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23 juillet 1920 :
Naissance de la chanteuse Amália Rodrigues.
Amália da Piedade Rebordão Rodrigues est une chanteuse de fado et actrice portugaise.
Sa sœur cadette, Celeste Rodrigues, est également une chanteuse de fado.
Née dans la freguesia de Pena à Lisbonne, elle est la cinquième d’une famille de neuf enfants.
Fille d'Albertino de Jesus Rodrigues et de Lucinda da Piedade Rebordão, elle est issue d’une famille nombreuse et pauvre, originaire de l’ancienne province de Beira Baixa, près de Castelo Branco.
Son père est cordonnier et joue de la trompette au sein de la fanfare de Fundão, où la famille habite.
Ses parents « montent » ensuite à la capitale pour y trouver du travail mais quelque temps après, alors qu’elle n’a que 14 mois, ils retournent à la campagne, faute de travail, et elle reste à Lisbonne avec ses grands-parents maternels.
Amália Rodrigues est une enfant assez timide ; elle commence à chanter pour son grand-père et les voisins.
Sa grand-mère, nommée Ana do Rosário, qui est analphabète, l’élève d’une manière stricte et elle lui enseigne les rudiments de la religion.
Elle envoie Amália à l’école primaire (Escola Primária da Tapada da Ajuda) lorsque sa petite-fille atteint l’âge de 9 ans.
C'est là qu'elle chante pour la première fois en public, lors de la fête de l'école.
À 12 ans, elle interrompt sa scolarité, comme la plupart des jeunes Portugais pauvres d’alors.
Elle trouve du travail dans une entreprise de broderie mais en change rapidement pour un autre, consistant à emballer des gâteaux.
Alors qu'elle est encore enfant, elle tente de mettre fin à ses jours en buvant une décoction de têtes d'allumettes.
À 14 ans, elle décide de vivre avec ses parents, qui sont de retour dans la capitale portugaise.
Sa vie y est très différente de celle qu’elle menait avec sa grand-mère.
Elle doit aider sa mère et supporter un frère aîné plutôt autoritaire.
À 15 ans elle part, avec sa petite sœur Celeste, vendre des fruits dans la zone du port de Lisbonne.
Elle s’y fait remarquer, ce qui lui permet de participer au défilé populaire d’Alcântara en 1936. L’entraîneur du défilé insiste pour qu’Amália s’inscrive à un concours de nouveaux talents appelé Concurso da Primavera, au cours duquel est attribué le titre de Rainha do Fado dos Bairros (« Reine du fado des Quartiers »).
Lors de ce concours, Amália rencontre Francisco da Cruz, un guitariste alors âgé de 23 ans, avec qui elle se marie deux ans plus tard, en 1940.
L'union houleuse ne dure pas plus de deux ans.
Francisco da Cruz demande le divorce et Amália décide de se donner la mort devant la fenêtre de celui-ci en avalant de la mort aux rats.
Au Concurso da Primavera, Amália est remarquée par un spectateur qui la recommande à Jorge Soriano, directeur de la Casa do Fado.
L’audition est un succès mais, devant l’opposition de sa famille, Amália décline l’invitation.
Elle se marie une seconde fois, en 1961, avec un ingénieur brésilien, César Seabra, dans la ville de Rio de Janeiro.
Ils n’ont aucun enfant.
Malgré une bonne entente avec Salazar, dans les années 1960, celui-ci fait interdire la vente de son titre Abandono Fado de Peniche, considéré comme un hymne aux prisonniers politiques de la forteresse du même nom.
À travers ce fado elle transmet un message qui est censuré par Salazar.
Le régime de Salazar fait emprisonner des personnalités politiques et force beaucoup d’artistes à l’exil.
Quelques jours après l’abolition de la dictature de Salazar et le rétablissement de la démocratie, Amália Rodrigues donne un concert de fado à Lisbonne mais, à plusieurs reprises, elle se voit traitée de fasciste, accusée d’alliance avec Salazar et doit faire face à des accusations de collaboration avec le régime.
Amália Rodrigues se voit reprocher par certains d’avoir participé au Triple F de Salazar (fado, Fátima et futebol), tandis que d’autres pensent qu’elle a collaboré économiquement avec le parti communiste portugais quand celui-ci était encore clandestin.
Mais elle a aussi aidé financièrement les prisonniers politiques et les exilés.
Même si elle se voit aussi rendre de nombreux hommages, notamment d'être décorée de l’ordre de l'Infant Dom Henrique par le président de la République de l’époque Mário Soares. ces accusations provoquent une éclipse provisoire de sa carrière.
Durant cette période, elle traverse des problèmes financiers qui l’obligent à se défaire d’une partie de son patrimoine.
Amália Rodrigues représente le Portugal dans le monde entier, de Lisbonne à Rio de Janeiro, de New York à Rome, de Tokyo à l’Union soviétique, de Mexico à Londres, de Madrid à Paris, où elle chante plusieurs fois à l’Olympia.
Elle véhicule dans le monde entier la culture du Portugal, la langue portugaise et le fado et représente aujourd’hui un véritable mythe dans son pays.
En 1989, elle est reçue au Vatican par le pape Jean-Paul II.
En 1990, elle est décorée de l’ordre des Arts et des Lettres par la France, distinction reçue des mains du président François Mitterrand.
Au fil des années, elle voit mourir Alain Oulman, son poète David Mourão-Ferreira et son mari, César Seabra, avec qui elle était restée mariée trente-six années.
Amália Rodrigues publie aussi en 1997 un livre de poèmes, Versos.
Le 10 février 1999, Amália apprend le décès de sa grande amie le peintre Maluda, ce qui l'affecte beaucoup.
En avril 1999, Amália se rend pour la dernière fois à Paris, afin d’être honorée par la Cinémathèque française, pour avoir tourné plusieurs films dans la ville.
Elle remercie les Français de l’avoir fait connaître dans le monde, car c’est à partir de la France que ses disques ont commencé à être diffusés.
Amália Rodrigues meurt le 6 octobre 1999 à l’âge de soixante-dix-neuf ans, des suites d’une maladie du cœur, quelque temps après son retour de sa maison de vacances dans l’Alentejo.
Son décès plonge les Portugais dans une grande tristesse.
Le président de la République portugaise de l’époque, Jorge Sampaio, décrète un deuil national de trois jours.
À ses funérailles, des centaines de milliers de Lisboètes descendent dans les rues pour lui offrir un ultime hommage.
Lors de ses funérailles, elle avait voulu que sa musique Grito soit chantée.
Elle est enterrée au cimetière de Prazeres, à Lisbonne.
À la suite de son décès, les partis politiques décident de suspendre le dernier jour de campagne électorale pour les législatives qui se déroulent cette année-là.
La dépouille mortelle de la chanteuse est finalement transférée du cimetière de Prazeres au Panthéon national de Lisbonne le 8 juillet 2001.
Lors de la cérémonie au Panthéon, les honneurs militaires lui sont rendus, suivi par l’Hymne National portugais interprété par le groupe des Antigos Orfeonistas da Universidade de Coimbra et des fados.
S'ensuit un discours du Président de la République, Jorge Sampaio, lors du transfert du cercueil au sein du Panthéon.
Elle est la première femme, parmi les Portugais illustres, à y entrer.
Sa mort est un choc pour l’ensemble des Portugais, pour qui elle reste à jamais l’âme et la déesse du fado.
En 2007, la la maison de disques Valentim de Carvalho édite son dernier album, avec des vidéos inédites tournées entre 1965 et 1975
Le 6 octobre 2009, à l’occasion du dixième anniversaire de son décès, une grande exposition rétrospective a été organisée à la Maison de la Culture de Belém, près de Lisbonne.
La ville de Paris inaugure le 11 juin 2010, en présence du maire de Lisbonne, la « promenade Amalia-Rodrigues», un jardin qui relie le parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge à l'église de Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces et au jardin Notre-Dame-de-Fatima.
Capusa06
Sainte Brigitte est l’une des Suédoises les plus célèbres de l’histoire. Née vers 1302, cette pieuse aristocrate, choquée par les mœurs dissolues de la cour de Suède, décide de se consacrer à la religion après la mort de son mari en 1344. Veuve avec huit enfants, elle fonde un ordre monastique à Vadstena, l’ordre du Très Saint-Sauveur, dont l’originalité est de faire cohabiter moines et moniales sous la responsabilité d’une abbesse.
Vers 1350, elle s’installe à Rome où elle acquiert une grande notoriété pour sa bonté et sa sagesse mais également en raison du caractère prémonitoire de certaines de ses prophéties et par des Révélations sur l'enfer…
Elle s'associe aussi à sainte Catherine de Sienne pour réclamer le retour du pape à Rome (c'était le temps de l'exil à Avignon). Brigitte de Suède meurt le 23 juillet 1373 après un pèlerinage en Terre Sainte.
Canonisée en 1391, elle demeure la seule sainte suédoise reconnue par le Vatican et l’ordre qu’elle avait fondé essaimera dans toute l’Europe. Brigitte de Suède a été décrétée par Jean-Paul II co-patronne de l’Europe le 1er octobre 1999, avec Catherine de Sienne et Edith Stein, sœur Thérèse-Bénédicte de la Croix.
FAE
"Alan Mathison Turing, né le 23 juin 1912 à Londres et mort le 7 juin 1954 à Wilmslow, est un mathématicien et cryptologue britannique, auteur de travaux qui fondent scientifiquement l'informatique. Il est aussi un des pionniers de l'Intelligence artificielle.
Pour résoudre le problème fondamental de la décidabilité en arithmétique, il présente en 1936 une expérience de pensée que l'on nommera ensuite machine de Turing et des concepts de programme et de programmation, qui prendront tout leur sens avec la diffusion des ordinateurs, dans la seconde moitié du XXe siècle. Son modèle a contribué à établir la thèse de Church, qui définit le concept mathématique intuitif de fonction calculable.
Durant la Seconde Guerre mondiale, il joue un rôle majeur dans la cryptanalyse de la machine Enigma utilisée par les armées allemandes : l'invention de machines usant de procédés électroniques, les bombes, fera passer le décryptage à plusieurs milliers de messages par jour. Mais tout ce travail doit forcément rester secret, et ne sera connu du public que dans les années 1970. Après la guerre, il travaille sur un des tout premiers ordinateurs, puis contribue au débat sur la possibilité de l'intelligence artificielle, en proposant le test de Turing. Vers la fin de sa vie, il s'intéresse à des modèles de morphogenèse du vivant conduisant aux « structures de Turing (en) ».
Poursuivi en justice en 1952 pour homosexualité, il choisit, pour éviter la prison, la castration chimique par prise d'œstrogènes. Il est retrouvé mort par empoisonnement au cyanure le 8 juin 1954 dans la chambre de sa maison à Wilmslow. La reine Élisabeth II le reconnaît comme héros de guerre et lui accorde une grâce royale à titre posthume en 2013. "
FAE
"Alain Decaux, né le 23 juillet 1925 à Lille et mort le 27 mars 2016 à Paris, est un historien, journaliste, essayiste, biographe, scénariste, homme de radio et de télévision français.
Membre de l'Académie française, il a occupé le devant de la scène médiatique pendant près d'un demi-siècle avec ses émissions de vulgarisation historique et ses nombreuses publications. Il est considéré comme l'un des pionniers des programmes d'histoire dans les médias."
FAE
"Mireille Mathieu, née le 22 juillet 1946 à Avignon (Vaucluse), est une chanteuse française de variétés.
Issue d'un milieu modeste, Mireille Mathieu commence sa carrière en 1965 et connaît son premier grand succès en 1966 avec Mon credo. Se façonnant un répertoire regroupant environ 1 200 chansons, interprétées en de nombreuses langues, elle devient une figure de la chanson française à l'échelle internationale.
Parmi les chansons les plus connues de son répertoire figurent La Dernière Valse, La Paloma adieu, Paris en colère, Une histoire d'amour, Pardonne-moi ce caprice d'enfant, Bravo tu as gagné, Acropolis Adieu, Mille colombes, Santa Maria de la Mer ou encore Une femme amoureuse. "
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22 juillet 2013 :
Naissance du Prince George de Galles.
George Alexander Louis de Galles est le premier enfant du prince William et de son épouse Catherine Middleton et le frère aîné de Charlotte et de Louis.
Petit-fils du roi Charles III, le prince George est deuxième dans l'ordre de succession au trône britannique ainsi qu'aux trônes des quatorze autres royaumes du Commonwealth, derrière son père, le Prince William.
Annoncée le 3 décembre 2012, la grossesse de Catherine Middleton, alors duchesse de Cambridge, et la naissance espérée de l'enfant attirent l'attention de médias à grande diffusion dans de nombreux pays, en particulier au Royaume-Uni et dans les royaumes du Commonwealth.
George naît à 16 h 24 (heure locale) au St Mary's Hospital de Paddington.
Il pèse 3,8 kg.
Le 24 juillet au soir, il est annoncé que le nouveau-né sera appelé George Alexander Louis.
George serait une référence à George VI, père d'Élisabeth II, et à George Ier, le premier monarque de la maison de Hanovre à monter sur le trône britannique ; Alexander serait lié au deuxième prénom d'Élisabeth II (Alexandra) et au premier prénom de la reine Victoria (Alexandrina) ; et enfin Louis serait lié à Louis Mountbatten, le dernier vice-roi de l'Inde britannique qui est mort assassiné par l'IRA provisoire.
Le prince George est baptisé le 23 octobre 2013 par l'archevêque de Canterbury, Justin Welby. Contrairement à la tradition récente de la famille royale britannique, la cérémonie n'a pas lieu dans le salon à musique du palais de Buckingham (comme ce fut le cas pour son père ou son grand-père) mais dans la chapelle royale du palais Saint James.
De manière plus traditionnelle, l'enfant porte une réplique de la robe de baptême de la fille aînée de la reine Victoria.
À l'occasion de son baptême, sept parrains et marraines sont désignés.
Les parents optent pour des proches plutôt que des membres de familles royales étrangères, tradition encore respectée au moment du baptême de William.
Du 7 au 28 avril 2014 le prince George, alors âgé de huit mois, accompagne ses parents pour leur premier voyage officiel en Australie, où ils logent à la Maison de l'Amirauté à Sydney et à l'hôtel gouvernemental de Canberra, puis en Nouvelle-Zélande, où ils séjournent dans la maison du gouvernement à Wellington.
En 2015, George assiste pour la première fois au Trooping the Colour.
Il y participe ensuite tous les ans (sauf en 2020 et 2021, ces derniers ayant été annulés en raison de la pandémie de Covid-19).
Scolarisé en janvier 2016 à l'école maternelle Montessori Westacre, près du domicile familial à Anmer Hall, dans le Norfolk, le prince George entre à l'école préparatoire privée Thomas's Battersea, à Londres en septembre 2017 où, en plus du programme habituel des enfants de son âge, il étudie la religion, le français, l’informatique, l’art, la technologie, la musique, le théâtre, le ballet et le latin.
Il est rejoint en 2019 par sa sœur Charlotte, qui y effectue sa première année.
Le 22 avril 2016, il rencontre Barack Obama et son épouse à Kensington.
La même année, George et Charlotte accompagnent leurs parents au Canada, puis en juillet 2017, les deux enfants les suivent en Pologne et en Allemagne.
En décembre 2016, il est présent pour la première fois à la messe de Noël à Sandringham.
En mars 2020, avec Charlotte et Louis, il applaudit les soignants dans une vidéo publiée par le palais de Kensington durant la pandémie de Covid-19.
En mai 2020, en raison de cett pandémie, il poursuit sa scolarité tout en étant confiné chez lui afin d'éviter tout risque de contamination.
En septembre 2020, les Cambridge rencontrent David Attenborough.
Enfin, en décembre 2020, les trois enfants assistent à leur premier tapis rouge.
À partir de septembre 2022, le prince George fréquente l'école préparatoire privée Lambrook, située près du domicile familial.
Le 6 mai 2023, il est premier page d'honneur (accompagné de 3 autres pages d'honneurs) lors du couronnement de son grand-père, Charles III et de Camilla Parker-Bowles.
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22 juillet 1894 : Première course automobile
Le 22 juillet 1894 a lieu la première course automobile sur route. Le record de vitesse sur le parcours Paris-Rouen est tenu par Jules-Albert de Dion, dit le « marquis de Dion » : 22 km/h !... Il est vrai que son prototype avec moteur à vapeur ne pouvait guère faire mieux. Il faudra l'arrivée du moteur à explosion de l'ingénieur allemand Daimler pour que progressent les performances des automobiles.
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21 juillet 1948 :
Naissance du chanteur Cat Stevens.
Steven Demetre Georgiou est un chanteur, musicien et auteur-compositeur-interprète britannique.
Il naît à Londres d’un père grec chypriote et d’une mère suédoise.
Il fait ses études dans une école catholique, dont il garde ensuite un fort mysticisme.
Son père Stavros Georgiou (1900-1978) et sa mère Ingrid Wickman (1915-1989) dirigent un restaurant, et la famille vit au-dessus de l'établissement.
Steven a un frère et une sœur aînés : David et Anita.
Sous l’influence de ses parents, il pratique très tôt la musique, tout d’abord le piano, puis la guitare. À 16 ans, il joue le soir dans les bars, où il se fait connaître, et à 17 ans il entre dans une école d’arts graphiques.
À 18 ans, il se présente chez le producteur Mike Hurst qui lui demande de voir ses compositions.
De suite conquis, Hurst veut connaître son nom.
Il répond alors qu'il s'appelle Steven, mais qu'on le surnomme Cat, surnom qui lui aurait été donné par une fille parce qu’elle trouvait qu’il avait des yeux de chat.
C’est à partir de ce moment qu’il est connu sous le nom de « Cat Stevens ».
Dès 1966, il publie un grand nombre de chansons.
Il connaît rapidement le succès et la célébrité avec son premier titre, I Love My Dog.
Il sort en 1967 son premier album Matthew and Son, avec les chansons Here Comes My Baby et Portobello Road écrite avec l'aide de Kim Fowley. L’album New Masters, sorti la même année, contient la chanson The First Cut Is the Deepest, dont P. P. Arnold fait un tube.
La carrière de Cat Stevens est interrompue en 1969 lorsqu'il contracte la tuberculose qui l'oblige à une convalescence de plus d'un an : cette maladie exerce sur lui une influence durable en le dirigeant vers ses premières réflexions existentielles et métaphysiques.
Il signe un contrat chez Island Records en 1970 et multiplie les succès, avec notamment Sad Lisa, Wild World ou Lady D'Arbanville, écrites en hommage à sa petite amie du moment, l'actrice Patti D'Arbanville.
Sur son album « retour », d’après sa convalescence, Mona Bone Jakon sorti en 1970, on trouve Peter Gabriel à la flûte sur la chanson Katmandu.
Puis sur l'album à succès, Teaser and the Firecat publié en 1971, Rick Wakeman fait une brillante exécution au piano sur Morning Has Broken qui est un morceau traditionnel sur un poème d’Eleanor Farjeon.
En 1971, il compose l’intégralité de la bande originale du film Harold et Maude de Hal Ashby, qui compte des chansons telles que Don't Be Shy, Trouble ou encore If You Want to Sing Out.
En douze ans de carrière, de 1966 à 1978, il vend environ 60 millions d'albums.
Alors qu'il a une vingtaine d'années Stevens, nageant seul à Malibu, est emporté vers le large par un fort courant.
Se voyant perdu, il dit alors « God, if you help me, I’ll work for you ».
Au moment où il prononce ces mots, une vague le repousse vers le rivage.
S'estimant miraculeusement sauvé, il se met en devoir d'honorer sa promesse et entame une recherche spirituelle.
Au début des années 1970, il s'intéresse au zen et au livre chinois Yi Jing, à la numérologie, au tarot et à l'astrologie.
Il se tourne également vers la Bible.
Son frère, David, qui visite Jérusalem et qui connaît l'intérêt de Steven pour les religions, lui en rapporte une traduction du Coran.
Cat Stevens se met alors à lire beaucoup sur l'islam et se tourne entièrement vers cette religion.
Ilchoisit de renoncer à sa vie d’artiste folk et prend le pseudonyme de Yusuf Islam en décembre 1977.
Alors qu'il enregistre son album Numbers en 1975 au studio de Morin Heights en banlieue nord de Montréal, Cat Stevens loue une petite maison à Sainte-Adèle dans les Laurentides.
Il épouse Fauzia Mubarak Ali le 7 septembre 1979 à Londres à la mosquée de Regent's Park.
Il vit ensuite au Royaume-Uni avec sa femme, ses filles et son fils.
Il participe à des mouvements musulmans, fonde une association d’aide aux musulmans et continue à chanter principalement des chansons religieuses, ainsi que pour des opérations caritatives.
Sa conversion l’amène à se poser la question de la compatibilité de la profession musicale avec la pratique rigoureuse de l’islam.
De 1989 à 2006, plusieurs controverses médiatisées l'obligent à se défendre contre l'accusation d'avoir une pratique radicale de l'islam, du fait notamment qu'il avait clairement affirmé qu'il était pour la mort de Salman Rushdie et qu'il soutenait la fatwa iranienne.
L'entrée aux États-Unis lui est refusée en 2004 car son nom est sur la liste noire de ce pays,à la suite des attentats du 11 septembre 2001.
Après vérification, il s’avère qu'il s’agit d'un homonyme.
Il y est de nouveau admis en 2006.
Plus de deux décennies après avoir abandonné sa vie d’artiste populaire, Cat Stevens reprend le chemin de la musique en 2001.
Après que son fils eut amené une guitare chez lui, Cat Stevens se remet à jouer «comme si c'était la première fois ».
Sur la lancée de ce retour, il enregistre en 2006 un nouvel album qui vise à favoriser la compréhension entre les musulmans et l’Occident.
En 2011, il participe au Festival Mawazine à Rabat au Maroc.
En 2012, il prépare sa comédie musicale Moonshadow en Australie.
En 2014, il est intronisé au Rock And Roll Hall Of Fame lors d'une cérémonie le 10 avril, en même temps que les groupes Nirvana et Kiss et que l'ex-chanteur de Genesis, Peter Gabriel lequel a d'ailleurs joué de la flûte traversière sur son album Mona Bone Jakon publié en 1970, sur la chanson Katmandou.
En 2015, il se lance dans une tournée internationale à travers l'Europe et les Amériques.
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21 juillet 1857
Premier bataillon de tirailleurs sénégalais
En 1854, Louis Faidherbe, colonel des troupes de marine, est nommé par Napoléon III gouverneur de Saint-Louis-du-Sénégal, un modeste comptoir colonial hérité de l’Ancien Régime. L'officier se prend de sympathie pour la population dont il a la charge, essentiellement des traitants noirs ou métis qui font commerce de la gomme arabique et de l'arabique. Il est déterminé à les protéger contre les attaques des Maures qui menacent leurs approvisionnements et leurs vies.
Ne disposant que d'une poignée d'hommes des troupes de marine, il constitue le 21 juillet 1857 un premier bataillon de « tirailleurs sénégalais », sur le modèle des zouaves et spahis algériens, avec un encadrement français. Le terme de tirailleur, qui remonte au XVIe siècle, désigne un soldat détaché de la ligne et habilité à tirer en tout sens.
Tirailleur du régiment des tirailleurs sénégalais, 1890.Parmi ces premiers tirailleurs, certains, d’un rang social plutôt élevé, étaient choisis dans les familles de chefs vaincus. D’autres étaient des piroguiers du fleuve Sénégal. Mais la majorité étaient des esclaves rachetés et affranchis par les autorités françaises.
Grâce à ces troupes formées et commandées par ses hommes, le gouverneur Faidherbe va sécuriser les implantations françaises du littoral. Puis, de proche en proche, en remontant la vallée du Sénégal, il va être conduit à pacifier l'arrière-pays et lutter contre El Hadj Omar et les troupes de l’empire toucouleur. Il en viendra à établir l'autorité de la France sur tout le bassin du Sénégal (à l'exclusion de la vallée de la Gambie, sous influence britannique). C'est l'origine du Sénégal actuel.
Dans les années 1880, la gauche républicaine, au pouvoir à Paris sous l'autorité de Jules Ferry prend le parti d'étendre cette implantation française en soumettant les royaumes locaux. Cette conquête est toujours le fait des troupes de marine et de la Légion étrangère, renforcées par les bataillons de tirailleurs sénégalais, lesquels se recrutent de moins en moins au Sénégal proprement dit et plus largement dans toute l'Afrique occidentale française (AOF). Les recrues les plus prisées du commandement français sont les Bambaras du sud du Mali, réputés pour leurs qualités militaires.
Les tirailleurs sénégalais sont tous des volontaires attirés par la solde et le prestige de l'uniforme. Enrôlés comme auxiliaires avant de devenir soldats de deuxième classe, ils conservent le droit de se faire accompagner de leur famille. Les meilleurs ont l'espoir de devenir sous-officiers, voire lieutenant ou capitaine. À la veille de la Grande Guerre, ils sont environ 30 000 (y compris de nombreux engagés français venus de la métropole). Mais les troupes coloniales comptent aussi bien sûr d'autres régiments : zouaves et spahis algériens, tabors marocains, tirailleurs annamites, malgaches, etc.
La mission dévoyée des tirailleurs sénégalais
Quand éclate le conflit en 1914, la tentation grandit chez les gouvernants français d'utiliser les troupes coloniales sur le front européen. C'est une rupture préconisée par le général Louis-Eugène Mangin, héros de Fachoda et auteur en 1910 d'un livre à succès : La Force noire. À partir de 1915, les gouverneurs des colonies sont sommés d'accélérer les recrutements et ceux-ci se font dès lors souvent sous la contrainte. En Haute-Volta (actuel Burkina Faso), des villages en viennent à se soulever. Les rébellions s'amplifient après les offensives sanglantes du général Nivelle sur le Chemin des Dames, en Picardie, au printemps 1917.
Le gouverneur de l'AOF Just Van Vollenhaven met alors un terme aux enrôlements contraints par crainte d'un soulèvement général. Mais à la fin de l'année, quand Georges Clemenceau accède à la présidence du Conseil, changement de ton : il importe de mobiliser toutes les énergies en vue de la victoire et pour cela, le « Tigre » requiert les services du député africain Blaise Diagne, qui représente à la Chambre les citoyens des « quatre communes » de Saint-Louis, Rufisque, Gorée et Dakar.
Épaulé par les chefs religieux africains, Blaise Diagne va mener campagne en AOF comme en Afrique Équatoriale Française (AEF) en faisant miroiter les avantages financiers promis aux engagés par Clemenceau mais aussi la promesse pour les anciens combattants de la citoyenneté française et d'emplois réservés ainsi qu'un assouplissement du code de l'indigénat.
Il s'ensuit au total, durant tout le conflit, l'engagement d'environ 180 000 Africains noirs (c'est nettement moins que de Nord-Africains et sans comparaison avec les près de 8 millions de jeunes Français envoyés dans les tranchées). Le taux de pertes est similaire quelle que soit l'origine des combattants. Dans les unités, soldats des colonies et soldats de la métropole se côtoient dans une totale fraternité d'armes face au danger et à la mort.
