (que Leone abhorre) : Rigoletto, La forza del destino et La leggenda di Faust. En 1948 il fait de la figuration et assiste le réalisateur Vittorio De Sica dans Le Voleur de bicyclette. Par la suite, il assiste des metteurs en scène italiens tels que Mario Bonnard, Mario Camerini ou – malgré son mauvais anglais – les Américains Robert Wise, Fred Zinnemann et même William Wyler pour Ben-Hur. Il commence réellement sa carrière de réalisateur en 1959 en mettant en scène le péplum Les Derniers Jours de Pompéi en remplacement de Mario Bonnard, tombé malade. En 1960, il se marie avec Carla, une ballerine avec laquelle il a trois enfants : Raffaella, Francesca et Andrea."
Misterprof-
2 janvier 2016 :
Décès du chanteur Michel Delpech.
Jean Michel Bertrand Delpech est un auteur-compositeur-interprète français, né le 26 janvier 1946 à Courbevoie.
il est le fils de Bertrand Charles Delpech, chromeur de métaux à Courbevoie, et de Christiane Cécile Marie Josselin, femme au foyer.
Il a deux sœurs cadettes, Catherine et Martine.
Sa famille maternelle (Josselin) est une famille de viticulteurs, propriétaires récoltants de champagne de Gyé-sur-Seine dans l'Aube.
Son berceau familial paternel est en Sologne, à Dhuizon, où vit son grand-père coiffeur, et à La Ferté-Saint-Cyr, où résident oncles et cousins épiciers, bûcherons et agriculteurs.
Le jeune Michel passe des week-ends et des vacances scolaires dans sa famille en province, travaillant un peu dans l'épicerie de sa tante.
Ses parents ayant déménagé à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise), Jean-Michel Delpech effectue ses études au collège Chabanne puis au lycée Camille-Pissarro de Pontoise de 1961 à 1964.
Adolescent, il se passionne pour de grands chanteurs classiques comme Luis Mariano puis pour les grands noms des années 1950 comme Gilbert Bécaud et Charles Aznavour.
En 1963, au lycée, il monte un petit orchestre avec des camarades.
Avant de passer son baccalauréat, il quitte le lycée en janvier 1964 pour se consacrer à la musique. Il tente sa chance en passant une audition à Paris pour faire partie de la maison des disques Vogue.
Alors qu'il vient, à peine âgé de 18 ans, de sortir son premier disque, Anatole, il rencontre le compositeur Roland Vincent.
Se rendant à une réunion de travail chez ce dernier, à Saint-Cloud, il repense à ses années de lycéen et au café où lui et ses camarades se retrouvaient après les cours.
Dans le train, entre la gare Saint-Lazare et la gare de Saint-Cloud, il écrit les paroles de Chez Laurette, pour lesquelles Roland Vincent, séduit et inspiré, a vite fait de trouver une mélodie.
Sortie le 1er mai 1965, en pleine période yéyé, cette chanson nostalgique d'adolescence n'est pas un succès à la vente mais, en raison de ses nombreux passages à la radio, fait sortir le chanteur de l'ombre.
En 1965, Michel Delpech participe à la comédie musicale Copains-clopant, qui reste six mois à l'affiche, d'abord au théâtre de la Michodière puis au théâtre du Gymnase, à Paris : l'intégration de la chanson Chez Laurette au spectacle contribue à la faire connaître.
À l'occasion de cette comédie musicale, Delpech rencontre Chantal Simon, avec qui il chante en duo la chanson éponyme de la pièce.
Il a 20 ans quand il l'épouse en 1966.
La même année, sous le label Festival (label de la maison Barclay qui publiera les disques de Delpech jusqu’au début des années 1980), il enregistre son deuxième 45 tours, Inventaire 1966, nouveau tremplin vers le statut de vedette.
À la manière de Jacques Prévert, et en guise d'hommage au poète, il compile, dans les couplets de sa chanson, une liste de faits d'actualité, de tenues à la mode et de succès médiatiques : la guerre du Viêt Nam, la minijupe, les bottes Courrèges, la mode Cacharel, les chemises à fleurs, le drugstore Opéra, etc.
Toujours en 1966, il fait la première partie, durant trente-huit représentations, de Jacques Brel qui fait ses adieux à la scène à l'Olympia.
En 1967, Johnny Stark, l’imprésario de Mireille Mathieu, le prend en main et l'aide à se forger une image de vedette.
C'est en première partie de la « chanteuse d'Avignon » que le jeune Delpech entame une tournée internationale qui le mène en Allemagne de l'Ouest, en URSS et aux États-Unis.
La même année, il quitte la maison de disques Festival et passe chez Barclay.
En 1968, il obtient le grand prix du disque de la chanson française pour Il y a des jours où on ferait mieux de rester au lit, coécrit par Jean-Jacques Debout.
C'est l'époque des succès, y compris à l'étranger : Wight Is Wight (novembre 1969), en hommage au festival de rock de l'île de Wight, Et Paul chantait Yesterday (1970,en hommage aux Beatles qui se séparent, Pour un flirt (mai 1971).
Le planant Wight Is Wight, qui surfe sur la vague hippie, se vend à plus d'un million d'exemplaires en Europe.
Le romantique Pour un flirt est un tube dans les pays francophones et aux Pays-Bas, sa version en allemand figure dans les classements en Allemagne de l'Ouest, en Autriche et en Suisse.
La chanson remet au goût du jour un mot désuet et, en quatre mois, il s'en vend plus d'un million deux cent mille exemplaires.
L'auteur lui-même en est surpris.
En 1970, le chanteur quitte Johnny Stark pour bénéficier d'une plus grande liberté artistique, et, deux ans plus tard, cesse sa collaboration exclusive avec Roland Vincent pour faire appel à d'autres compositeurs.
Désormais vedette à part entière, il occupe la scène de l'Olympia trois semaines durant en janvier 1972.
En 1973, sa séparation d'avec Chantal Simon qui l'a quitté et celle de son coparolier Jean-Michel Rivat d'avec Christine Haas, lui inspirent la chanson Les Divorcés, où il évoque une rupture paisible, alors qu'elle est en fait très douloureuse.
Comme cette chanson tranche, par son titre et son sujet, avec les chansons gaies de Delpech, la maison Barclay, craignant qu'elle ne risque de nuire à l'image du chanteur, hésite avant de consentir à donner son feu vert.
Bien lui en prend : plusieurs centaines de milliers de 45 tours sont vendus.
L'impact des paroles de la chanson sur les mentalités sera tel que la loi sur le divorce par consentement mutuel sera adoptée trois ans après, en 1975.
À partir de 1973, il enchaîne plusieurs succès considérables avec Que Marianne était jolie, sur une musique signée Pierre Papadiamandis, Le Chasseur (1974), au texte signé par Michel Delpech et Jean-Michel Rivat sur la musique de Michel Pelay, Quand j'étais chanteur (1975), paroles de Rivat et Delpech sur une musique de Roland Vincent.
En 1977, il chante Le Loir-et-Cher, qui parle, avec tendresse et ironie, des habitants de ce département, berceau de sa famille.
À travers les reproches de paysans qui se plaignent qu'il ne vient plus les voir et qu'il ne pense plus à eux, il évoque les rapports parfois difficiles entre la ville et la campagne.
Alors que, dans sa célèbre chanson Les Divorcés, il évoque une séparation paisible, son propre divorce d'avec la mère de ses deux enfants, Garance et Barthélémy, se révèle très conflictuel et douloureux.
Chantal Simon se suicide quelque temps après.
C'est la mère du chanteur, Christiane Josselin, qui élèvera les enfants.
Malgré ses succès musicaux, le chanteur, anéanti par l'échec de son mariage, connaît une grande période de doute et même de dépression.
Il coupe ses cheveux, se laisse pousser la moustache et abandonne ses pantalons à pattes d'éléphant.
Il s'adonne aux plaisirs artificiels de l'alcool et de la drogue, consulte des psychiatres, des marabouts et des voyantes et se cherche du côté de l'ésotérisme (spiritisme, hindouisme, philosophie chinoise, bouddhisme), fait des cures de sommeil et des retraites monacales.
On parle à l'époque de tentatives de suicide, rumeurs qu'il dément.
Il racontera cette traversée du désert en 1993 dans une biographie, L'homme qui avait bâti sa maison sur le sable.
Il y décrit ce qu'il appelle les temps dissolus de sa vie.
Michel Delpech met en avant une quête spirituelle mal orientée, basée sur la lecture des Chemins de la sagesse d'Arnaud Desjardins, vulgarisateur en France de la pensée hindoue, comme le déclic qui fait basculer son existence, sur le fond d'un mal-être plus profond.
Au milieu de cette descente aux enfers, il est sacré, en 1979, chanteur favori des chasseurs français et, en septembre 1981, une coupe lui est remise par le magazine Le Chasseur français, à Rambouillet, récompense qui sera pour lui un réconfort.
Sa chanson Le Chasseur deviendra même l'hymne de plusieurs fédérations de chasseurs.
Toujours en 1979, le chanteur évoque sa dépression dans sa chanson Longue Maladie.
La même année, il publie l'album 5 000 kilomètres, adaptation en français de succès d'auteurs-compositeurs britanniques et américains.
Ces reprises sont une véritable réussite.
Michel Delpech poursuit ensuite calmement son parcours avec des chansons comme Docker (1980), Home sweet home (1980) et Bombay (1981).
En 1983, il fait une réapparition avec le 45 tours Animaux, animaux.
Cette année est marquée par sa rencontre avec Geneviève Charlotte Marie Garnier-Fabre, artiste peintre et médium, qu'il épouse en 1985, année où sort la chanson de son grand retour, Loin d'ici. 1985 est aussi l'année de la sortie de Rock en URSS et d'une série de concerts très attendus à l'Olympia.
L'année 1986 marque son retour au christianisme lors d'un pèlerinage à Jérusalem et, ainsi qu'il le raconte dans ses autobiographies, la fin de sa dépression lorsqu'il tombe en larmes devant le tombeau du Christ.
Cette même année, il publie Oubliez tout ce que je vous ai dit, son premier album depuis sept ans.
Une partie du public lui est restée fidèle, et une compilation de ses succès, sortie en 1989, se vend très honorablement, atteignant le chiffre de 800 000 exemplaires au bout de quelques années.
Il publie par la suite régulièrement de nouveaux disques, tout en continuant les concerts dans des salles plus modestes.
En 1990, il sort J'étais un ange, album cosigné par Didier Barbelivien et, l'année suivante, Les Voix du Brésil, avec Roland Vincent, l'artisan de ses premiers succès.
De son second mariage, Michel Delpech a, en 1990, un fils, Emmanuel, qui, à partir de 2007, l'accompagne comme guitariste dans ses tournées.
Il a également deux beaux-enfants, d'une première union de Geneviève : Pierre-Emmanuel et Pauline Bidegaray (cette dernière prendra le nom de Delpech).
Après Les Voix du Brésil, le chanteur connaît une éclipse de plusieurs années, ne réapparaissant qu'en mai 1997, avec l'album Le Roi de rien, où l'on retrouve des anciens (Peyrat et Rivat) mais aussi une tentative de renouvellement avec des collaborations avec la nouvelle génération (Jean-Louis Murat et Pascal Obispo).
C'est l'œuvre d'un chanteur qui a muri (il a cinquante ans) et qui contemple, avec une certaine distance, les aléas de sa vie.
Le public et la critique lui font bon accueil.
En décembre de la même année, Michel Delpech reçoit le 24e oscar de la chanson française.
Il se tourne ensuite vers l'écriture et, en mai 2000, publie un roman, cosigné par sa nouvelle épouse, De cendres et de braises.
La même année, il sort, sur le plan musical, une compilation de titres antérieurs, enrichie d'un inédit, Senna, et fait quelques scènes dans plusieurs salles parisiennes avec des amis et des invités.
En 2004, une tournée suit la sortie de son disque Comme vous, le premier depuis cinq ans.
Elle l'amène aux Francofolies de La Rochelle et au Festival des Vieilles Charrues.
Pour ce retour sur le devant de la scène, il signe seul presque tous les textes et confie à Laurent Foulon les compositions musicales de l'album.
L'année suivante, il donne trois concerts au Bataclan, à Paris, enregistrés sur CD et DVD titrés Ce lundi-là au Bataclan.
Le 4 décembre 2006, sort son album de duos Michel Delpech &..., réalisé par Jean-Philippe Verdin, très bien accueilli par le public et classé 1er dans les ventes d'albums pour la semaine du 21 au 27 janvier 2007.
On y trouve des artistes de la jeune génération (Cali, Bénabar, Clarika) mais aussi des chanteurs chevronnés (Alain Souchon, Francis Cabrel, Michel Jonasz).
La sortie de cet album s'accompagne d'une réédition en CD de ses albums antérieurs, sous le titre de Delpech Inventaires.
Les 30 et 31 mars 2007, il donne deux concerts au Grand Rex, à Paris, avant de partir en tournée en province.
Lors du deuxième concert, marqué par la présence de Ségolène Royal, la candidate PS à l'élection présidentielle, il lui dédie la chanson Que Marianne était jolie en ces termes : « Je dédie cette chanson à mon ami Dominique Besnehard ainsi qu'à la jolie dame qui l'accompagne ».
Contenant plusieurs duos avec des invités de marque, un double album est extrait des deux concerts parisiens, Live au Grand Rex.
Le 1er mai, Delpech chante de nouveau devant la candidate socialiste lors du meeting de celle-ci au stade Charléty.
Deux ans plus tard, en juin 2009, l'artiste sort un nouveau disque, confié à l'arrangeur issu de l'électro, Jean-Philippe Verdin, et dont le titre, Sexa, renvoie à la tranche d'âge des sexagénaires (Delpech a alors 63 ans) mais aussi à la décennie de ses débuts, les années 1960.
Le 14 juillet 2011, il s'illustre au concert pour l'égalité en faveur de SOS racisme auprès du célèbre rappeur Big Ali avec lequel il entretiendra une amitié sans faille, jusqu'à la fin de ses jours.
Il est l'invité d'honneur de la tournée Âge tendre, la tournée des idoles (saison 6) qui commence à Chalon-sur-Saône en mars 2011, et également en 2012 pour la saison 7.
En novembre 2012, il joue son propre rôle dans le film de Grégory Magne et Stéphane Viard, L'Air de rien.
Le film est une fausse biographie où il est criblé de dettes et où les huissiers vont saisir ses biens.
Alors que Michel Delpech a signé pour la septième saison d’Âge tendre, la tournée des idoles, il a un problème d'élocution lors du tournage d'un DVD au Zénith d'Amiens le 25 janvier 2013.
On lui détecte un cancer de la langue et de la gorge, et il doit annuler plusieurs de ses concerts pour des raisons de santé.
Il révèle alors au grand public sa foi chrétienne qui l'unit à sa femme depuis de longues années, dans un livre J'ai osé Dieu, paru en 2013.
La même année, il s'engage dans le programme éducatif et environnemental « Terre d'École », qui vient en aide à plusieurs pays africains et dont la présidente est Maria Maylin, l'épouse du cancérologue Claude Maylin qui soigne le chanteur.
En octobre 2014, il évoque la mort, alors qu'il est en rémission et à nouveau apte à chanter, dans la chanson La fin du chemin, extraite du Dolly Bibble, un conte musical (livre + CD) qui comporte des passages de la Bible chantés.
En mars 2015, sort son nouveau livre Vivre !, où il évoque son cancer et ce que cette maladie a changé en lui.
En juin 2015, Michel Drucker révèle que son ami Michel Delpech, toujours hospitalisé, s'éteint doucement et qu'il ne sera plus là en septembre, précisant que c'est Michel Delpech lui-même qui lui a demandé d'en parler.
Le 4 novembre 2015, Michel Delpech reçoit la médaille du Mérite congolais, pour son action dans ce pays au sein du programme « Terre d'École ».
Il meurt le 2 janvier 2016, à l'hôpital de Puteaux, des suites du cancer dont il est atteint depuis trois ans.
Ses obsèques sont célébrées le 8 janvier 2016 en l'église Saint-Sulpice de Paris, par Abba Athanasios, évêque métropolitain de l'Église copte orthodoxe en France, assisté du père Jean-Louis Lacroix, curé de Saint-Sulpice.
Il est ensuite inhumé au cimetière du Père-Lachaise (49e division).
FAE
Bonjour à tous !
Merci Capusa.
"Jacques Chardonne, nom de plume de Jacques Boutelleau, né à Barbezieux le 2 janvier 1884 et mort à La Frette-sur-Seine le 29 mai 1968, est un écrivain et éditeur français.
Aîné charentais de l'écrivain Pierre-Henri Simon, il fait partie du Groupe de Barbezieux avec Geneviève Fauconnier, Henri Fauconnier, Maurice Delamain, Jacques Delamain, Germaine Boutelleau, sans que ce groupe « géographique » partage les mêmes vues.
Considéré comme un auteur d'extrême droite, il est avec Paul Morand un des pères spirituels de ceux qu'on a appelés « Les Hussards », les écrivains Roger Nimier, Jacques Laurent, Antoine Blondin et Michel Déon."
Capusa06
Mili Alekseïevitch Balakirev (en russe : Ми́лий Алексе́евич Бала́кирев) est un compositeur russe né le 21 décembre 1836 (2 janvier 1837 dans le calendrier grégorien) à Nijni Novgorod et mort le 16 mai 1910 (29 mai 1910 dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg. Il est connu pour sa pièce virtuose pour piano Islamey et son poème symphonique Tamara.
Biographie
Né de parents nobles peu fortunés, il est attiré dès l'enfance par la musique mais ne disposant que de très peu de ressources matérielles, il ne pourra prendre en tout que dix leçons de piano auprès d'un remarquable professeur, Alexandre Dubuque (Dubuc). Il fait ses études à l'université impériale de Kazan. À seize ans, il fait la connaissance d'Alexandre Oulybychev, riche mélomane auteur de la première biographie de Mozart qui dispose d'un orchestre réduit. Il confie à Balakirev des travaux de copie, d'arrangements puis finalement la direction de son orchestre. De manière purement empirique mais avec beaucoup de facilité, le jeune musicien parvient à acquérir les bases de son futur métier de compositeur. Il dissèque les partitions des grands maîtres, les étudie minutieusement. En 1855, il aura l'occasion de rencontrer Mikhaïl Glinka, grand musicien précurseur de la musique classique russe. Sa vocation est alors toute tracée.
Le groupe des cinq
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Fort de toutes ces connaissances, il gagne Saint-Pétersbourg et s'entoure d'un groupe de musiciens autodidactes comme lui qui deviendra le Groupe des Cinq composé de César Cui, Modeste Moussorgski, Alexandre Borodine et Nikolaï Rimski-Korsakov. Balakirev est l'âme de ce groupe même s'il n'en est pas le meilleur compositeur. En général, il supervise et, le cas échéant, corrige le travail de ses amis compositeurs. Ce groupe s'impose sur la scène musicale russe dès 1860.
Malgré une autorité et une « aura » certaines, il sera lâché « par sa couvée » selon sa propre expression. Le groupe est dissous en 1870.
Un compositeur peu prolifique .
Il se consacre alors à l'organisation de concerts qui sont autant d'échecs. Par dépit, il devient chef de gare pendant cinq ans et ne compose plus entre 1872 et 1876.
À partir de 1862, il parcourt le Caucase et la Crimée et compile nombre de pages de musique folklorique. La même année, il refuse la direction de la Société musicale russe et fonde à Saint-Pétersbourg une école de musique. De 1883 à 1894, il est directeur de la Chapelle impériale de Saint-Pétersbourg, avec Nikolaï Rimski-Korsakov comme assistant. C'est pendant ces années qu'il reconstitue un groupe musical dont le membre le plus éminent sera Sergueï Liapounov.
Bien que très exigeant vis-à-vis de ses camarades, Balakirev compose très lentement. Il mettra ainsi près de quinze ans à écrire Tamara, un poème symphonique dont l'interprétation dure environ vingt-cinq minutes. Sur le plan musical, il laisse néanmoins un catalogue important. Tamara, terminée en 1882, est sa plus grande composition avec Islamey. Toutes ces pièces sont dans le prolongement de l'œuvre de Glinka.