
Misterprof-
12 novembre 1981 :
Décès de l'acteur William Holden.
Né le 17 avril 1918 à O'Fallon (Illinois), William Franklin Beedle Jr. est un acteur américain.
Il est le fils d'une institutrice, Mary Blanche, et d'un chimiste industriel, William Franklin Beedle Sr. La famille déménage à South Pasadena (Californie) quand il a trois ans.
Diplômé de l'école South Pasadena, il entre au collège communautaire Pasadena Junior pour continuer ses études scientifiques et participe à des pièces radiophoniques pour une radio locale. Contrairement à la légende, il n'a pas étudié à la Pasadena Playhouse et n'a pas été repéré dans une pièce de théâtre qu'il y jouait.
Il part ensuite à New York avec un ami, abandonnant ses études.
Il débute à Broadway grâce à Robert Ben Ali qui lui fait jouer à vingt ans un personnage qui en a soixante de plus dans sa pièce Manya.
Holden est alors repéré par Milton Lewis, un chasseur de talents au service de la puissante Paramount Pictures, qui lui offre un contrat pour six mois.
En 1939, il interprète un violoniste devenu boxeur aux côtés de Barbara Stanwyck dans L'Esclave aux mains d'or.
Ce rôle de tout premier plan le fait remarquer mais il n'enchaîne ensuite que des rôles dans des productions mineures de la Paramount et de Columbia Pictures.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert comme lieutenant dans la First Motion Picture Unit, une unité de l'armée de l'air destinée à la production de films d'instruction.
En 1941, il épouse l'actrice Brenda Marshall et devient père de deux enfants : Peter (né en 1943) et Scott (né en 1946).
Ils divorceront en 1971.
William Holden renoue avec le succès en 1950 grâce à Billy Wilder qui l'engage pour le légendaire Boulevard du crépuscule aux côtés de la mythique Gloria Swanson.
Son rôle, à contre-emploi, de scénariste malchanceux lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur.
Le film est aujourd'hui classé parmi les plus grands films de l'histoire du cinéma.
Il s'impose en star populaire l'année suivante dans Comment l'esprit vient aux femmes avec Judy Holliday, un film de George Cukor.
Deux ans plus tard, fort de sa nouvelle renommée, il tourne dans Stalag 17 de Billy Wilder.
Cette fois, c'est la consécration et il obtient l'Oscar du meilleur acteur.
Sa popularité grandit, notamment auprès des femmes.
Il est élu « Star masculine la plus populaire de l'année » par les lecteurs du magazine Photoplay en 1954 et 1955.
En 1954, il tourne La Tour des ambitieux de Robert Wise où il retrouve Barbara Stanwyck.
Il remporte, avec le reste de la distribution, le prix spécial du jury au festival international du film de Venise.
Le tournage de Sabrina la même année est plus difficile : il ne supporte pas Humphrey Bogart et tombe amoureux d'Audrey Hepburn.
Celle-ci n'envisage pas de relation plus durable avec Holden qui est déjà marié et qui a subi une vasectomie qui l'empêche d'avoir des enfants, souhait le plus cher de l'actrice.
Sa réputation d'homme à femmes ne s'effrite pas avec ses rôles suivants : il côtoie Grace Kelly par deux fois dans Une fille de la province et Les Ponts de Toko-Ri, puis Kim Novak dans Picnic en 1955 et Sophia Loren dans La Clé en 1958.
Par ailleurs, William Holden continue de briller dans des productions viriles qui ne font que contribuer à son succès international : il joue dans Le Pont de la rivière Kwaï de David Lean en 1957, et est un médecin opposé à John Wayne dans Les Cavaliers de John Ford en 1959.
Lors d'un voyage en Afrique, William Holden tombe amoureux du Kenya et réinvestit une partie de l'argent gagné sur Le Pont de la rivière Kwaï dans l'achat d'un ranch près de Nanyuki, sur les pentes du mont Kenya.
Après sa mort, une fondation destinée à l'éducation, à l'environnement et au développement durable présidée par sa compagne Stefanie Powers est créée pour gérer une partie du ranch qui devient une réserve naturelle : la William Holden Wildlife Foundation.
S'il se rend souvent au Kenya, Holden continue néanmoins à tourner dans des grandes productions hollywoodiennes.
En 1964, il retrouve Audrey Hepburn pour Deux têtes folles.
Alors qu'il est marié, sa liaison avec Capucine, un ancien mannequin français, n'arrange pas les choses.
Il arrive souvent ivre sur le tournage, et doit même s'arrêter de tourner quelques jours.
Il est de Casino Royale en 1967 et renoue avec le film de guerre l'année suivante pour La Brigade du diable de Andrew V. McLaglen.
C'est surtout La Horde sauvage de Sam Peckinpah, en 1969, qui constitue le point culminant de cette deuxième carrière.
Le film met aussi en scène Ernest Borgnine et Warren Oates ainsi que Robert Ryan (âgé de soixante ans lors du tournage).
Bien que sa carrière se ralentisse, il tient encore plusieurs rôles importants : dans L'Arbre de Noël aux côtés de Bourvil (1969), dans Breezy (1973) de Clint Eastwood et dans le célèbre film catastrophe La Tour infernale (1974), aux côtés de Paul Newman et de Steve McQueen.
Il partage ensuite avec Faye Dunaway l'affiche de Network : Main basse sur la télévision (1976) de Sidney Lumet, satire de la télévision, et avec Marthe Keller celle de Fedora (1978) de Billy Wilder.
Ce sont ses derniers grands rôles.
Il joue à nouveau avec Paul Newman en 1980 dans Le Jour de la fin du monde.
Son dernier film, l'année suivante, est S.O.B. de Blake Edwards, où il apparaît aux côtés d'un grand nombre de vedettes, dont Julie Andrews.
Alcoolique notoire de longue date, William Holden n'a jamais réussi à surmonter son problème et connaît une fin tragique : d'après le rapport du médecin légiste du comté de Los Angeles, il est seul et ivre dans son appartement de Santa Monica, le 12 novembre 1981, quand il chute et s'ouvre le front sur le rebord de sa table de chevet, saignant à mort.
Des preuves suggèrent qu'il reste conscient au moins une heure et demie après sa chute.
Il est probable qu'il ne se soit pas rendu compte de la gravité de la blessure et n'a pas demandé d'aide, ou n'en a pas été capable.
Son corps est retrouvé le 16 novembre 1981, soit quatre jours après sa mort.
Sa dépouille est incinérée et ses cendres sont dispersées dans l'océan Pacifique.
Quelques mois plus tard, Barbara Stanwyck lui rend hommage en recevant son Oscar d'honneur.
Capusa06
Juana Inés de Asbaje y Ramírez de Santillana, connue sous le nom de sœur Juana Inés de la Cruz ou Jeanne-Agnès de la Croix, née selon les sources le 2 décembre 1648 ou le 12 novembre 1651 à San Miguel Nepantla (es), une localité rattachée par la suite à la municipalité mexicaine de Tepetlixpa et morte le 17 avril 1695 à Mexico (Vice-Royauté de Nouvelle-Espagne), est une religieuse catholique (hiéronymite), poétesse et dramaturge de la Nouvelle-Espagne.
Son œuvre poétique figure parmi les plus emblématiques de la langue espagnole.
Biographie
Juana Inés est née dans la propriété de son grand-père, près d'une petite communauté rurale du Mexique, San Miguel Nepantla. Elle est la fille naturelle d'un militaire d'origine espagnole, Pedro Manuel de Asbaje y Vargas Machuca, qui a reconnu sa paternité, mais l'a rapidement abandonnée, et d'Isabel Ramírez de Santillana, propriétaire terrienne créole qui restera célibataire toute sa vie.
Jeune prodige, Juana Inés affirmera plus tard dans son autobiographie qu'elle a appris à lire dès l'âge de trois ans. Lorsque sa mère la prévient que les femmes n'ont pas le droit d'étudier à l'université, elle fait part de son projet de se déguiser en homme pour accéder au plus haut degré de savoir. Enfant, elle dévore tous les ouvrages qui lui tombent sous la main et se plaît à écrire de la poésie. Elle rédige sa première œuvre littéraire connue à l'âge de huit ans. En 1660, elle quitte la campagne pour la grande capitale, Mexico, où elle est rapidement introduite dans la cour vice-royale. Beaucoup sont impressionnés par le talent et la mémoire de cette adolescente qui écrit de charmants poèmes et maîtrise déjà l'art du discours et de la rhétorique. À une époque où la femme savante est une exception, Sor Juana apprend le latin en vingt leçons et s'initie aux sciences qui la passionnent : les mathématiques, la musique, la philosophie, l'astronomie, la théologie.
En 1662, Juana de Asbaje devient dame de compagnie de la vice-reine du Mexique, Leonor del Carretto, Marquise de Mancera. Son entrée à la cour lui assure un soutien pour faire avancer sa carrière littéraire, en lui permettant de publier ses oeuvres en Espagne. Elle compose non seulement de la poésie, mais également des pièces de théâtre et des cantiques destinés à être chantés dans les églises. Juana est jolie, pourtant elle refuse le mariage. Elle espère trouver dans la solitude d'un monastère le temps et le recul nécessaires pour mener une vie consacrée aux arts et aux sciences. La première tentative de Juana pour se faire admettre au couvent des Carmélites, un ordre religieux particulièrement austère, se solde par un échec. En 1669, elle prend le voile au couvent de Saint Jérôme et devient Sœur Juana Inés de la Cruz. Malgré son retrait du monde, elle continue d'écrire et de susciter l'admiration de ses contemporains. Elle tient un salon au parloir du couvent.
Sa Carta atenagórica (es), critique d'un célèbre sermon, consacré aux faveurs du Christ, du jésuite Antonio Vieira est éditée fin 1690 sans son autorisation par Manuel Fernández de Santa Cruz (es), alors évêque de Puebla. Elle soulève une polémique mondaine et ecclésiastique. Pour se défendre, en mars 1691, Sor Juana envoie à l'évêque la Réponse à Sœur Philotée, longue lettre autobiographique.
En 1693, juste après l'édition triomphale, à Séville, du deuxième volume de ses œuvres, Sor Juana ferme son parloir/salon, vend sa bibliothèque au profit des pauvres et ne répond plus aux commandes de poésie. Longtemps, le fait a été logiquement attribué à une contrainte venue du clergé, mais il a été reconnu récemment que Sor Juana aurait trouvé dans cette retraite une sorte de compromis lui permettant de continuer à étudier à l'abri des multiples sollicitations causées par sa célébrité.
Sor Juana s'éteint en 1695, au cours d'une épidémie de fièvre pestilentielle. On trouva 180 livres dans sa cellule.
FAE
"Patrice Leconte est un réalisateur, scénariste, metteur en scène, dessinateur et écrivain français né le 12 novembre 1947 à Paris. Il est révélé comme scénariste/réalisateur durant les années 1970 et 1980 avec plusieurs comédies populaires portées par la troupe du Splendid : Les Bronzés et Les Bronzés font du ski."
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Florent Manaudou, né le 12 novembre 1990 à Villeurbanne, est un nageur français spécialiste des épreuves de nage libre. Il est actuellement licencié au Cercle des nageurs de Marseille. Il est le frère cadet de la nageuse et championne olympique sur 400 m Laure Manaudou."
FAE
"Là pour veiller sur le Soldat inconnu": ce 11 Novembre, la Flamme sous l'Arc de Triomphe fête ses 100 ans. Ce samedi 11 novembre, la Flamme du Souvenir à 100 ans. Elle a été allumée pour honorer la mémoire du Soldat inconnu en 1923, elle continue de brûler sous l'Arc de Triomphe depuis bientôt un siècle."
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delphinium29 a écrit :
11 novembre 1940 : Les lycéens de Paris défient Pétain et l'occupant
À l'automne 1940, la France s'installe dans la Collaboration avec l'occupant allemand. Le 24 octobre, Pétain rencontre Hitler à Montoire. Mais la fronde gronde à l'Université. L'illustre professeur Paul Langevin, coupable de manifester son aversion pour le nazisme, est arrêté le 30 octobre (il sera relâché 40 jours plus tard). À l'approche de la commémoration de l'Armistice, qui célèbre la défaite de l'Allemagne le 11 novembre 1918, des étudiants et des lycéens parisiens (le lycée débute à cette époque avec la classe de 6e), envisagent de manifester devant la flamme du Soldat Inconnu, sur les Champs-Élysées. Ils y sont encouragés par la radio de la France Libre, à Londres.
À titre préventif, le gouvernement interdit les manifestations. Mais le jour venu, des jeunes gens venus du Quartier latin et des grands lycées parisiens, en particulier Janson de Sailly, commencent à converger vers les Champs-Élysées. Certains déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine sous l'Arc de triomphe. On compte un total de trois mille à cinq mille manifestants, essentiellement des jeunes garçons et des jeunes filles issus de la bourgeoisie parisienne. Ils huent Pétain, Laval et Hitler devant les soldats allemands médusés installés aux terrasses des cafés.
La police intervient mollement pour les disperser et procède à quelques arrestations, une centaine au total. Enfin, à dix-huit heures, des troupes de la Wehrmacht déboulent sur l'avenue et tirent à l'aveugle. La foule se disperse sans que l'on compte heureusement aucun mort. Il s'agit de la première expression publique de la Résistance.
Je crois que c'est à cette occasion que les lycéens ont défilé avec deux cannes à pêche sur l'épaule : il voulaient ainsi démontrer qu'ils défilaient avec deux gaules (de Gaulle).
11 novembre 2016 : Décès de l'acteur Robert Vaughn.
Né le 22 novembre 1932 à New York, Robert Vaughn est un acteur américain particulièrement connu pour avoir tenu le rôle de Napoleon Solo dans la série Des agents très spéciaux.
Ses parents, d'origine irlandaise et de confession catholique, sont l'aspirante actrice Marcella Frances Gaudel (1908-1961) et Gerald Walter Vaughn (1902-1950), un comédien de série radio.
Ses parents se séparent alors qu'il est encore jeune.
Robert Vaughn part vivre avec sa mère à Minneapolis (Minnesota). Élève àl' École secondaire North Community, il est diplômé en journalisme de l'université du Minnesota.
Il poursuit des études en arts et sciences appliquées à Los Angeles.
Il est titulaire d'un doctorat en communication de l'université de Californie du Sud, auteur d'une thèse publiée en 1972 sur les victimes de mise à l'index dans le show-biz.
Parallèlement à ses études, Robert Vaughn commence à travailler en tant qu'acteur.
Il fait sa première apparition à la télévision en 1955 dans un épisode de la série Medic intitulé Black Friday.
Il jouera plus de 200 personnages dans des films, des téléfilms et des séries.
Il tient son premier rôle cinématographique dans Les Dix Commandements.
Son rôle est mineur et n'est pas crédité au générique.
Sa première prestation cinématographique créditée a lieu en 1957 quand il joue dans Le Carrefour de la vengeance où il tient le rôle de Bob Ford, l'assassin de Jesse James.
Sa prestation dans The Young Philadelphians (1959) lui vaut d'être proposé pour l'Oscar du meilleur second rôle.
Mais c'est son rôle de Lee dans Les Sept Mercenaires qui lui permet d'acquérir une stature nationale et internationale.
Il reprendra un rôle similaire en 1980 dans l'adaptation futuriste, Les Mercenaires de l'espace puis celui du juge Oren Travis dans la série éponyme (1998-2000).
De 1964 à 1968, il joue le rôle de Napoléon Solo dans la série Des agents très spéciaux au côté de l'acteur britannique David McCallum.
Le succès de cette série permet le développement de merchandising ainsi que de suites sous la forme de téléfilm dans les années 1980.
Par la suite, Robert Vaughn joue en 1968 le rôle d'un homme politique ambitieux dans le film Bullitt, aux côtés de Steve McQueen.
Parallèlement, l'acteur s'engage dans la vie politique américaine.
Membre du parti démocrate, il est sollicité par la branche californienne de ce dernier pour se présenter contre Ronald Reagan, candidat républicain au poste de gouverneur de Californie en 1966.
Vaughn refuse cependant et apporte son soutien à Edmund Brown qui est largement battu par Reagan.
Opposé à la guerre du Viêt Nam et ami proche de Robert Kennedy, il soutient sa candidature en 1968 quand celui-ci recherche l'investiture du parti démocrate.
À quelques exceptions près, la carrière de Robert Vaughn se cantonne par la suite à des prestations de premier ou second ordre à la télévision ou dans des films de série B où il arbore avec conviction un flegme et une nonchalance sans faille.
En 1974, Robert Vaughn épouse l'actrice Linda Staab.
N'ayant jamais pu avoir d'enfant, ils en adoptèrent deux, un garçon, Cassidy (né en 1976) et une fille, Caitlin (née en 1981).
Il meurt d'une courte leucémie aiguë le vendredi 11 novembre 2016 à Danbury, entouré de sa famille.
Conformément à ses dernières volontés, après sa crémation, ses cendres ont été remises à sa famille.
delphinium29
11 novembre 1940 : Les lycéens de Paris défient Pétain et l'occupant
À l'automne 1940, la France s'installe dans la Collaboration avec l'occupant allemand. Le 24 octobre, Pétain rencontre Hitler à Montoire. Mais la fronde gronde à l'Université. L'illustre professeur Paul Langevin, coupable de manifester son aversion pour le nazisme, est arrêté le 30 octobre (il sera relâché 40 jours plus tard). À l'approche de la commémoration de l'Armistice, qui célèbre la défaite de l'Allemagne le 11 novembre 1918, des étudiants et des lycéens parisiens (le lycée débute à cette époque avec la classe de 6e), envisagent de manifester devant la flamme du Soldat Inconnu, sur les Champs-Élysées. Ils y sont encouragés par la radio de la France Libre, à Londres.
À titre préventif, le gouvernement interdit les manifestations. Mais le jour venu, des jeunes gens venus du Quartier latin et des grands lycées parisiens, en particulier Janson de Sailly, commencent à converger vers les Champs-Élysées. Certains déposent une gerbe en forme de croix de Lorraine sous l'Arc de triomphe. On compte un total de trois mille à cinq mille manifestants, essentiellement des jeunes garçons et des jeunes filles issus de la bourgeoisie parisienne. Ils huent Pétain, Laval et Hitler devant les soldats allemands médusés installés aux terrasses des cafés.
La police intervient mollement pour les disperser et procède à quelques arrestations, une centaine au total. Enfin, à dix-huit heures, des troupes de la Wehrmacht déboulent sur l'avenue et tirent à l'aveugle. La foule se disperse sans que l'on compte heureusement aucun mort. Il s'agit de la première expression publique de la Résistance.
Capusa06
Pulchérie (en latin : Aelia Pulcheria), née à Constantinople le 19 janvier 399, et morte le 11 novembre 453, est régente byzantine, puis impératrice byzantine. Elle est aussi une sainte des Églises chrétiennes.
Biographie
Régente byzantine, Pulchérie est la fille de Flavius Arcadius et d'Eudoxie et la sœur de Théodose II. Elle a deux ans de plus que son frère, et en 414 est nommée Augusta et tutrice de Théodose II pour remplacer le patrice et préfet du prétoire Anthémius qui gouvernait depuis la mort d'Arcadius (408).
D'un caractère profondément dévot, avec une tendance despotique, Pulchérie fait vœu de virginité et fait régner à la cour une ferveur quasi-monacale et, profitant du caractère faible de son frère, assume l'essentiel du pouvoir. Qualifiée d'autoritaire, d'intrigante et de dévote, ce sera elle qui choisira l'épouse de son frère : Eudoxie, fille d'un rhéteur d'Athènes. Elle met en place des mesures anti-païennes et anti-juives qui provoquent des excès en Égypte à l'initiative du patriarche d'Alexandrie Cyrille d'Alexandrie à l'occasion de pogroms et autres scènes sanglantes, au cours desquelles périt en 415 la philosophe Hypatie, victime d'un lynchage.
Proche de l'orthodoxie et hostile au monophysisme, elle fait condamner Nestorius. En 421, elle arrange le mariage de Théodose II avec la fille d'un rhéteur d'Athènes, prénommée Eudoxie, comme sa mère. Son influence décline alors rapidement au profit d'Eudoxie jusqu'en 433 lorsque l'exil d'Eudoxie, sur des accusations mensongères d'adultère, lui permet de reprendre toute sa place à la cour même si son frère est en fait sous l'influence des eunuques impériaux, en particulier de Chrysaphios.
À la mort accidentelle de Théodose II, d'une chute de cheval, Pulchérie monte sur le trône et épouse, avec le soutien d'Aspar, afin d'avoir un appui militaire, un vieil officier thrace appelé Marcien, qui règne avec elle. Marcien se révèle être un excellent administrateur et diplomate. Pulchérie meurt le 11 novembre 453.
Elle a fondé le monastère de la Panaghia Hodigitria à Constantinople. Elle est, avec son mari, reconnue comme sainte par l'Église orthodoxe et l'Église catholique. Elle est fêtée le 10 septembre.
Capusa06
Anne « Ninon » de l'Enclos, aussi appelée Ninon de Lenclos ou Ninon de Lanclos, baptisée à Paris le 10 novembre 1620 et morte à Paris le 17 octobre 1705, est une courtisane, femme d'esprit, épistolière et femme de lettres française.
Aristocrate cultivée et indépendante, elle anima un salon rue des Tournelles à Paris qui réunissait les grands esprits de l'époque, hommes et femmes confondus.
Biographie
Fille d’Henri de Lanclos (gentilhomme tourangeau libertin, suivant de Charles II d'Elbeuf) et de Marie-Barbe de la Marche, elle se révèle une enfant prodige au luth, qui citait Montaigne et les grands classiques et qui fut promenée par sa mère bigote de salon en salon où elle faisait sensation. Plus tard, elle apprit le clavecin. Anne dite Ninon de Lenclos devint une femme de lettres, influencée par les idées épicuriennes, qui savait l'italien et l'espagnol tout en étant versée en sciences. En 1642, à la mort de sa mère, son libertinage et son athéisme affirmés, alors que sa respectabilité n'est pas encore acquise, font que les grandes dames des salons du Marais se détournent d'elle, si bien qu'elle vient habiter chez une autre courtisane, Marion Delorme, qui devient son professeur.
La belle et intelligente Ninon a, sa vie durant, collectionné les amants (le premier à 16 ans, puis notamment le Grand Condé, François-Jacques d'Amboise, comte d'Aubijoux, François de La Rochefoucauld, le maréchal d'Estrées, l'astronome Christian Huygens), à tel point que Walpole la surnomma plus tard « Notre Dame des Amours ». Elle classait ses amants en « payeurs », « martyrs » (soupirants sans espoir) et « caprices » (élus du moment). Le marquis Louis de La Châtre (1613-1664), comte de Nançay, fut l'un d'entre eux. À son sujet Voltaire relata : « M. de La Châtre avait exigé un billet de Mlle de Lenclos, un billet comme quoi elle lui serait fidèle pendant son absence ; et, étant avec un autre, dans le moment le plus vif elle s'écria : « Le beau billet qu'a La Châtre ! » ». Elle eut des enfants dont un fils, le chevalier Louis de la Boissière, qui deviendra brillant officier de marine, fruit de ses amours avec Louis de Mornay, marquis de Villarceaux et proche du roi Louis XIV. Elle vivra sa passion durant trois ans avec lui au domaine de Villarceaux, commune de Chaussy (Val-d'Oise). En 1664, Molière fit dans son salon une lecture de la première version, en trois actes, du Tartuffe.
Inquiétée par le parti dévot, elle fut enfermée en 1656, sur ordre de la reine Anne d'Autriche aux Madelonnettes, puis dans un couvent de Lagny. À son premier voyage à Paris en 1656, la reine Christine de Suède accorda une rencontre en privé à la seule Ninon de Lenclos, dont elle avait la plus haute opinion.
Tenant un salon à partir de 1667, elle acquit la respectabilité lorsqu'elle fut admise dans celui de Marguerite de la Sablière en 1677. Grand amateur de sagesse, Louis XIV se préoccupait souvent, par personne interposée, de l'opinion de Ninon. Le jour de ses 77 ans, Ninon eut une aventure avec l'abbé de Châteauneuf. À la même époque, elle mène de front une autre liaison avec le chanoine Nicolas Gédoyn. Quelques mois avant son décès, à près de 85 ans, elle se fit présenter le jeune Arouet (Voltaire) alors âgé d'environ 11 ans et élève du collège jésuite Louis-le-Grand de Paris. Dans son testament, elle lui légua 2 000 livres tournois (l'équivalent de 7 800 € de l'an 2008)[ pour qu'il pût s'acheter des livres (au début du xviiie siècle, comme le signale le maréchal Vauban dans son ouvrage sur la dîme royale, un simple journalier gagne moins de 300 livres dans l'année).
Elle meurt le 17 octobre 1705, sur les cinq heures de l'après-midi, après avoir reçu l'extrême-onction. Le 19 décembre 1704, elle avait fait son testament, dans lequel, s'adressant à Me François Arouet, notaire au Châtelet, elle précisait : « Je supplie très humblement M. Arouet de vouloir bien, par la bonté qu'il a pour moi, de se charger d'exécuter mon testament et de me permettre de laisser à son fils [le futur Voltaire], qui est aux Jésuites, mille francs pour lui avoir des livres ; c'est une grâce dont je lui serai fort obligée. »
Misterprof-
10 novembre 1919 :
Naissance de l'acteur François Périer.
François Gabriel Marie Pillu nait d'un père travaillant dans le négoce de vin.
 l'âge de 15 ans,il écrit à Louis Jouvet car il souhaite devenir comédien.
Il se forme alors au cours Simon avant d'entrer au Conservatoire la même année que Gérard Oury et Bernard Blier.
Il fait ses débuts sur scène et au cinéma en 1938, notamment en jouant son propre rôle dans le film Entrée des artistes, avec précisément Louis Jouvet.
Au théâtre, il obtient le prix Réjane pour son interprétation des Jours heureux de Claude-André Puget.
Il est un homosexuel sympathique dans Hôtel du Nord de Marcel Carné (1938), un jeune premier timide et amusant dans L'Entraîneuse d'Albert Valentin (1939), il s'impose à la fin des années 1940 comme un acteur d'une grande expressivité, dans des films comme Un revenant de Christian-Jaque (1946) ou Le silence est d'or de René Clair (1947).
Marié en 1941 à la comédienne Jacqueline Porel, petite-fille de la comédienne Réjane, il est le père de la journaliste Anne-Marie Périer (née en 1945), future épouse du chanteur Michel Sardou, et de Jean-Pierre Périer (né en 1943, disparu prématurément en 1966), assistant metteur en scène des réalisateurs Costa-Gavras (Compartiment tueurs) et Anatole Litvak (La Nuit des généraux).
François Périer a également reconnu et élevé comme son fils, Jean-Marie Périer (né en 1940), célèbre photographe des années yéyé, né d'une précédente liaison de Jacqueline Porel avec le chanteur Henri Salvador.
Divorcé en 1947, il épouse en 1949 la comédienne Marie Daëms dont il se sépare en 1959.
Il convole en dernières noce,s en 1961, avec Colette Boutoulaud.
En 1950, il sert aussi bien l'univers poétique de Jean Cocteau dans Orphée que le réalisme magique de Federico Fellini dans Les Nuits de Cabiria.
Au sommet de sa gloire dans les années 1950, François Périer se crée une réputation à travers les mondains de Paris.
Il est un régulier du salon de thé Les Délices, où il noue une amitié intime avec une jeune serveuse, Paulette Karkos.
En 1956, il campe Coupeau, l'ouvrier invalide et alcoolique dans Gervaise, film de René Clément. Avec la maturité, il incarne des personnages sombres, inquiétants et complexes comme les commissaires du Samouraï (1967) et de Police Python 357 (1976), le procureur dans Z (1969), un patron de boîte de nuit dans Le Cercle rouge (1970) ou l'avocat efficace et omniprésent de Stavisky dans le film homonyme (1974).
En parallèle, il mène une importante carrière théâtrale où il sert aussi bien le répertoire avec Molière, le théâtre contemporain avec Jean-Paul Sartre, Félicien Marceau ou Jean Anouilh, et le théâtre de boulevard avec Marcel Achard, André Roussin et Françoise Dorin.
Pendant une quinzaine d'années, il est également le codirecteur du théâtre de la Michodière avec l'acteur Pierre Fresnay.
À partir de 1956, il effectue la narration des séries de livres-disques Philips illustrés pour les enfants Piccolo, Saxo et Compagnie, dont cinq volumes paraîtront.
François Périer a publié ses mémoires en 1989 sous le titre Profession menteur.
Mort de la maladie d'Alzheimer le 28 juin 2002, à l'âge de 82 ans, François Périer est inhumé au cimetière de Passy aux côtés notamment de la comédienne Réjane, de sa première femme Jacqueline Porel, de son beau-fils l'acteur Marc Porel.
