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Blanche-Neige et les Sept Nains (Snow White and the Seven Dwarfs) est le premier long-métrage d'animation et « classique d'animation » des studios Disney. Sorti le 21 décembre 1937, il est adapté du conte éponyme des frères Grimm paru en 1812 et fortement ancré dans les traditions européennes.
S’il n'est pas, contrairement à ce qui est souvent affirmé, le premier long-métrage d'animation de l'histoire du cinéma, Blanche-Neige et les Sept Nains éclipse ses prédécesseurs en raison de l'impact qu'il a eu sur le public aux États-Unis comme à l'international, grâce au travail des nombreux artistes des studios Disney. Considéré par beaucoup comme un chef-d'œuvre, le film marque aussi une étape dans l'animation et même le septième art par les innovations tant techniques qu'artistiques développées et utilisées pour ce film. Le budget de production, 1,48 million de USD, marque un record pour l'époque. L'investissement réalisé par l'entreprise fondée par Walt Disney a été largement rentabilisé par les revenus engendrés à la sortie et toujours aujourd'hui, faisant du film un succès indéniable.
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20 décembre 2016 :
Décès de l'actrice Michèle Morgan.
Née le 29 février 1920 à Neuilly-sur-Seine, Simone Renée Roussel est l'aînée des quatre enfants (avec Paul, Pierre et Hélène) de Louis Roussel, chef du service des correspondances étrangères dans une maison d’exportation de parfums, et de Georgette Pavot, mère au foyer.
Son père se trouve au chômage après la crise de 1929.
En 1933, il installe sa famille rue de la Barre à Dieppe, où il reprend le fonds de commerce d'une épicerie, mais fait faillite deux ans plus tard.
La jeune Simone découvre la scène à l'occasion de spectacles du casino de Dieppe.
En 1935, elle décide de « monter à Paris » avecson frère cadet, Paul, 12 ans, et s'installe chez ses grands-parents maternels à Neuilly-sur-Seine.
Par l'intermédiaire d'agences de casting, elle obtient son premier rôle comme figurante dans Mam'zelle Mozart.
Le réalisateur Yvan Noé lui conseille de se perfectionner en prenant des cours d'art dramatique. L'année suivante, elle s'inscrit au cours Simon.
Elle adopte en 1937 le pseudonyme de Michèle Morgan.
En mars de cette année 1937, la scripte Jeanne Witta recommande Michèle Morgan au réalisateur Marc Allégret qui prépare son film Gribouille.
Après un essai concluant, le milliardaire suisse Max Stoffel, producteur du film, insiste pour lui confier le premier rôle féminin.
Elle signe son premier contrat pour un montant de 12 500 francs.
Le film est un succès, et la RKO lui propose un contrat à Hollywood sur la base de 2 000 F par semaine.
À la fin de 1937, elle tourne Orage avec Charles Boyer, grande vedette de l'époque.
En 1938, elle tourne avec Jean Gabin dans Le Quai des brumes que réalise Marcel Carné.
Son regard, d'un bleu limpide, un peu énigmatique et lointain, parfois comparé à celui de Greta Garbo, inspire à Jacques Prévert l'une des répliques les plus célèbres du cinéma dans ce film où le personnage, incarné par Jean Gabin, lui murmure : « T'as d'beaux yeux, tu sais. » .
Le 3 septembre 1939, la guerre éclate et Jean Gabin est mobilisé à Cherbourg dans la marine nationale.
Il obtient une permission exceptionnelle pour terminer le film Remorques qu'ils tournent ensemble.
Alors qu'ils entretiennent une brève idylle, ils partent l'un et l'autre, séparément, pour Hollywood.
Pendant la guerre, elle tourne cinq films aux États-Unis, tous assez décevants.
En 1942, elle tourne un bout d'essai pour le rôle principal de Soupçons, le film que prépare Alfred Hitchcock ; elle n'est pas retenue à cause de son anglais insuffisant.
Pressentie pour Casablanca, qui révèlera la comédienne Ingrid Bergman, elle est convoquée et auditionnée mais, son agent ayant réclamé un cachet beaucoup trop élevé, le rôle lui échappe.
Elle reçoit en compensation celui de Passage pour Marseille.
Elle reconnaîtra par la suite avoir commis plusieurs erreurs durant sa carrière : elle refuse ainsi le rôle principal de Johnny Belinda, qui vaut à Jane Wyman l'Oscar de la meilleure actrice, et celui de La Nuit de Michelangelo Antonioni.
De même, par peur de la scène, elle renonce à participer à la création de Thé et Sympathie, qui connaît ensuite le succès avec Ingrid Bergman.
À son retour en France, elle reçoit en revanche le premier prix d'interprétation féminine de l'histoire du Festival de Cannes en 1946 pour le rôle de Gertrude dans La Symphonie pastorale de Jean Delannoy.
En 1948, elle divorce de William Marshall puis épouse, le 6 février 1950, l'acteur Henri Vidal.
En 1955, elle forme un couple avec Gérard Philipe dans Les Grandes Manœuvres de René Clair.
Elle est alors au sommet de sa célébrité.
En 1957, elle tourne Retour de manivelle, film qui marque un tournant dans sa carrière.
Elle y incarne le rôle d' une femme fatale de série noire, rompant ainsi avec les héroïnes fragiles qu'elle avait joué jusqu' alors.
Après la mort d'Henri Vidal, en 1959, elle devient la compagne du cinéaste Gérard Oury, rencontré sur le tournage du film Le Miroir à deux faces d'André Cayatte, l'année précédente.
Ils resteront ensemble jusqu'au décès de Gérard Oury en 2006, mais n'auront pas d'enfants.
Ignorée par les cinéastes de la Nouvelle Vague, qui jugent les acteurs d'avant-guerre trop chers mais aussi trop intimidants (seul Claude Chabrol fait appel à elle en 1962 dans Landru), elle joue dans des films noirs dans les années 1960.
Elle doit à Michel Deville une belle occasion de rappeler sa sensualité, en interprétant une comtesse rouée dans Benjamin ou les Mémoires d'un puceau en 1967.
Michèle Morgan suspend ensuite sa carrière, enregistre des poèmes et se consacre essentiellement à la peinture (gouaches, collages, huiles), dont la passion correspond à sa rencontre avec le peintre franco-polonais Moïse Kisling qui avait réalisé son portrait en 1943 à Los Angeles, et à la haute couture.
Elle réapparaît épisodiquement pour la télévision, le cinéma ou le théâtre.
Elle préside également le jury du Festival de Cannes 1971.
En 1975, Claude Lelouch la fait revenir à l'écran dans Le Chat et la Souris.
Elle annonce son retrait du cinéma après ce film.
En 1986, elle joue dans la série Le Tiroir secret dans laquelle elle est accompagnée de son fils Mike Marshall et de sa belle-fille Tonie Marshall.
En 1996, elle est la marraine du Festival de Cannes et reçoit un Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière.
En 1997, elle joue dans le téléfilm Des gens si bien élevés, dont le scénario est écrit par Danièle Thompson, fille de Gérard Oury.
Après avoir été élue dix fois par le public « actrice française la plus populaire », Michèle Morgan annonce la fin de sa carrière en janvier 2001.
Michèle Morgan meurt le 20 décembre 2016 à son domicile de Neuilly-sur-Seine.
Après des obsèques le 23 décembre à l'église Saint-Pierre de Neuilly-sur-Seine, elle est inhumée au cimetière du Montparnasse (5e division), dans le carré juif, au sein du caveau familial où se trouvent son compagnon, le cinéaste Gérard Oury, la mère de celui-ci, Marcelle Houry, et son ex-épouse Jacqueline Roman (mère de Danièle Thompson).
La comédienne étant catholique, le grand-rabbin a accordé une dérogation.
De nombreux souvenirs lui ayant appartenu ont fait l'objet d'une vente publique aux enchères, à Paris, le 21 décembre 2017.
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Le 20 décembre est le 354e jour de l'année du calendrier grégorien, le 355e en cas d'année bissextile. Il reste 11 jours avant la fin de l'année.
C'est une date possible mais rare pour le solstice, d'hiver ou d'été selon l'hémisphère terrestre nord ou sud, entre ce 20 et le 23 décembre1.
C'était généralement le 30e et dernier jour du mois de frimaire dans le calendrier républicain français, officiellement dénommé jour de la pelle.
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20 décembre 1848
Abolition de l'esclavage à La Réunion
Six mois après la publication du décret d'abolition de l'esclavage par le gouvernement de la République française, le commissaire général de la République Joseph Napoléon Sébastien Sarda, dit Sarda-Garriga, arrive à la Réunion avec ledit décret et le titre de gouverneur. Sitôt débarqué à Saint-Denis, le 19 octobre, il promulgue le décret d'abolition avec effet le 20 décembre 1848.
En souvenir de cette décision, le 20 décembre est aujourd'hui férié et chômé sur l'île de La Réunion. C'est la « fête des Cafres » (d'après le nom donné aux anciens esclaves africains) ou la fête de la Liberté...
Esclavage et marronnage
Occupée par la France au début du XVIIe siècle et d'abord baptisée île Bourbon, cette île de l'archipel des Mascareignes, au milieu de l'océan Indien, a été tardivement colonisée. En 1715, à la mort du roi Louis XIV, elle ne compte encore que deux mille habitants dont une moitié importés du continent africain et de la grande île de Madagascar en qualité d'esclaves ou de travailleurs « engagés » (il s'agit de travailleurs sous contrainte que l'on ne peut en théorie pas vendre).
Mais l'introduction de la culture du café va accélérer le peuplement de cette île de 2000 km2. À la Révolution, rebaptisée La Réunion, elle compte environ cinquante mille habitants dont une majorité d'esclaves. Beaucoup de ceux-ci, toutefois, profitent du relief volcanique pour s'enfuir des plantations et se réfugier dans les Hauts de l'île. Ces esclaves « marrons » (dico) sont traqués avec la plus extrême férocité.
Un demi-siècle plus tard, au moment de l'abolition de l'esclavage, l'île compte cent dix mille habitants dont soixante mille esclaves. Les planteurs, conscients de l'inéluctabilité de l'abolition, multiplient les affranchissements et quand, enfin, le commissaire général Sarda-Garriga promulgue le décret, il ne reste déjà plus d'esclaves en titre.
Les planteurs reçoivent une indemnité forfaitaire conformément au décret. Ils tentent aussi de reprendre la main en sanctionnant le « vagabondage » : c'est une façon d'obliger les anciens esclaves à souscrire des contrats de travail. Comme beaucoup ne s'y résignent pas, les planteurs font venir des « travailleurs sous contrat» de la côte des Malabars (Inde du Sud). Leurs descendants représentent aujourd'hui près du tiers du million de Réunionnais.
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Contes de l'enfance et du foyer (en allemand : Kinder- und Hausmärchen, abrégé en KHM) est un recueil de contes populaires allemands publié par Jacob et Wilhelm Grimm, d'abord en deux volumes, parus successivement le 20 décembre 1812 et en 1815. De leur vivant, ils publieront sept éditions, la dernière en 1857. Lors de chaque nouvelle publication, ils tiendront compte des goûts du lectorat et créeront ainsi un trésor littéraire unique destiné surtout aux enfants. C’est notamment le manque de succès en 1812 qui incita les frères à réviser leurs textes.
Les contes — ceux repris dans la dernière édition — sont souvent désignés par un code constitué des trois lettres KHM (pour Kinder- und Hausmärchen) suivies d'un numéro allant de 1 à 200. Ainsi la version Grimm de Blanche-Neige, par exemple, est-elle désignée par le code KHM 53. Il existe un conte « numéro bis », KHM 151*, Les Douze Valets paresseux, de sorte que le recueil contient, depuis la dernière édition, en tout 201 histoires.
Le recueil est aujourd'hui le plus souvent rebaptisé en français Contes des frères Grimm, ou simplement Contes de Grimm. Depuis 2005, l'ouvrage figure au Registre international Mémoire du monde de l'UNESCO.
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19 décembre 1974 : Le dernier voyage du paquebot France
Le 19 décembre 1974, le paquebot France accomplit son dernier voyage - quelques centaines de mètres seulement - jusqu'au quai du Havre où il va attendre une incertaine résurrection.
Le France, orgueil meurtri de la France gaullienne
Le France a quitté Le Havre douze ans plus tôt, le 19 janvier 1962, pour une croisière inaugurale qui l'avait mené aux Canaries et aux Antilles avec 1705 passagers (dont Mme de Gaulle) et 1100 hommes d'équipage. Mais les charges sociales et les conflits sociaux à répétition allaient très vite rendre son exploitation gravement déficitaire.
Repris par une compagnie norvégienne en 1979, le paquebot effectue depuis lors des croisières tranquilles sous le nom de Norway, avec un personnel moitié moins nombreux et aux salaires de niveau... asiatique.
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19 décembre 1964 : Jean Moulin au Panthéon
Le 19 décembre 1964, les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon, à Paris, à l'initiative du général de Gaulle et du ministre des Affaires culturelles, André Malraux. Ce dernier prononce à cette occasion un flamboyant discours en hommage à Jean Moulin et à tous les résistants à l'occupation allemande.
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19 décembre 1915 :
Naissance d' Édith Piaf.
Édith Giovanna Gassion naît à Paris de l'union d'un père contorsionniste et acrobate ambulant et d'une chanteuse de rue qui l'abandonne deux mois plus tard.
Elle grandit entre ses deux grands-mères, dont l'une tient une maison close dans l'Eure.
Après la Grande Guerre, son père est engagé dans un cirque itinérant et vient la rechercher.
La petite et chétive Édith passe alors son enfance à chanter dans les rues et découvre le pouvoir fascinant de sa voix sur les foules.
Mauvaise mère, au bord de la déprime, de la pauvreté, de la drogue et de la prostitution, Édith rencontre Louis Leplée, gérant du Gerny's, célèbre établissement de spectacle sur les Champs-Élysées.
Il l'invite à chanter chez lui en 1935 et la surnomme à cette occasion «la Môme Piaf» (double allusion à sa voix d'oiseau et à sa petite taille de 1m 47).
Moins d'un an plus tard, il est assassiné.
Mais la carrière de la «Môme de Paris» est lancée.
Elle devient rapidement une formidable vedette du music-hall : sa fragilité physique, sa frêle silhouette à l'allure chétive, sa voix pathétique mais éblouissante, à la formidable énergie, émeuvent un public de plus en plus nombreux.
Elle séduit le Tout-Paris de l'entre-deux-guerres et obtient un triomphe immédiat avec le développement de la radio puis de la télévision.
Pendant l'Occupation, elle tourne des films dans la Zone Libre (Montmartre sur Seine, 1941; Étoile sans Lumières, 1945) et ne cesse de chanter, recrutant entre autres des musiciens juifs pendant l'Occupation.
De maladies en accidents et échecs sentimentaux, elle tombe dans la drogue pour adoucir la douleur puis dans la déchéance.
Gravement malade, elle triomphe définitivement dans les cabarets de New York (PlayHouse, Versailles) puis au Carnegie Hall où elle s'effondre sur scène à plusieurs reprises (1959).
Femme en sursis, elle rentre à Paris où, malgré son état de santé, elle triomphe à l'Olympia (1961) et chante au pied de la Tour Eiffel pour la première mondiale du film Le Jour le Plus Long, le 25 septembre 1962, en présence du général de Gaulle.
Le 9 octobre 1962, âgée de 46 ans, épuisée et malade, Édith Piaf épouse Théophánis Lamboukas, un garçon coiffeur âgé de 26 ans, rencontré presque un an auparavant et qu' elle baptise Théo Sarapo (qui signifie « je t'aime » en grec).
Ce dernier mari ne la quittera plus jusqu'à la fin, habitant avec elle boulevard Lannes.
Édith Piaf meurt le 10 octobre 1963, à l'âge de 47 ans, dans sa bastide provençale des Parettes à Plascassier, un quartier excentré de Grasse, d'une rupture d'anévrisme due à une insuffisance hépatique.
Elle est usée par les excès, l'alcool, la morphine, la polyarthrite rhumatoïde et les souffrances de toute une vie.
Elle s'éteint près de son infirmière Simone Margantin, dans les bras de Danielle Bonel, sa secrétaire et confidente tout au long de sa carrière.
Le transport de sa dépouille jusqu'à son appartement du 67 boulevard Lannes, pour faire croire qu'elle a fini sa vie dans sa ville natale, est organisé clandestinement et dans l'illégalité, dans une ambulance avec chauffeur, prêtée par la mère supérieure de la clinique de Cannes-la Bocca.
Sa mort est ainsi annoncée officiellement le 11 octobre 1963 à Paris grâce à un faux certificat de décès postdaté de son médecin, Claude Bernay de Laval, qui indique le 11 octobre à 7 heures du matin, soit le lendemain de la date réelle de sa mort.
Six heures après cette annonce, son ami Jean Cocteau, avec qui Édith Piaf entretenait une correspondance suivie, meurt à son tour.
Théo Sarapo autorise la foule, qui a pris d'assaut les grilles de l'immeuble du boulevard Lannes, sitôt la nouvelle diffusée à la radio, à venir se recueillir par petits groupes auprès du cercueil posé sur un catafalque, dans le salon-bibliothèque, où défilent incessamment pendant deux jours des proches et des anonymes, en majorité des femmes, tandis qu'au dehors s'entassent bouquets et gerbes de fleurs sur le trottoir.
L'organisation des obsèques quasi nationales est encadrée par le conseiller technique auprès du préfet de police de Paris, Louis Amade, également parolier et ami de la chanteuse, qui a pris soin de suspendre la circulation ce lundi 14 octobre.
Le convoi funèbre du boulevard Lannes jusqu'au cimetière du Père-Lachaise est salué par un demi-million de personnes.
L'inhumation a lieu au Père-Lachaise sans cérémonie religieuse, l'Église catholique ayant refusé de lui accorder des obsèques religieuses en raison d'une vie en contradiction avec les valeurs morales du catholicisme.
Le cortège est amorcé par plusieurs limousines que suivent le corbillard et des autocars fleuris. Stoïque, un détachement de la Légion Étrangère accueille le convoi funéraire drapeaux levés et au garde-à-vous.
Au moins 40 000 personnes, dont Marlene Dietrich, viennent lui rendre un dernier hommage au cimetière.
Rompant les barrages, la foule devenue hystérique déborde le service d'ordre : on piétine les fleurs, des jeunes se hissent sur les arbres et les mausolées, Bruno Coquatrix, bousculé, tombe dans la fosse.
Piaf est embaumée avant d'être enterrée.
Le fossoyeur a déposé des objets fétiches de la chanteuse à côté du cercueil : un lapin en peluche, un béret de marin, une cravate de soie verte, une statuette de sainte Thérèse de Lisieux, une épaulette de légionnaire, une carte postale de la chapelle de Milly-la-Forêt portant une dédicace de Jean Cocteau.
Sa dépouille se trouve dans le caveau où reposent également sa fille Marcelle, son père Louis Gassion, et plus tard également son second mari Théo Sarapo, tué à 34 ans dans un accident de voiture en 1970.
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La journée nationale contre le féminicide (Día Nacional contre el Femicidio en espagnol) est une journée nationale commémorée le 19 décembre au Chili. La date est choisie en hommage à Javiera Neira Oportus, assassinée par son père le 19 décembre 2005 à l'âge de 6 ans.
Historique et contexte
La date du 19 décembre est commémorée par les associations féministes depuis 2006 au Chili, en hommage à Javiera Neira Oportus. Le 19 décembre 2005, lors d'un séjour de Javiera Neira Oportus, 6 ans, chez son père biologique Alfredo Cabrera Opazo, ce dernier refuse de la rendre à sa mère Claudia Neira Oportus. Cette dernière avait mis fin à leur relation quelque temps auparavant, et avait été victime de violences physiques et verbales de sa part, raison pour laquelle Alfredo Cabrera Opazo avait interdiction de l'approcher ; le tribunal avait cependant maintenu des droits de garde du père sur sa fille. Lorsque Claudia Neira Oportus vient chercher sa fille, Alfredo Cabrera Opazo l'agresse, et alors que Javiera Neira Oportus tente de s'interposer entre ses parents, son père la défenestre depuis le septième étage. Son assassinat est considéré comme une « punition féminicide » : celui-ci a lieu lorsqu'un homme, dans le but de nuire à une femme, tue un de ses êtres chers.
Cette date permet de réitérer l'engagement pour dénoncer les féminicides, demander justice avec les peines maximales, et la célérité de la police pour enquêter sur ces crimes.
En 2019, le Réseau chilien contre la violence faite aux femmes (Red Chilena contra la Violencia hacia las Mujeres) indique que les féminicides font plus 50 victimes par an dans le pays (59 en 2018, 61 jusqu’au 19 décembre 2019). De son côté, le ministère chilien de la Femme et de l'Égalité de genre enregistre 42 féminicides et 121 tentatives de féminicides en 2018, contre 44 féminicides et 102 tentatives de féminicides jusqu'au 19 décembre 2019 .
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18 décembre 1737 :
Décès du luthier Stradivarius.
Né en 1644 à Crémone (duché de Milan), Antonio Giacomo Stradivari est un luthier italien, fabricant de violons, de violoncelles, d'altos et de guitares, le plus important de sa profession.
Il est le fils de d'Alessandro Stradivari et d'Anna Moroni.
Il aurait été élève de Niccolò Amati de 1666 à 1679 mais, à ce jour, le doute subsiste car aucun document irréfutable n'a été jusqu'à présent retrouvé par les historiens.
La famille Amati, dont l'un des ancêtres, Andrea Amati (v. 1505/1510-1577), inventa le violon à partir de la viole, vers 1560, fut une grande famille de luthiers.
Niccolò Amati eut aussi pour élève Andrea Guarneri, dont le nom évoque une autre dynastie de luthiers prestigieux.
Le premier violon de Stradivari date de 1666.
Au milieu des années 1670, il est à son compte, avec une riche clientèle ; il fournit également les cours d'Europe et devient célèbre.
À la mort de Stradivari, deux de ses fils (il eut 11 enfants de deux épouses), Francesca Ferraboschi (1671-1743) et Omobono (1679-1742), tous deux restés à Crémone, continuèrent l'entreprise de leur père, mais furent éclipsés par son art car, bien que fort méritants, ils ne purent jamais égaler son génie.
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Casse-Noisette est un ballet-féerie dont la musique est de Piotr Ilitch Tchaïkovski en deux actes, soit trois tableaux et 15 scènes, présenté pour la première fois le 18 décembre 1892 au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la direction de Riccardo Drigo et chorégraphié par Lev Ivanov.
Il s'agit d'une adaptation de la version d'Alexandre Dumas du conte allemand Casse-Noisette et le Roi des souris d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, publié en 1816.
Casse-Noisette est devenu, depuis sa création en décembre 1892, un véritable symbole musical. Le soir de Noël, Clara reçoit de son oncle un casse-noisette. Pendant la nuit, une merveilleuse féerie commence : dans le salon, les jouets s'animent et le casse-noisette se transforme en prince.
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17 décembre 1791 :
Vote du Bill of Rights.
Peu après l'entrée en fonction de Georges Washington, le Congrès ajoute à la Constitution des États-Unis d'Amérique dix amendements relatifs aux droits individuels.
C'est le Bill of Rights (Déclaration des Droits).
Publiée le 17 décembre 1791, elle a déjà été précédée d'un premièr Bill of rights voté par le Congrès de la colonie de Virginie le 12 juin 1776, à l'initiative d'un certain George Mason.
L'expression elle-même dérive de l'acte agréé par le roi d'Angleterre Guillaume d'Orange en 1688.
Le Bill of Rights comporte dix articles très courts, inspirés d'assez loin par les 17 articles de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Parmi ces dix articles, les deuxième et le quatrième amendements posent d'une part le droit pour chacun d'être armé en vue de pouvoir s'associer à une milice de défense, et d'autre part le droit pour chacun d'assurer sa sécurité et celle de ses biens.
En vertu de ces deux amendements, les Américains peuvent librement acheter des armes et s'en servir sous le motif de légitime défense.
