
Misterprof-
12 septembre 1927 :
Naissance de la chanteuse Mathé Altéry.
Marie-Thérèse Altare est une artiste lyrique (soprano) française.
Elle a connu le succès dans les années 1950 et 1960, notamment en chantant des airs d'opérettes et des standards français et étrangers.
Elle est la fille du ténor Mario Altéry (1892-1974) et la petite-nièce de la cantatrice Juliette Wermetz, qui fut la partenaire d'Enrico Caruso à la Scala de Milan.
Elle commence à chanter toute jeune à Cherbourg, où son père travaille.
Sa voix légère et déjà très assurée lui vaut auprès du public local le surnom de « rossignol cherbourgeois ».
Après des études musicales classiques, elle débute comme choriste en 1950 au théâtre du Châtelet, dans l'opérette américaine Annie du Far West.
Elle est remarquée lors d'un concours de chanson organisé à Deauville en 1953 par le chef d'orchestre Raymond Legrand qui lui fait enregistrer son premier disque, Les Belles de nuit, tiré du film du même nom de René Clair, sur une musique de Georges van Parys.
En 1956 à Lugano, elle participe au premier concours Eurovision de la chanson où elle co-représente la France avec la chanteuse Dany Dauberson.
Elle y interprète Le Temps perdu et Dany Dauberson Il est là.
Soutenue par Pierre Bourgeois, président de Pathé-Marconi, elle connaît le succès à partir de la fin des années 1950, notamment avec des albums de la « série des 13 » : 13 valses classiques, 13 valses de Vienne, 13 mélodies de la Belle Époque (prix de l'Académie Charles-Cros 1957), 13 airs d'opérette…
Dans les années 1960, Mathé Altéry prête sa voix aux versions françaises de plusieurs films musicaux.
Elle double ainsi Julie Andrews dans La Mélodie du bonheur (1965) et Audrey Hepburn dans My Fair Lady (1964) dans les séquences chantées, les dialogues étant quant à eux doublés par Martine Sarcey, voix française officielle de l'actrice américaine depuis Au risque de se perdre de Fred Zinnemann (1959).
Le succès populaire de ces deux films lui vaut des offres de récitals à Las Vegas, qu'elle décline afin de se consacrer à son mari, l'avocat parisien Bernard Baqué de Sariac (10 juillet 1933-27 juin 2014), qu'elle épouse en 1966.
La vague du yé-yé la relègue au second plan.
Elle effectue alors de nombreuses tournées à l'étranger, notamment au Canada, en Afrique du Sud et en Scandinavie, où sa voix continue de séduire un large public.
En 1965, elle enregistre un disque de duos célèbres avec le baryton Lucien Lupi.
En 1970, elle crée à Paris l'opérette Bon week-end Conchita de Roland Arday.
En 1988, elle crée Rêves de Vienne avec Francis Lopez au théâtre de l'Eldorado, jouant à guichets fermés pendant près d'un an.
Ce seront ses adieux à la scène.
Dans les années 1990 et 2000, on la voit fréquemment à la télévision lors d'émissions de variétés telles que La Chance aux chansons et Chanter la vie de Pascal Sevran sur France 2.
Capusa06
12 septembre 1876
Conférence de géographie sur l'Afrique
Le 12 septembre 1876, au palais royal de Bruxelles, le roi Léopold II ouvre une Conférence de géographie consacrée à l'Afrique. Elle réunit une trentaine de savants de toute l'Europe.
Il s'agit officiellement de relancer l'exploration du continent noir en vue d'« ouvrir à la civilisation la seule partie de notre globe où elle n'a pas encore pénétré » et de lutter contre la traite des Noirs par les musulmans.
C'est l'époque où les dirigeants européens rivalisent de vitesse pour planter leur drapeau sur les dernières terres insoumises de la planète.
Le rêve de Léopold II
Le roi des Belges Léopold II (41 ans) rêve d'offrir une colonie à la Belgique. Ayant beaucoup voyagé avant de succéder à son père le 17 décembre 1865, il cultive un intérêt très vif pour l'outre-mer. C'est ainsi que le 19 septembre 1876, sa conférence de Bruxelles se conclut par la création d'une « Association internationale pour l'exploration et la civilisation de l'Afrique centrale », plus communément appelée Association Internationale Africaine. Elle est placée sous la présidence du roi et se donne un drapeau bleu étoilé d'or (semblable au drapeau actuel de l'Union européenne !).
Le 23 novembre 1878, Léopold II crée au nom de l'Association un Comité d'études du haut-Congo, lequel signe aussitôt un contrat de cinq ans avec le célèbre journaliste anglo-américain Henri Morton Stanley en vue d'explorer le bassin du Congo, principal fleuve d'Afrique centrale.
Malheureux Congo
La région a été en contact avec les Européens dès le XVe siècle. C'est ainsi qu'un roi du Congo s'était volontairement converti au catholicisme sous l'influence de voyageurs portugais. Mais les marchands d'esclaves occidentaux n'avaient pas tardé à combattre et détruire cet embryon d'État africain et la région était retournée à son isolement jusqu'à ce que survienne Stanley.
Avec une escouade de mercenaires européens et de supplétifs africains, l'aventurier remonte le cours du Congo et conclut des traités avec les chefs de tribus locaux, au nom de son royal commanditaire.
Les Belges n'ayant aucun goût pour les aventures coloniales (comme d'ailleurs les citoyens ordinaires du reste de l'Europe), c'est en son nom personnel et avec sa fortune que le roi mène la conquête du Congo... sans jamais y mettre les pieds.
Il projette en particulier de construire un chemin de fer entre l'estuaire du Congo et le Stanley Pool, une retenue naturelle en amont de l'estuaire, séparée de celui-ci par des cataractes qui empêchent le transport par voie d'eau. En 1882 est fondée Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa), sur le Stanley Pool.
Londres tente de freiner les ambitions du roi des Belges et encourage le Portugal à s'approprier la partie sud de l'estuaire. De son côté, la France, présente au nord de l'estuaire, promet à Léopold II de ne pas intervenir au sud. Le chancelier allemand Bismarck s'entremet habilement et convoque une conférence internationale à Berlin, en 1885.
Celle-ci aboutit à un compromis par lequel Léopold II se voit reconnaître à titre personnel la possession de la rive gauche du Congo, curieusement baptisée « État indépendant du Congo » ! En avril 1885, le Parlement de Bruxelles autorise « Sa Majesté à être le chef de l'État fondé en Afrique par l'Association Internationale ».
Le roi va dès lors tout faire pour rentabiliser sa conquête et lui permettre de s'autofinancer.
Dans l'intérieur du pays, ses agents entament l'exploitation des ressources locales par des méthodes souvent brutales. Ils soumettent les indigènes à des corvées pour développer notamment l'exploitation du caoutchouc ou collecter l'ivoire. Les réfractaires sont nombreux et les colons ripostent aux jacqueries par une répression impitoyable. En 1904, un collaborateur de l'entreprise royale, Edmund Dene Morel, indigné, démissionne et fonde la « Congo Reform Association ». Cette ONG avant la lettre alerte l'opinion européenne en vue de faire cesser le scandale.
Une commission d'enquête internationale se penche sur les accusations portées contre les agents du roi des Belges, généralement par des Britanniques pas mécontents de se défausser sur autrui de leurs propres exactions coloniales. Elle dédouane les compagnies de l'accusation de couper les mains des réfractaires mais reconnaît des exactions innombrables dans l'exploitation du territoire : travail forcé, esclavage, brutalités...
Quelques années avant sa mort (17 décembre 1909), Léopold II lègue le Congo à la Belgique. Le gouvernement n'accepte le cadeau qu'après beaucoup d'hésitations. C'est seulement le 15 novembre 1908 que le territoire devient officiellement colonie belge. La Belgique va poursuivre sa mise en valeur avec plus de ménagement qu'auparavant, sans toutefois se soucier de former et d'éduquer les habitants. Le Congo devient indépendant de façon hâtive et désastreuse le 30 juin 1960.
Bibliographie
On peut lire sur la tragédie du Congo : Les fantômes du roi Léopold (Belfond). Terrifiant. Sur la colonisation du continent africain, rien ne vaut Le partage de l'Afrique, 1880-1914, par Henri Wesseling (Denoël).
Misterprof-
11 septembre 2001 :
Attentats à New York et Washington.
Le 11 septembre 2001, pour la deuxième fois de leur Histoire après la guerre anglo-américaine de 1812, les États-Unis sont agressés sur leur propre sol.
Quatre avions de ligne sont détournés par des terroristes islamistes de la mouvance al-Qaida.
Deux s'écrasent avec leurs occupants sur les tours jumelles du World Trade Center, à New York, et un troisième sur le Pentagone.
Le quatrième s'écrase dans un bois de Pennsylvanie, les passagers ayant tenté au sacrifice de leur vie de maîtriser les terroristes.
Au total, environ 3 000 morts et disparus.
L'effondrement des tours ayant été filmé en direct, l'émotion est immense dans le monde.
Les Américains sont d'autant plus consternés que le chef du commando terroriste, Mohammed Atta, jeune architecte d'origine égyptienne, donnait l'apparence d'être bien intégré dans leur société, tout comme ses acolytes.
Le président George Bush Jr, après un moment d'égarement, engage le fer contre al-Qaida et son chef mystérieux Oussama Ben Laden, héritier d'une richissime famille d'Arabie séoudite originaire du Yémen, très proche des cercles du pouvoir de Riyad.
Moins d'un mois plus tard, une coalition internationale envahit l'Afghanistan, où Ben Laden a trouvé refuge auprès des talibans islamistes.
Au bout de quelques mois de frappes militaires, le gouvernement américain et ses alliés caressent l'espoir d'avoir vaincu l'hydre terroriste.
Ben Laden lui-même est abattu dans son repaire pakistanais, le 2 mai 2011, soit dix ans après les attentats...
Ces attentats ont tellement marqué les esprits que, lors de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le 21 septembre, on a d'abord cru à une action terroriste.
Capusa06
11 septembre 910
Fondation de l'abbaye de Cluny
Le 11 septembre 910, le duc d'Aquitaine Guillaume Ier, dit « le Pieux », cède un bout de lande à un groupe de douze moines bénédictins.
L'endroit s'appelle Cluny. Situé non loin de la Saône, il est appelé à devenir une abbaye, la plus illustre et la plus grande du monde occidental grâce aux privilèges dont elle a été dotée à sa naissance.
Une abbaye hors norme
La charte octroyée par le duc Guillaume, modèle de prévoyance et de lucidité politique, comporte quatre clauses capitales :
– le strict respect de la règle de saint Benoît (alternance du travail et de la prière...),
– l'exemption de toute sujétion temporelle, de la part des rois et des seigneurs ainsi que spirituelle, de la part des évêques, hormis celle du pape,
– la garde des apôtres Pierre et Paul et la défense du souverain Pontife,
– l'obligation expresse de s'adonner avec le zèle le plus ardent « selon l'opportunité et les possibilités du lieu, aux oeuvres quotidiennes de la miséricorde envers les pauvres, les indigents, les étrangers, les voyageurs ».
Une abbaye prestigieuse
En stipulant que les moines éliront librement leur abbé et ne relèveront que de la juridiction du pape, elle fait oeuvre révolutionnaire.
Grâce à son indépendance, l'abbaye va très vite se développer et rayonner dans tout l'Occident.
Des moines issus de Cluny relèvent de nombreux monastères en déconfiture, comme Saint-Benoît-sur-Loire ou Saint-Maur-des-Fossés, et en créent de nouveaux. On compte bientôt plus de mille communautés clunisiennes en Europe. L'abbaye bourguignonne devient le centre d'une congrégation, c'est-à-dire d'un ensemble d'abbayes-filles dont les abbés obéissent à celui de Cluny.
La grandeur de Cluny et son rôle majeur dans la naissance et le développement de l'Europe moderne doivent beaucoup à la qualité de ses premiers abbés.
Dès avant l'An Mil, ces abbés inspirent les papes et les grands de ce monde. Parmi eux, Odon, successeur de Bernon, Mayeul, Odilon et Hugues qui eurent tous une grande longévité.
Capusa06
10 septembre 1915
Premier numéro du Canard Enchaîné
Le 10 septembre 1915, Maurice et Jeanne Maréchal publient le premier numéro du Canard Enchaîné (son titre fait allusion à un autre journal contestataire, L'Homme enchaîné de Clemenceau). Appelé à devenir une institution de réputation mondiale, le journal satirique naît pendant la Première Guerre mondiale, avec la volonté de dénoncer la censure, la propagande, les mensonges et le « bourrage de crâne », selon une formule popularisée par Albert Londres en 1914. Mais sa sortie ne va pas sans difficultés. L'hebdomadaire interrompt sa parution dès le cinquième numéro avant de la reprendre l'année suivante.
En juin 1917, Le Canard Enchaîné lance sa première offensive contre les mensonges et les outrances de la presse. Il organise auprès de ses lecteurs le concours du « grand chef de la tribu des bourreurs de crânes ». La compétition est rude car les concurrents sont nombreux et talentueux. La palme est attribuée au journaliste Gustave Hervé (46 ans).
Gustave Hervé a été avant la guerre professeur d'Histoire au lycée de Sens. Il a aussi milité dans les rangs socialistes. Libertaire, il a été poursuivi pour des propos antimilitaristes dans son journal La Guerre sociale. Ainsi en 1901, pour l'anniversaire de Wagram, il préconisait dans Le Travailleur Socialiste de l'Yonne que l'on rassemble « dans la principale cour du quartier toutes les ordures et tout le fumier de la caserne et que, solennellement, [...] le colonel en grand plumet y plante le drapeau du régiment ». Mais quand éclate la guerre, il tourne casaque et se rallie à l'Union sacrée. En 1916, il rebaptise son journal La Victoire. On y lit : « Quelle est la maman, quelle est l'épouse qui, en ce moment où se joue la vie de la France, n'est pas prête à accepter le suprême sacrifice ? Crois-tu, maman, que les hommes qui meurent en un tel jour meurent réellement ? » (note). Entre les deux guerres, Gustave Hervé se signalera encore à l'attention de ses compatriotes avec cette manchette récurrente de La Victoire : « C'est Pétain qu'il nous faut ».
La propagande de guerre, une réalité toujours actuelle
Dix ans après la Première Guerre mondiale, en 1928, le diplomate anglais Lord Ponsonby publie un essai lumineux sur la propagande de guerre : Falsehood in War-Time: Propaganda Lies of the First World War (« Le mensonge en temps de guerre : Les bobards de la propagande dans la Première Guerre mondiale »). Arthur Ponsonby y voit une caractéristique des conflits modernes. Elle s'avère indispensable dans tous les camps pour mobiliser les masses et soutenir l'effort de guerre.
En 2001, dans Principes élémentaires de propagande de guerre, l'historienne Anne Morelli s'inspirera du travail de Lord Ponsonby pour définir les dix principes de la propagande de guerre ; ces principes paraissent toujours d'une cruelle actualité :
1- Nous ne voulons pas la guerre.
2- La partie adverse est seule coupable de guerre.
3- L'ennemi est intrinsèquement mauvais et ressemble au diable.
4- Nous défendons une noble cause, pas nos propres intérêts.
5- L'ennemi commet des atrocités exprès ; nos bavures sont involontaires.
6- L'ennemi utilise des armes interdites.
7- Nous subissons de petites pertes, celles de l'ennemi sont énormes.
8- Des artistes et intellectuels reconnus soutiennent notre cause.
9- Notre cause est sacrée.
10- Tous ceux qui doutent de notre propagande sont des traîtres.
Misterprof-
10 septembre 2020 :
Décès de l'actrice Diana Rigg.
Née le 20 juillet 1938 à Doncaster (Angleterre), Enid Diana Elizabeth Rigg est une actrice britannique, principalement connue du grand public pour son rôle d’Emma Peel, aux côtés de Patrick Macnee, dans la série Chapeau melon et bottes de cuir au milieu des années 1960.
Ell est la fille de Louis Rigg et de Beryl Helliwell.
Elle passe ses sept premières années à Bikaner (Inde), dans la province du Rajasthan, où son père travaille comme ingénieur des chemins de fer au service du Mahârâja Gangâ Singh.
Elle arrive pour la première fois en Grande-Bretagne en 1945 avec son frère Hugh, de quatre ans son aîné.
Les deux enfants sont placés dans des pensionnats, alors que leurs parents retournent en Inde. Leur mère rentre en 1947 et leur père l’année suivante.
Elle étudie l’art dramatique à la Royal Academy of Dramatic Art, d'où elle sortant diplômée en juillet 1957.
La même année, lors du Festival de théâtre de York, avec les élèves de l’école, elle joue dans Le Cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht au York Theatre Royal, du 24 au 30 juin.
Ce sont les toutes premières représentations en Grande-Bretagne de cette pièce et, apparemment, ce sont aussi les premières vraies représentations publiques sur scène de Diana Rigg.
Diana Rigg a avant tout fait sa carrière au théâtre, jouant avec brio tous les genres avec sans doute une inclination pour les classiques et le genre dramatique (Othello, Le Songe d'une nuit d'été, etc.).
Dans le rôle d'Emma Peel, elle incarne une espionne dont l’érudition et les qualités de combat sont à la hauteur de sa grande beauté physique.
Pour la majorité des fans, les saisons où elle est la collaboratrice de l'agent John Steed sont les meilleures de la série.
En 1968, se sentant enfermée dans un seul personnage, elle décide de suivre l’exemple de sa devancière Honor Blackman et quitte la série pour un autre agent… James Bond !
Dans Au service secret de sa Majesté (1969), elle incarne Tracy, l'unique femme qui épouse l'agent 007 (interprété par George Lazenby, acteur et mannequin Australien).
La série Chapeau melon et bottes de cuir et ce rôle de James Bond girl lui ont valu une célébrité indéniable.
Mais ensuite, elle refuse énergiquement de parler de cette période.
Elle a notamment affirmé regretter d'avoir accepté le rôle de Tracy et ne pas s'être entendue avec Lazenby lors du tournage, au contraire de Patrick Macnee.
Elle déclare qu’elle a simplement rempli son contrat, à savoir aider un novice.
Pour Chapeau melon et bottes de cuir, elle est ensuite indéfectiblement liée au personnage d' Emma Peel.
Aussi, ne veut-elle pas d’interviews sur ce personnage qui, d’une certaine manière, l’a réduite à rester dans la mémoire collective uniquement avec ce rôle.
En 1970, elle devient la première actrice jouant entièrement nue sur scène une pièce de théâtre en Grande Bretagne dans Héloïse et Abélard, chose qu'elle refait en 1972 dans la pièce Jumpers.
En 1973, elle devient la vedette d'un sitcom aux USA, Diana (Inédit en France), qui comptera 15 épisodes.
Le 6 juillet 1973, après avoir vécu maritalement durant huit ans avec l’acteur et réalisateur britannique Philip Saville, Diana Rigg épouse Menachem Gueffen, un peintre israélien.
ils divorcent le 6 septembre 1976.
En 1975, elle rencontre Archibald Hugh Stirling lors d’un dîner.
Leur fille Rachael Stirling nait le 30 mai 1977.
Le couple se marie le 25 mars 1982 à New York, mais divorce en 1990.
Le public français la retrouve au cinéma en 1982 dans Meurtre au soleil, aux côtés de Peter Ustinov qui interprète Hercule Poirot.
En 1994, elle reçoit le titre de Dame Commander of the British Empire par la reine Élisabeth.
En 1997, elle reprend le rôle de Mme Danvers créé par Judith Anderson en 1940 (dans le film d'Alfred Hitchock), dans la mini-série télévisée Rebecca.
À la fin de l'année 1998, elle joue de nouveau le rôle principal de The Mrs Bradley Mysteries, avec notamment Peter Davison.
En 2013, elle réapparaît à la télévision, dans la série Game of Thrones, où elle interprète Olenna Tyrell, et aussi dans un épisode de la série Doctor Who au côté de sa fille Rachael Stirling.
Diana Rigg meurt chez elle à Londres, le 10 septembre 2020, à l'âge de 82 ans, des suites d'un cancer du poumon qui lui avait été diagnostiqué six mois plus tôt.
Elle passe ses dernières heures entourée de ses proches à évoquer ses souvenirs.
Diana Rigg a longtemps semblé garder des distances avec le féminisme.
Cependant, en avril 2019, alors invitée d'honneur du festival Canneséries, elle fait part de son indignation au sujet des inégalités salariales entre hommes et femmes dans les séries.
FAE
"Claude Nougaro est le fils de Pierre Nougaro, chanteur d'opéra — premier baryton à l'Opéra de Paris — (1904-1988), et de Liette Tellini (1906-2001), italienne et professeur de piano (premier prix de piano au conservatoire). Son grand-père, Alexandre, planton au Capitole, et sa grand-mère, Cécile, sage-femme, chantent dans une chorale. C'est Cécile qui extirpe Claude au forceps à sa naissance, le 9 septembre 1929, au 56, boulevard d’Arcole, à Toulouse. Ses parents étant souvent en tournée, il est élevé par ses grands-parents paternels dans le quartier des Minimes. À douze ans, il écoute sur la TSF Glenn Miller, Édith Piaf, Bessie Smith et Louis Armstrong, qui, entre autres, l'inspirent à suivre cette voie. On retrouve la trace de son inscription le 6 mai 1943 en 6e A2 au lycée Rollin à Paris. Entre 1944 et 1947, il fréquente successivement, en pensionnaire, l'abbaye-école de Sorèze, le collège privé Montaigne à Vence, puis le collège de Cusset, près de Vichy, où, en 1947, il échoue au baccalauréat. Il se lance alors dans le journalisme et travaille pour un journal à Vichy. En 1949, Claude Nougaro effectue un service militaire à Rabat au Maroc, une période de dix-huit mois dont dix au cachot. Après quoi, il travaille un temps en Algérie, pour La Dépêche de Constantine, avant de revenir à Paris, avenue des Ternes, chez ses parents. En parallèle, il écrit des chansons pour Marcel Amont (Le Barbier de Séville, Le Balayeur du roi), Philippe Clay (Joseph, la Sentinelle), et rencontre sur place Georges Brassens, qui devient son ami et mentor. Il écrit de la poésie romantique, également humoristique."
Misterprof-
9 septembre 1891 :
Décès du Président Jules Grévy.
Né le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey, dans une famille de grands propriétaires terrains aux convictions républicaines, François Judith Paul Grévy est un homme d'État français, président de la République du 30 janvier 1879 au 2 décembre 1887.
Il suit d'abord des études au collège de l'Arc à Dole.
Lorsque le collège est repris par les jésuites à ses seize ans, son père, républicain convaincu, le retire et l'inscrit au collège de Poligny, réputé pour la qualité de ses enseignements et dirigé par un prêtre non-jésuite.
Passionné par la littérature, notamment par Voltaire, Jules Grévy est un excellent élève, qui reçoit de nombreux prix.
Il poursuit ses études à Besançon, où les lycées et facultés ont bonne réputation, puis à à Paris, où il obtient une licence à l'École de droit et où il s'installe à Paris pour y exercer la profession d'avocat, dans laquelle il se fait remarquer par son éloquence.
Il est notamment secrétaire de la Conférence et bâtonnier de l'ordre des avocats.
Militant républicain, il est commissaire du gouvernement dans le Jura après la révolution de 1848, avant d'être élu député de ce département à l'Assemblée nationale constituante (1848-1849) puis à l'Assemblée nationale législative (1849-1851), dont il devient vice-président.
Prônant une autorité moindre pour le pouvoir exécutif, il propose un amendement contre l'élection du président de la République au suffrage universel.
Il défend également la liberté de la presse et vote contre l'état de siège.
Après avoir été brièvement emprisonné dans la foulée du coup d'État de 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, il se consacre au barreau.
Jules Grévy se marie le 29 août 1848 à Paris, avec Coralie Fraisse, fille d'un négociant tanneur de Narbonne.
Ils ont une fille, Alice (1849-1938), quiépousera Daniel Wilson, en 1881.
À la fin du Second Empire, il fait son retour en politique et retrouve un siège de parlementaire.
À la suite de la restauration de la République, il est l'un des chefs de file des républicains modérés ; il préside l'Assemblée nationale de 1871 à 1873 et la Chambre des députés de 1876 à son élection à l'Élysée.
Il prend part à la crise de 1877 contre la restauration de la monarchie.
Vainqueur de l'élection présidentielle de 1879, il succède au maréchal de Mac Mahon et devient le premier président de la République française émanant des rangs républicains.
Réélu en 1885, il est contraint à la démission au terme de près de neuf ans de présidence, à l'âge de 80 ans, en raison du scandale des décorations impliquant son gendre Daniel Wilson, qui sera finalement acquitté.
L'expression « Constitution Grévy » est utilisée en référence à son discours d'intronisation devant les chambres en 1879 et à sa pratique du pouvoir.
Perpétuée par ses successeurs, celle-ci marque un tournant majeur, avec la pérennisation de la République et un chef de l'État se tenant en retrait.
Pour ses opposants, cette situation a créé une instabilité dans les institutions de la Troisième République.
Toujours sur le plan intérieur, il lutte contre le boulangisme et préfère nommer à la présidence du Conseil des modérés plutôt que des figures comme Léon Gambetta ou Jules Ferry.
Sa présidence est également marquée par l'adoption de plusieurs symboles républicains (fête du 14 Juillet, La Marseillaise, loi de 1881 sur la liberté de la presse).
En politique étrangère, il s'oppose au nationalisme revanchard face à l'Empire allemand ainsi qu'à l'expansion coloniale.
Capusa06
9 septembre 1570
Chypre devient turque
Le 9 septembre 1570, les Turcs du sultan Sélim II occupent Nicosie, capitale de Chypre. L'île va devenir pour trois longs siècles une dépendance misérable de l'empire ottoman.
Et les Turcs survinrent...
Le sultan Sélim II l'Ivrogne (1566-1574)Avec pas moins de 360 galères et 50.000 hommes, soit la plus puissante flotte de l'époque, les Turcs débarquent à Larnaka le 1er juillet 1570, sur ordre du sultan Sélim II, dit L'Ivrogne.
Sous le commandement de Lala Mustapha, ils s'emparent peu après de Nicosie, la capitale, située au coeur de l'île. 20.000 personnes seraient alors massacrées.
Les Cypriotes grecs ne se montrent guère empressés de défendre les intérêts de l'occupant vénitien. Toutefois, le port de Famagouste résiste jusqu'au1er août 1571 sous la conduite du gouverneur civil Marc-Antoine Bragadino (ou Bragadin). Celui-ci s'étant rendu après qu'on lui eût promis la vie sauve, il a le nez et les oreilles arrachés, est écorché vif et humilié de toutes les manières.
Un Vénitien dérobera plus tard ses restes à Istamboul et ceux-ci sont aujourd'hui déposés dans une urne à San Zanipolo, à Venise, avec l'inscription : «Venezia all'eroe di Famagosta».
L'émotion est grande en Occident après la chute de Nicosie. Le poète François Ronsard, à la cour du roi de France Charles IX, y va de son Veu à Vénus pour garder Cypre de l'armée du Turc :
Belle déesse, amoureuse Cyprine...
Garde du ciel, Cypre, ton beau séjour...
Ne permet point qu'un barbare seigneur,
Perde ton isle et souille ton honneur :
De ton berceau chasse autre part la guerre
Le pape Pie V lève une croisade en vue de reconquérir l'île de Vénus. La flotte espagnole s'illustre en battant les Turcs à Lépante, le 7 octobre 1571. Mais en dépit de cette victoire retentissante, Chypre reste sous domination turque.
Appauvrie et isolée, l'île dépérit pendant trois longs siècles, accablée d'impôts et soumise à de violentes répressions. La plus importante a lieu le 9 juillet 1821, pendant la guerre de libération grecque. Le gouverneur Kuchuc Mehmed fait alors exécuter 486 chrétiens, y compris 4 évêques et l'archevêque Kyprianos.
Après l'ouverture du canal de Suez, le Premier ministre britannique Disraeli décidera de faire de l'île une base arrière pour la protection du trafic à travers le canal. C'est ainsi que le sultan prête l'île au Royaume-Uni le 4 juin 1878, par une convention signée au cours du congrès de Berlin.
Chypre devient en 1914 un protectorat puis en 1925 une colonie de la Couronne avant de devenir indépendante en 1960. Elle sera une deuxième fois envahie par les Turcs en 1974.
